Test du jeu The Entropy Centre
The Entropy Centre est un jeu de puzzle en vue à la première personne développé par Stubby Games et publié par PlayStack, sorti le 3 novembre 2022 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, et Xbox Series X/S. Incarnez Aria, une ingénieure piégée dans une station spatiale en ruine, utilisant un pistolet à remonter le temps pour résoudre des énigmes et découvrir les secrets d’une catastrophe imminente. Fait notable, le studio Stubby Games n’est autre que le développeur britannique solo Daniel Stubbington, basé dans le sud de l’Angleterre : The Entropy Centre est son tout premier jeu commercial, bâti sous Unreal Engine, et l’ampleur de la production surprend pour un projet mené par une seule personne épaulée par un éditeur. L’héritage de Portal saute aux yeux dès les premières minutes, mais le titre revendique sa propre identité en misant sur une héroïne humaine plutôt que sur un protagoniste muet, et sur un compagnon IA au ton bien plus chaleureux que GLaDOS.
- Sur quelle plateforme puis-je jouer à The Entropy Centre ?Le jeu est disponible sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X/S, sorti le 3 novembre 2022.
- Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne dure entre 8 et 12 heures, avec une rejouabilité basée sur les défis de puzzles et la collecte d'éléments narratifs.
- En quoi consiste le gameplay de The Entropy Centre ?Le jeu propose des puzzles de manipulation temporelle où vous utilisez un pistolet pour remonter le temps sur des objets, résolvant des énigmes environnementales de manière créative et logique.
- Quel est le verdict global sur le jeu ?The Entropy Centre est un jeu indie acclamé pour ses énigmes ingénieuses et son charme, inspiré de Portal. Il est recommandé aux fans de puzzles en vue à la première personne, malgré une durée de vie courte et l'absence de combats.
Un voyage temporel captivant
The Entropy Centre place Aria dans une station spatiale déserte, où elle doit utiliser un pistolet à remonter le temps, guidée par une IA nommée ASTRA, pour réparer les dégâts et empêcher une apocalypse. L’histoire, inspirée de Portal, mêle science-fiction, humour et mystère, révélant ses secrets à travers des terminaux et des dialogues savoureux. La campagne, d’environ 8 à 12 heures, repose sur des puzzles ingénieux et une narration linéaire, avec des fins multiples basées sur les choix d’exploration. Sans DLC narratif, des mises à jour mineures ont corrigé des bugs et optimisé les performances. La rejouabilité repose sur les défis de puzzles et la chasse aux collectibles narratifs. Acclamé pour ses énigmes et son charme, le jeu est critiqué pour sa courte durée et son manque de combats. Parfait pour les fans de Portal ou The Talos Principle, c’est un titre indie qui brille par son ingéniosité. À sa sortie, l’accueil critique a été plutôt chaleureux, avec des versions PC et PS5 saluées pour leur écriture et leur rythme de puzzles, quand la version Xbox Series a récolté un accueil plus mitigé ; sur Steam, la communauté a fini par voter à environ 87 % d’avis positifs sur plus de deux mille retours, un score solide pour un premier jeu indépendant sans gros budget marketing. Les dialogues entre Aria et ASTRA, distillés au fil des niveaux, évitent l’écueil du simple pastiche en assumant un humour plus tendre que cynique, et la révélation progressive de la catastrophe qui a ravagé la station tient en haleine sans jamais sombrer dans le mélodrame.




Un gameplay de puzzles ingénieux
Le gameplay de The Entropy Centre tourne autour de la manipulation temporelle, où Aria utilise son pistolet pour remonter le temps sur des objets (cubes, plateformes) afin de résoudre des énigmes environnementales, comme reconstruire des ponts ou activer des interrupteurs. Les puzzles, progressifs et bien conçus, exigent réflexion et créativité, bien que certains soient répétitifs vers la fin. L’absence de combats met l’accent sur l’exploration et la logique, mais limite l’action. Le mode solo est idéal pour le streaming, où les énigmes visuelles et les interactions avec ASTRA captivent les spectateurs. L’absence de multijoueur renforce l’expérience introspective. Les performances sont fluides sur PS5, Xbox Series X/S, et PC (60 FPS, 4K), avec des temps de chargement courts, bien que la PS4 montre des ralentissements occasionnels. Des patchs ont amélioré la stabilité et les commandes. Ce gameplay, inspiré de Portal, est un régal pour les amateurs de puzzles, mais peut manquer de variété pour certains. Chaque salle fonctionne comme un petit laboratoire de logique où il faut d’abord repérer l’objet à rembobiner avant d’enchaîner les actions dans le bon ordre, un principe simple qui se complexifie salle après salle sans jamais devenir illisible. La prise en main tient en quelques minutes, ce qui rend le jeu accessible à des joueurs peu habitués au genre, tandis que les vétérans de Portal ou de The Talos Principle retrouveront vite leurs repères sans se sentir en terrain trop connu grâce à la mécanique de rembobinage, assez différente d’un simple portail. Les checkpoints généreux évitent la frustration propre à ce type de puzzle-game, un choix de design qui privilégie la fluidité de la découverte plutôt que la punition de l’échec.
Exploration dans une station spatiale
La station spatiale d’Entropy Centre, divisée en niveaux linéaires, mêle couloirs futuristes, laboratoires en ruine et vues cosmiques. L’exploration, guidée par les puzzles, encourage la découverte de terminaux narratifs et de collectibles, ajoutant 2 à 4 heures pour les complétionnistes. Les hubs, comme les salles de contrôle, sont riches en détails mais limités par la linéarité. Les environnements, propres et immersifs, brillent en streaming, où leur esthétique sci-fi séduit les fans de Portal ou Dead Space. Cependant, le manque de zones ouvertes freine l’immersion. Les performances sont excellentes sur PC et consoles next-gen, mais la PS4 et la Xbox One souffrent de textures moins nettes. Ce monde, compact mais évocateur, soutient l’histoire et les puzzles avec une ambiance captivante. Les journaux audio et les notes éparpillées dans les décombres racontent, par petites touches, le quotidien de l’équipage avant la catastrophe, une méthode de narration environnementale qui récompense les joueurs curieux sans jamais forcer un détour. La progression alterne intelligemment les moments de tension, quand la station menace de s’effondrer autour d’Aria, et les instants plus calmes où l’on peut admirer la vue sur les étoiles à travers un hublot fissuré, un contraste qui aère un level design par ailleurs très linéaire. Cette linéarité assumée, loin d’être un défaut, sert la lisibilité des puzzles : on sait toujours où aller et ce qu’il reste à comprendre, ce qui évite la déambulation frustrante propre à certains jeux d’exploration plus ouverts.
Une direction artistique et sonore immersive
Visuellement, The Entropy Centre propose une esthétique sci-fi épurée, avec des environnements lumineux et des effets de particules soignés, bien que moins audacieux que Portal. Les animations du pistolet temporel sont fluides, et les glitches temporels ajoutent une touche dramatique. La bande-son, composée de mélodies électroniques et ambiantes, soutient l’atmosphère sans voler la vedette, bien que certains thèmes soient oubliables. Les bruitages, comme les clics du pistolet, sont précis. Le doublage, limité à ASTRA et Aria, est convaincant, avec un ton humoristique qui évoque GLaDOS. Les performances sont stables sur PS5, Xbox Series, et PC, avec une résolution 4K, mais les consoles last-gen montrent des limites. Des patchs ont corrigé des bugs visuels. Cette direction artistique, fonctionnelle et immersive, complète l’expérience sans révolutionner le genre. La comédienne qui prête sa voix à ASTRA parvient à faire exister un personnage entièrement dématérialisé, uniquement présent à l’écran sous forme d’icônes et d’effets lumineux, un tour de force d’écriture et de direction d’acteurs pour un studio d’une telle taille.
Points forts
- Puzzles ingénieux avec manipulation temporelle
- Ambiance sci-fi inspirée de Portal
- Narration charmante avec ASTRA
- Performances fluides sur next-gen
- Idéal pour le streaming de puzzles
Points faibles
- Durée relativement courte
- Absence de combats ou d’action
- Puzzles répétitifs en fin de jeu
- Performances limitées sur PS4/Xbox One
- Manque de contenu post-lancement
Mon avis
The Entropy Centre est un puzzle-game indie qui capture l’esprit de Portal avec ses énigmes temporelles astucieuses et son humour sci-fi. La manipulation du temps et les interactions avec ASTRA en font un titre parfait pour le streaming, où les puzzles visuels et l’ambiance captivent. Cependant, sa courte durée, l’absence d’action et la répétitivité des énigmes freinent son éclat. Comparé à The Talos Principle ou Returnal, il brille par sa simplicité mais manque d’ambition dans son ampleur. Si vous aimez les jeux de réflexion comme Portal ou cherchez une aventure sci-fi concise, The Entropy Centre est une pépite à découvrir, surtout sur PC ou consoles next-gen. Un voyage temporel savoureux, mais qui s’essouffle trop vite.

The Entropy Centre
Pensez à l'envers. Surpassez l'impossible. Une aventure à la première personne qui défie l'esprit, où vous résolvez des énigmes ingénieuses et complexes en rembobinant les objets dans le temps.
Sortie : 3 novembre 2022
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 9 h
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