Test du jeu God Eater Resurrection

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God Eater Resurrection est l’action-RPG de chasse de Shift, sorti le 30 août 2016 sur PC et PS4, dans la trilogie GOD EATER. Vous incarnez un God Eater, combattant équipé d’une arme organique capable de se transformer, chargé d’exterminer les Aragami qui dévorent l’humanité dans un futur post-apocalyptique. Version enrichie du God Eater original de 2010, cette édition ajoute une nouvelle route narrative et de nouveaux Aragami absents de la sortie initiale. Le studio Shift et l’éditeur Bandai Namco visaient à l’époque un public occidental encore peu familier du genre de la chasse, dominé sans partage par Monster Hunter depuis le milieu des années 2000 ; God Eater Resurrection sert ainsi de porte d’entrée alternative pour qui trouve la formule Capcom trop exigeante ou trop lente. L’angle de ce test consiste à évaluer si cette proposition tient encore la route près de dix ans après sa sortie occidentale.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Qu'est-ce que God Eater Resurrection et quand est-il sorti ?God Eater Resurrection est un action-RPG de chasse développé par Shift et édité par Bandai Namco, sorti le 30 août 2016 sur PC et PS4. Il s'agit d'une version enrichie du God Eater original de 2010, proposant une nouvelle route narrative et de nouveaux Aragami absents de la sortie initiale.
  • Quel est le rôle du God Arc et comment fonctionne-t-il ?Le God Arc est l'arme signature de la série, capable de se transformer en temps réel entre trois formes : une lame au corps-à-corps, un canon à distance et un bouclier organique. Cette flexibilité tactique permet des combats plus rapides et réactifs, sans temps mort lors des changements d'arme. Le bouclier peut également mordre les ennemis pour absorber leurs capacités et les réutiliser.
  • En quoi God Eater Resurrection se différencie-t-il de Monster Hunter ?God Eater Resurrection propose une formule plus nerveuse et moins punitive que Monster Hunter. Les combats sont plus rapides, les transformations d'armes se font sans animation pénalisante, et le système d'absorption de capacités via la morsure du bouclier organique ajoute une couche tactique unique. C'est une alternative pour ceux trouvant Monster Hunter trop exigeant ou trop lent.
  • Comment l'apprentissage des Aragami est-il récompensé dans le jeu ?Chaque Aragami possède des patterns et des silhouettes distincts avec des faiblesses élémentaires ou structurelles précises. Le jeu récompense l'observation et l'apprentissage de ces faiblesses plutôt que le simple bourrinage. Les affrontements demandent d'identifier les parties du corps à cibler en priorité selon le type d'ennemi affronté.

Le God Arc, une arme hybride qui change l’approche du combat

Le God Arc, arme signature de la série, se transforme en temps réel entre une lame au corps-à-corps, un canon à distance et un bouclier organique capable de mordre un ennemi pour absorber ses capacités. Cette flexibilité tactique, plus nerveuse que la formule Monster Hunter dont le jeu s’inspire ouvertement, permet des combats plus rapides et moins punitifs pour qui préfère l’action à la préparation minutieuse. La transformation du God Arc se fait sans temps mort ni animation pénalisante, contrairement à de nombreux jeux de chasse où changer d’arme coûte un temps précieux en plein combat. Cette réactivité change fondamentalement le rythme des affrontements : on alterne offensive au corps-à-corps et tirs à distance selon l’ouverture offerte par l’Aragami, sans jamais devoir sacrifier son positionnement pour changer d’équipement. La morsure du bouclier organique, mécanique la plus originale du système, permet en outre d’absorber des capacités ennemies pour les réutiliser soi-même, ajoutant une couche tactique supplémentaire absente de la concurrence directe à l’époque de sa sortie.

Trois God Eaters armés de God Arc affrontent un imposant Aragami ailé dans une ville en ruine
Scène de dialogue dans la base du Fenrir, deux personnages échangent avec sous-titres japonais à l'écran
Un God Eater affronte un imposant Aragami blindé à crinière hérissée sur un pont en ruine

Un bestiaire d’Aragami varié qui récompense l’apprentissage

Chaque Aragami propose un pattern et une silhouette distincts, des colosses blindés aux créatures volantes rapides, récompensant l’apprentissage de leurs faiblesses respectives. L’histoire, portée par un casting typiquement anime, ne cherche jamais la subtilité mais s’engage pleinement dans son registre, mélangeant camaraderie de groupe et enjeux post-apocalyptiques. Les affrontements les plus marquants demandent d’identifier les parties du corps à cibler en priorité, chaque Aragami disposant de faiblesses élémentaires ou structurelles précises qui récompensent l’observation plutôt que le bourrinage pur. Le scénario, découpé en missions successives entrecoupées de séquences à la base, suit un groupe de soldats du Fenrir, l’organisation militaire qui encadre les God Eaters, avec son lot de rivalités, de sacrifices et de révélations sur l’origine des Aragami. Les personnages secondaires, très archétypaux, offrent malgré tout suffisamment de scènes marquantes pour donner envie de suivre l’histoire jusqu’à son terme, même si la mise en scène reste modeste comparée aux standards actuels du genre.

Des combats plus nerveux et moins punitifs que Monster Hunter

Là où Monster Hunter demande une préparation minutieuse avant chaque chasse, God Eater Resurrection privilégie des sessions plus courtes et un rythme plus immédiat. Cette approche rend le jeu nettement plus accessible aux joueurs pressés, sans pour autant sacrifier la profondeur tactique offerte par les transformations du God Arc. Les missions, généralement bouclées en une quinzaine de minutes contre des heures pour certaines chasses de la concurrence, s’adaptent bien mieux à des sessions de jeu courtes, un argument qui a compté pour de nombreux joueurs découvrant le genre par ce biais. La gestion de l’équipement reste également plus légère : moins de composants à collecter, un arbre de fabrication plus resserré, ce qui limite le temps passé hors combat au profit de l’action elle-même. Cette philosophie assumée en fait un jeu résolument différent dans son rythme, même si les puristes du genre lui reprochent parfois de sacrifier une partie de la satisfaction tactique propre à une préparation plus poussée.

Une coopération pensée pour des sessions courtes entre amis

Le jeu se joue aussi bien seul qu’à plusieurs, jusqu’à quatre God Eaters affrontant ensemble le même Aragami, une dimension coopérative qui change sensiblement l’expérience. Chasser à plusieurs permet de répartir les rôles — l’un se concentre sur l’assaut frontal, l’autre sur les tirs à distance, un troisième sur le soutien via des capacités défensives — et donne aux affrontements les plus difficiles une dimension stratégique supplémentaire absente en solo. Les intelligences artificielles alliées, disponibles hors coopération en ligne, remplissent honnêtement leur rôle sans pour autant égaler la coordination d’un vrai groupe de joueurs. Cette flexibilité entre solo et coopératif, couplée à des sessions volontairement courtes, fait du jeu une option solide pour des soirées entre amis où l’on cherche des affrontements ponctuels plutôt qu’un engagement de plusieurs heures d’affilée, une différence de philosophie nette avec certains poids lourds du genre.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique accuse clairement son âge, avec des textures qui portent le poids des années malgré le portage PC. La bande-son orchestrale, plus ambitieuse que la moyenne du genre, accompagne les combats avec compétence sans jamais atteindre l’excellence. Les environnements post-apocalyptiques, entre villes en ruine et zones envahies par une matière organique menaçante, manquent parfois de variété sur la durée de la campagne, un défaut hérité du budget plus modeste du jeu original de 2010 que le remaster n’a que partiellement corrigé. Les designs des Aragami, en revanche, restent le point fort visuel du titre, avec des silhouettes suffisamment variées et mémorables pour compenser la modestie générale des décors. Côté son, les thèmes de combat, portés par des chœurs et des cuivres, donnent un vrai sentiment d’urgence aux affrontements les plus intenses, même si les doublages japonais, seuls disponibles, resteront un frein pour les joueurs peu habitués aux voix originales sous-titrées.

Points forts

  • Le God Arc, une arme hybride qui change vraiment l’approche du combat
  • Un bestiaire d’Aragami varié, qui récompense l’apprentissage
  • Des combats plus nerveux et moins punitifs que Monster Hunter

Points faibles

  • Une direction artistique qui accuse clairement son âge
  • Une narration qui ne cherche jamais la subtilité
  • Plus vendu seul sur Steam, uniquement inclus avec GOD EATER 2 Rage Burst

Mon avis

God Eater Resurrection propose une alternative plus nerveuse à Monster Hunter grâce à son God Arc hybride et à des combats moins punitifs. La direction artistique accuse son âge et l’histoire s’engage pleinement dans son registre anime, mais le bestiaire d’Aragami varié reste une vraie réussite, suffisant pour maintenir l’intérêt sur toute la durée de la campagne. C’est un jeu qui assume clairement sa différence de philosophie face au poids lourd du genre, plutôt que de tenter maladroitement de l’imiter.

Le système du God Arc reste, près de dix ans après sa sortie occidentale, l’idée la plus marquante du jeu : transformer une arme en temps réel sans temps mort pénalisant change vraiment la façon d’aborder chaque affrontement, et la morsure du bouclier organique ajoute une couche tactique que peu de jeux de chasse ont reproduite depuis. Les sessions courtes, pensées pour des parties de quinze à vingt minutes plutôt que pour des expéditions d’une heure, en font également une bonne option pour qui découvre le genre sans vouloir s’y engager à la manière d’un Monster Hunter.

La coopération à quatre reste un vrai argument, transformant les affrontements les plus corsés en véritables sessions stratégiques entre amis. C’est là que le jeu prend toute sa dimension, la répartition des rôles entre corps-à-corps, distance et soutien donnant un vrai sentiment de complémentarité rarement retrouvé dans un jeu solo. L’histoire, sans être mémorable, remplit correctement son rôle de fil conducteur entre les missions, portée par un casting suffisamment attachant pour donner envie d’aller au bout.

Une porte d’entrée accessible pour qui cherche une chasse plus rapide et moins exigeante que Monster Hunter, malgré une réalisation technique qui a clairement pris de l’âge. Les amateurs de la trilogie GOD EATER ou de RPG d’action japonais y trouveront une expérience solide, servie par un système de combat encore original aujourd’hui — mais ceux qui cherchent avant tout une réalisation moderne devront composer avec des textures et des environnements datés.

God Eater Resurrection

God Eater Resurrection

God Eater Resurrection is an action roleplaying game and a remake of the 2010 game Gods Eater Burst, which in turn was an enhanced version of the original God Eater game. The game features further balancing and new gameplay elements. All elements from God Eater 2 and God Eater 2 Rage Burst are featured, and an all new "Predator Style" has been added. It also adds another story that tie the stories of God Eater Burst and God Eater 2.

Sortie : 29 octobre 2015

Genres : JRPG, Combat, Japonais

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation Vita

Durée moyenne : 25-30 h

Note du jeu : God Eater Resurrection

Personnage de jeu vidéo affrontant une créature massive blindée à la crête hérissée, dans un décor urbain en ruineCapture d'écran 2 sur 3 du jeu God Eater Resurrection — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu God Eater Resurrection — test et critique sur RogueH24
7

Où acheter le jeu :

Steam

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