Test du jeu The Alters
The Alters est un survival base-builder sci-fi introspectif, sorti le 13 juin 2025 sur PC (Steam), PS5 et Xbox Series X|S, disponible Day One sur Game Pass, développé et publié par 11 bit studios. Vous incarnez Jan Dolski, un mineur spatial crashé sur une planète hostile, où le soleil brûle tout sur son passage. Pour survivre, Jan utilise une substance mystérieuse, le Rapidium, et un Quantum Computer pour créer des clones alternatifs de lui-même – les Alters – chacun façonné par des choix de vie divergents. Ce mélange de gestion de base mobile, exploration périlleuse et drames interpersonnels explore identité, regrets et survie, dans une veine proche de Frostpunk et RimWorld, mais avec une touche narrative unique. Après 25 heures à jongler entre clones capricieux et tempêtes mortelles, je suis conquis par cette odyssée philosophique et tendue. Voici mon test complet de ce survival qui redéfinit le genre. Le studio polonais 11 bit studios n’en est pas à son coup d’essai en matière de gestion de crise habillée de propos existentiels : après le poignant This War of Mine et le glacial Frostpunk, l’équipe confirme ici sa spécialité, celle de faire porter le poids moral d’une simulation par des personnages qu’on finit par considérer comme de vraies personnes plutôt que de simples unités à gérer.
- Sur quelles plateformes peut-on jouer à The Alters ?Le jeu sera disponible le 13 juin 2025 sur PC (Steam), PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Petit bonus : il sera directement accessible via le Game Pass dès le jour de son lancement !
- Quelle est la durée de vie du jeu ?Comptez environ 25 heures pour une partie complète, avec des variations selon votre style de jeu et la difficulté choisie. Le mode 'Relax' permet une expérience plus narrative, tandis que le mode standard offrira un défi plus corsé.
- Comment fonctionne le gameplay unique des Alters ?Chaque Alter est une version alternative de Jan avec des compétences et personnalités distinctes. Vous devez gérer leurs relations, leurs tâches et leurs besoins émotionnels tout en survivant sur une planète hostile, créant une dynamique de jeu fascinante entre gestion et narration.
- Quel est ton verdict final de passionné ?The Alters est un chef-d'œuvre de survie sci-fi qui repousse les limites du genre. Entre exploration périlleuse, gestion de base mobile et drames interpersonnels, le jeu offre une expérience immersive et profondément émotionnelle qui vous hantera longtemps après l'avoir terminé.
Un gameplay de clonage et survie aussi malin que stressant
The Alters brille par son gameplay hybride, mêlant base-building, survie et gestion de relations. Vous pilotez une base mobile en forme de roue, fuyant constamment les vents solaires mortels. Le Quantum Computer permet de créer des Alters, des versions alternatives de Jan basées sur des choix de vie passés : un mineur bourru qui a suivi son père, un botaniste dévoué à sa femme, un scientifique idéaliste. Chaque Alter a des compétences spécifiques (minage, recherche, réparation) et une personnalité qui influence la dynamique de groupe. Assigner un Alter à une tâche booste l’efficacité, mais négliger leur moral ou leurs besoins – via des dialogues ramifiés ou des activités comme le cinéma – peut déclencher disputes, sabotages ou dépressions. Ce qui frappe surtout, c’est que le jeu ne triche jamais sur la conséquence : un Alter négligé ne se contente pas d’un indicateur qui baisse dans un menu, il finit par refuser de travailler, par claquer la porte d’une pièce commune ou par entraîner les autres dans sa spirale, ce qui oblige à gérer la base presque comme on gérerait une colocation sous tension permanente.
L’exploration en rover est risquée : tempêtes magnétiques, grottes piégeuses et créatures aliens menacent vos expéditions pour le Rapidium ou les ressources (nourriture, métaux). La gestion est intense : produire de l’énergie, réparer la base, rechercher des technologies (boucliers, serres) tout en évitant la surchauffe. Le mode « Relax », ajouté en décembre 2025, adoucit la survie pour les fans de narration, mais le mode standard reste un défi. En 4K à 60 FPS avec ray-tracing sur PS5 et PC, le jeu est fluide, et l’accès Game Pass sur Xbox est un régal. L’early game, avec ses ressources rares, peut frustrer, et le grind répétitif par zones lasse parfois, mais l’ensemble est addictif et profond. J’ai particulièrement apprécié la gestion du temps comme ressource à part entière : chaque décision de recherche ou d’expédition retarde la fuite face au soleil, et cette pression constante empêche de jamais se reposer entièrement sur ses acquis, même une fois la base stabilisée.




Un univers hostile et une narration qui touche au cœur
La planète de The Alters est un cauchemar gelé : plaines balayées par des tempêtes, bases abandonnées, grottes scintillantes de Rapidium. Le lore, dévoilé via des flashbacks et journaux audio, explore une catastrophe spatiale et les regrets de Jan, amplifiés par les Alters qui incarnent ses « what if ». La narration est un tour de force : chaque clone a une backstory – l’un est rongé par la perte, un autre par l’ambition – et leurs interactions, jalonnées de jalousies ou d’alliances, façonnent des drames humains. Vos choix moraux, comme prioriser un Alter ou sacrifier des ressources, mènent à des fins multiples, toutes percutantes. Cette mécanique du clonage sert d’ailleurs un propos plus large que le simple divertissement : elle interroge directement le poids des chemins non empruntés, et il est difficile de ne pas se surprendre à repenser ses propres choix de vie en observant Jan confronté, littéralement, à toutes les versions de lui-même qu’il aurait pu devenir.
L’exploration révèle des secrets (artefacts, bases ennemies) qui enrichissent le lore et motivent le New Game+. Le doublage français, signé Alex Jordan, est magistral, donnant une voix unique à chaque Alter malgré un seul acteur. L’OST, entre ambient sci-fi et crescendos dramatiques, sublime l’angoisse et l’espoir. Les conflits entre Alters, parfois répétitifs, et une légère linéarité dans les actes freinent un peu, mais l’émotion et la rejouabilité compensent largement. Un voyage introspectif qui marque.
Direction artistique et sonore : un sci-fi glacial somptueux
Propulsé par Unreal Engine 5, The Alters est une claque visuelle. Les tempêtes en ray-tracing, avec des particules de glace et des éclairs, captivent ; la base, organique et modulable, semble vivante ; les Alters, avec leurs animations expressives, respirent la personnalité. Les environnements, des déserts gelés aux labos en ruine, sont détaillés, bien que certaines textures secondaires soient moins soignées. Les effets (explosions, radiations) et le gore léger des combats aliens renforcent l’immersion.
La bande-son, tendue et atmosphérique, alterne silences oppressants et montées épiques, tandis que les bruitages – vents hurlants, machines grinçantes – plongent dans l’angoisse. Les performances sont solides sur PS5, PC et Xbox, avec des patchs rapides pour corriger les bugs de lancement (crashes, IA des Alters). Une démo sur Steam et une mise à jour gratuite (photo mode, mode Relax) ajoutent du confort. Un travail technique et artistique de haut vol, porté par un acteur qui parvient à nuancer suffisamment sa voix pour qu’on distingue instinctivement quel Alter s’exprime, sans jamais recourir à un effet de traitement audio grossier.
Points forts
- Concept de clonage narratif révolutionnaire
- Base-building vivant et chargé d’émotion
- Exploration risquée et immersive
- Choix moraux profonds et impactants
- Visuels next-gen et bande-son envoûtante
Points faibles
- Early game tendu et parfois frustrant
- Grind de ressources répétitif par zones
- Conflits entre Alters un peu redondants
- Bugs mineurs au lancement (patchés)
Mon avis
The Alters m’a scotché 25 heures dans son froid cosmique, entre la tension de survivre et l’émotion de confronter les « moi » alternatifs de Jan. 11 bit studios livre un survival base-builder unique, où chaque Alter est un miroir des regrets et espoirs, transformant la gestion en un drame humain. J’ai adoré explorer des grottes piégeuses, résoudre des crises entre clones et voir mes choix sculpter une fin déchirante. L’early game, avec ses ressources chiches, et le grind occasionnel m’ont testé, mais une fois la base lancée, c’est une machine à immersion. Comparé à Frostpunk, c’est plus intime et narratif ; face à RimWorld, plus cinématographique. À 29,99 € en promo (34,99 € sinon) ou via Game Pass, c’est un must sur PS5, PC et Xbox. C’est aussi l’un des rares survival récents où j’ai eu hâte de relancer une partie non pas pour optimiser un peu plus ma base, mais pour voir où mènerait un dialogue laissé en suspens la fois précédente. Un sci-fi introspectif qui questionne l’âme, pour son audace et son cœur.

The Alters
Explorez un jeu de science-fiction émouvant combinant de manière unique des éléments de survie, d'aventure et de construction de base. Aidez Jan Dolski, l'unique survivant d'une expédition spatiale malheureuse, à créer des versions alternatives de lui-même pour s'échapper d'une planète hostile et affronter ses tourments personnels avec cet équipage peu conventionnel.
Sortie : 13 juin 2025
Genres : Survie, Simulation
Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 20 h
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