Test du jeu Gears of War 4

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Gears of War 4 est le TPS militaire de The Coalition, sorti le 11 octobre 2016 sur PC et Xbox One à 29,99 €. Vous incarnez JD Fenix, fils de Marcus Fenix, aux côtés de Kait Diaz et Del Walker, vingt-cinq ans après la fin de la Guerre des Locustes. Cette nouvelle génération de soldats affronte les Swéleurs, une menace robotique inédite qui s’ajoute à l’héritage de la série sans jamais la trahir. Ce quatrième épisode marque également le premier jeu Gears entièrement conçu par The Coalition, le studio formé par Microsoft après le rachat de la licence à Epic Games, une transition délicate que peu de studios repreneurs réussissent avec autant de prudence respectueuse envers l’œuvre d’origine.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Qui incarne le joueur dans Gears of War 4 et quel est son lien avec les héros précédents ?Le joueur incarne JD Fenix, fils de Marcus Fenix, le héros des épisodes précédents. L'histoire se déroule vingt-cinq ans après la fin de la Guerre des Locustes, et JD cherche à se forger sa propre légitimité loin de l'armée officielle, aux côtés de Kait Diaz et Del Walker.
  • Qu'est-ce que les Swéleurs et en quoi changent-ils le gameplay ?Les Swéleurs sont une nouvelle menace robotique née de la corruption d'anciens robots de terraformation. Contrairement aux Locustes familiers, ils se déplacent en essaim, grimpent aux parois et surgissent par surprise, obligeant les joueurs à surveiller la verticalité des environnements et à repenser leurs réflexes tactiques.
  • Pourquoi la transition de The Coalition après Epic Games est-elle considérée comme réussie ?The Coalition a repris la licence avec une prudence respectueuse en conservant l'ADN de la série : le gameplay basé sur les couverts, les exécutions brutales et l'arsenal iconique restent intacts. Cette continuité rassure les fans tout en marquant le premier jeu Gears entièrement conçu par le nouveau studio, une transition délicate que peu de studios repreneurs réussissent.
  • Quelles étaient les prouesses techniques de Gears of War 4 à sa sortie ?Le jeu impressionnait par la qualité de ses environnements, ses effets de tempête et sa bande-son orchestrale. Il tournait en 4K et 60 images par seconde sur Xbox One X après mise à jour, une prouesse remarquable pour l'époque, tandis que la version PC offrait des options de configuration détaillées, alors relativement rares pour un portage Microsoft.

Une transition générationnelle fidèle à l’ADN de la série

The Coalition reprend le flambeau d’Epic Games avec une prudence assumée : le gameplay basé sur les couverts, les exécutions brutales et l’arsenal iconique (le Lancer et sa tronçonneuse au premier plan) restent intacts. Cette continuité rassure les fans de longue date sans jamais chercher à réinventer une formule qui n’en avait pas besoin. Le passage de témoin de Marcus à JD se fait progressivement, à travers des flash-back qui montrent l’ancien héros vieilli, désabusé par la paix précaire qui a suivi la guerre, et son fils qui a grandi dans son ombre en cherchant à se forger sa propre légitimité loin de l’armée officielle de la Coalition of Ordered Governments.

Kait Diaz et JD Fenix armés de leurs Lancers à tronçonneuse, éclairés par des lampes torches dans la pénombre
Soldats de la Coalition of Ordered Governments avançant de nuit dans une rue en ruine, arme au dos, sous des tours d'horloge abandonnées
Un Sweleur hurlant sur un toit devant la pleine lune, créature ennemie de Gears of War 4

Les Swéleurs, une menace qui renouvelle le bestiaire

Face aux Locustes familiers, les Swéleurs apportent des patterns de combat différents et moins prévisibles qui obligent à repenser les réflexes accumulés sur les épisodes précédents. Cette nouvelle menace, combinée à des tempêtes environnementales qui perturbent le combat, donne à la campagne une vraie variété tactique. Les Swéleurs se déplacent en essaim, grimpent aux parois et surgissent parfois par surprise depuis des angles que les Locustes n’exploitaient jamais, ce qui force à surveiller la verticalité des environnements plutôt que de se concentrer uniquement sur la ligne d’horizon habituelle. Cette menace robotique, née de la corruption d’anciens robots de terraformation, ouvre également la porte à un nouvel arc narratif que les épisodes suivants développeront davantage.

Un premier effort de The Coalition techniquement abouti

Premier épisode entièrement développé par The Coalition, Gears of War 4 impressionnait à sa sortie par la qualité de ses environnements et de ses effets de tempête. La bande-son orchestrale reste fidèle à l’identité sonore de la série, sombre et épique lors des affrontements majeurs. Le jeu tournait déjà en 4K et 60 images par seconde sur Xbox One X lors de sa mise à jour, une prouesse technique remarquable pour l’époque sur consoles, tandis que la version PC profitait d’emblée d’options de configuration détaillées, alors relativement rares pour un portage Microsoft de ce calibre.

Le mode Horde 3.0, un multijoueur coopératif retravaillé

Le mode Horde, pilier multijoueur de la série depuis Gears of War 2, revient ici sous une forme retravaillée : cinq joueurs affrontent des vagues d’ennemis en gérant une base fortifiable, avec des tourelles et des barricades à construire entre chaque assaut grâce à des ressources collectées sur le champ de bataille. Cette gestion de forteresse, plus poussée que dans les épisodes précédents, ajoute une couche stratégique qui récompense la coordination d’équipe et la répartition des rôles, entre le joueur qui ingénie les défenses et ceux qui tiennent la ligne de front. Le multijoueur compétitif, plus classique, reprend les modes historiques de la série tout en intégrant de nouvelles cartes pensées pour exploiter les capacités de couverture et de mobilité verticale introduites par cet épisode.

Un scénario qui manque parfois d’audace

Le scénario reste prudent face à l’héritage de la série, sans jamais vraiment prendre de risque narratif majeur pour cette première incursion de The Coalition. La campagne reste également courte pour une suite aussi attendue, un choix qui laisse un goût d’inachevé malgré la qualité générale de la réalisation. Cette prudence scénaristique se comprend au regard des enjeux : livrer un premier épisode sous un studio tout juste formé impliquait de rassurer une communauté de fans avant de prendre des risques narratifs plus francs, une stratégie payante commercialement mais qui laisse la trilogie suivante porter le poids des révélations les plus marquantes sur les origines des Swéleurs et le destin de JD.

Une durée de vie honnête, entre campagne et contenu annexe

La campagne principale se termine en une petite dizaine d’heures, un format assez classique pour un TPS narratif de cette génération, complétée par un mode Horde qui peut à lui seul absorber des dizaines d’heures supplémentaires si le groupe de joueurs s’y investit sérieusement. La rejouabilité de la campagne, en revanche, reste limitée : les niveaux de difficulté supérieurs ajoutent surtout de la résistance ennemie sans transformer fondamentalement l’approche tactique, ce qui rend une seconde traversée en solo moins motivante qu’une session de Horde entre amis. C’est un déséquilibre assumé par la série depuis ses débuts, où le multijoueur a toujours constitué le véritable moteur de longevité, la campagne servant davantage de vitrine narrative et technique que de contenu principal au sens strict.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique impressionne par la qualité de ses environnements et de ses effets de tempête, une prouesse technique remarquable pour un premier effort. La bande-son orchestrale, sombre et épique, s’inscrit pleinement dans la continuité sonore de la franchise. Les tempêtes environnementales qui balaient certains niveaux en plein air, avec des débris qui volent et une visibilité réduite, comptent parmi les séquences les plus mémorables du jeu d’un point de vue purement sensoriel, tandis que les intérieurs industriels abandonnés depuis la Guerre des Locustes conservent cette patine rouillée si caractéristique de l’identité visuelle de la série depuis ses débuts.

Points forts

  • Une transition générationnelle fidèle à l’ADN de la série
  • Les Swéleurs, une menace qui renouvelle vraiment le bestiaire
  • Un premier effort de The Coalition techniquement très abouti

Points faibles

  • Un scénario qui manque parfois d’audace face à l’héritage de la série
  • Une campagne qui reste courte pour une suite très attendue
  • Une sortie jamais parue sur Steam, uniquement Xbox Store et Xbox One

Mon avis

Gears of War 4 réussit le délicat pari d’une relève générationnelle : une nouvelle escouade de soldats et une nouvelle menace, sans jamais trahir l’ADN couverts-et-exécutions qui a fait la réputation de la série. C’est un exercice d’équilibriste rarement aussi bien maîtrisé quand un nouveau studio hérite d’une licence aussi installée dans le cœur de ses joueurs.

Le mode Horde 3.0, avec sa gestion de forteresse plus poussée, reste pour moi le meilleur argument multijoueur du jeu, largement au-dessus de la campagne solo en termes de rejouabilité pure. La coordination qu’il exige entre joueurs en fait un excellent test de la solidité d’un groupe d’amis autour du jeu.

La campagne, elle, souffre de sa prudence scénaristique : on sent que The Coalition préfère consolider les bases avant de prendre de vrais risques narratifs, ce qui donne une aventure honnête mais rarement surprenante sur la durée.

Le premier effort de The Coalition pose des bases solides pour la suite, et se révèle rétrospectivement comme une transition nécessaire plutôt qu’un aboutissement en soi. Les épisodes suivants sauront exploiter avec plus d’audace le terrain posé ici par les Swéleurs et cette nouvelle génération de soldats.

Gears of War 4

Gears of War 4

A new saga begins for one of the most acclaimed video game franchises in history. After narrowly escaping an attack on their village, JD Fenix and his friends, Kait and Del, must rescue the ones they love and discover the source of a monstrous new enemy.

Sortie : 11 octobre 2016

Genres : TPS, Horreur, Shooter

Plateformes : PC (Microsoft Windows), Xbox One

Durée moyenne : 8-10 h

Note du jeu : Gears of War 4

Capture d'écran 3 sur 3 du jeu Gears of War 4 — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 2 sur 3 du jeu Gears of War 4 — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu Gears of War 4 — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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