Test du jeu Suicide Squad: Kill the Justice League

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Suicide Squad: Kill the Justice League nous plonge dans un Metropolis en ruines, ravagé par la corruption mentale de ses plus grands héros. Rocksteady revisite l’univers DC avec un ton résolument irrévérencieux et explosif, où l’équipe la plus instable du comics affronte les plus puissants justiciers.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelle plateforme peut-on jouer à Suicide Squad: Kill the Justice League ?Le jeu est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC. Il est exclusivement conçu pour les consoles next-gen et nécessite des configurations récentes.
  • Quelle est la durée de vie estimée du jeu ?La durée de vie principale est estimée entre 15-20 heures, mais dépend fortement du contenu endgame et des modes coopératifs. La rejouabilité repose principalement sur les missions multijoueurs et le développement des personnages.
  • Comment fonctionne le gameplay de Suicide Squad: Kill the Justice League ?C'est un TPS coopératif où vous pouvez incarner Harley Quinn, Deadshot, King Shark ou Boomerang. Chaque personnage possède un style de déplacement unique et des compétences distinctes. Le jeu met l'accent sur des combats dynamiques et des affrontements spectatulaires contre les membres corrompus de la Justice League.
  • Quel est le verdict global sur le jeu ?Rocksteady livre un jeu irrévérencieux et explosif qui respecte l'esprit des comics Suicide Squad. Malgré quelques faiblesses comme une structure de missions répétitive, le jeu offre des combats dynamiques, des boss fights mémorables et une expérience coopérative bien pensée.

Un carnage coopératif… sous haute tension

Ici, pas de discrétion ni de cape : on contrôle Harley Quinn, Deadshot, King Shark ou Boomerang dans un TPS frénétique et aérien, où chaque personnage possède un style de déplacement unique. Le système de tir est efficace, les enchaînements spectaculaires, et la mise en scène n’a rien à envier à un blockbuster hollywoodien.

Chaque affrontement contre les membres de la Justice League est un événement. Flash, Batman, Green Lantern… tous sont devenus des menaces terrifiantes à neutraliser dans des combats de boss dantesques.

Suicide Squad: Kill the Justice League
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Quatre styles de déplacement, quatre philosophies de jeu

L’un des grands soins apportés par Rocksteady réside dans la différenciation radicale des quatre membres jouables de l’escouade : Harley Quinn se déplace grâce à une tyrolienne rétractable qui lui permet de s’accrocher à n’importe quelle structure verticale, Deadshot utilise un jetpack pour planer au-dessus des toits de Metropolis, Captain Boomerang se téléporte par bonds successifs façon éclair, tandis que King Shark, le plus massif du groupe, avance en bondissant et en écrasant tout sur son passage. Ces quatre approches de la mobilité transforment radicalement la lecture du champ de bataille selon le personnage choisi, bien au-delà d’un simple changement d’apparence ou de statistiques.

Cette diversité de déplacement s’accompagne d’arsenaux et de capacités spéciales tout aussi distincts, ce qui pousse les joueurs en coopération à composer une équipe complémentaire plutôt que quatre variantes interchangeables du même archétype de tireur. La verticalité de Metropolis, largement exploitée par le level design, tire pleinement parti de cette diversité en proposant des arènes de combat qui encouragent à exploiter les airs autant que le sol.

Brainiac et la corruption de la Justice League, un twist qui assume son concept

Le postulat de départ du jeu, voir l’escouade la plus instable de l’univers DC affronter Batman, Superman ou Flash placés sous le contrôle mental de Brainiac, aurait pu sembler être un simple prétexte marketing pour justifier des combats de boss spectaculaires. Rocksteady prend cependant le temps de développer cette prémisse à travers une écriture qui n’épargne aucun tabou, entre l’humour noir caractéristique du Squad et des moments de tension réelle lorsque les héros habituellement protecteurs deviennent des menaces implacables à neutraliser sans ménagement.

Chaque affrontement contre un membre corrompu de la Justice League est mis en scène comme un événement narratif à part entière, avec des dialogues spécifiques qui exploitent la alchimie explosive entre les membres de l’escouade et leur cynisme habituel face à des adversaires qu’ils admiraient auparavant. Cette tension entre irrévérence et gravité constitue l’une des identités les plus fortes du titre, fidèle à l’esprit des comics Suicide Squad dont il s’inspire directement.

Un jeu-service qui a cherché sa formule après le lancement

À sa sortie, le jeu a suscité des débats importants sur son format de jeu-service, avec un contenu endgame axé sur la répétition de missions et un système de butin qui a évolué significativement au fil des mises à jour successives publiées par Rocksteady. Ces ajustements post-lancement, entre simplification de la progression et ajout de contenu narratif saisonnier mettant en scène d’autres figures emblématiques de l’univers DC, ont permis au titre de gagner en cohérence par rapport à son état initial, sans pour autant dissiper entièrement les critiques adressées à sa structure de contenu répétitive.

L’héritage complexe des Batman Arkham, un poids à porter

Difficile d’évoquer Suicide Squad: Kill the Justice League sans mentionner le poids de l’héritage de Rocksteady, studio à l’origine de la trilogie Batman Arkham considérée par beaucoup comme la référence absolue du jeu de super-héros. Ce contexte a inévitablement nourri des attentes considérables, d’autant plus que le jeu confirme la mort du Chevalier Noir, un choix scénaristique radical qui a suscité de vives réactions parmi les fans les plus attachés au personnage établi par les précédents titres du studio.

Ce virage assumé vers un ton plus déjanté et un format de service en ligne, aux antipodes de l’expérience solo narrative des Arkham, a constitué un pari risqué pour le studio londonien. Si le résultat divise sur la forme, il faut reconnaître à Rocksteady le courage d’avoir tenté quelque chose de radicalement différent plutôt que de simplement décliner sa formule éprouvée, une prise de risque suffisamment rare dans l’industrie pour être soulignée, même quand le résultat final ne rencontre pas l’unanimité.

Graphismes et ambiance sonore

Visuellement, le Metropolis dévasté par l’invasion de Brainiac impressionne par son échelle et sa cohérence urbaine, entre gratte-ciels éventrés et technologie extraterrestre qui envahit progressivement le paysage de la ville au fil de la campagne. Cette direction artistique, héritière du savoir-faire de Rocksteady acquis sur la trilogie Batman Arkham, transpose efficacement l’esthétique DC dans un cadre urbain à ciel ouvert bien plus vaste que les productions précédentes du studio.

Les doublages, portés par un casting vocal solide qui capture parfaitement l’énergie chaotique de chaque membre de l’escouade, contribuent grandement à l’identité comique et décalée du titre. La bande-son, dynamique lors des affrontements et plus atmosphérique en phase d’exploration, accompagne efficacement le ton résolument spectaculaire recherché par les développeurs.

Points forts

  • Ambiance irrévérencieuse fidèle aux comics Suicide Squad.
  • Combats dynamiques et spectaculaires.
  • Boss fights impressionnants contre des héros iconiques.
  • Gameplay coopératif bien pensé et équilibré.

Points faibles

  • Structure de missions un peu répétitive.
  • Durée de vie dépendante du contenu endgame.
  • Certains dialogues trop forcés dans l’humour.

Mon avis

Suicide Squad: Kill the Justice League propose une expérience explosive et rafraîchissante dans l’univers DC, loin des classiques capés. Rocksteady bouscule les codes avec un gameplay rapide, vertical et coopératif, idéal pour les sessions entre amis. Malgré quelques répétitions, la folie contagieuse du Squad fonctionne.

Une virée chaotique au cœur du chaos super-héroïque !

Ce qui m’a le plus surpris en découvrant ce titre, c’est à quel point la différenciation entre les quatre personnages jouables dépasse le simple habillage cosmétique habituel du genre. Passer de la tyrolienne d’Harley Quinn au jetpack de Deadshot change véritablement la façon d’aborder chaque arène de combat, ce qui donne une vraie replay value à l’expérience coopérative entre amis.

Les affrontements contre les membres corrompus de la Justice League restent, sans surprise, les moments forts de l’aventure : voir Batman ou Flash transformés en menaces à abattre procure une sensation de spectacle rare, portée par une mise en scène qui n’a effectivement rien à envier à un blockbuster de studio hollywoodien.

La principale réserve concerne bien la structure de jeu-service, dont le contenu répétitif en fin de progression a été largement critiqué à la sortie. Les mises à jour successives ont depuis amélioré cet aspect, mais le titre reste avant tout recommandable pour son expérience narrative et coopérative de base plutôt que pour une progression à très long terme, une nuance importante à garder en tête avant de s’y investir pleinement.

Pour qui aborde ce titre entre amis, en connaissance de cause sur son format de jeu-service, l’expérience coopérative de base reste suffisamment généreuse et spectaculaire pour justifier quelques soirées bien remplies, même si la comparaison inévitable avec la trilogie Arkham continuera longtemps de peser sur la réception critique de cette proposition résolument différente.

Suicide Squad: Kill the Justice League

Suicide Squad: Kill the Justice League

Suicide Squad: Kill the Justice League est un jeu de tir d'action-aventure développé par Rocksteady Studios. Se déroulant à Metropolis, les joueurs contrôlent Harley Quinn, Deadshot, Captain Boomerang et King Shark alors qu'ils affrontent la Justice League lavée de cerveau sous le contrôle de Brainiac. Le jeu propose des combats à la troisième personne, l'exploration d'un monde ouvert et des éléments de service en direct.

Sortie : 2 février 2024

Genres : TPS, Shooter, Coopératif

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 12 h

Note du jeu : Suicide Squad: Kill the Justice League

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7

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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