Test du jeu Onimusha: Way of the Sword

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CHOIX DE LA RÉDACTION

Onimusha: Way of the Sword est un hack’n’slash à la troisième personne développé et publié par Capcom, sorti le 4 septembre 2026 sur PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2, au prix de 69,99 €. Vingt ans après le dernier épisode canonique, la saga revient avec un nouveau héros, Miyamoto Musashi, propulsé dans un Kyoto du début de l’ère Edo rongé par un miasme démoniaque. Après avoir bouclé l’aventure principale et une bonne partie du contenu annexe, difficile de ne pas y voir un pur régal : Capcom signe un retour aussi maîtrisé que celui du remaster d’Onimusha 2, mais avec l’ambition d’une vraie création originale plutôt que d’une simple relecture. Voici mon test complet de cette aventure intense.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Quand sort Onimusha: Way of the Sword et sur quelles plateformes ?Onimusha: Way of the Sword est sorti le 4 septembre 2026 sur PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2, au prix de 69,99 €.
  • Quel est le système de combat principal du jeu ?Le cœur du gameplay repose sur un triptyque parade/esquive/riposte très lisible. Parer au bon moment désarme l'ennemi et remplit la jauge Blaze, l'esquive réflexe remplit une jauge séparée, et l'Issen est une contre-attaque parfaite capable d'exécuter un Genma mineur d'un seul geste. Les fenêtres de timing sont généreuses sans être permissives.
  • Qui est le héros principal et combien de temps s'est écoulé depuis le dernier épisode ?Le héros principal est Miyamoto Musashi, le plus célèbre épéiste de l'histoire du Japon, réimaginé en porteur du Gantelet Oni. Le jeu revient 20 ans après le dernier épisode canonique de la saga.
  • Quel est le contexte et l'ambiance du jeu ?L'action se déroule à Kyoto au début de l'ère Edo, rongée par un miasme démoniaque. Musashi cherche sa propre raison de se battre autant qu'il combat les hordes de Genma qui dévorent la ville, entouré d'alliés bien écrits comme Yagyu Munenori, maître du style Shinkage-ryu.

Un système de parade et d’esquive d’une lisibilité rare

Le cœur du gameplay repose sur un triptyque parade/esquive/riposte d’une clarté qui tranche avec beaucoup de productions du genre. Parer une attaque au bon moment fait basculer Musashi dans une posture qui désarme l’ennemi pendant quelques précieuses secondes, et enchaîner les parades remplit la jauge Blaze : une fois pleine, elle déclenche l’état Blazing, qui amplifie les dégâts infligés et encaissés tout en accordant des âmes supplémentaires. L’esquive suit la même logique de fenêtre de timing : la déclencher au moment exact d’une attaque produit une Esquive Réflexe, un mouvement chorégraphié qui remplit une jauge Réflexe séparée. Et au sommet de cette pyramide de systèmes trône l’Issen, la contre-attaque parfaite : frapper dans la fraction de seconde où le coup adverse va vous toucher déclenche une riposte instantanée capable d’exécuter un Genma mineur d’un seul geste.

Ce qui frappe le plus, c’est le calibrage. Les fenêtres de parade et d’esquive sont généreuses sans être permissives : le jeu vous laisse le temps de lire une attaque, de comprendre sa portée et son timing, avant d’exiger la réaction. Rien de la lecture au pixel près qui rend certains action-RPG punitifs illisibles si l’on n’a pas mémorisé chaque animation par cœur. Prendre le jeu en main est agréable dès les premières minutes, et parcourir l’aventure n’exige jamais de sacrifier la compréhension du combat à sa vitesse d’exécution — un équilibre qui n’est pas si courant dans le genre.

Capture d'écran 1 sur 3 du jeu Onimusha: Way of the Sword — test et critique sur RogueH24
Capture d'écran 2 sur 3 du jeu Onimusha: Way of the Sword — test et critique sur RogueH24
Capture d'écran 3 sur 3 du jeu Onimusha: Way of the Sword — test et critique sur RogueH24

Miyamoto Musashi et une bande de compagnons attachante

Le choix de Miyamoto Musashi comme protagoniste est habile : le plus célèbre épéiste de l’histoire du Japon, ici réimaginé en porteur du Gantelet Oni, cherchant sa propre raison de se battre autant qu’il combat les hordes de Genma qui dévorent la ville. Le personnage a du répondant, une vraie présence à l’écran, loin du héros muet ou de l’archétype torturé sans relief. Autour de lui gravite une poignée d’alliés bien écrits : la mystérieuse Oni Lady, Ono no Takamura, Izumo no Okuni, et surtout Yagyu Munenori, maître du style Shinkage-ryu et haut dignitaire du shogunat, qui fait office de mentor et de fil rouge narratif. Chacun a son passé, ses motivations propres, et leurs apparitions ponctuent l’aventure sans donner l’impression de personnages de remplissage plaqués pour meubler les temps morts.

C’est un plaisir de recroiser ces têtes à chaque chapitre, d’autant que leurs échanges avec Musashi apportent une respiration bienvenue entre deux affrontements contre les Genma. On est loin d’une distribution jetable : ces compagnons donnent au récit une épaisseur humaine qui ancre l’aventure dans autre chose qu’une simple succession de boss à vaincre.

Un Japon féodal ravagé par les Genma

La direction artistique est magnifique. Ce Kyoto du début de l’ère Edo, englouti par un miasme qui déforme la réalité et fait naître les Genma, puise directement dans l’iconographie du Japon traditionnel : temples envahis par une brume surnaturelle, jardins zen dévastés, palais impériaux rongés par une corruption organique. La saga Onimusha a toujours été ancrée dans l’époque Sengoku, cet âge des provinces en guerre qui a fourni son terreau visuel à toute la franchise depuis le tout premier épisode sur PS2, et ce nouvel opus honore cet héritage sans se contenter de le recycler.

C’est précisément ce genre de soin apporté au décor et à l’histoire qui fait de ce jeu une pièce à avoir dans son backlog, même si l’on n’est pas un adepte inconditionnel du hack’n’slash exigeant : au-delà du gameplay, il y a une vraie valeur de culture vidéoludique à traverser cette relecture d’un pan du folklore japonais que peu de studios occidentaux osent aborder avec ce niveau de rigueur historique et esthétique.

Le Dynamic Dismemberment System, nouvelle signature de la saga

Capcom a poussé son RE Engine dans ses retranchements pour ce projet : les ingénieurs du moteur ont dû concevoir un nouveau système spécifiquement pour Way of the Sword, le Dynamic Dismemberment System, qui permet à Musashi de trancher les Genma en plusieurs morceaux de façon dynamique — chair qui se déchire, membres qui volent, décapitations qui s’enchaînent selon l’angle et la puissance du coup porté. Ce n’est pas un simple effet gore gratuit : la lisibilité du combat y gagne aussi, puisque voir un ennemi perdre un bras change concrètement son pattern d’attaque et signale visuellement les dégâts infligés sans avoir à fixer une barre de vie.

Le RE Engine, déjà éprouvé sur des productions aussi différentes que les remakes Resident Evil ou Dragon’s Dogma 2, fait une fois de plus du bon, beau boulot : la fluidité ne faiblit jamais, même dans les affrontements les plus chargés en effets de particules et en ennemis à l’écran, et le moteur encaisse sans broncher l’ajout de ce système de démembrement pourtant coûteux en calcul.

Face à la concurrence actuelle du genre

Le retour d’Onimusha arrive dans un rayon particulièrement encombré du côté de l’action samouraï. Face à Nioh 3, la comparaison est presque inévitable tant les deux jeux partagent cette exigence de timing serré, mais Way of the Sword mise sur une lisibilité plus généreuse et une mise en scène plus cinématographique là où la série de Team Ninja pousse davantage vers la punition systémique et la personnalisation du build. Face à Ghost of Tsushima, la différence de format saute aux yeux : pas de monde ouvert ici, mais une progression linéaire par chapitres qui resserre le rythme et évite toute dilution du gameplay dans du remplissage.

Rise of the Ronin reste sans doute le plus proche par son ambition de mêler action exigeante et narration historique japonaise, mais Way of the Sword conserve l’identité propre de la saga Onimusha — ce Gantelet Oni, cette absorption d’âmes, ces Genma reconnaissables entre mille — plutôt que de se fondre dans les codes génériques du genre. C’est un retour qui sait d’où il vient sans pour autant se reposer sur la seule nostalgie.

Graphismes et ambiance sonore

Visuellement, Way of the Sword est une réussite quasi totale. Les textures de bois brûlé, les tissus qui ondulent au vent, les particules de miasme qui rampent au sol composent des tableaux d’une densité impressionnante, et l’éclairage dynamique du RE Engine sublime chaque temple en ruine comme chaque affrontement nocturne sous la pluie. Les modèles de personnages, Musashi en tête, sont d’un niveau de détail qui n’a rien à envier aux plus grosses productions du studio. Sur consoles comme sur PC, la fluidité reste au rendez-vous, y compris sur Switch 2 où le moteur s’en sort remarquablement bien compte tenu de la puissance disponible.

Côté son, la partition mêle instrumentation traditionnelle japonaise et percussions plus modernes pour souligner la tension des affrontements, tandis que les bruitages de lame, d’acier qui rencontre la chair ou l’armure, participent directement à la lisibilité du combat évoquée plus haut : on entend une parade réussie avant même de la voir confirmée à l’écran. Le jeu propose un doublage français en plus de la version japonaise sous-titrée, et la VF s’en sort avec les honneurs : elle sert parfaitement le charisme du casting, sans sonner en retrait face à l’original.

Points forts

  • Système de parade/esquive/Issen d’un calibrage exemplaire
  • Musashi et ses compagnons, bien écrits et attachants
  • Direction artistique somptueuse, ancrée dans le Japon traditionnel
  • Dynamic Dismemberment System spectaculaire et lisible
  • RE Engine solide sur toutes les plateformes, Switch 2 comprise

Points faibles

  • Certains mini-boss reviennent un peu trop souvent en fin de parcours
  • Un pic de difficulté qui peut sembler artificiel en milieu-fin de jeu
  • Une exigence de timing qui peut rebuter les non-habitués du genre

Mon avis

Onimusha: Way of the Sword est un pur régal, encore une fois merci Capcom. Ce retour de la saga après vingt ans d’absence aurait pu se contenter de surfer sur la nostalgie ; il choisit au contraire de construire une aventure intense et personnelle autour d’un Musashi charismatique, entouré de compagnons qu’on prend plaisir à retrouver à chaque chapitre. C’est le genre de casting qui donne envie de connaître le fin mot de chaque histoire secondaire plutôt que de foncer tête baissée vers le boss suivant.

Sur le plan de la prise en main, tout fonctionne. Le timing de parade et d’esquive est bien réglé, lisible, et laisse le temps de réfléchir avant de réagir plutôt que d’exiger une mémorisation par cœur de chaque pattern ennemi : un calibrage excellent, qui rend chaque combat gratifiant sans virer à la frustration gratuite. C’est agréable à jouer du premier au dernier chapitre, et parcourir cette aventure ne s’est pas transformé en corvée, même dans ses passages les plus exigeants.

La direction artistique, magnifique du début à la fin, plonge dans un Japon traditionnel rendu avec un vrai respect pour son iconographie, et le RE Engine fait une fois de plus du bon, beau boulot pour donner corps à cette ambition visuelle. Ajoutez à cela un Dynamic Dismemberment System qui transforme chaque affrontement en spectacle sans sacrifier la lisibilité, et vous obtenez une production qui sait où elle va.

Au-delà du plaisir de jeu, c’est aussi un titre à avoir dans son backlog pour sa culture vidéoludique : peu de sagas peuvent se targuer d’un tel ancrage dans le folklore et l’histoire japonaise, et ce nouvel épisode honore cet héritage sans s’endormir dessus. Un retour magistral, et l’un des jeux qui m’auront le plus marqué cette année.

Onimusha: Way of the Sword

Onimusha: Way of the Sword

Combattez à travers des champs de bataille ensanglantés d'intenses combats à l'épée. Explorez la capitale historique japonaise de Kyoto à l'époque d'Edo, tordue par des nuages malveillants de Malice. Chaque étape est enveloppée de mystère, de danger et d'intrigue. Affrontez des monstruosités de l'underworld connues sous le nom de Genma dans un conte de dark fantasy. Suivez l'histoire d'un samouraï qui manie le Oni Gauntlet, un artefact mystique qui confère à son porteur le pouvoir de tuer les Genma. À travers des combats brutaux et ensanglantés, il recherche sa raison de combattre. Quel destin l'attend au bout de son chemin ?

Sortie : 4 septembre 2026

Genres : JRPG, Combat, Japonais

Plateformes : Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 20-30 h

Note du jeu : Onimusha: Way of the Sword

Un guerrier affronte à l'épée une créature démoniaque mutante devant un temple japonais, étincelles de sabre jaillissant à l'impactCapture d'écran 2 sur 3 du jeu Onimusha: Way of the Sword — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu Onimusha: Way of the Sword — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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