Test du jeu Blind Fate: Edo no Yami

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Blind Fate: Edo no Yami est un jeu d’action-plateforme cyberpunk développé par Troglobytes Games et publié par 101XP, sorti le 15 septembre 2022 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, et Nintendo Switch. Incarnez Yami, un samouraï aveugle cybernétique, dans un Japon post-apocalyptique, utilisant des capteurs sensoriels pour traquer des ennemis robotiques inspirés du folklore japonais. Le concept d’un protagoniste aveugle qui perçoit son environnement via des capteurs colorés distincts pour chaque sens rappelle certaines expérimentations audiovisuelles déjà tentées dans le jeu vidéo, mais rarement poussées aussi loin dans leur intégration au gameplay et à la direction artistique. Ce test revient sur cette proposition singulière pour voir si l’idée, indéniablement originale sur le papier, tient ses promesses une fois manette en main sur la durée d’une campagne complète. Troglobytes Games, un studio encore peu connu du grand public, s’attaque ici à un pari risqué : celui de bâtir toute l’identité de son jeu autour d’un handicap du personnage principal, un choix de conception rarement exploré aussi frontalement dans le médium.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelles plateformes Blind Fate: Edo no Yami est-il disponible ?Le jeu est sorti le 15 septembre 2022 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, et Nintendo Switch.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne dure environ 8 à 12 heures, avec une rejouabilité limitée par un arbre de compétences et des défis.
  • Comment fonctionne le gameplay de Blind Fate: Edo no Yami ?Le jeu combine action 2.5D et plateforme, avec une mécanique unique de capteurs sensoriels (son, chaleur, odeur) permettant à un samouraï aveugle de percevoir son environnement. Les combats sont basés sur des parades, esquives et combos au katana.
  • Quel est le verdict global sur le jeu ?Blind Fate: Edo no Yami offre une expérience intrigante avec une esthétique unique, mais souffre de problèmes techniques comme des combats répétitifs, des hitboxes imprécises et des bugs de performance, notamment sur Switch.

Un samouraï aveugle dans un Japon cyberpunk

Blind Fate: Edo no Yami vous plonge dans un nouvel Edo sombre, où le shogunat règne avec une main de fer sur un Japon post-apocalyptique peuplé de machines. Vous incarnez Yami, un cyber-samouraï aveugle, sauvé par Tengu et équipé de capteurs pour remplacer ses sens perdus. La campagne, d’environ 8 à 12 heures, suit une quête de vengeance à travers des niveaux linéaires, mêlant action, plateforme, et exploration sensorielle. Cette trame de vengeance personnelle, classique dans sa structure, sert avant tout de prétexte pour dérouler l’univers visuel très marqué du jeu, quitte à sacrifier un peu de profondeur scénaristique au profit de l’ambiance générale. La rejouabilité repose sur un arbre de compétences et des défis, bien que limitée par une progression lente. Aucun DLC n’est sorti, mais des mises à jour ont corrigé des bugs. Salué pour son esthétique unique, le jeu est un peu limité par ses combats répétitifs, ses hitboxes imprecises, et son input lag. Pour les fans de Sekiro ou Cyberpunk 2077, Blind Fate offre une expérience intrigante, mais plombée par un manque de polish.

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Blind Fate: Edo no Yami

Un gameplay sensoriel innovant mais imparfait

Le gameplay de Blind Fate: Edo no Yami combine action 2.5D, plateforme, et une mécanique unique : des capteurs de son, chaleur, et odeur pour « voir » le monde. Ces capteurs révèlent ennemis, pièges, ou objets, mais leur usage est sous-exploité, souvent réduit à des interactions basiques, un potentiel de conception qui aurait mérité d’être exploité bien plus en profondeur pour justifier pleinement le postulat de départ du personnage aveugle. On aurait par exemple aimé voir des puzzles environnementaux entièrement construits autour de la combinaison de ces trois sens artificiels, plutôt que de les cantonner à un simple outil de détection ponctuel. Les combats, axés sur des parades, esquives, et combos au katana, sont intenses, mais souffrent d’une IA erratique et de hitboxes défaillantes, rendant la difficulté frustrante plutôt que stimulante, un comble pour un titre qui se réclame ouvertement de l’héritage des Soulslike où la difficulté doit se ressentir comme juste, jamais comme arbitraire. Les boss, inspirés du folklore japonais, exigent d’exploiter leurs faiblesses via des finishers spectaculaires, mais les QTE répétitifs lassent, faute d’une réelle variété dans leur mise en scène d’un boss à l’autre. En streaming, l’action et les visuels captivent, mais les bugs (stuttering, input lag) gâchent l’expérience, surtout sur Switch. Les performances sur PC et PS5 sont correctes (60 FPS, 1080p) après patches. Ce gameplay, audacieux mais mal exécuté, séduit par son concept, mais frustre par ses défauts qui trahissent un temps de polissage technique manifestement insuffisant avant la sortie.

Exploration dans un Edo dystopique

Le monde de Blind Fate: Edo no Yami, un mélange de tradition japonaise et de cyberpunk, propose des environnements linéaires comme des temples en ruines ou des métropoles néon. L’exploration repose sur les capteurs pour dénicher des collectibles ou des chemins cachés, ajoutant 2 à 4 heures pour les complétionnistes, mais la progression est entravée par des niveaux cloisonnés. Cette linéarité stricte, si elle limite la liberté d’exploration, permet en contrepartie une mise en scène plus maîtrisée de chaque environnement traversé, chaque temple ou métropole étant conçu comme une succession de tableaux visuels soigneusement composés. Les hubs, comme le dojo, permettent d’améliorer les compétences via un arbre de progression assez classique, mais les allers-retours sont redondants. En streaming, les décors et les ennemis robotiques (inspirés de yōkai) captent l’attention, mais la linéarité lasse. Les performances techniques, améliorées par des patches, restent inégales sur Switch. Ce monde, atmosphérique mais limité, brille par son lore, mais manque d’ouverture pour véritablement se prêter à une exploration digne de ce nom, chaque niveau se résumant essentiellement à un couloir plus ou moins large ponctué de quelques embranchements secondaires.

Une direction artistique et sonore captivante

Visuellement, Blind Fate: Edo no Yami impressionne avec un style cyberpunk mâtiné de folklore japonais, où les décors néon contrastent avec des temples traditionnels. Les capteurs altèrent la palette (noir pour le son, rouge pour la chaleur, vert pour l’odeur), ajoutant une immersion unique qui traduit littéralement à l’écran la manière dont Yami perçoit son environnement, une trouvaille visuelle qui reste la meilleure idée de tout le jeu. Cependant, les animations rigides et les textures inégales déçoivent. La bande-son, aux accents cyberpunk et asiatiques, soutient l’ambiance, mais manque de thèmes marquants qui resteraient en mémoire une fois la manette reposée. Les doublages, en anglais et japonais, sont excellents, renforçant l’histoire sérieuse et donnant un vrai poids dramatique aux confrontations avec les figures du folklore réinterprétées en machines. Les performances sont fluides sur PC et PS5, mais la Switch souffre de stuttering. Cette direction artistique, vibrante mais inégale, est un atout, malgré des lacunes techniques qui rappellent, une fois de plus, les contraintes budgétaires d’un studio encore modeste face à l’ambition visuelle affichée par le projet.

Points forts

  • Esthétique cyberpunk-japonaise unique
  • Mécanique sensorielle innovante
  • Doublages de qualité
  • Ambiance immersive
  • Boss inspirés du folklore

Points faibles

  • Combats répétitifs et hitboxes imprecises
  • Input lag et bugs
  • Progression lente
  • Linéarité excessive
  • Switch instable

Mon avis

Blind Fate: Edo no Yami captive par son concept audacieux : un samouraï aveugle naviguant un Japon cyberpunk via des capteurs sensoriels. Son esthétique vibrante et son lore en font un titre visuellement frappant, idéal pour le streaming. Cependant, ses combats répétitifs, ses hitboxes défaillantes, et son input lag nuisent gravement à l’expérience. Comparé à Sekiro, il manque de fluidité, et face à Cyberpunk 2077, il pèche par son manque de polish, deux références qui placent la barre technique très haute et qui ne pardonnent aucune approximation dans l’exécution. C’est le genre de jeu qu’on regrette presque de voir aussi mal exécuté, tant l’idée de départ méritait un studio disposant de davantage de temps et de ressources pour la porter jusqu’au bout de son potentiel. À son prix (24,99 $), il n’est recommandé qu’aux fans de cyberpunk ou de jeux difficiles, sur PC ou PS5, après patches. Une idée brillante, mais une exécution décevante, qui laisse un goût d’inachevé difficile à ignorer une fois le générique de fin atteint. Espérons que Troglobytes Games aura l’occasion de revenir sur ce concept dans une future production, avec le temps de développement et les ressources techniques nécessaires pour enfin exploiter tout le potentiel de ce postulat de départ aussi audacieux que mal desservi par son exécution actuelle.

Blind Fate: Edo no Yami

Blind Fate: Edo no Yami

Parcourez le chemin sombre d'un cyber-samouraï aveugle dans ce jeu de plateforme d'action rempli de contes folkloriques japonais robotisés. Embarquez avec Yami dans un voyage de vengeance et affrontez les dangers d'une mystérieuse période Edo, découvrant un passé oublié et dévoilant ses traditions mécaniques perdues.

Sortie : 15 septembre 2022

Genres : Infiltration, Combat, Plateforme

Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 10 h

Note du jeu : Blind Fate: Edo no Yami

6

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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