Test du jeu Gears 5

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Gears 5 est le TPS militaire de The Coalition, sorti le 9 septembre 2019 sur PC et Xbox One à 29,99 €. Vous incarnez Kait Diaz, personnage secondaire devenu héroïne principale, dans une quête pour comprendre son lien avec les Locustes. Première fois que la série confie son rôle central à quelqu’un d’autre que Marcus Fenix, ce cinquième épisode ose également une structure semi-ouverte inédite pour la franchise. Deuxième jeu entièrement développé par The Coalition après sa reprise du flambeau d’Epic Games, Gears 5 marque un tournant assumé pour une série qui avait bâti sa réputation sur des couloirs linéaires et des affrontements scriptés.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Qui est le personnage principal de Gears 5 ?Kait Diaz est la héroïne principale de Gears 5. C'est la première fois que la série confie son rôle central à quelqu'un d'autre que Marcus Fenix. Son arc narratif explore son lien mystérieux avec les Locustes et les origines de la guerre contre eux.
  • Quand Gears 5 est-il sorti et à quel prix ?Gears 5 est sorti le 9 septembre 2019 sur PC et Xbox One au prix de 29,99 €. C'est le deuxième jeu entièrement développé par The Coalition après avoir repris la série à Epic Games.
  • Quelles sont les principales innovations de Gears 5 par rapport aux épisodes précédents ?Gears 5 introduit une structure semi-ouverte inédite pour la franchise avec deux vastes zones explorables en traîneau motorisé, contrastant avec les couloirs linéaires traditionnels. Le jeu conserve néanmoins des séquences classiques pour préserver l'ADN original de la série.
  • Quel est le rôle de Jack dans Gears 5 ?Jack est le petit robot compagnon qui devient bien plus polyvalent dans cet épisode. Les composants collectés lors de l'exploration permettent de débloquer de nouvelles capacités pour Jack, le rendant plus utile au combat et à la progression.

Un scénario enfin centré sur Kait Diaz

Après quatre épisodes dominés par Marcus Fenix, Gears 5 parie sur le recentrage de son histoire autour de Kait, dont le lien avec les Locustes anime toute l’intrigue. Ce changement de perspective, longtemps attendu par une partie des fans, donne un vrai souffle nouveau à une série qui risquait de tourner indéfiniment autour de son personnage emblématique. Kait n’est pas simplement promue au rang d’héroïne par défaut : son arc narratif explore directement les origines de la guerre contre les Locustes, un mystère que la série n’avait jamais pris le temps de creuser aussi frontalement depuis son premier épisode. Marcus Fenix reste présent en soutien, aux côtés de JD et Del, mais c’est bien Kait qui porte les enjeux émotionnels de cette nouvelle trilogie amorcée avec cet épisode.

Marcus Fenix, JD et Kait Diaz affrontent des ennemis dans un environnement organique verdoyant, armés et prêts au combat
Deux soldats en armure lourde combattent avec des fusils dans Gears 5, JD et Del en action au combat
Marcus Fenix, barbu et en armure lourde, bras croisés, dans une scène de Gears 5

Des zones semi-ouvertes, une première réussie

Gears 5 introduit deux vastes zones semi-ouvertes à explorer en traîneau motorisé, avec objectifs annexes et zones de butin facultatives. Cette nouvelle liberté, sans précédent pour une série historiquement linéaire, cohabite avec des séquences de couloir plus classiques qui rappellent l’ADN d’origine de la franchise. Le traîneau, véhicule rapide et maniable sur la neige et la glace, permet de couvrir de grandes distances tout en collectant des composants qui servent à débloquer des capacités pour Jack, le petit robot compagnon devenu bien plus polyvalent dans cet épisode. Cette exploration facultative n’est jamais imposée : un joueur pressé peut foncer droit vers l’objectif principal, tandis qu’un autre peut passer des heures à fouiller chaque recoin des deux cartes ouvertes pour en tirer le maximum d’équipement.

Un moteur graphique référence du genre

Le moteur graphique de The Coalition impressionne par ses environnements glacés et ses effets de particules lors des tempêtes, une prouesse technique régulièrement citée comme référence tant sur PC que sur Xbox. La bande-son orchestrale accompagne l’action avec une intensité croissante lors des affrontements majeurs. Cette version PC profite en outre d’un support technique particulièrement soigné, avec des options de configuration détaillées et une compatibilité DirectX 12 qui exploite pleinement le matériel récent, un niveau de finition rarement atteint par les portages Xbox vers PC de cette génération de consoles.

Un multijoueur et un mode Horde particulièrement robustes

Au-delà de sa campagne, Gears 5 propose un multijoueur compétitif classique de la série ainsi qu’un mode Horde profondément retravaillé, où cinq joueurs affrontent des vagues croissantes d’ennemis en gérant une base de ravitaillement et un arbre de compétences par classe. Ce mode coopératif, longtemps considéré comme l’un des piliers de l’identité multijoueur de la franchise, gagne ici en profondeur stratégique grâce à un système de classes de héros aux capacités distinctes, qui encourage une vraie répartition des rôles au sein de l’équipe plutôt qu’une simple accumulation de puissance de feu individuelle. Le mode Escapade, nouveauté de cet épisode, propose à l’inverse des sessions plus courtes et plus intenses, pensées pour trois joueurs affrontant une horde d’ennemis avant une explosion chronométrée.

Un rythme narratif qui ralentit sur les phases annexes

Malgré leur nouveauté, les zones semi-ouvertes ralentissent parfois le rythme narratif, avec des objectifs annexes qui n’ajoutent pas toujours grand-chose à la trame principale. Les séquences de couloir plus classiques contrastent d’ailleurs sensiblement avec cette ambition semi-ouverte, créant une rupture de ton entre les deux approches. Certains embranchements de collecte, en particulier, répètent une formule assez proche d’une zone à l’autre : trouver un composant, combattre une poche de résistance ennemie, revenir vers l’objectif principal. Cette répétitivité reste modérée sur l’ensemble de la campagne, mais elle se remarque davantage dans la seconde moitié du jeu, où l’urgence narrative grandissante contraste avec l’invitation à s’attarder que proposent ces mêmes zones ouvertes.

Une accessibilité poussée bien au-delà des standards du genre

Gears 5 propose un éventail d’options d’accessibilité particulièrement large pour un TPS militaire, genre pourtant peu réputé pour ce soin : sous-titres personnalisables dans leur taille et leur contraste, remapping complet des touches, options de vibration ajustables et assistance à la visée pour les joueurs à mobilité réduite. Cette attention portée à l’accessibilité, saluée à sa sortie comme l’une des plus abouties de sa génération sur consoles Xbox, ne se limite pas à une poignée de réglages cosmétiques : elle touche aussi bien le confort visuel que la difficulté des affrontements, avec des curseurs indépendants pour ajuster la résistance des ennemis et la puissance de l’arsenal du joueur. C’est un soin qui tranche avec l’image parfois hyper-compétitive de la série, et qui élargit sensiblement le public capable d’apprécier la campagne dans de bonnes conditions.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique alterne entre paysages glacés grandioses et installations souterraines oppressantes, portée par un moteur graphique parmi les plus impressionnants du genre. La bande-son orchestrale reste fidèle à l’identité sonore sombre et épique de la série. Les tempêtes de neige dynamiques, qui réduisent la visibilité et forcent à repenser son approche tactique en pleine bataille, comptent parmi les effets météorologiques les plus convaincants vus dans un TPS de cette génération, tout comme les jeux de lumière traversant la glace dans les niveaux souterrains, qui donnent une vraie identité visuelle à chaque environnement traversé.

Points forts

  • Un scénario enfin centré sur Kait Diaz, un vrai souffle nouveau
  • Des zones semi-ouvertes, une première réussie pour la série
  • Un moteur graphique impressionnant, référence technique du genre

Points faibles

  • Des séquences de couloir qui contrastent avec l’ambition semi-ouverte
  • Un rythme narratif qui ralentit sur les phases d’exploration annexes
  • Une fin qui ouvre plus de questions qu’elle n’en referme

Mon avis

Gears 5 réussit son pari de renouveler la formule en recentrant l’histoire sur Kait Diaz et en osant des zones semi-ouvertes inédites pour la série. Le moteur graphique reste tout aussi impressionnant, pour un épisode qui prouve que la franchise peut évoluer sans perdre son identité de TPS nerveux basé sur les couverts.

Le mode Horde, avec son système de classes retravaillé, m’a personnellement retenu bien plus longtemps que la campagne elle-même. C’est un des modes coopératifs les plus solides que j’ai testés sur cette génération de consoles, avec une vraie profondeur tactique qui récompense la coordination entre joueurs plutôt que le simple réflexe.

La campagne, elle, souffre d’un rythme un peu inégal entre ses moments d’exploration libre et ses séquences plus dirigées, mais elle ne perd jamais son fil narratif principal, porté par une Kait Diaz enfin traitée comme une héroïne à part entière plutôt qu’un simple faire-valoir.

Une évolution maîtrisée qui ne renie jamais ses racines, et sans doute l’un des épisodes les plus complets de toute la saga, entre une campagne ambitieuse, un contenu multijoueur qui tient la distance bien après les crédits, et un soin d’accessibilité qui mérite d’être salué autant que ses qualités purement techniques.

Gears 5

Gears 5

From one of gaming’s most acclaimed sagas, Gears is bigger than ever, with five thrilling modes and the deepest campaign yet. With all-out war descending, Kait Diaz breaks away to uncover her connection to the enemy and discovers the true danger to Sera – herself.

Sortie : 9 septembre 2019

Genres : TPS, Shooter, Coopératif

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), Xbox One

Durée moyenne : 12-15 h

Note du jeu : Gears 5

Personnage barbu portant une lourde armure militaire futuriste, bras croisés, air déterminéCapture d'écran 2 sur 3 du jeu Gears 5 — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu Gears 5 — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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