Test du jeu Evil Nun: The Broken Mask
Evil Nun: The Broken Mask est un jeu d’aventure horrifique développé par Keplerians, sorti en 2022 sur PC et Nintendo Switch, avec une version Unholy Edition annoncée pour 2025. Incarnez un enfant piégé dans une école abandonnée, poursuivi par la terrifiante Sœur Madeline, dans une expérience mêlant furtivité, énigmes et horreur. Le studio espagnol Keplerians s’est fait connaître sur mobile avec la série Evil Nun et les franchises Ice Scream ou The Man from the Window, un vivier de jeux d’horreur cartoon pensés pour le smartphone. The Broken Mask en est le versant PC le plus ambitieux : une refonte complète du tout premier Evil Nun, coécrite avec le développeur indépendant Carlos Coronado, passée par une phase d’accès anticipé fin 2022 avant sa version définitive un an plus tard. L’objectif affiché : transposer sur clavier-souris et manette une formule taillée pour l’écran tactile.
- Quelle est la plateforme et l'origine d'Evil Nun: The Broken Mask ?Le jeu a été développé par Keplerians, sorti en 2022 sur PC et Nintendo Switch, avec une version Unholy Edition annoncée pour 2025. C'est un jeu d'aventure horrifique à la première personne.
- Quelle est la durée et la rejouabilité du jeu ?La campagne dure environ 6-8 heures, avec plusieurs fins basées sur vos choix. La rejouabilité est limitée, sauf pour les complétionnistes qui cherchent des objets cachés. Le DLC Unholy Edition devrait ajouter des énigmes et zones supplémentaires.
- Comment se déroule le gameplay d'Evil Nun: The Broken Mask ?Le gameplay combine furtivité, exploration et résolution d'énigmes. Vous devez éviter Sœur Madeline en utilisant des cachettes, des distractions et en résolvant des puzzles. Il n'y a pas de combat direct, ce qui renforce la tension et l'adrénaline.
- Quel est le verdict critique du jeu ?Les critiques soulignent l'ambiance oppressante et les moments de tension, mais notent des faiblesses comme des énigmes répétitives, un scénario peu profond et des bugs techniques. Le jeu reste recommandé aux amateurs d'horreur et de furtivité.
Une chasse terrifiante dans une école maudite
Evil Nun: The Broken Mask vous place dans la peau d’un enfant kidnappé, enfermé dans l’école désaffectée Eagle Junior, sous la menace de Sœur Madeline, une nonne démoniaque armée d’un marteau. L’histoire, centrée sur votre évasion, est dévoilée à travers des notes, des objets et des cinématiques brèves, explorant un mystère surnaturel lié à l’école et à la nonne. Le ton, inspiré des jeux d’horreur comme Outlast, est oppressant, mais le récit manque de profondeur, se reposant trop sur des jump scares. Le lore, ancré dans une ambiance religieuse macabre, est renforcé par des références à des rituels occultes, mais reste secondaire face à l’action. La campagne, d’environ 6-8 heures, offre plusieurs fins basées sur vos choix (évasion ou confrontation), mais la rejouabilité est limitée, hormis pour les complétionnistes cherchant des objets cachés. Le DLC Unholy Edition, promu, ajoute des énigmes et des zones, mais les détails restent flous. L’école Eagle Junior tient lieu de huis clos unique, et toute la dramaturgie repose sur Sœur Madeline, une IA qui commente vos actions à voix haute, tend des pièges et adapte ses rondes selon l’endroit où elle vous a entendu. Cette adversaire réactive, héritée de Granny et de Hello Neighbor, remplace le scénario par une tension permanente. Selon que l’on choisit de fuir discrètement ou d’affronter la nonne, la fin change, et un système d’artisanat permet d’assembler des outils à partir de pièces éparpillées, ce qui structure la progression davantage que les rares notes narratives.

Gameplay d’horreur et furtivité
Le gameplay d’Evil Nun: The Broken Mask combine furtivité, exploration et résolution d’énigmes dans une perspective à la première personne. Vous devez éviter Sœur Madeline, qui patrouille de manière imprévisible, tout en résolvant des puzzles comme déverrouiller des portes ou assembler des objets. Les mécaniques, similaires à Granny ou Hello Neighbor, incluent des cachettes (placards, conduits) et des distractions (objets à lancer). L’adrénaline des poursuites se remarque, mais les énigmes répétitives freinent le rythme. L’absence de combat direct renforce la tension, obligeant à planifier vos déplacements, mais certains joueurs trouvent les patterns de l’IA trop prévisibles après plusieurs heures. Le mode solo est l’unique option, sans coopération, mais les moments de tension et les jump scares sont parfaits pour le streaming, captivant les spectateurs. Des bugs, comme des collisions bloquantes ou des crashs sur Switch, ont été signalés, bien que des patchs aient amélioré la stabilité. La difficulté, ajustable, reste exigeante pour les novices. Plusieurs itinéraires d’évasion distincts cohabitent, chacun demandant sa propre chaîne d’objets à fabriquer, ce qui pousse à recommencer pour tout voir. Les modes de difficulté ne se contentent pas d’augmenter les dégâts : ils rendent Madeline plus rapide, plus attentive au bruit et moins prévisible, au point de transformer une balade en cauchemar. L’absence totale de combat direct est un choix de game design revendiqué : on ne se défend qu’en distrayant, en se cachant ou en verrouillant une porte derrière soi. Cette contrainte crée l’essentiel du frisson, mais montre ses limites une fois les patterns compris.
Exploration dans une école oppressante
Le monde d’Evil Nun: The Broken Mask est centré sur l’école Eagle Junior, avec des zones comme des salles de classe poussiéreuses, des couloirs sombres et des sous-sols inquiétants. L’exploration est guidée, avec des objectifs comme trouver des clés ou activer des mécanismes, mais les zones sont interconnectées, offrant une légère liberté. Le hub central, l’entrée principale, sert à gérer votre progression et à interagir avec des objets narratifs. Les quêtes secondaires, comme collecter des masques brisés, ajoutent 2-3 heures à la campagne, mais leur répétitivité est critiquée. La rejouabilité repose sur les fins multiples et les collectables, mais l’absence de randomisation des puzzles limite l’attrait à long terme. Les environnements, riches en détails macabres, capturent une atmosphère oppressante, mais certaines textures sur Switch sont simplistes. L’exploration, bien que linéaire, est immersive grâce à l’ambiance, idéale pour les streams horrifiques, mais manque de variété comparée à des jeux comme Amnesia. Le bâtiment est conçu comme un circuit fermé : salles de classe, sous-sols, greniers reliés par des raccourcis à débloquer, si bien qu’on finit par en connaître chaque angle mort. Cette compacité est à double tranchant, offrant une lisibilité rare dans le genre mais peu de dépaysement d’une partie à l’autre, là où un Amnesia enchaîne les décors. Les objets à récolter — masques brisés, indices — servent surtout de prétexte à revisiter les pièces sous un autre éclairage, et récompensent la mémoire spatiale plus que la curiosité.
Une direction artistique et sonore effrayante
Visuellement, Evil Nun: The Broken Mask propose une esthétique sombre et délabrée, avec des environnements éclairés par des lumières vacillantes et des ombres mençantes. L’ambiance terrifiante de l’école se remarque, renforcée par le design inquiétant de Sœur Madeline. Les animations, comme les mouvements de la nonne, sont fluides mais parfois répétitives. La bande-son, composée de notes dissonantes et de bruits ambiants (craquements, chuchotements), amplifie la tension, avec des crescendos lors des poursuites. Les bruitages, comme les pas lourds de Sœur Madeline ou les claquements de son marteau, ajoutent une immersion palpable. L’absence de doublage complet, limitée à des cris et des grognements, est un choix volontaire pour l’ambiance, mais certains joueurs auraient préféré plus de dialogues. Les performances sont correctes sur PC, mais des ralentissements sur Switch, notamment dans les zones denses, ont été signalés. L’esthétique visuelle et sonore soutient l’horreur, malgré des limitations techniques. La direction artistique assume un rendu stylisé, presque caricatural, qui adoucit l’horreur juste assez pour rester accessible à un public jeune, cœur de cible historique de Keplerians. Le vrai travail se fait à l’oreille : nappes dissonantes, pas lourds qui se rapprochent, marteau qui cogne le carrelage, avec un mixage qui place précisément la menace dans l’espace. Les portages consoles paient cette ambition par des ralentissements et un aliasing marqué, mais sur une machine correcte l’ensemble tient sa promesse d’angoisse.
Points forts
- Ambiance horrifique oppressante
- Mécaniques de furtivité tendues
- Énigmes intégrées à l’exploration
- Bande-son immersive et effrayante
- Idéal pour le streaming grâce aux jump scares
Points faibles
- Narration peu profonde et prévisible
- Énigmes répétitives à long terme
- Bugs techniques sur Switch
- Exploration linéaire et limitée
- Patterns d’IA parfois prévisibles
Mon avis
Evil Nun: The Broken Mask offre une expérience horrifique compacte et tendue, avec une atmosphère oppressante et des moments de furtivité captivants, portés par une ambiance réussie. Les jump scares et les poursuites de Sœur Madeline en font un titre idéal pour le streaming, où les spectateurs vibreront à chaque cri. Cependant, une narration simpliste, des énigmes répétitives et des bugs techniques limitent son éclat face à des jeux comme Outlast. Malgré ces défauts, il séduira les fans de jeux d’horreur accessibles comme Granny ou ceux cherchant des frissons rapides. Si vous aimez les expériences horrifiques sans trop de complexité, Evil Nun: The Broken Mask est une escapade effrayante à tenter, surtout avec les améliorations promises par l’Unholy Edition. La réception joueurs le confirme : sur Steam, les avis sont « extrêmement positifs », autour de 95 % de retours favorables sur plus d’un millier de commentaires, un score que peu de jeux de ce sous-genre atteignent. C’est une production modeste et sans prétention, mais aboutie dans son registre, qui saura contenter les amateurs de cache-cache horrifique à la Granny ou les streameurs en quête de sursauts partagés. Les joueurs venus chercher une vraie histoire ou une horreur adulte à la Outlast en ressortiront, eux, sur leur faim.

Evil Nun: The Broken Mask
Entrez dans le cauchemar d'Evil Nun. Piégé dans une école maudite, échappez à Sister Madeline. Elle est rusée, fouillant chaque coin, vous attirant et vous parlant selon vos actions. Résolvez des énigmes, fabriquez des objets et découvrez le mystère dans ce jeu d'horreur avec différentes routes d'évasion.
Sortie : 7 décembre 2023
Genres : Infiltration, Horreur, Puzzle
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 2 h
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