Test du jeu Blades of Fire

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Blades of Fire est un jeu d’action et d’aventure en dark fantasy développé par le studio espagnol MercurySteam, auteur de Castlevania: Lords of Shadow et de Metroid Dread, et publié par 505 Games. Sorti le 22 mai 2025 sur PlayStation 5, Xbox Series et PC, puis arrivé sur Steam en mai 2026 dans une version 2.0 enrichie, il repose sur une idée forte : dans ce monde, l’acier est le destin. La reine Nerea a lancé un sort qui transforme le métal en pierre, et seuls ses soldats manient encore des armes capables de trancher. On incarne Aran de Lira, le dernier guerrier capable de forger l’acier, accompagné du jeune érudit Adso. Un jeu exigeant, qui s’adresse aux amateurs de combats méthodiques façon Lords of the Fallen, avec une identité bien à lui.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelle plateforme Blades of Fire est-il disponible ?Les détails spécifiques de plateforme ne sont pas mentionnés dans l'article. L'analyse semble être basée sur une session de jeu en streaming.
  • Quelle est la durée de vie estimée du jeu ?Le jeu propose des runs roguelite avec une rejouabilité élevée grâce aux générations procédurales et aux différents builds possibles. Chaque partie sera unique, offrant potentiellement de nombreuses heures de gameplay.
  • Comment se caractérise le gameplay de Blades of Fire ?Un gameplay rogue-lite exigeant basé sur : des combats dynamiques, des esquives millimétrées, des combos enflammés, des choix de pouvoirs, une gestion d'objets, et des salles générées aléatoirement. Pas de sauvegarde mid-run, ce qui augmente la tension et le challenge.
  • Quel est le verdict final sur Blades of Fire ?Un jeu recommandé aux joueurs recherchant un challenge corsé, avec une action nerveuse, une ambiance pixel art rétro-fantastique. Idéal pour les amateurs de rogue-lites exigeants, mais potentiellement frustrant pour les joueurs moins patients.

La forge, cœur de l’aventure

Dans Blades of Fire, on ne ramasse pas des armes par dizaines : on les forge. Sur l’enclume, chaque arme se construit à partir de choix délibérés, la forme de la lame, la longueur du manche, les matériaux utilisés, puis se façonne lors d’une phase de martelage qui détermine sa qualité finale. Ces décisions modifient durablement le comportement de l’arme, son équilibre, sa portée et ses dégâts. Le jeu refuse le butin interminable et l’équipement jetable : chaque lame reflète les matériaux choisis, les ennemis que l’on se prépare à affronter et le guerrier que l’on veut devenir. Cette approche donne une valeur rare à chaque arme, que l’on apprend à connaître et à entretenir au fil de l’aventure.

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Des combats qui ont du poids

Les affrontements sont méthodiques et impitoyables. Le timing, le positionnement, l’endurance et la défense comptent davantage que l’agressivité. Les attaques se portent dans différentes directions pour viser les points faibles d’un adversaire, et le type d’arme choisi change tout : une lame tranchante sera redoutable contre un ennemi peu protégé, mais inefficace face à une armure où une arme contondante fera merveille. Les ennemis punissent la témérité et récompensent l’observation. Il faut apprendre leurs habitudes, choisir la bonne arme avant le combat et accepter de reculer pour mieux frapper. Les armes s’usent aussi avec le temps et doivent être entretenues, ce qui ajoute une dimension de gestion à chaque expédition.

Un monde qui récompense la curiosité

Le monde de Blades of Fire ne s’explique pas, il se découvre. Son histoire, ses mythes et son sens se révèlent à travers les dialogues avec Adso, compagnon d’Aran toujours avide de partager ses connaissances, et à travers les écrits trouvés en chemin. Adso consigne tout dans son carnet et répond quand on l’interroge, sans jamais imposer de longues cinématiques. Les zones à explorer sont vastes, reliées entre elles, et cachent de nombreux secrets pour qui prend le temps de fouiller. Cette narration discrète plaira à ceux qui aiment reconstituer un univers par eux-mêmes, et pourra frustrer ceux qui attendent un récit plus guidé. Le duo formé par Aran et Adso fonctionne pourtant très bien : le guerrier taciturne et le jeune savant bavard se complètent, et leurs échanges apportent une touche d’humanité bienvenue dans un monde aussi rude. On prend l’habitude de consulter Adso après chaque découverte, pour comprendre un lieu, une créature ou une légende, et ces petites conversations finissent par tisser un lien réel entre les deux personnages.

Une difficulté basée sur la compréhension

Blades of Fire est destiné aux joueurs en quête de maîtrise. Sa difficulté ne repose pas sur les réflexes purs, mais sur la compréhension des ennemis et des armes. Les premières heures sont rudes : on meurt souvent, on apprend à respecter l’endurance, on découvre qu’une arme mal forgée peut transformer un combat en calvaire. Puis la logique s’installe, et chaque victoire devient la récompense d’une préparation réussie. La version 2.0 a enrichi l’expérience avec une Nouvelle partie+, un niveau de défi supplémentaire, un mode photo et un mode permettant de rejouer les combats de boss. Comptez une trentaine d’heures pour l’aventure principale, et davantage pour explorer chaque recoin.

Une œuvre qui divise

Le jeu n’a pas fait l’unanimité à sa sortie, et l’on comprend pourquoi. Son rythme lent, sa forge exigeante et sa narration en retrait tranchent avec les standards du jeu d’action grand public. Certains aspects techniques, comme la caméra dans les espaces étroits ou quelques animations raides, ont aussi été critiqués. Mais pour peu que l’on adhère à sa proposition, Blades of Fire offre une expérience singulière, où le lien entre le joueur et ses armes prend une place qu’on retrouve rarement ailleurs. C’est un jeu de passionnés, pensé pour ceux qui aiment les systèmes profonds et les combats réfléchis, dans la lignée de ce que l’on apprécie dans Elden Ring.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique de MercurySteam donne au jeu une identité forte : des paysages de dark fantasy aux teintes sombres, des créatures imposantes et des décors qui mêlent ruines, forêts et forteresses. Le style, légèrement stylisé, privilégie la lisibilité des combats plutôt que le photoréalisme. La bande-son, signée Óscar Araujo, compositeur habitué des productions du studio, accompagne l’aventure avec des thèmes épiques et mélancoliques qui soulignent la gravité du récit. Le son des armes, du martellement sur l’enclume aux chocs de l’acier en combat, renforce le sentiment de poids qui traverse tout le jeu.

Points forts

  • Un système de forge original, au cœur de l’expérience
  • Des combats méthodiques et exigeants, où chaque arme compte
  • Un monde vaste qui récompense l’exploration
  • La relation entre Aran et Adso, discrète mais attachante
  • La bande-son d’Óscar Araujo

Points faibles

  • Un rythme lent qui ne conviendra pas à tout le monde
  • Une narration très en retrait
  • Quelques soucis de caméra et d’animations
  • Des premières heures difficiles

Mon avis

Blades of Fire est un jeu à part, qui assume ses choix jusqu’au bout. MercurySteam aurait pu livrer un jeu d’action classique ; le studio préfère construire toute son aventure autour de la forge et du poids des armes, et en tire une expérience qui ne ressemble à aucune autre.

En live, c’est la forge qui m’a le plus marqué. Passer du temps sur l’enclume pour créer l’arme adaptée à un boss, puis la voir faire la différence en combat, procure une satisfaction rare. On finit par s’attacher à ses lames, à les entretenir, à les adapter, et chaque victoire semble méritée. Il y a quelque chose de presque artisanal dans cette façon de jouer, où l’on prépare un combat comme un forgeron prépare une commande, en pensant à l’ennemi avant de penser à soi.

Le jeu n’est pas pour autant exempt de défauts. Son rythme lent et sa narration discrète peuvent décourager, la caméra se montre parfois capricieuse, et les premières heures demandent de la persévérance. Ceux qui cherchent une action immédiate risquent de passer à côté. Et la narration, volontairement en retrait, laisse parfois une impression de distance vis-à-vis d’un univers pourtant riche, qu’on aurait aimé voir davantage mis en scène.

Mais ceux qui acceptent son tempo découvriront un jeu généreux, profond et cohérent, qui récompense la patience et la curiosité. Pour les amateurs de combats réfléchis et de systèmes exigeants, Blades of Fire mérite largement qu’on lui laisse sa chance, d’autant plus dans sa version 2.0.

Blades of Fire

Blades of Fire

Découvrez Blades of Fire, une toute nouvelle aventure d'action qui vous entraîne à travers un magnifique monde rempli d'incertitude et de défis. Vous incarnez Aran de Lira, premier-né de la Garde du Roi. La reine nouvellement couronnée Nerea a lancé un puissant sort qui transforme l'acier en pierre et seuls ses bras d'abominations manient le métal divin contre lequel les autres lames se brisent…

Sortie : 22 mai 2025

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 33 h

Note du jeu : Blades of Fire

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8

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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