Test du jeu Warhounds
Warhounds est un jeu de tactique au tour par tour sorti le 11 août 2026 sur PC via Steam, développé par Everplay DMCC et publié par Brightika. Tu prends la tête d’une escouade de mercenaires d’élite dans une Afrique de l’Est alternative post-2035, déchirée par le régime violent du DAAMAT, dans une campagne narrative qui s’inspire directement de XCOM et de Jagged Alliance. Depuis ta base mobile installée sur un cargo détourné, tu recrutes, équipes et fais évoluer tes opérateurs entre deux missions, tout en gérant finances, logistique et alliances de faction. Un très bon titre au concept nanar assumé, idéal pour se détendre entre deux sessions de codage, mais qui manque encore clairement de polish sur un certain nombre d’aspects.
- Warhounds est-il un vrai XCOM-like ou propose-t-il quelque chose de différent ?Warhounds s'inspire de XCOM et Jagged Alliance mais propose sa propre approche. Au lieu d'utiliser des jets de probabilité arbitraires, le jeu repose sur une balistique réelle : tirer à bout portant met vraiment l'ennemi au sol sans le frustrant 'rater à 95%'. C'est une variation plus légère et décomplexée qui assume totalement son style série B nanar.
- Combien de temps durent les missions et est-ce adapté aux sessions courtes ?Les missions individuelles durent entre 25 et 40 minutes selon les objectifs, ce qui les rend parfaites pour des sessions courtes sans engagement massif de temps. C'est le type de jeu idéal à lancer pour se détendre entre deux sessions de codage.
- Quels sont les principaux défauts de polish identifiés dans Warhounds ?Le jeu souffre de plusieurs problèmes de finition : l'interface utilisateur pose des soucis avec les dialogues qui s'affichent mal (au-dessus de la barre d'action ou de l'écran), un bug gênant sur le placement de mines qui ne fonctionne pas comme prévu, et un rendu audio en deçà des attentes.
- Quel est le contexte narratif et la mécanique de progression de Warhounds ?Le jeu se déroule en Afrique de l'Est alternative post-2035, déchirée par le régime violent du DAAMAT. Vous dirigez une escouade de mercenaires d'élite depuis une base mobile sur un cargo détourné, où vous recruter, équipez et faites évoluer vos opérateurs entre les missions tout en gérant finances, logistique et alliances de faction.
- Un XCOM-like nanar qui assume totalement son style série B
- Un manque de polish qui se fait sentir sur plusieurs points précis
- Un humour qui aurait mérité d’aller encore plus loin
- Des missions secondaires qui cassent parfois le rythme
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Warhounds
Un XCOM-like nanar qui assume totalement son style série B
Warhounds ne se prend jamais vraiment au sérieux, et c’est exactement ce qui en fait un titre aussi sympathique. L’ambiance générale respire le film d’action à l’ancienne, avec des mercenaires charismatiques, des punchlines qui fleurent bon le nanar assumé, et une mise en scène qui ne cherche jamais à imiter la gravité dramatique d’un XCOM ou d’un Jagged Alliance, mais plutôt à en proposer une variation plus légère et décomplexée. Le système de combat repose sur une balistique réelle plutôt que sur des jets de probabilité arbitraires à la XCOM: tirer à bout portant sur un ennemi le met vraiment au sol, sans ce sentiment frustrant de rater un tir à 95% de réussite qui a fait grincer des dents des générations de joueurs de tactique.
C’est exactement le genre de jeu qu’on lance pour se détendre entre deux sessions de codage: le rythme des missions individuelles, entre 25 et 40 minutes selon les objectifs, se prête parfaitement à des sessions courtes sans engagement massif de temps. Les cinq classes de mercenaires disponibles offrent une vraie variété d’approches tactiques, et la gestion de la base mobile entre les missions, recrutement, équipement, logistique, ajoute une couche de RPG légère qui donne envie de progresser. Le jeu a déjà séduit plus de 80 000 joueurs sur liste de souhaits avant même sa sortie, un signe encourageant pour un titre indépendant de ce calibre.



Un manque de polish qui se fait sentir sur plusieurs points précis
Malheureusement, Warhounds traîne un certain nombre de défauts de finition qui trahissent clairement son statut de titre encore jeune. L’interface utilisateur pose plusieurs problèmes concrets: les dialogues s’affichent au-dessus de la barre d’action ou carrément au-dessus de l’écran selon les situations, un placement qui manque de cohérence et qui casse la lisibilité à des moments clés. J’ai également rencontré un bug bien gênant sur une mission où le jeu pose des mines: dans certains cas la logique du placement ne fonctionne tout simplement pas comme prévu, obligeant à recommencer ou à contourner le problème.
Le rendu audio est également en deçà de ce qu’on attend d’une sortie 2026: le son est monophonique plutôt que stereo, ce qui donne une sensation d’immersion sonore nettement moins convaincante que ce que la direction artistique du jeu mériterait. Aucune option DLSS n’est proposée non plus, un manque notable pour les joueurs équipés de cartes graphiques Nvidia récentes qui auraient pu bénéficier d’un gain de performance appréciable. Ce sont des détails, mais ils s’accumulent et donnent l’impression d’un jeu sorti un peu trop tôt par rapport à son plein potentiel.
Un humour qui aurait mérité d’aller encore plus loin
Le côté nanar et l’humour distillé tout au long de l’aventure sont clairement l’une des grandes forces du jeu, mais j’ai l’impression que Everplay DMCC n’est pas allé assez loin dans cette direction. Si le studio avait poussé cette carte à 100%, assumé pleinement le côté série B jusqu’au bout dans chaque dialogue, chaque cinématique, chaque interaction entre mercenaires, l’expérience globale aurait été nettement plus agréable et mémorable. Là où c’est le cas, ça fonctionne vraiment bien. Mais le jeu semble parfois hésiter entre le premier degré tactique sérieux et le nanar assumé, sans totalement trancher, ce qui dilue un peu l’identité qu’il aurait pu avoir en poussant le curseur plus loin.
Des missions secondaires qui cassent parfois le rythme
Entre les missions principales, le jeu propose des missions d’éclaireurs ou liées à des PNJ secondaires, et je trouve que cette partie de l’expérience est un peu inutile en l’état. Une trame plus solide, avec une vraie histoire et des objectifs bien enchaînés entre eux pour ne jamais casser le rythme de la campagne principale, aurait amélioré encore davantage l’expérience globale. Actuellement, ces missions annexes donnent parfois l’impression de remplissage plutôt que d’un vrai apport narratif ou stratégique, et elles cassent le momentum qu’on ressent quand on enchaîne les missions de la trame principale.
Graphismes et ambiance sonore
Visuellement, Warhounds propose une direction artistique correcte pour un titre indépendant de ce calibre, avec des environnements variés entre jungles, bidonvilles urbains, installations militaires et quartiers d’affaires, et un système de couverture destructible qui ajoute une vraie dimension tactique aux affrontements. Les modèles de mercenaires ont chacun leur personnalité visuelle propre, en cohérence avec le ton décomplexé du jeu. Côté son, comme mentionné, le rendu monophonique et l’absence de DLSS sont les deux points techniques qui pèsent le plus sur l’expérience globale, même si le jeu reste globalement stable et jouable sans problème majeur de performance en dehors du bug de mines rencontré.
Points forts
- Un excellent XCOM-like au style nanar assumé, idéal pour se détendre entre deux sessions
- Une balistique réelle plutôt que des probabilités artificielles, un vrai plus par rapport à XCOM
- Cinq classes de mercenaires variées et une gestion de base mobile satisfaisante
- Un humour et un ton décomplexé qui fonctionnent vraiment bien quand ils sont pleinement assumés
- Des environnements destructibles et variés qui enrichissent la dimension tactique
Points faibles
- Un manque de polish sur l’UI: les dialogues mal placés au-dessus de la barre d’action ou de l’écran
- Un bug rencontré sur une mission de pose de mines
- Un humour et un côté nanar qui auraient mérité d’être poussés à 100% pour une expérience plus mémorable
- Des missions secondaires d’éclaireurs et de PNJ un peu inutiles qui cassent le rythme sans vraie trame pour les relier
- Rendu audio monophonique et absence de support DLSS
- Aucun bouton dédié pour envoyer des rapports d’erreur ou de bug directement depuis le jeu
Mon avis
Warhounds est un très bon titre qui manque encore clairement de polish sur un certain nombre d’aspects. L’interface a besoin de retouches, notamment sur le placement des dialogues, j’ai croisé un bug gênant sur une mission de mines, le rendu audio est en mono plutôt qu’en stereo, et il n’y a ni support DLSS ni bouton pour signaler facilement les bugs rencontrés. Le côté nanar et l’humour, pourtant l’une des grandes forces du jeu, auraient gagné à être poussés à 100% plutôt que dosé avec retenue, et les missions secondaires d’éclaireurs manquent d’une vraie trame pour justifier leur existence sans casser le rythme de la campagne principale. Malgré tout ça, j’ai quand même passé une bonne soirée dessus, porté par un concept solide, une balistique satisfaisante et une identité série B attachante. Il y a du vrai potentiel ici, et c’est dommage de le voir bridé par ces défauts de jeunesse. Un jeu à surveiller de près si le studio continue à le peaufiner post-lancement.

Warhounds
Warhounds est un jeu de tactique au tour par tour mettant en scène une escouade d'élite de mercenaires avec une ambiance de film d'action à l'ancienne, inspiré par XCOM et Jagged Alliance. Recrutez des combattants uniques, améliorez votre base et combattez pour l'avenir de l'Afrique. Pas de faux RNG - seulement une véritable balistique et des tactiques mortelles.
Sortie : 11 août 2026
Genres : Infiltration, Stratégie, RPG
Plateformes : PC (Microsoft Windows)
Durée moyenne : 15-25 h
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