Test du jeu Bears In Space
Bears In Space est un FPS indépendant aussi délirant que dynamique, développé par le petit studio Broadside Games et édité par Ravenscourt, filiale du groupe PLAION. Ce jeu combine action rapide, humour absurde et direction artistique rétro-futuriste dans un univers aussi barré qu’attachant. Le jeu revendique haut et fort son héritage : on y retrouve l’esprit de Serious Sam, de Timesplitters et de Ratchet & Clank, une filiation assumée jusque dans le rythme et la mise en scène. Accueilli plutôt chaleureusement par la critique à sa sortie, il a la réputation d’un jeu des années 2000 remis au goût du jour. Voici mon test complet de cette expérience unique.
- Sur quelles plateformes est disponible Bears In Space ?Le jeu est disponible sur PC via Steam, offrant une expérience FPS indépendante sur ordinateur.
- Quelle est la durée de vie estimée du jeu ?Bien que non précisée exactement, le jeu propose des niveaux intenses et nerveux qui suggèrent une durée de vie d'environ 6-8 heures, avec un potentiel de rejouabilité élevé grâce à son gameplay dynamique.
- Comment se caractérise le gameplay de Bears In Space ?Le gameplay est un FPS nerveux et jouissif, inspiré de classiques comme DOOM et Quake. Il se distingue par des contrôles fluides, un dash rapide, un double saut réactif, et un gunplay percutant avec des armes variées dans des arènes verticales et dynamiques.
- Quel est le verdict global sur Bears In Space ?Un FPS indépendant délirant et énergique, combinant un style graphique low-poly rétro, un humour absurde et un gameplay nerveux. Recommandé aux amateurs de FPS old-school avec une touche d'originalité et de folie.
Un pitch complètement barré
Dans Bears In Space, on incarne Maxwell Atoms, un ours humanoïde équipé d’un exosquelette, échappé d’une station spatiale gouvernée par une armée de robots déjantés. L’objectif ? Survivre, dézinguer tout ce qui bouge, et surtout… comprendre pourquoi on a transformé ton ours préféré en machine de guerre. Le scénario n’a évidemment aucune prétention : c’est un prétexte à enchaîner les niveaux et les gags, avec un compagnon IA bavard logé dans le cerveau du héros qui commente tout, se dispute avec lui et double la dose d’humour. L’ensemble part dans tous les sens — voyages dans le temps improbables, PNJ absurdes, ruptures de ton permanentes — et assume totalement son statut de série B vidéoludique. On adhère ou on décroche dès les premières minutes, mais le jeu ne cherche jamais à faire semblant d’être autre chose que ce qu’il est : une grosse récréation.




Un gameplay nerveux et jouissif
Bears In Space s’inspire clairement des grands classiques comme DOOM, Quake ou Serious Sam, mais avec un twist comique assumé. Le jeu repose sur un rythme effréné : on court, on saute, on explose des vagues d’ennemis à coup de fusils lasers, lames énergétiques ou roquettes guidées. Chaque niveau pousse à l’agilité et à la précision, avec des arènes bourrées de verticalité. La boucle est celle du FPS d’arène old-school : on entre dans une zone, les accès se ferment, des dizaines d’ennemis surgissent de partout, et il faut tourner sans arrêt en gérant le placement, les munitions et les capacités de mobilité. Le bestiaire est large et lisible, chaque ennemi a un comportement clair, et le jeu multiplie les modificateurs — adversaires explosifs, boucliers, tireurs à distance — pour forcer à changer d’arme en permanence. L’arsenal, une dizaine de pétoires aux effets bien distincts, se débloque progressivement et s’améliore via une monnaie ramassée sur les carcasses. Rien de neuf sur le papier, mais l’exécution est solide et la sensation de tir généreuse.
Les contrôles sont excellents : fluidité, dash rapide, double saut réactif. Le gunplay est percutant, chaque arme a un feeling propre, et les ennemis explosent dans une pluie de pixels avec un feedback sonore savoureux. On enchaîne les kills sans temps mort, ce qui rend le jeu parfait pour des sessions live très rythmées.
Un univers visuel déjanté
Graphiquement, le style low-poly volontairement rétro colle parfaitement à l’ambiance loufoque. Les couleurs sont vives, les ennemis absurdes (pense à des aspirateurs géants, des robots-chats ou des drones cow-boys), et les décors vont du laboratoire spatial au désert lunaire infesté de pièges mécaniques. On sent une vraie volonté artistique, entre hommage au pixel art et design cartoon post-apo. Le choix du low-poly n’est pas qu’esthétique : il garde l’image lisible même quand l’écran déborde d’ennemis et d’effets, ce qui est vital dans un jeu aussi frénétique. Les environnements changent régulièrement d’ambiance — station clinquante, far west spatial, niveaux rétro qui imitent une vieille console — et cette variété évite la lassitude sur une durée de vie qui tourne autour de huit à dix heures. Techniquement, le jeu reste léger et tourne sans peine sur des configurations modestes, avec seulement quelques baisses de fluidité dans les affrontements les plus chargés et des temps de chargement un peu longs entre les sections.
Une narration par l’absurde
Ne cherche pas une intrigue profonde. Ici, c’est le délire qui prime. Les dialogues sont souvent hilarants, truffés de références geek et de punchlines absurdes. Les PNJ sont volontairement caricaturaux, les quêtes secondaires surréalistes, et tout semble sorti de l’imagination d’un enfant qui aurait regardé trop de dessins animés des années 90 en buvant du soda galactique. Et ça fonctionne ! L’écriture assume un humour de vanne permanente, plus proche du cartoon adulte que du trait d’esprit fin, et le rythme des blagues est suffisamment soutenu pour que, même quand une vanne tombe à plat, la suivante arrive vite. Le doublage anglais y est pour beaucoup : les comédiens surjouent volontairement, le duo ours / IA fonctionne bien, et certains PNJ sont mémorables sur une seule réplique. En revanche, tout passe par l’anglais — sous-titres français inclus mais parfois approximatifs — et une partie des références risque de tomber à côté pour qui n’a pas grandi avec la culture geek anglo-saxonne des années 90 et 2000.
Level design et rejouabilité
Chaque niveau est une nouvelle arène de chaos. On y trouve souvent plusieurs chemins, des zones secrètes, des défis de plateforme et des bonus cachés. Certains niveaux sont des “arenas” pures, d’autres mêlent exploration, pièges et puzzles légers. La courbe de difficulté est bien pensée, avec un crescendo final très intense. Et bonne nouvelle : plusieurs modes de difficulté et challenges à débloquer garantissent une bonne rejouabilité. Les collectibles sont nombreux — améliorations d’armes, skins, objets à débloquer — et bien planqués, ce qui donne envie de fouiller les niveaux au lieu de foncer vers la sortie. Le jeu propose aussi des défis de score et de temps une fois la campagne terminée, ainsi qu’un mode difficile qui rebat sérieusement les cartes. Le crescendo final mérite d’être souligné : les derniers niveaux empilent les vagues, les boss et les gimmicks au point de devenir un vrai test d’endurance, dans le bon sens du terme. Ce n’est pas un jeu qui se rejoue indéfiniment, mais il offre largement de quoi y revenir une seconde fois.
Ambiance sonore et OST électro-épique
La bande-son est électrisante, oscillant entre dubstep spatial et rock rétro-futuriste. Elle s’adapte parfaitement à l’intensité des combats. Les bruitages sont volontairement exagérés, renforçant le côté parodique. On notera aussi les voix des personnages, volontairement surjouées, qui ajoutent une vraie identité au titre. La musique monte d’un cran dès qu’une arène se verrouille et retombe une fois la zone nettoyée, un procédé classique mais efficace qui aide à ressentir la fin d’un affrontement. Les pistes ne marquent pas durablement une fois la manette posée, mais elles font exactement le travail attendu pendant l’action : donner de l’énergie et du nerf sans jamais couvrir les bruitages, eux très lisibles.
Points forts
- Gameplay ultra dynamique façon old-school modernisé
- Univers complètement déjanté et rafraîchissant
- Style visuel cohérent et attachant
- Humour omniprésent et assumé
- Parfait en live, avec beaucoup d’interactions possibles avec le public
Points faibles
- Peu de variété d’objectifs (tuer, encore tuer)
- Certains niveaux peuvent sembler répétitifs
- Humour qui ne plaira pas à tout le monde
- Absence de vrai mode coop ou multijoueur
Mon avis
Bears In Space est une vraie bouffée d’air frais pour les fans de FPS nerveux et d’univers loufoques. Il ne révolutionne pas le genre, mais il en réveille l’esprit le plus fun. Si tu aimes les vibes de High On Life ou les sensations de DOOM avec une couche de comédie absurde, fonce. C’est un excellent choix pour du stream fun, interactif et rythmé. Pas besoin de réfléchir, juste besoin de s’éclater. Et ça, c’est parfois tout ce qu’on demande d’un bon jeu indé.
Il faut quand même poser les limites : l’humour tourne parfois à vide, quelques niveaux traînent en longueur, et l’absence de doublage français prive une partie du public d’une bonne moitié du sel du jeu. La technique, sans être problématique, trahit les moyens d’un studio modeste. Mais pour son prix, Bears In Space offre une campagne généreuse, un gunfeel qui tient la route et une personnalité qu’on ne croise pas tous les jours. C’est le genre de FPS qu’on lance sans arrière-pensée après une grosse production plus sérieuse, et qui remplit parfaitement ce rôle — d’autant plus en live, où son côté outrancier et ses vannes constantes donnent matière à réagir en permanence avec le chat.

Bears In Space
Libérez votre ours intérieur dans ce FPS bullet-hell débordant ! Embarquez pour une aventure rétro-futuriste farfelue et détruisez des robots assoiffés de pétrole avec un arsenal extravagant. Transformez-vous en ours, maîtrisez des pouvoirs uniques et embrassez l'action rapide et absurde de Bears in Space !
Sortie : 22 mars 2024
Genres : FPS, Plateforme, Shooter
Plateformes : PC (Microsoft Windows)
Durée moyenne : 12 h
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