Test du jeu Banishers: Ghosts of New Eden

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Banishers: Ghosts of New Eden est un action-RPG narratif développé par Don’t Nod et édité par Focus Entertainment. Sorti le 13 février 2024, ce titre propose de suivre Red mac Raith et Antea Duarte, un couple de chasseurs de fantômes, dans une aventure touchante et sombre, où chaque décision compte.

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  • Quelle est la plateforme de Banishers: Ghosts of New Eden ?Le jeu est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC, sorti le 13 février 2024.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne principale dure environ 20-25 heures, avec de nombreuses quêtes secondaires et différents choix narratifs qui peuvent augmenter ce temps de jeu.
  • Comment se déroule le gameplay ?Le jeu propose un gameplay d'action-RPG avec des combats à la Souls-like, permettant de switcher entre Red et le fantôme d'Antea. Les mécaniques incluent des attaques au corps à corps, des armes à feu et des pouvoirs spectraux.
  • Quel est le verdict général des critiques ?Les critiques saluent l'histoire émotionnelle, l'alchimie entre les personnages, la direction artistique sombre et les mécaniques de gameplay innovantes, en faisant un titre original et immersif.

Amour, fantômes & chasse spirituelle en 1695

Dans Banishers, vous incarnez deux personnages liés par l’amour et le devoir : Red et Antea. Dès le début, Antea décède en exorcisant un spectre majeur, devenant elle-même un fantôme. Red, déchiré entre sa mission et sa peine, doit concilier chasse aux esprits errants et dilemme moral : ramener Antea à la vie ou la laisser partir.

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Banishers: Ghosts of New Eden
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Don’t Nod, un studio qui creuse toujours plus profond le récit intimiste

Banishers: Ghosts of New Eden s’inscrit dans la continuité assumée du travail de Don’t Nod, studio français qui a bâti sa réputation sur des récits centrés avant tout sur les relations humaines et les dilemmes moraux, de Life is Strange à Vampyr. Avec ce titre, l’équipe pousse plus loin encore son exploration du deuil et de la perte, en plaçant au cœur du gameplay une question qui dépasse la simple mécanique ludique : jusqu’où est-on prêt à aller pour refuser d’accepter la mort d’un être aimé ?

Cette continuité thématique, perceptible d’un titre à l’autre du catalogue Don’t Nod, témoigne d’une identité d’auteur rare dans l’industrie du jeu vidéo AA, où les studios de cette taille naviguent plus souvent entre plusieurs genres sans fil conducteur évident. Banishers confirme que Don’t Nod a trouvé sa voie : celle du drame intime porté par des mécaniques de choix aux conséquences réellement irréversibles.

La Nouvelle-Angleterre puritaine, un décor historique rarement exploité par le jeu vidéo

Le choix de situer l’intrigue dans une colonie puritaine de la Nouvelle-Angleterre de la fin du XVIIe siècle distingue immédiatement Banishers des productions fantastiques plus génériques, situées le plus souvent dans des décors médiévaux-fantastiques interchangeables. Cette période historique, marquée par une ferveur religieuse extrême et la hantise collective de la sorcellerie, offre un terreau narratif particulièrement fertile pour une histoire de fantômes et de culpabilité communautaire.

Cet ancrage historique précis permet également d’enrichir chaque enquête spectrale d’un contexte social crédible : les malédictions qui frappent les habitants de New Eden ne sont jamais gratuites, elles s’enracinent systématiquement dans les tensions, les injustices et les secrets propres à une société puritaine repliée sur elle-même. Une profondeur thématique qui distingue nettement le titre des chasses aux fantômes plus superficielles du médium.

Exploration semi‑ouverte & résolution de cas

Le monde se compose de zones interconnectées, chacune frappée par une malédiction différente. Entre exorcismes, enquêtes et quêtes secondaires, vous interagissez, questionnez et décidez du sort des esprits – quitte à en bannir certains pour protéger les vivants.

Combat tactique à la sauce Souls‑like

L’action mêle attaques rapprochées (épée, hache), armes à feu et pouvoirs spectraux d’Antea. Vous pouvez switcher entre les deux à tout moment pour exploiter les compétences et contours des environnements – une mécanique saluée pour sa dynamique et sa complémentarité.

Ce système de bascule constante impose de rester attentif aux atouts respectifs de chaque approche selon la nature de l’adversaire rencontré, évitant ainsi qu’une seule stratégie dominante ne s’impose sur l’intégralité de l’aventure comme cela peut arriver dans des systèmes de combat moins équilibrés.

Un duo jouable qui transforme la mort en mécanique de gameplay à part entière

Le fait qu’Antea meure dès les premières minutes du jeu pour devenir un personnage jouable à part entière, sous forme spectrale, constitue l’une des idées de game design les plus fortes de Banishers : plutôt que de traiter la mort d’un compagnon comme un simple événement scénaristique, Don’t Nod en fait littéralement le moteur de toute la boucle de jeu. Chaque capacité fantômatique d’Antea rappelle constamment au joueur sa condition, transformant chaque combat en un dialogue silencieux entre les deux personnages sur ce qu’ils ont perdu.

Cette fusion entre thème et mécanique se poursuit jusque dans le dénouement du récit, où la décision finale du joueur détermine littéralement si Antea reste dans ce monde ou le quitte définitivement. Peu de jeux parviennent à faire correspondre aussi étroitement leur propos émotionnel et leur système de jeu, ce qui place Banishers parmi les productions narratives les plus cohérentes de sa génération.

Direction artistique & ambiance sonore

L’univers grimdark du XVIIᵉ siècle est rendu avec force : neige éternelle, décors puritains et effets de lumière accentuent la tension. Les dialogues entre Red et Antea, tout en émotion, sont une des forces majeures du titre. Plusieurs tests soulignent leur alchimie et la qualité de l’écriture.

Un système de choix moraux qui refuse la facilité du bien contre le mal

Chaque cas de malédiction traversé impose au joueur de trancher le sort d’un esprit tourmenté, et Banishers évite soigneusement l’écueil du choix moral binaire où une option serait clairement présentée comme bonne et l’autre comme mauvaise. Bannir un fantôme protège les vivants mais efface définitivement une âme qui avait peut-être encore des raisons légitimes de s’accrocher au monde ; l’épargner peut sauver une conscience tourmentée au prix de dangers bien réels pour la communauté environnante.

Cette ambiguïté systématique, loin de désorienter inutilement le joueur, construit progressivement une réflexion cohérente sur le deuil et le pardon qui trouve son aboutissement naturel dans le choix final concernant le sort d’Antea elle-même. Chaque décision prise en cours de route prépare ainsi, sans le dire explicitement, la position morale que le joueur adoptera au dénouement.

Difficulté, rejouabilité et fin(s) multiples

La difficulté est ajustable, et les combats peuvent devenir exigeants. Après la fin, votre décision finale – ressusciter Antea au prix d’âmes ou la laisser partir – débloque un épilogue différent. C’est une rejouabilité narrative avec enjeux moraux.

Cette rejouabilité, contrairement à celle de nombreux titres à embranchements qui se contentent de changer une cinématique finale, s’accompagne ici d’un véritable changement de perspective sur l’ensemble du récit déjà parcouru : revivre l’aventure en connaissant l’issue choisie donne un éclairage différent à chaque interaction antérieure avec Antea.

Points forts

  • Intrigue forte et émotions liées à la relation Red/Antea
  • Ambiance visuelle et sonore oppressante
  • Combats stratégiques entre armes et pouvoirs
  • Monde semi-ouvert avec énigmes et quêtes variées
  • Multiples fins morales avec impact narratif

Points faibles

  • Répétitivité possible après les premiers cas
  • IA ennemie parfois limitée
  • Certaines longueurs entre les boss principaux
  • Manque de contenus annexes prolongés

Mon avis

Banishers: Ghosts of New Eden est une œuvre poignante où amour et devoir s’entremêlent dans un monde hanté. Sa narration mature, son gameplay tactique et ses choix moraux en font une expérience profonde. Idéal à streamer pour faire participer le chat aux décisions difficiles. En revanche, sa structure semi‑ouverte limite un peu la liberté exploratoire.

Le décor colonial puritain, aussi rarement exploité que finement intégré au propos, achève de donner à ce titre une identité forte qui le distingue durablement des nombreuses productions à choix moraux sorties ces dernières années.

Ce qui distingue vraiment ce titre dans le paysage de l’action-RPG narratif, c’est la manière dont Don’t Nod parvient à faire de la mort d’un personnage non pas une simple péripétie tragique, mais le principe organisateur de l’ensemble du gameplay. Une réussite d’écriture rare, portée par un décor historique aussi singulier que pertinent pour le propos du jeu.

Banishers: Ghosts of New Eden

Banishers: Ghosts of New Eden

Chassez des fantômes en tant que deux personnages mémorables dans un Action-RPG narratif où vos décisions ont des conséquences dramatiques. Déchiré entre honorer votre serment envers les vivants et sauver votre partenaire décédé, jusqu'où irez-vous par amour ?

Sortie : 13 février 2024

Genres : RPG

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 22 h

Note du jeu : Banishers: Ghosts of New Eden

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8

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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