Test du jeu The Sinking City 2

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The Sinking City 2 est un survival horror à la troisième personne développé et publié par le studio ukrainien Frogwares, sorti le 18 août 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S à 49,99 €. On y incarne Calvin Rafferty, un aventurier de l’occulte débarqué à Arkham, la ville du Massachusetts engloutie par des eaux surnaturelles déjà entrevue dans le premier épisode, pour arracher sa compagne Faye Bennett à un sommeil sans fin après qu’un rituel de rêve a mal tourné. Sept ans après l’original, Frogwares change franchement de formule : fini l’enquête ouverte au centre du jeu, place à un survival horror assumé, où l’exploration et la déduction ne sont plus que le fil qui relie les affrontements. Le studio ukrainien a traversé, entre les deux épisodes, une période particulièrement difficile pour son pays et pour son activité, ce qui rend l’ampleur technique de cette suite d’autant plus remarquable — Frogwares a continué à produire malgré des conditions que peu de studios occidentaux ont eu à affronter.

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  • Quel est le genre et la date de sortie de The Sinking City 2 ?The Sinking City 2 est un survival horror à la troisième personne développé par le studio ukrainien Frogwares, sorti le 18 août 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S au prix de 49,99 €.
  • Qui incarne-t-on dans The Sinking City 2 et quel est l'objectif principal ?On incarne Calvin Rafferty, un occultiste séduisant qui débarque à Arkham pour sauver sa compagne Faye Bennett, piégée dans les Dreamlands après qu'un rituel de rêve ait mal tourné. Toute la quête repose sur cette relation et cette urgence.
  • Quels changements majeurs Frogwares a-t-il apportés par rapport au premier jeu ?Sept ans après l'original, Frogwares abandonne la formule d'enquête ouverte pour privilégier un survival horror assumé. L'exploration et la déduction deviennent secondaires et ne servent que de fil conducteur entre les affrontements.
  • Quel est le principal reproche adressé au jeu concernant le gameplay ?L'équilibrage du survival horror est trop frustrant même en difficulté normale : les armes sont faibles, les munitions limitées, les mouvements de Calvin lents, et les mécaniques de combat (rechargement, visée, coup de pied) manquent de précision, transformant certains affrontements en accidents de lisibilité.

Arkham et les Dreamlands, une histoire qui tient ses promesses

Calvin Rafferty n’est pas un privé désabusé comme Charles Reed dans le premier jeu : c’est un occultiste séduisant, plus à l’aise avec le surnaturel qu’avec une arme à feu, et toute sa quête tient à une seule chose, sauver Faye, piégée dans les Dreamlands par le rituel qui a mal tourné. Cette relation porte tout le récit, et elle fonctionne : le doublage vend aussi bien la complicité du couple que l’urgence qui pousse Calvin à s’enfoncer toujours plus loin dans une Arkham à moitié engloutie, entre bâtiments à moitié submergés et poches de rêve qui déforment la réalité.

L’ambiance lovecraftienne, la vraie force du premier jeu, est toujours là et elle est même renforcée : les incursions dans les Dreamlands cassent la géométrie de la ville, les visions de Calvin brouillent la frontière entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, et l’écriture ne triche jamais sur le ton — c’est sombre, ça reste cohérent du début à la fin, et ça ne verse jamais dans le grand-guignol gratuit.

L’action se situe en 1929, quelques années après les événements du premier jeu, et Frogwares en profite pour approfondir la mythologie propre à sa version d’Arkham plutôt que de se contenter de recycler les figures les plus connues de Lovecraft. Les Dreamlands, à peine esquissés dans le premier épisode, deviennent ici un vrai second terrain de jeu, avec leurs propres règles de logique déformée — un décor qui ne ressemble à rien croisé dans le premier Sinking City.

Créature mi-femme mi-poisson suspendue par des cordes sur une scène éclairée en rouge dans The Sinking City 2
Calvin Rafferty face à une femme enchaînée à l'allure inquiétante dans un lieu sombre et lugubre du jeu
Calvin face à des rails lumineux tordus s'élevant vers le ciel, dans un paysage déformé typique des Dreamlands

Le virage survival horror, un cran trop loin même en normal

Frogwares l’a annoncé sans détour avant la sortie : cette fois, c’est le survival horror qui prime, l’enquête et l’exploration passent en soutien. Le problème n’est pas le principe — un Sinking City qui assume la survie a du sens — mais son réglage. Plusieurs passages du jeu imposent des armes faméliques face à des ennemis qui encaissent comme des morts-vivants, avec des munitions comptées au strict minimum, et ça reste vrai même en difficulté normale. Ce ne sont pas des pics isolés : ce sont des séquences entières où l’équilibrage bascule du côté de la frustration plutôt que de la tension.

Le geste lui-même n’aide pas. Les déplacements de Calvin sont lents, le rechargement prend son temps sans que la mise en scène le justifie, la course a un temps de latence qui coûte cher au moment où il faudrait fuir vite. Le coup de pied censé repousser un ennemi au corps-à-corps et la visée elle-même ratent leur cible plus souvent qu’ils ne devraient, ce qui transforme des affrontements qui auraient pu être tendus en accidents de lisibilité pure. C’est le seul vrai reproche à faire au jeu, mais il revient assez souvent pour ternir un ensemble par ailleurs très réussi.

Prise en main et accessibilité

La prise en main reprend les fondamentaux du survival horror à la troisième personne : déplacement, visée, inventaire limité, gestion de l’encombrement entre munitions, soins et objets de quête. Rien de dépaysant si l’on a déjà touché un Resident Evil ou un Alan Wake, ce qui permet de se concentrer rapidement sur l’exploration plutôt que sur l’apprentissage des commandes.

Le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté classiques, mais comme le souligne la partie précédente, même le mode normal impose des contraintes de munitions et de dégâts sévères — ce qui laisse peu de marge à un joueur qui découvrirait le genre pour la première fois. Les options d’accessibilité restent limitées à l’essentiel : sous-titres, remappage des touches, quelques réglages de caméra, sans les aides au visée ou à l’esquive que d’autres productions du même budget proposent désormais.

Durée de vie et rejouabilité

Comptez une quinzaine d’heures pour l’histoire principale en explorant raisonnablement Arkham et ses Dreamlands, davantage si l’on s’attarde sur les éléments d’enquête annexes qui subsistent malgré le virage vers l’action. C’est un format généreux pour le genre, plus proche d’un survival horror ambitieux que d’un jeu d’action calibré pour huit heures.

La rejouabilité s’appuie sur un New Game+ disponible dès la fin de la première partie, qui conserve l’équipement accumulé — un choix qui permet de revivre l’histoire de Calvin et Faye sans repartir de zéro, et qui atténue justement une partie de la frustration liée à la pénurie de munitions en première traversée.

Graphismes et ambiance sonore

Sous Unreal Engine 5, Arkham noyée est spectaculaire : reflets sur l’eau stagnante, architecture des années 1920 rongée par l’humidité et les algues, poches de Dreamlands qui plient les perspectives tout en conservant leur lisibilité. C’est un bond technique très net par rapport au premier épisode, et l’un des jeux les plus soignés visuellement que Frogwares ait produits.

Le son fait le reste du travail : clapotis, murmures venus des profondeurs, respiration oppressée de Calvin dans les passages les plus tendus. Le doublage, en particulier l’alchimie entre Calvin et Faye, est un des points les plus salués du jeu, et à raison — la romance motive vraiment chaque décision du personnage, elle n’est pas qu’un prétexte de scénario. La bande-son orchestrale sait aussi se taire au bon moment, laissant le silence et les bruits d’eau porter seuls la tension dans les passages d’exploration les plus calmes.

Points forts

  • La relation entre Calvin et Faye, portée par un excellent doublage
  • Une Arkham engloutie magnifique sous Unreal Engine 5
  • Une ambiance lovecraftienne renforcée par les incursions dans les Dreamlands
  • Une identité sonore oppressante qui porte la tension sans forcer le trait

Points faibles

  • Un virage survival horror trop brutal, même en difficulté normale
  • Des passages entiers avec des armes faméliques et une pénurie de munitions mal réglée
  • Des déplacements, un rechargement et une course trop lents pour le rythme imposé
  • Un coup de pied et une visée peu fiables, qui ratent leur cible trop souvent

Mon avis

The Sinking City 2 est un excellent titre, et c’est important de le dire avant le reste : l’histoire de Calvin et Faye est prenante, l’Arkham engloutie est superbe, et l’ambiance lovecraftienne tient toutes ses promesses.

Mais le virage survival horror voulu par Frogwares est allé un cran trop loin — même en normal, certains passages imposent des armes de misère et une pénurie de munitions qui basculent dans la frustration pure, aggravée par des mouvements, un rechargement et une course trop lents, et par un coup de pied comme une visée qui ratent leur cible plus souvent qu’ils ne devraient.

C’est dommage, parce que sans ce déséquilibre le jeu aurait mérité une note encore plus haute — tout le reste, de l’écriture à la direction artistique, se situe clairement au-dessus de la moyenne du genre. Le New Game+ disponible dès le premier générique de fin est une bonne nouvelle si l’on voudrait revivre l’histoire avec un équipement déjà constitué, sans effacer complètement le problème de réglage de la première traversée.

Ça reste une très bonne pioche si l’on aime Lovecraft et le survival horror, à condition d’accepter quelques passages franchement irritants.

The Sinking City 2

The Sinking City 2

The Sinking City 2 est un voyage terrifiant lovecraftien, alimenté par Unreal Engine 5. Vivez un survival horror à couper le souffle en explorant la ville inondée d'Arkham et en combattant des monstres eldritches au-delà de la compréhension humaine.

Sortie : 18 août 2026

Genres : Survie, TPS, Enquête

Plateformes : Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 15-20 h

Note du jeu : The Sinking City 2

Un homme fait face à des rails lumineux courbés s'élevant dans un ciel brumeux, entouré de débris flottants et d'arbres mortsCapture d'écran 2 sur 3 du jeu The Sinking City 2 — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu The Sinking City 2 — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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