The Witcher 3: Wild Hunt est considéré comme l’un des plus grands RPG de tous les temps, et à juste titre. CD Projekt RED a réussi à créer un monde vaste, vivant, mature, où chaque choix a un impact. Suivre Geralt dans ses aventures, c’est plonger dans un univers à la fois brutal, poétique et riche en récits. Sorti le 19 mai 2015 sur PC, PS4 et Xbox One (puis optimisé pour PS5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch), ce monument du jeu vidéo open-world inclut aujourd’hui les extensions légendaires Hearts of Stone et Blood and Wine dans son édition Complete Edition next-gen, mise à jour gratuitement fin 2022 pour une expérience sublimée en 4K, ray-tracing et 60 FPS fluides.
- Sur quelles plateformes The Witcher 3 est-il disponible ?Le jeu est disponible sur PC, PS4, Xbox One, et a été optimisé pour PS5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch. Une mise à jour next-gen gratuite fin 2022 offre une expérience en 4K, ray-tracing et 60 FPS.
- Quelle est la durée de vie du jeu ?The Witcher 3 propose une durée de vie massive, avec la campagne principale, les deux extensions Hearts of Stone et Blood and Wine, et de nombreuses quêtes annexes. Un joueur peut facilement passer 200 heures dans le jeu sans tout explorer.
- Comment se caractérise le gameplay de The Witcher 3 ?Le gameplay mélange action tactique et préparation, avec des combats dynamiques utilisant épées, signes magiques et alchimie. Le joueur doit anticiper, utiliser les bons signes, préparer des potions et des huiles, et maîtriser les esquives et parades.
- Pourquoi The Witcher 3 est-il considéré comme un chef-d'œuvre ?Le jeu offre un monde ouvert vaste et vivant, des choix narratifs impactants, une profondeur de gameplay unique, une histoire mature et des personnages complexes. Son monde riche, son gameplay stratégique et sa narration en font un RPG exceptionnel.
Un gameplay mêlant action tactique et préparation alchimique
Le gameplay de The Witcher 3 mélange avec brio de l’action pure et une vraie couche stratégique qui te force à réfléchir avant de foncer tête baissée. Dès les premières heures, que tu sois à Blanchefleur ou déjà englué dans les marais puants de Velen, tu ressens cette profondeur qui te happe.
Geralt, ce chasseur de monstres muté jusqu’aux os, sort son épée d’argent étincelante face à un griffon qui fond sur toi depuis les cieux, ou son acier bien trempé contre une bande de bandits crasseux qui te tendent une embuscade.
Les attaques rapides claquent sec et vite, les charges lourdes font trembler l’écran en fracassant les os, mais c’est vraiment l’esquive au millimètre et les parades bien timées qui te sauvent la mise quand les choses chauffent.
Et là-dessus, tu ajoutes les signes magiques, ces sorts rapides qui changent tout. Un bel Igni lancé au sol pour cramer un essaim de Noyés qui grouillent autour de toi comme des rats affamés. Un Aard puissant qui repousse un Fiend massif comme une vulgaire brindille, te laissant le temps de reprendre ton souffle.
Ou Quen, ce bouclier invisible qui te permet de tanker les coups vicieux d’un ours spectral sans finir en charpie. Chaque signe a son moment parfait, sa petite synergie avec tes attaques ou tes potions – c’est fluide, instinctif, mais ça récompense le joueur qui anticipe.
L’alchimie, elle, porte le truc à un autre niveau. Tu te mets à cueillir des herbes vénéneuses dans les plaines verdoyantes balayées par le vent, tu brasses tes potions maison : le Chat pour percer l’obscurité des cryptes comme en plein jour, le Blizzard pour te déplacer à la vitesse de l’éclair et esquiver les pièges.
Tu enduis tes lames d’huiles spéciales anti-vampire avant d’entrer dans une crypte infestée, et hop, tes ennemis fondent comme du beurre. Si tu prépares mal ton coup, par contre… un Leshen te hache menu avec ses racines qui sortent de terre comme des serpents enragés.
Le crafting d’armures, c’est pareil : traque les diagrammes oubliés dans des donjons moisis pour forger les sets légendaires de l’École du Loup, du Griffon ou du Serpent – chaque pièce qui s’enclenche te rend plus badass, plus survivable.
Gwent, ce jeu de cartes intégré qui débarque innocemment dans une taverne enfumée, devient vite une addiction monstrueuse. Tu collectionnes tes leaders comme Emhyr le stratège impitoyable ou Crach l’ancêtre viking bourru, tu bluffes tes adversaires en misant gros, et avant que tu t’en rendes compte, t’as passé une heure à peaufiner ton deck au lieu d’avancer dans ta quête principale.
Le système de progression est hyper souple, avec des arbres de compétences qui te laissent mixer combat brut de décoffrage, signes boostés à mort ou expertise alchimique totale. Hybride ou spécialisé, à toi de voir.
Les choix, eux, ils irriguent absolument tout le jeu comme une toile d’araignée invisible. Tu épargnes un espion nilfgaardien qui te supplie à genoux ? Il refait surface plus tard, peut-être en allié, peut-être en traître. Tu ignores un village hanté par des hurlements nocturnes ? Il finit en brasier, et ses habitants te maudissent à jamais. C’est ces petites décisions qui font que ton aventure à toi est unique.
Et le monde ouvert ? Une pure merveille, seamless du début à la fin, sans ces écrans de chargement qui cassent les couilles. Tu galopes sur le dos de Roach à travers les terres dévastées de Velen, ravagées par la guerre avec ses potences géantes et ses champs de boue rouge sang. Tu explores les fjords glacés et hostiles de Skellige, où les clans vikings s’entredéchirent pour un bout de rocher.
Tu flânes dans les ruelles bondées de Novigrad, cette cité cosmopolite qui pue la conspiration et le poisson frit. Pas de marqueurs GPS envahissants partout – non, tu suis des indices subtils, tu repères un panneau de contrat épinglé sur une porte, et hop, tu traques la Noire dans les bois brumeux, le Brouillard dans un moulin abandonné, ou un Vampire supérieur tapi dans les égouts.
Les quêtes secondaires ? Oublie le padding chiant, là c’est du lourd. « Le Baron Sanglant », par exemple, c’est une putain de saga familiale de 10 heures qui te retourne les tripes avec ses twists déchirants, ses fantômes du passé et ses choix impossibles. « Dans les Profondeurs », une enquête sous-marine claustro et oppressante où tu explores des grottes noyées en apnée, traqué par des horreurs lovecraftiennes.
Même après 150 heures de jeu, la next-gen update peaufine tout : la caméra plus réactive, Roach enfin moins têtu qui s’arrête plus sur les buissons à la con, et même l’intégration de mods photo pour immortaliser tes screenshots épiques. C’est poli, fluide, parfait.




Un monde ouvert au service d’une narration exceptionnelle
Ce qui te saute aux yeux dès le début, c’est la putain de qualité de l’écriture chez CD Projekt RED. Qu’il s’agisse de la quête principale qui te bouffe des dizaines d’heures, des quêtes secondaires qui pourraient être des jeux à part entière, ou même des simples discussions avec un PNJ au bord de la route, tout est soigné à l’extrême, ciselé comme un roman.
Chaque histoire a une âme, un vrai poids sur tes épaules, et des conséquences qui te reviennent en pleine gueule plus tard. Le monde ouvert n’est pas juste un bac à sable pour grinder ou chevaucher comme un débile – non, il est là pour t’éprouver, te faire douter, te confronter à la dure réalité d’un univers fantasy mature, inspiré des pavés d’Andrzej Sapkowski.
Oublie le bien tout blanc et le mal tout noir : ici, Nilfgaard envahit les Royaumes du Nord avec une armée impitoyable, les sorcières se font traquer et brûler vives par des fanatiques, les non-humains – elfes, nains, dopplers – se font lynchés dans les rues comme des chiens, et la Chevauchée Sauvage, ces spectres hurlants, traque sans relâche Ciri, ta fille adoptive aux pouvoirs cosmiques qui pourraient bien foutre le monde en l’air.
Prends Velen, par exemple : c’est un enfer boueux, un cauchemar post-apocalyptique où la guerre a tout ravagé. Des potences géantes se dressent à chaque carrefour, chargées de corps en décomposition qui se balancent au vent.
Des réfugiés squelettiques errent comme des zombies, quémandant un bout de pain moisi, pendant que les marais putrides grouillent de Noyés et sont hantés par la Chroniqueur Sanglante, cette sorcière difforme qui te glace le sang avec ses visions tordues. Tu sens la pourriture dans l’air, la misère qui suinte de partout – c’est oppressant, viscéral, et ça te marque à vie.
Novigrad, c’est autre chose : une cité qui pulse au rythme des complots les plus vicelards. L’Église du Feu Eternal organise des chasses aux sorcières barbares, où la foule hurle de joie pendant qu’on crame des innocentes. La mafia elfique tire les ficelles dans l’ombre, des assassins comme les Griffes se baladent avec leurs dagues empoisonnées, et toi, Geralt, tu navigues dans ce nid de vipères en jouant les médiateurs ou les exécuteurs. Chaque ruelle a son secret, chaque taverne son intrigue.
Skellige, ces îles vikings balayées par les tempêtes, oppose des clans berserkers qui s’entre-tuent pour une couronne ou un bout de terre. Les druidesses mystiques invoquent les esprits des ancêtres dans leurs cercles de pierre, et les raids en drakkar te font hurler d’adrénaline.
Puis il y a Toussaint, ajouté dans Blood and Wine : un paradis vampirique empoisonné, avec ses vignobles ensoleillés, ses châteaux gothiques et ses bals masqués où le sang coule plus que le vin. Mais sous la surface, c’est un nid de vampires de conte, de complots nobiliaires et de malédictions qui pourrissent tout.
Les personnages ? Des icônes gravées dans le marbre du jeu vidéo. Yennefer, la sorcière volcanique aux yeux violets et au caractère de feu, qui te rembarre aussi sec qu’elle t’embrasse. Triss Merigold, la rousse bienveillante qui soigne les orphelins mais cache ses propres démons.
Zoltan Chivay, le nain pipeux et loyal qui te sort des vannes en plein carnage. Dandelion, le barde gouailleur dont les ballades te restent en tête des jours après. Vesemir, le mentor bourru de Kaer Morhen, père spirituel de tous les sorceleurs. Et Ciri… ah, Ciri. Jouable dans des phases linéaires explosives où tu massacres des hordes à la téléport, elle porte toute l’émotion du jeu sur ses épaules frêles – sa quête pour échapper à son destin est déchirante.
Les quêtes ? Pas du tout-venant. « Les Seigneurs de la Forêt » te plonge dans un conte dryadique où tes choix moraux décident si un village entier survit ou crève. « Beasts of Toussaint » transforme une chasse au vampire en thriller politique tordu. Hearts of Stone t’introduit Olgierd von Everec, ce pactisant diabolique au sourire carnassier, dans un conte gaucher sur l’âme et les regrets qui te retourne les tripes.
Blood and Wine double carrément la carte avec ce terroir français maudit, rempli de quêtes qui pourraient remplir un livre entier. Chaque fin multiple dépend de tes décisions : romps-tu avec Yennefer pour Triss ? Sauves-tu le Baron ou sa famille ? Tout a un écho.
L’immersion est totale, absolue. Les PNJ vivent leur petite vie : un fermier rentre ses chèvres au crépuscule, une putain racole dans une allée sombre, un gamin joue à la marelle sous la pluie. Les vents agitent l’herbe haute comme une mer verte, les aurores boréales dansent dans les nuits de Skellige, illuminant les fjords d’une lueur magique. Tu oublies que c’est un jeu – tu vis là-dedans, et ça te hante des mois après avoir éteint la console.
Graphismes et ambiance sonore : une claque intemporelle
Visuellement, The Witcher 3 reste une référence absolue, même dix ans après sa sortie. Et franchement, avec la mise à jour next-gen gratuite de 2022, c’est une vraie renaissance. Le ray-tracing sublime les reflets sur les flaques d’eau boueuses de Velen ou les fjords scintillants de Skellige – on dirait presque une photo par moments.
Les textures en 4K rendent les fourrures des loups-garous hyper détaillées, l’herbe qui ondule au vent paraît vivante, et les distances d’affichage sont dingues : plus aucun pop-in à l’horizon, vous pouvez galoper des kilomètres sans que le monde ne charge brutalement devant vos yeux.
Les cycles jour/nuit sont toujours aussi immersifs : un lever de soleil rosé sur les vignobles de Toussaint, une nuit orageuse où la pluie fouette l’écran et les éclairs illuminent les ruines hantées… Ça crée une ambiance folle. Les brouillards épais des marais vous oppressent, les tempêtes de neige à Kaer Morhen vous donnent presque froid.
Et que dire des cinématiques ? Les animations faciales capturent chaque cicatrice sur le visage buriné de Geralt, chaque regard tourmenté de Ciri, chaque sourire narquois de Yennefer. C’est expressif, vivant, humain.
Sur PS5 et Xbox Series, on tourne à 60 FPS stables en mode performance (ou 30 FPS avec RT max pour les puristes visuels), et sur PC bien équipé, c’est l’ultra absolu. Le jeu n’a jamais été aussi beau, aussi fluide. C’est simple : même en 2025, peu de titres open-world lui arrivent à la cheville graphiquement.
Côté son, c’est une pure merveille qui colle à la peau de l’univers. La bande originale signée Marcin Przybyłowicz, c’est du génie pur : imaginez des flûtes slaves mélancoliques et larmoyantes qui vous enveloppent dans les marais désolés de Velen, où chaque note porte le poids de la misère et de la guerre. Puis, à Skellige, des chœurs vikings tonitruants qui font vibrer votre poitrine lors des beuveries claniques ou des assauts en mer déchaînée – ça donne des frissons, comme si vous y étiez.
À Novigrad, ça bascule dans un jazz tzigane endiablé, avec des violons frénétiques qui animent les ruelles sombres et les cabarets louches. Et dans Blood and Wine, à Toussaint, des valses vampiriques élégantes et inquiétantes qui transforment les bals en scènes de cauchemar raffiné. Chaque région a sa signature sonore, et ça renforce l’immersion à mort.
Les bruitages, eux, sont d’une précision chirurgicale : les cris rauques et viscéraux des monstres qui vous glacent le sang, le choc métallique des épées qui s’entrechoquent dans un duel sous la pluie, les vents hurlants qui sifflent dans les ruines de Kaer Morhen.
Avec le spatial audio des versions next-gen, c’est magique – les grottes deviennent étouffantes, comme si les murs se refermaient sur vous, et les batailles épiques prennent une ampleur folle, avec les flèches qui sifflent de partout et les sorts qui explosent en surround.
Le doublage ? Légendaire en VO, avec Doug Cockle qui incarne un Geralt ronchon, blasé et profondément humain – sa voix rocailleuse est gravée dans l’histoire du jeu vidéo. La VF est solide aussi, bien que la VO reste la référence pour capter toutes les nuances d’humour noir et de cynisme.
Au final, cette symphonie sonore vous hante des semaines après avoir posé la manette. Vous vous surprenez à fredonner les thèmes en allant au boulot. C’est ça, l’immersion totale.
Points forts
- Écriture exceptionnelle, mature et immersive – quêtes secondaires meilleures que main stories d’autres jeux
- Univers riche, vivant, sombre, cohérent sur 136 km²
- Personnages marquants et nuancés : Geralt, Ciri, Yen, Triss…
- Durée de vie immense : 50h principal, 100h+ complet, 200h+ 100%
- Bande-son épique et envoûtante, BO culte
- Gameplay tactique profond : signes, alchimie, Gwent addictif
- Choix/conéquences massives, fins multiples poignantes
- Next-gen gratuit : RT, 60 FPS, DLC Netflix, mods intégrés
- Rejouabilité infinie avec NG+, builds variés
- Monde ouvert organique, sans vide ni fetch quests abusives
Points faibles
- Maniabilité parfois rigide en combat (caméra capricieuse, lock-on imparfait – mieux next-gen)
- Interface perfectible : inventaire blindé, menus fouillis (améliorés mais datés)
- Quelques longueurs dans certaines quêtes (voyages à cheval répétitifs)
- Roach têtu : s’arrête sur tout buisson (patché mais perfectible)
- IA ennemie parfois prévisible en horde
Mon avis
The Witcher 3 est plus qu’un RPG : c’est une épopée littéraire jouable. Il exige de vous du temps, de l’attention, et parfois des choix difficiles. Mais il vous le rend avec des émotions fortes, des personnages inoubliables, et une aventure qui vous marquera longtemps. Une œuvre majeure du jeu vidéo moderne. Plongez-y si ce n’est pas fait – en Complete Edition next-gen, c’est impérissable. Geralt de Rivia, légende éternelle.

The Witcher 3: Wild Hunt
The Witcher 3: Wild Hunt is an open-world action role-playing game developed by CD Projekt Red.Set in a dark fantasy world, the game follows Geralt of Rivia, a monster hunter searching for his adopted daughter, Ciri, while navigating political conflicts and supernatural threats. Gameplay features exploration, combat, character progression, and branching narratives shaped by player choices. Widely acclaimed for its writing, world-building, and depth, it is considered one of the most influential RPGs of its generation.
Sortie : 19 mai 2015
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 72 h







Excellente franchise, hâte au 4 !
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✅ Points forts
➕ Un monde ouvert immense et fascinant
Velen, Novigrad, Skellige, Toussaint : chaque région possède une identité forte, une ambiance propre et une vraie densité narrative.
➕ Une écriture exceptionnelle
Quêtes principales, secondaires, contrats de sorceleur, dialogues : presque chaque histoire a du poids, du sens et une vraie conclusion.
➕ Aucune quête ne donne l’impression d’être du remplissage
Même les missions les plus simples racontent souvent quelque chose sur le monde, les personnages ou la société.
➕ Des personnages inoubliables
Geralt, Yennefer, Ciri, Triss, Dandelion, Bloody Baron ou encore Regis marquent durablement.
➕ Une durée de vie colossale et parfaitement justifiée
Le jeu peut dépasser facilement les 100 heures sans donner l’impression de tourner à vide.
➕ Un système de combat plus fluide sur PS5
La version nouvelle génération rend l’expérience plus confortable, plus lisible et plus agréable à jouer.
➕ Une direction artistique toujours superbe
Même avec les années, l’univers garde une beauté mélancolique, sale, poétique et extrêmement immersive.
➕ Le Gwynt, un jeu dans le jeu
Simple à comprendre, stratégique et très addictif.
➕ Une bande-son magistrale
Les musiques accompagnent parfaitement l’aventure, entre mélancolie, tension, folklore et épopée.
➕ Des extensions exceptionnelles
Hearts of Stone et Blood and Wine ne sont pas de simples DLC : ce sont presque deux aventures majeures à part entière.
❌ Points faibles
➖ Un peu moins impressionnant visuellement de près
Malgré la mise à jour PS5, certains détails trahissent encore l’âge du jeu.
➖ Une usure de l’équipement parfois trop rapide
Le système peut devenir un peu agaçant sur la durée.
➖ Une physique parfois imprévisible
Roach, les collisions ou certains déplacements peuvent encore produire des moments étranges.
➖ Une IA perfectible
Certains ennemis ou PNJ manquent encore de naturel dans leurs réactions.
➖ Quelques menus encore chargés
L’inventaire et la gestion de l’équipement restent parfois un peu lourds.
Test
The Witcher 3: Wild Hunt est, pour moi, l’un des plus grands RPG jamais créés. Même plusieurs années après sa sortie, le jeu conserve une force incroyable grâce à son écriture, son monde, ses personnages et sa capacité rare à transformer presque chaque quête en vraie histoire. Sur PS5, avec une meilleure fluidité, une image plus propre et des options de confort bienvenues, l’expérience reste tout simplement incontournable.
La grande force du jeu, c’est son monde ouvert. Velen est boueux, triste et ravagé par la guerre. Novigrad est dense, politique et dangereuse. Skellige respire le vent, la mer, les traditions et les légendes. Toussaint, avec Blood and Wine, apporte une couleur plus lumineuse, presque féerique, tout en gardant la noirceur morale propre à la saga. Chaque région semble exister indépendamment du joueur, avec ses histoires, ses conflits et ses secrets.
L’écriture est exceptionnelle. Très peu de jeux arrivent à donner autant de poids à leurs quêtes secondaires. Un simple contrat de monstre peut cacher une tragédie familiale, un dilemme moral ou une critique sociale. Le jeu ne se contente jamais de demander d’aller tuer quelque chose : il raconte pourquoi ce monstre existe, qui il affecte, et quelles conséquences aura le choix de Geralt. C’est cette densité narrative qui rend l’aventure aussi mémorable.
Les personnages sont également inoubliables. Geralt est un héros froid en apparence, mais profondément humain dans ses choix, ses silences et ses contradictions. Ciri donne au récit son cœur émotionnel, tandis que Yennefer, Triss, Dandelion, Zoltan, le Bloody Baron ou Regis apportent chacun une vraie épaisseur à l’univers. Même des personnages secondaires croisés brièvement peuvent laisser une trace.
Le gameplay reste solide, surtout dans cette version PS5. Les combats sont plus fluides, les temps de chargement sont réduits, l’exploration est plus agréable et les options ajoutées rendent l’expérience plus confortable. Le système de signes, potions, huiles, bombes et préparations renforce toujours très bien l’identité de sorceleur. Le jeu n’est pas le plus technique des action-RPG, mais il fonctionne parfaitement dans son rythme et son intention.
La durée de vie est immense, mais rarement artificielle. Entre la quête principale, les contrats, les histoires secondaires, les chasses au trésor, le Gwynt et les deux extensions, le contenu est colossal. Pourtant, le jeu garde une qualité d’écriture et d’ambiance impressionnante sur la durée. Hearts of Stone et Blood and Wine méritent une mention spéciale : ce sont deux extensions majeures, avec des personnages, des choix et des moments dignes du jeu principal.
Tout n’est pas absolument parfait. Certains détails visuels accusent encore leur âge lorsque l’on regarde de près. L’usure de l’équipement peut devenir pénible, l’inventaire reste parfois chargé, la physique a encore quelques moments étranges, et l’IA n’est pas toujours irréprochable. Mais ces défauts sont minuscules face à l’ampleur de ce que le jeu réussit.
Au final, The Witcher 3: Wild Hunt reste une œuvre majeure. Un RPG immense, intelligent, généreux, adulte et profondément marquant. Peu de jeux donnent autant l’impression de vivre dans un monde cohérent, cruel et fascinant. Même aujourd’hui, il reste une référence absolue du jeu de rôle, du monde ouvert et de l’écriture vidéoludique.
Note : 10 / 10
Un chef-d’œuvre du RPG, porté par un monde ouvert exceptionnel, une écriture magistrale, des personnages inoubliables et des extensions monumentales. Malgré quelques défauts techniques hérités de son âge, The Witcher 3 reste une expérience absolument incontournable.
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