Borderlands 4 est un looter-shooter FPS sorti le 12 septembre 2025 sur PC, PS5 et Xbox Series X/S, développé par Gearbox Software et publié par 2K. La saga culte du loot revient enfin après des années d’attente, et cette fois on pose nos bottes sur la planète Kairos pour un nouveau chapitre rempli de milliards d’armes complètement folles, de Vault Hunters encore plus déjantés et de cet humour noir et absurde qui a fait la légende de la série. J’ai passé plus de 35 heures dessus, presque tout en solo, et franchement… c’est du Borderlands comme on l’aime, avec ses hauts et ses bas. Si vous êtes un vieux de la vieille qui a farmé des légendaires pendant des nuits entières sur les anciens épisodes, vous allez vous sentir chez vous. Mais attention, le début est un peu rugueux, et je vais tout vous détailler sans tourner autour du pot.
- Sur quelles plateformes et à quelle date Borderlands 4 est-il sorti ?Borderlands 4 est sorti le 12 septembre 2025 sur PC, PS5 et Xbox Series X/S. Le jeu a été développé par Gearbox Software et publié par 2K.
- Combien de temps faut-il avant que le gameplay devient vraiment fun selon la critique ?Selon l'avis du testeur, il faut compter environ 8-10 heures avant que le jeu décolle vraiment. C'est à partir des niveaux 12-15, quand on débloque les grosses compétences et les premières armes légendaires bien roulées, que les combats deviennent un véritable feu d'artifice chaotique et jouissif.
- Quels sont les points faibles du début du jeu ?Le début de Borderlands 4 est rugueux : on se sent très faible, les combats sont longs, les ennemis tankent beaucoup, et on ressent peu la puissance caractéristique de la série. Le farming des premiers niveaux peut sembler répétitif et donner l'impression de tourner en rond.
- Quels sont les points forts du gameplay de Borderlands 4 ?Le gameplay reste fidèle à la formule Borderlands avec du tir nerveux, du loot abondant et des compétences barrées. Les améliorations incluent un arbre de compétences plus riche, une meilleure mobilité avec des dashs fluides et des sauts précis, des armes délirantes (fusils qui rebondissent, lance-roquettes invoquant des alliés, pistolets transformant les ennemis en piñatas), et des cartes immenses à explorer.
Un gameplay fidèle à 200 %, mais qui met vraiment du temps à décoller
Si vous avez déjà joué à un Borderlands, vous savez exactement à quoi vous attendre : du tir à la première personne ultra nerveux, du loot qui tombe de partout, des compétences complètement barrées et des ennemis qui explosent en pluie de pièces, d’armes et de munitions. Gearbox n’a pas réinventé la roue, et c’est tant mieux. Le système de classes a été un peu approfondi : chaque Vault Hunter a maintenant un arbre de compétences plus riche, avec des passifs qui s’imbriquent vraiment bien une fois que vous commencez à monter en niveau et à choisir une direction.
Par contre, je vais être honnête dès le départ : en solo pur, les premières 8-10 heures m’ont fait râler plus d’une fois. On se sent faible comme un chaton, les combats sont longs, les ennemis tankent comme des murs et on a vraiment du mal à ressentir cette fameuse puissance Borderlands qu’on adore tous. J’ai passé des moments où je me disais « putain, c’est toujours comme ça au début ou c’est moi qui suis nul ? ». C’est lent, parfois répétitif, et le farming des premiers niveaux donne l’impression de tourner en rond. J’ai eu l’impression de galérer pour pas grand-chose pendant un bon moment.
Mais une fois que vous passez le cap des niveaux 12-15, que vous débloquez vos premières grosses compétences et surtout que vous tombez sur vos premières armes légendaires bien roulées… là, tout change du tout au tout. Les combats deviennent un véritable feu d’artifice chaotique et jouissif. On enchaîne les salles à une vitesse folle, on sent enfin la puissance, et le build commence à tourner tout seul. Le feeling des armes est toujours aussi satisfaisant : un fusil qui tire des balles qui rebondissent sur les murs, un lance-roquettes qui invoque des mini-Vault Hunters pour vous aider, un pistolet qui transforme les ennemis en piñatas géantes… c’est du pur délire Borderlands. La mobilité a aussi été légèrement boostée avec des dashs plus fluides et des sauts plus précis, ce qui rend l’exploration des grandes zones ouvertes beaucoup plus agréable qu’avant.
Les cartes sont immenses, remplies de secrets, de boss cachés, d’événements aléatoires et de petites quêtes secondaires complètement absurdes. En coop à 4 joueurs, ça doit être encore plus dément, mais en solo il faut vraiment accepter que le rythme soit plus posé au début. C’est clairement le plus gros reproche que je fais au jeu : il met trop longtemps à donner cette sensation de « je suis une machine de guerre » qu’on attend dès les premières minutes dans un Borderlands. Une fois lancé, par contre, c’est addictif à mort et la rejouabilité est énorme grâce au endgame et aux différents builds possibles.




Un univers barré, coloré et toujours aussi fidèle à l’esprit Borderlands
Kairos est une planète magnifique et complètement dingue. On passe d’immenses déserts brûlants à des jungles luxuriantes pleines de créatures étranges, en traversant des ruines anciennes remplies de technologie extraterrestre et des villes en ruine habitées par des factions complètement tarées. La direction artistique reste fidèle au style cartoon exagéré de la série : couleurs vives à outrance, contrastes forts, effets visuels qui pètent de partout. Gearbox n’a pas pris de risques énormes, mais ils ont peaufiné chaque détail avec amour et ça se voit à l’écran.
L’histoire suit la formule classique : une nouvelle menace cosmique, des Vaults à ouvrir, des méchants charismatiques avec des répliques cultes et des alliés complètement fous. Les dialogues sont toujours aussi drôles, remplis de références pop-culture, de blagues absurdes et d’humour noir. J’ai souvent ri tout seul devant mon écran, surtout pendant certaines quêtes secondaires complètement délirantes (je ne spoil pas, mais y’en a une avec un robot qui veut devenir star de la télé qui est hilarante). Les personnages secondaires sont bien écrits et on s’attache vite à certains d’entre eux. Les doublages français sont vraiment cools, avec des voix qui collent parfaitement à l’humour et qui renforcent l’immersion. C’est pas du niveau d’un jeu narratif pur, mais pour un Borderlands, c’est largement au-dessus de ce qu’on attendait.
L’univers est toujours aussi vivant : les PNJ ont des routines, les ennemis ont des dialogues entre eux, et il y a plein de petits détails qui font que le monde respire. On sent que les développeurs connaissent leur saga par cœur et qu’ils ont voulu faire plaisir aux fans de longue date sans pour autant oublier les nouveaux joueurs.
Graphismes, technique et ambiance sonore : du très bon… mais avec un gros bémol CPU
Techniquement, Borderlands 4 tourne sur Unreal Engine 5 et ça se voit dans pas mal de domaines. Les éclairages dynamiques sont beaux, les textures sont riches, les effets de particules lors des explosions sont toujours aussi spectaculaires et les environnements regorgent de détails. Quand tout tourne bien, c’est vraiment magnifique, surtout en QHD ou 4K avec le ray tracing activé. Les animations des armes et des personnages sont fluides et le tout respire la qualité.
Mais voilà, il y a un énorme point noir : l’optimisation CPU. Avec mon Ryzen 9 3900X et ma RTX 4070 en QHD, le processeur était régulièrement entre 80 et 100 % d’utilisation, même en baissant certains réglages. Il y avait pas mal de stuttering au début de partie, des micro-freezes et j’ai dû passer un bon moment dans les options graphiques pour stabiliser le framerate. C’est très très gourmand, et ça risque de poser problème sur des configs un peu plus anciennes ou sur des processeurs moins costauds. Une fois que j’ai trouvé les bons réglages, ça devient beaucoup plus fluide, mais c’est clairement le point le plus frustrant du jeu sur PC.
Côté son, par contre, c’est du très bon travail. Chaque arme a sa propre personnalité sonore, les musiques rock/metal accompagnent parfaitement les phases d’action intenses, et l’ambiance générale est super immersive. Les doublages français font vraiment le job et ajoutent une couche d’humour supplémentaire. Rien à redire de ce côté-là, c’est du solide et ça contribue beaucoup au plaisir de jeu.
Points forts
- Le système de loot et de buildcrafting qui devient ultra addictif une fois qu’on passe le cap du début
- Une variété d’armes et de compétences hallucinante qui donne une rejouabilité énorme
- Un univers coloré, drôle et fidèle à 200 % à l’esprit Borderlands
- Des combats chaotiques, jouissifs et pleins de surprises une fois lancé
- Des doublages français de qualité et une durée de vie très correcte (25-35h pour l’histoire principale, bien plus pour le endgame et le farming)
- Une exploration agréable grâce aux zones ouvertes et aux secrets bien cachés
Points faibles
- Un démarrage vraiment lent en solo où on met du temps à se sentir puissant et où on galère un peu
- Une optimisation CPU très gourmande avec des pics à 100 % même sur du matériel récent
- Une histoire assez convenue qui ne surprend pas des masses
- Quelques baisses de rythme entre les gros moments d’action intenses
- Le jeu peut parfois sembler un peu répétitif si on n’aime pas le grind
Mon avis
Après 35 heures bien tassées, je ressors de Borderlands 4 avec un sentiment globalement très positif. Oui, j’ai râlé au début en solo parce que le jeu met du temps à démarrer et qu’on ne sent pas assez la puissance tout de suite. Oui, l’optimisation CPU m’a un peu saoulé sur ma config et j’ai passé du temps à bidouiller les réglages. Mais une fois que le build commence à tourner, que le loot légendaire tombe régulièrement et que les combats deviennent un véritable feu d’artifice chaotique… on retrouve tout ce qu’on aime dans la série.
C’est pas le jeu le plus innovant de l’année, loin de là, mais il respecte parfaitement l’esprit Borderlands : du grind addictif, un humour décapant, une rejouabilité de malade et ce sentiment grisant de devenir une véritable machine de guerre. Gearbox connaît sa formule par cœur et ils l’ont appliquée avec brio. Si vous êtes fan de la saga et que vous adorez farmer des armes pendant des heures en écoutant du bon rock, vous allez clairement passer un excellent moment. En coop, ça doit être encore meilleur. Pour les joueurs solos un peu impatients, il faudra juste être un peu plus patient que d’habitude au lancement.
Un retour qui fait le job sans prendre trop de risques inutiles. Borderlands 4 n’est pas parfait, mais il fait exactement ce qu’on lui demande : nous faire kiffer pendant des dizaines d’heures avec du loot, des explosions et des blagues débiles. Maintenant, si vous m’excusez, je vais retourner sur Kairos…
Popularité & Engagement

Borderlands 4
See if you have what it takes to go down in history as a legendary Vault Hunter as you search for secret alien treasure, blasting everything in sight.
Sortie : 11 septembre 2025
Plateformes : Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 30 h






