Test du jeu Wild Hearts
Wild Hearts est un action RPG de chasse aux monstres développé par Omega Force et publié par Electronic Arts, sorti le 17 février 2023 sur PC, PS5, et Xbox Series X/S. Plongez dans un monde inspiré du Japon féodal, où vous traquez des Kemono, des créatures gigantesques, en utilisant des gadgets ingénieux et des combats dynamiques, seul ou en coop. Malgré un score Metacritic honorable de 79, tout à fait respectable pour une nouvelle licence, le jeu n’a pas atteint les objectifs commerciaux fixés par Electronic Arts, qui a annoncé la fin du support seulement sept mois après le lancement. Les serveurs sont toutefois restés en ligne pour permettre à la communauté existante de continuer à jouer, mais aucun contenu additionnel ni suite n’est actuellement prévu pour cette licence pourtant saluée par la critique.
- Qu'est-ce que Wild Hearts ?Wild Hearts est un action RPG de chasse aux monstres développé par Omega Force et publié par Electronic Arts. Le jeu se déroule dans un monde inspiré du Japon féodal où les joueurs chassent des Kemono, des créatures gigantesques, en utilisant des gadgets appelés Karakuri.
- Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne principale dure environ 25 à 35 heures. Le jeu propose des quêtes secondaires et un mode coopératif jusqu'à trois joueurs, offrant une expérience de jeu assez complète. Cependant, l'absence de DLC narratif peut limiter sa longévité.
- Comment se déroule le gameplay ?Le gameplay combine action RPG et chasse de monstres. Les joueurs disposent de huit types d'armes différentes et peuvent utiliser les Karakuri, des gadgets mécaniques permettant de construire des pièges, des plateformes ou des armes temporaires. Le mode coopératif permet de chasser ensemble jusqu'à trois joueurs.
- Quel est le verdict global du jeu ?Wild Hearts est salué pour son approche novatrice de la chasse aux monstres et son univers inspiré du Japon féodal. Malgré quelques problèmes techniques initiaux, notamment sur PC, le jeu reste une alternative audacieuse dans le genre des jeux de chasse.
Une chasse épique dans un Japon féodal
Wild Hearts vous transporte dans Azuma, un monde inspiré du Japon féodal où la nature, corrompue par des Kemono, des bêtes gigantesques imprégnées de magie, menace l’équilibre. En tant que chasseur, vous explorez des régions luxuriantes pour traquer ces créatures, épaulé par une technologie ancestrale, les Karakuri. L’histoire, centrée sur la restauration de l’harmonie, est simple mais portée par des cinématiques soignées et un lore environnemental, bien que moins profonde que celle de concurrents comme Monster Hunter. La campagne, d’environ 25 à 35 heures, est agrémentée de quêtes secondaires et d’un mode coop jusqu’à trois joueurs. Une démo gratuite a permis de tester le gameplay, avec sauvegarde transférable au jeu complet. Les patchs post-lancement ont corrigé des problèmes techniques, mais l’absence de DLC narratif limite la longévité. Salué pour son approche novatrice de la chasse, Wild Hearts a été critiqué pour ses performances initiales, notamment sur PC, mais reste une alternative audacieuse dans le genre. Développé par Omega Force, studio surtout connu pour la série Dynasty Warriors et ses jeux de type musou, Wild Hearts marquait une incursion inédite du studio japonais dans le genre de la chasse aux monstres à la Monster Hunter, un pari risqué qui explique en partie l’accueil technique mitigé au lancement. La collaboration avec Electronic Arts sous le label EA Originals, habituellement réservé à des productions plus modestes comme A Way Out, témoignait d’une ambition inhabituelle pour cette division de l’éditeur américain.




Un gameplay de chasse innovant
Le gameplay de Wild Hearts est un mélange d’action RPG et de chasse, centré sur des combats contre des Kemono massifs. Vous choisissez parmi huit armes, comme le katana ou l’arc, chacune avec des combos fluides et des styles uniques. Les Karakuri, des gadgets mécaniques, permettent de construire des pièges, des plateformes ou des armes temporaires, ajoutant une profondeur stratégique. La coop jusqu’à trois joueurs, fluide dès la sortie, est idéale pour le streaming, où les combats spectaculaires et les constructions en équipe captivent. Cependant, l’IA des ennemis peut être prévisible, et la difficulté, bien que modulable, peut intimider les novices. Les quêtes secondaires, souvent répétitives, consistent à chasser des variantes de Kemono. Les performances sur PS5 et Xbox Series X/S sont solides, avec du 60 FPS, mais la version PC a souffert de stutter et de problèmes visuels au lancement, bien que des patchs aient amélioré la stabilité. Ce gameplay, avec son système Karakuri, apporte une fraîcheur bienvenue au genre, malgré quelques écueils. La fin de vie prématurée du jeu, annoncée par Electronic Arts seulement sept mois après la sortie, a été vécue comme une déception par une communauté pourtant active, qui saluait la profondeur du système Karakuri et sa capacité à renouveler des mécaniques de chasse jugées parfois figées dans la concurrence. Cette décision, motivée par des ventes jugées insuffisantes au regard des standards d’Electronic Arts, tranche avec l’accueil critique globalement positif du titre, illustrant l’écart parfois marqué entre reconnaissance de la presse et succès commercial.
Exploration dans un monde vibrant
Azuma est divisé en quatre régions semi-ouvertes, des forêts de cerisiers aux montagnes enneigées, chacune abritant des Kemono uniques. L’exploration encourage la collecte de ressources pour les Karakuri et l’amélioration des armes, ajoutant 10 à 15 heures pour les complétionnistes. Les hubs, comme la ville de Minato, permettent d’interagir avec des PNJ et de gérer l’équipement, mais les quêtes secondaires manquent de variété. Les environnements, riches en détails comme des rivières scintillantes ou des ruines anciennes, brillent en streaming, où l’esthétique féodale japonaise impressionne. Cependant, le level design, bien que vaste, peut sembler répétitif, et certaines zones manquent de vie. Les performances sur PS5 et Xbox Series X/S sont fluides, avec des chargements rapides, mais le PC a connu des problèmes de performance, notamment sur les GPU RDNA 3, partiellement corrigés par des patchs. Azuma, malgré ses défauts, est un monde captivant qui célèbre la beauté et la sauvagerie. L’arrêt du support par Electronic Arts a également mis fin à tout espoir de nouvelles régions ou de nouveaux Kemono qui auraient pu enrichir Azuma sur le long terme, un choix éditorial qui contraste avec la stratégie de soutien pluriannuel adoptée par des concurrents directs comme Capcom pour sa série Monster Hunter. Les serveurs restent néanmoins actifs, permettant aux joueurs déjà convaincus de continuer à explorer le monde existant en coopération.
Une direction artistique et sonore immersive
Visuellement, Wild Hearts impressionne avec ses paysages inspirés du Japon féodal, des cerisiers en fleur aux temples en ruine, bien que les textures soient inégales sur PC et PS4. Les Kemono, comme des sangliers géants ou des oiseaux élémentaires, sont magnifiquement conçus, avec des animations fluides. La bande-son, composée par Junya Ishiguro et Daisuke Shinoda, mêle instruments traditionnels japonais et thèmes épiques, renforçant l’atmosphère, bien que les bruitages des combats manquent parfois d’impact. Les doublages, en anglais ou japonais, sont solides, avec des PNJ charismatiques, mais les dialogues sont parfois génériques. Les performances sur PS5 et Xbox Series X/S exploitent la 4K et le retour haptique, mais le PC a souffert de problèmes de stutter au lancement, atténués par des mises à jour. L’esthétique, malgré des faiblesses techniques, transporte les joueurs dans un monde vibrant et mystique. Sur Metacritic, Wild Hearts affiche un score de 79, une note tout à fait honorable pour une nouvelle licence qui n’a pourtant pas suffi à convaincre Electronic Arts de poursuivre son exploitation au-delà de sept mois. Cet écart entre l’accueil critique et la décision commerciale illustre les attentes élevées des grands éditeurs envers leurs nouvelles licences, même lorsque la qualité artistique et technique du produit final est largement reconnue par la presse spécialisée.
Points forts
- Système Karakuri innovant
- Combats dynamiques et variés
- Esthétique féodale japonaise captivante
- Coop fluide jusqu’à trois joueurs
- Idéal pour le streaming
Points faibles
- Performances PC initiales problématiques
- Quêtes secondaires répétitives
- IA ennemie prévisible
- Manque de contenu post-lancement
- Histoire peu mémorable
Mon avis
Wild Hearts est une bouffée d’air frais dans le genre de la chasse aux monstres, offrant un monde inspiré du Japon féodal et un système Karakuri qui révolutionne les combats. Le gameplay dynamique et la coop fluide en font un titre parfait pour le streaming, où les affrontements épiques et les constructions ingénieuses captivent le public. Cependant, les performances initiales décevantes sur PC, les quêtes secondaires répétitives et l’absence de DLC narratif freinent son potentiel. Comparé à Monster Hunter, Wild Hearts brille par son innovation, mais manque de polish narratif. Si vous aimez les action RPG comme Nioh ou Monster Hunter Rise, ce titre est une aventure palpitante, surtout sur PS5 ou Xbox Series X/S. Une chasse mémorable, mais imparfaite, qui mérite d’être explorée. Avec un score Metacritic de 79 et l’arrêt du support annoncé par Electronic Arts seulement sept mois après le lancement, Wild Hearts illustre le sort parfois cruel réservé aux nouvelles licences de chasse aux monstres qui n’atteignent pas d’emblée les scores commerciaux espérés par un grand éditeur. Les serveurs restant actifs, l’expérience en coopération demeure accessible pour qui souhaite découvrir cette alternative éphémère mais ambitieuse à Monster Hunter.

Wild Hearts
Préparez-vous pour une épopée aventure située dans un monde fantastique inspiré par le Japon féodal. Développé par Omega Force, le studio japonais derrière Dynasty Warriors, en partenariat avec Electronic Arts.
Sortie : 16 février 2023
Genres : Japonais, Coopératif, Multijoueur
Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 39 h
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