Test du jeu Resident Evil 2 (Remake)

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Resident Evil 2 revient d’entre les morts… et c’est une résurrection magistrale. Le remake du jeu culte de 1998 ne se contente pas d’un simple lifting graphique : il reconstruit totalement l’expérience, en la rendant plus viscérale, plus immersive, et bien plus terrifiante. Après avoir exploré Racoon City en long, en large et en frissons dans cette série de lives, voici le test complet de ce chef-d’œuvre du survival-horror moderne. Sorti en janvier 2019, développé et édité par Capcom sur le RE Engine — le moteur maison qui avait déjà porté Resident Evil 7 —, ce remake a fait l’unanimité critique et relancé pour de bon une licence qui s’était égarée dans l’action à partir de Resident Evil 6. Il a aussi servi de modèle aux remakes suivants, ceux de Resident Evil 3 puis de Resident Evil 4, qui en ont repris la formule presque à l’identique. C’est dire son importance dans l’histoire récente du studio.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelle plateforme peut-on jouer à Resident Evil 2 Remake ?Le jeu est disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC, offrant une expérience de survival-horror sur les principales plateformes de jeu.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La durée de vie est d'environ 10-15 heures, avec deux campagnes principales (Leon et Claire) qui offrent des perspectives différentes et une rejouabilité intéressante.
  • Comment se déroule le gameplay de Resident Evil 2 Remake ?Le gameplay combine des éléments de survie et d'action, avec une vue à l'épaule moderne, une gestion des ressources stratégique, des énigmes complexes et des combats contre des zombies dans un environnement oppressant.
  • Quel est le verdict final sur ce remake ?C'est un chef-d'œuvre du survival-horror moderne, qui réinvente magistralement le jeu culte de 1998 avec des graphismes saisissants, une ambiance terrifiante et un level design intelligent.

Une terreur réinventée

En 1998, Resident Evil 2 avait marqué toute une génération. En 2019, Capcom décide non pas de le dépoussiérer, mais de le réimaginer totalement grâce au RE Engine. Résultat ? Une claque visuelle et sensorielle, un modèle de remake respectueux mais audacieux, qui transforme une madeleine de peur en chef-d’œuvre moderne. Que vous incarniez Leon S. Kennedy, jeune flic débutant, ou Claire Redfield, à la recherche de son frère, la descente aux enfers dans le commissariat de Racoon City n’a jamais été aussi intense. Les deux campagnes, celle de Leon et celle de Claire, partagent la même carte mais diffèrent par leurs armes, leurs personnages secondaires — Ada Wong pour l’un, Sherry Birkin pour l’autre — et quelques séquences exclusives. Un mode « 2nd Run » propose de rejouer l’aventure du point de vue du second protagoniste, avec des placements d’objets et d’ennemis remaniés, même si la continuité scénaristique entre les deux passages reste imparfaite, héritage d’un système A/B jamais totalement recousu depuis 1998.

Resident Evil 2 (Remake)
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Une ambiance étouffante, millimétrée

Rarement un jeu n’aura été aussi précis dans la création de son ambiance. Les jeux d’ombres et de lumière, le silence lourd interrompu par un râle lointain, le craquement d’un mur humide… Tout concourt à faire monter la tension. Le level design du commissariat, labyrinthe intelligent, reste fidèle à l’original tout en gagnant en cohérence spatiale. Chaque détour peut être fatal, chaque porte une promesse de chaos. L’éclairage volumétrique est la vraie prouesse technique : la lampe torche découpe des cônes de lumière dans une obscurité dense, et l’essentiel de la peur vient de ce qu’on ne voit pas encore. Les zombies encaissent les balles de façon aléatoire, se relèvent quand on les croyait morts, et cette imprévisibilité interdit toute routine. Le commissariat, exploré par petites boucles qui se rouvrent à mesure qu’on trouve les bonnes clés, finit par se graver en mémoire comme un plan qu’on connaîtrait par cœur.

Un remake, un vrai

Capcom ne s’est pas contenté de copier son jeu de 1998 en HD. Le scénario, les angles de caméra, les cinématiques, les énigmes : tout a été repensé, modernisé, affiné. Le jeu abandonne les caméras fixes pour une vue à l’épaule façon Resident Evil 4, mais sans jamais sacrifier l’immersion horrifique. Les dialogues ont été réécrits, les personnages gagnent en profondeur, et la narration s’intègre subtilement à l’exploration. La vue à l’épaule change en profondeur le rapport à l’espace : là où les caméras fixes de 1998 cadraient la peur pour le joueur, la caméra libre l’oblige à surveiller lui-même ses angles morts. Les énigmes, elles, ont été simplifiées et rendues plus organiques — plus de médaillons abscons posés là pour ralentir, mais des mécanismes intégrés au décor du poste de police. Seule la trame générale et quelques morceaux de bravoure, comme la descente aux égouts ou le laboratoire souterrain, restent fidèles au découpage d’origine.

Mr. X, la menace implacable

L’une des plus grandes réussites de ce remake reste sans doute l’intégration de Tyrant, alias Mr. X. Ce colosse en imper noir n’est plus une simple cinématique scriptée : il vous traque en temps réel, vous obligeant à réfléchir à chacun de vos pas. Sa simple présence transforme l’exploration en fuite constante, la moindre salle sûre devenant un luxe temporaire. L’intelligence artificielle est glaçante, et les pas lourds qui résonnent au loin deviennent rapidement un cauchemar sonore. Mr. X n’apparaît toutefois que dans la seconde moitié de chaque campagne, et il ne peut pas entrer dans les salles de sauvegarde : le jeu dose sa présence pour qu’elle reste une menace et ne devienne jamais une punition permanente. Sa démarche, toujours audible à travers les cloisons, transforme la gestion sonore en outil de survie — on avance au bruit de ses pas autant qu’à la carte. C’est l’ajout le plus commenté du remake, et celui qui a le plus marqué les diffusions en direct.

Un gameplay viscéral

Le gameplay est à la hauteur : chaque balle compte. Le système de visée est tendu, la gestion de l’inventaire vous pousse à des choix cornéliens, et l’exploration récompense la prise de risque. Le système d’améliorations, les combinaisons d’objets, et les clés à trouver participent à un rythme lent mais palpitant. Pas question ici de mitrailler les zombies : il faut les esquiver, les ralentir, parfois même les contourner. Le jeu vous pousse à survivre, pas à dominer. Le jeu ajuste discrètement sa difficulté selon les performances du joueur en mode Standard, tandis que le mode Hardcore réintroduit les rubans encreurs de la version originale : sauvegarder devient alors une ressource comme une autre, à dépenser avec parcimonie. Une fois l’aventure principale terminée, plusieurs modes annexes prolongent l’expérience — « The 4th Survivor », « The Tofu Survivor », et le DLC gratuit « The Ghost Survivors » —, autant de défis courts et nerveux qui misent sur l’optimisation plutôt que sur la narration. Une première partie se boucle en six à huit heures, mais le jeu est clairement pensé pour être retraversé : viser le rang S, débloquer les armes infinies, alterner Leon et Claire en Standard puis en Hardcore, il y a là de quoi doubler ou tripler ce temps sans jamais que la tension ne retombe vraiment.

Points forts

  • Un remake magistral qui réinvente l’original
  • Ambiance sonore et visuelle exceptionnelle
  • Mr. X, une mécanique de terreur géniale
  • Gameplay tendu, précis, profondément survival
  • Deux campagnes (Leon et Claire) bien différenciées

Points faibles

  • Certains puzzles auraient mérité plus de complexité
  • Peu de contenu post-game hors DLC bonus
  • Quelques imprécisions dans la gestion de collision des zombies

Mon avis

Resident Evil 2 est un exemple parfait de ce qu’un remake peut – et devrait – être. Il honore son passé sans s’y enfermer, il modernise sans dénaturer, et surtout, il fait peur… très peur. C’est un jeu qui comprend l’essence même du survival horror : l’incertitude, la tension, la vulnérabilité. Même pour ceux qui connaissent l’original par cœur, le remake réussit à surprendre, à piéger, à fasciner. Un incontournable du genre, et un pilier du renouveau de la saga Resident Evil. Cinq ans après sa sortie, il n’a pas pris une ride : c’est encore la référence à laquelle on compare chaque nouveau survival-horror, et le remake que Capcom lui-même a cherché à reproduire sur ses productions suivantes sans toujours retrouver le même équilibre. Les rares reproches qu’on peut lui faire tiennent à des détails — une écriture des personnages secondaires encore un peu fonctionnelle, un scénario A/B qui montre ses coutures — mais rien qui entame le plaisir. Que l’on découvre Racoon City pour la première fois ou qu’on y retourne la boule au ventre, l’expérience reste d’une rare intensité, et c’est à mon sens l’un des meilleurs points d’entrée possibles dans le genre.

Resident Evil 2

Resident Evil 2

Resident Evil 2 est un remake du Resident Evil 2 de 1998. Le jeu n'a pas été développé dans l'intention d'améliorer l'original, mais plutôt comme une réinterprétation de l'histoire originale avec des cartes, des personnages et des éléments d'histoire redessinés. Les mécaniques de jeu sont plus similaires à Resident Evil 7: Biohazard, bien qu'avec l'utilisation d'une caméra par-dessus l'épaule.

Sortie : 25 janvier 2019

Genres : Survie, TPS, Horreur

Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), iOS, PlayStation 5, Mac, Xbox One

Durée moyenne : 12 h

Note du jeu : Resident Evil 2 (Remake)

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8

Où acheter le jeu :

Instant Gaming

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