test du jeu Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake
Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake (connu sous le nom Project Zero II en Europe) est un jeu d’horreur en vue à la troisième personne sorti le 11 mars 2026 sur PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2, développé et publié par Koei Tecmo. Vous incarnez les jumelles Mio et Mayu Amakura, perdues dans le village hanté de Minakami, où les esprits d’un rituel interdit cherchent à les capturer pour accomplir une cérémonie maudite. Armée uniquement de la Camera Obscura, un appareil photo capable de blesser les fantômes, Mio doit sauver sa sœur tout en perçant les secrets du village. Ce remake du classique PS2 de 2003 modernise l’expérience avec des graphismes HD, un éclairage retravaillé, des contrôles affinés, et de nouvelles fonctionnalités pour la Camera Obscura. Le système d’appareil photo est vraiment bien pensé et procure des moments de tension pure, mais l’expérience est gâchée par Kusabi, un ennemi invulnérable qui vous poursuit constamment et rend certaines sections frustrantes. Ajoutez à ça des cinématiques en 30 FPS qui saccadent, et des performances techniques inégales malgré DLSS, et vous obtenez un remake qui fait le job sans révolutionner le genre.
- Sur quelles plateformes et à quelle date Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake est-il sorti ?Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake est sorti le 11 mars 2026 sur PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2. Le jeu a été développé et publié par Koei Tecmo.
- Quel est le concept principal du gameplay et comment fonctionne la Camera Obscura ?Le gameplay repose sur la Camera Obscura, un appareil photo mystique capable de voir et de blesser les fantômes. Le joueur doit cadrer correctement les esprits, attendre le bon moment pour déclencher le flash et viser les points faibles pour maximiser les dégâts. Plus on attend, plus le fantôme se rapproche et plus la photo sera dévastatrice, mais c'est risqué. On peut aussi capturer plusieurs fantômes dans le même cliché pour un combo photo infligeant des dégâts massifs.
- Quelles sont les principales améliorations du remake par rapport au jeu original de 2003 ?Le remake modernise l'expérience avec des graphismes HD, un éclairage retravaillé et des contrôles affinés. De nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées : esquives rapides en combat, objectifs spéciaux révélant des indices cachés, et amélioration de la caméra avec des pellicules plus puissantes (type 61, 74, 90, etc.) trouvées en explorant le jeu.
- Quels sont les principaux défauts du remake mentionnés dans l'avis ?Les principaux défauts sont : l'ennemi Kusabi, invulnérable et qui poursuit constamment le joueur, rendant certaines sections frustrantes ; les cinématiques en 30 FPS qui saccadent ; et des performances techniques inégales malgré la présence de DLSS. Globalement, c'est un remake qui 'fait le job sans révolutionner le genre'.
Un système d’appareil photo vraiment bien pensé
Le cœur du gameplay de Fatal Frame II repose sur la Camera Obscura, un appareil photo mystique capable de voir et de blesser les fantômes. C’est un concept génial qui date du jeu original de 2003, et il fonctionne encore parfaitement en 2026. Au lieu de te donner des armes classiques (flingues, couteaux, bombes), le jeu te force à affronter les esprits en les photographiant. Et pas n’importe comment : tu dois les cadrer correctement, attendre le bon moment pour déclencher le flash, et viser les points faibles pour maximiser les dégâts. C’est stressant, précis, et vraiment original.
Le système fonctionne comme suit : quand un fantôme apparaît, tu passes en mode viseur (vue à la première personne à travers l’objectif). Tu cadres le spectre dans ton viseur, et une jauge de puissance se remplit progressivement. Plus tu attends, plus le fantôme se rapproche, et plus ta photo sera dévastatrice. Mais attendre trop longtemps, c’est risquer de te faire toucher. Il faut trouver le bon timing entre maximiser les dégâts et rester en sécurité. Quand plusieurs fantômes apparaissent en même temps, tu peux les capturer dans le même cliché pour un combo photo qui inflige des dégâts massifs. C’est satisfaisant à exécuter, et ça récompense le positionnement intelligent.
Le remake ajoute de nouvelles fonctionnalités pour la Camera Obscura qui n’existaient pas dans le jeu original. Tu peux désormais effectuer des esquives rapides en plein combat pour éviter les attaques fantômes, utiliser des objectifs spéciaux qui révèlent des indices cachés dans l’environnement, et améliorer ta caméra avec des pellicules plus puissantes (pellicule de type 61, 74, 90…) trouvées en explorant. Chaque pellicule a ses propres stats (dégâts, cadence, portée), et il faut gérer tes stocks intelligemment. Les pellicules puissantes sont rares, alors tu les gardes pour les boss fights ou les situations critiques.
Les combats contre les fantômes sont le point fort du jeu. Chaque spectre a son propre comportement, ses patterns d’attaque, et ses faiblesses. Certains téléportent autour de toi, d’autres rampent lentement mais sont ultra-résistants, d’autres encore flottent dans les airs et tirent des projectiles. Tu dois apprendre à lire leurs mouvements, anticiper leurs attaques, et choisir le bon moment pour déclencher ton flash. Les boss fights sont particulièrement mémorables : longs affrontements contre des esprits gigantesques avec plusieurs phases, des attaques spectaculaires, et une ambiance oppressante. C’est du bon design de combat à l’ancienne.
L’exploration du village de Minakami est semi-linéaire. Tu traverses des maisons hantées, des temples en ruine, des tunnels souterrains, et des forêts brumeuses. Le jeu mélange sections d’exploration calmes (où tu cherches des indices, des objets, et des cassettes audio qui racontent l’histoire du village) et séquences d’action stressantes (où les fantômes t’attaquent en masse). Le rythme est bien dosé, et l’ambiance est oppressante du début à la fin.




Kusabi : l’ennemi qui gâche l’expérience
Et voilà le gros problème de Fatal Frame II : Kusabi. C’est un ennemi spécial, invulnérable, qui apparaît à plusieurs reprises dans le jeu pour te poursuivre. Tu ne peux pas le tuer, tu ne peux pas le ralentir, tu peux juste fuir. En théorie, c’est une bonne idée de game design : un ennemi inarrêtable qui force le joueur à courir et à se cacher crée de la tension. En pratique, c’est frustrant au possible.
Le problème, c’est que Kusabi est trop rapide et trop persistant. Quand il apparaît, tu dois abandonner ce que tu étais en train de faire (exploration, puzzle, combat contre d’autres fantômes) et courir dans tous les sens pour lui échapper. Sauf que le village de Minakami est un labyrinthe de couloirs étroits, de portes verrouillées, et de culs-de-sac. Si tu prends le mauvais chemin, Kusabi te rattrape et te tue en deux coups. Game over. Recommence la section depuis le dernier save point.
Et le pire, c’est que ces séquences de fuite arrivent régulièrement tout au long du jeu. Certaines sont scriptées (tu sais qu’elles arrivent), d’autres sont aléatoires (Kusabi peut spawn n’importe quand dans certaines zones). Résultat : au lieu de te concentrer sur l’exploration et les puzzles, tu passes ton temps à stresser en te demandant quand Kusabi va débarquer pour ruiner ta partie. Ça casse le rythme, ça frustre, et ça transforme une expérience d’horreur atmosphérique en course poursuite chiante.
Je comprends que certains joueurs aiment ce genre de mécaniques (Alien Isolation a le même concept avec le Xenomorphe inarrêtable), mais ici c’est mal dosé. Kusabi apparaît trop souvent, il est trop difficile à éviter, et les sections de fuite sont trop longues. Au bout d’un moment, tu ne flippes plus, tu es juste énervé. C’est dommage parce que le reste du gameplay est vraiment bon.
Des cinématiques en 30 FPS et des performances inégales
Techniquement, Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake n’est pas ce qui se fait de mieux en 2026. Le jeu tourne en Unreal Engine 5, et visuellement ça reste correct : les environnements sont détaillés, l’éclairage est travaillé (avec ray tracing disponible sur PC et consoles), et les modèles de personnages sont propres. Mais c’est loin d’être impressionnant. On est sur du niveau AA plutôt que AAA. Koei Tecmo a fait le job sans pousser les curseurs au maximum.
Le vrai problème, c’est les cinématiques en 30 FPS. Alors que le gameplay tourne en 60 FPS (ou 120 FPS sur PC avec une bonne config), toutes les cutscenes in-game sont bloquées à 30 images par seconde. Et ça se voit. Ça saccade, ça fait cheapos, et ça casse l’immersion à chaque fois qu’une cinématique se lance. Je ne comprends pas pourquoi Koei Tecmo n’a pas fait l’effort de les rendre en 60 FPS. C’est 2026, ce genre de choix technique est juste inacceptable.
Côté performances PC, le jeu tourne correctement mais pas parfaitement. Avec une RTX 4070 et un Ryzen 9 3900X en 1440p avec DLSS Qualité activé, j’arrive à maintenir du 60-90 FPS en gameplay. Mais il y a des drops réguliers dans certaines zones (forêt brumeuse, temple principal) où ça tombe à 45-50 FPS sans raison apparente. Rien d’injouable, mais c’est agaçant. Le ray tracing bouffe trop de perfs pour ce qu’il apporte visuellement (quelques reflets sur l’eau et les miroirs), donc je recommande de le désactiver.
Sur PS5 et Xbox Series X|S, le jeu propose deux modes : Performance (60 FPS en 1440p upscalé 4K) et Qualité (30 FPS en 4K natif avec ray tracing). Le mode Performance est le seul jouable à mon avis, mais même là il y a des chutes de framerate dans les zones chargées. Sur Switch 2, ça tourne en 30 FPS stable en mode portable et docké, ce qui est correct vu la puissance de la console.
Le sound design est excellent, comme toujours dans la série Fatal Frame. Les bruits ambiants (portes qui grincent, pas fantomatiques, murmures lointains) créent une ambiance oppressante. La bande-son est minimaliste mais efficace, avec des nappes sonores inquiétantes qui montent en intensité lors des combats. Les doublages sont en japonais uniquement (avec sous-titres français), ce qui colle parfaitement à l’ambiance horrifique nippone. Les voix sont bien jouées et ajoutent à l’immersion.
Une histoire de jumelles et de rituels maudits
L’histoire de Fatal Frame II suit Mio et Mayu Amakura, deux sœurs jumelles qui se promènent près d’un lieu de leur enfance quand Mayu s’enfonce dans la forêt, attirée par une force mystérieuse. Mio la suit et découvre le village abandonné de Minakami, autrefois prospère mais désormais hanté par les esprits d’un rituel maudit : la Cérémonie du Papillon Écarlate. Ce rituel exigeait le sacrifice de jumelles pour apaiser l’Abîme, une force surnaturelle qui menaçait le village. Quand le rituel a échoué, le village a sombré dans les ténèbres et ses habitants sont devenus des fantômes piégés entre les mondes.
Séparée de Mayu, Mio doit explorer le village en utilisant la Camera Obscura pour repousser les fantômes et retrouver sa sœur. Au fil de l’aventure, elle découvre des cassettes audio, des journaux, et des visions du passé qui racontent l’histoire tragique de Minakami. Les thèmes abordés (sacrifice, lien fraternel, culpabilité, obsession) sont traités avec maturité. L’écriture est bonne, et certaines révélations sur le passé de Mio et Mayu sont vraiment touchantes.
Le jeu propose plusieurs fins en fonction de tes choix et de ta progression. Sans spoiler, disons que certaines fins sont déchirantes et d’autres plus optimistes. Ça incite à refaire le jeu pour tout débloquer, même si la rejouabilité est limitée une fois l’histoire terminée.
Points forts
- Système d’appareil photo Camera Obscura vraiment bien pensé et original
- Combats contre les fantômes stressants et satisfaisants
- Boss fights mémorables avec plusieurs phases
- Ambiance d’horreur japonaise oppressante et immersive
- Sound design excellent (bruits ambiants, doublages japonais)
- Histoire mature et émotionnelle avec plusieurs fins
- Exploration du village de Minakami bien rythmée
- Éclairage ray tracing améliore l’ambiance (sur PC/consoles)
- Sous-titres français disponibles
- Nouvelle fonctionnalités Camera Obscura modernisent l’expérience
Points faibles
- Kusabi (ennemi invulnérable) rend l’expérience frustrante et casse le rythme
- Séquences de fuite trop fréquentes et mal dosées
- Cinématiques bloquées en 30 FPS (saccades visibles)
- Performances PC inégales malgré DLSS (drops de FPS inexpliqués)
- Ray tracing gourmand pour peu d’apport visuel
- Graphismes corrects mais pas impressionnants (niveau AA)
- Contrôles parfois lents et rigides (héritage PS2)
- Caméra de jeu qui ne coopère pas toujours dans les couloirs étroits
- Rejouabilité limitée une fois toutes les fins débloquées
- Prix un peu élevé pour un remake (49.99€)
Mon avis
Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake est un jeu qui me laisse partagé. D’un côté, j’ai vraiment apprécié le système d’appareil photo. C’est une mécanique unique qui fonctionne encore parfaitement 23 ans après le jeu original. Photographier les fantômes pour les blesser, attendre le bon timing pour maximiser les dégâts, enchaîner les combos multi-cibles… C’est stressant, précis, et vraiment original. Les boss fights sont excellents, l’ambiance d’horreur japonaise est oppressante, et l’histoire de Mio et Mayu est touchante. Quand le jeu te laisse explorer le village, résoudre des puzzles, et combattre les fantômes à ton rythme, c’est un vrai plaisir.
Mais voilà, Kusabi vient tout gâcher. Cet ennemi invulnérable qui te poursuit constamment transforme une expérience d’horreur atmosphérique en course poursuite frustrante. Au lieu de profiter de l’exploration et des combats, tu passes ton temps à stresser en te demandant quand Kusabi va spawn pour te ruiner la partie. Les séquences de fuite sont trop fréquentes, trop longues, et mal dosées. Après la dixième fois où Kusabi m’a forcé à recommencer une section, j’en avais marre. C’est dommage parce que le reste du gameplay est vraiment bon.
Techniquement, le jeu fait le job sans impressionner. Les graphismes sont corrects mais pas spectaculaires. L’éclairage ray tracing améliore l’ambiance, mais il bouffe trop de perfs pour ce qu’il apporte. Et surtout, les cinématiques en 30 FPS, c’est juste inadmissible en 2026. Ça saccade, ça fait cheapos, et ça casse l’immersion. Koei Tecmo aurait pu faire l’effort de les rendre en 60 FPS comme le reste du jeu.
Côté performances, le jeu tourne correctement sur une RTX 4070 + Ryzen 9 3900X en 1440p avec DLSS Qualité, mais il y a des drops de FPS inexpliqués dans certaines zones. Rien d’injouable, mais c’est agaçant. Sur consoles, le mode Performance en 60 FPS est le seul jouable, mais là aussi il y a des chutes de framerate. C’est pas le portage le plus optimisé du monde.
Malgré ces défauts, je recommande quand même Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake aux fans d’horreur japonaise et à ceux qui n’ont jamais joué au jeu original. Le système d’appareil photo vaut vraiment le détour, et l’ambiance oppressante du village de Minakami est bien retranscrite. Mais préparez-vous à subir Kusabi et ses séquences de fuite chiantes. Si vous cherchez un survival horror pur et exigeant, vous allez aimer. Si vous êtes facilement frustrés par les ennemis inarrêtables, passez votre chemin ou attendez une promo.
Pour 49.99€, c’est un peu cher pour un remake d’un jeu de 2003 avec autant de défauts techniques. Attendez une baisse de prix à 30-35€ si vous êtes pas fan hardcore de la série.

Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake
Le remake complet de FATAL FRAME / PROJECT ZERO II: Crimson Butterfly. Ce jeu d'aventure horrifique de style japonais suit deux sœurs jumelles perdues dans un village abandonné hanté par des esprits maléfiques. En utilisant la Camera Obscura, elles combattent les fantômes tandis que l'histoire se déploie.
Sortie : 12 mars 2026
Genres : Survie, Horreur, Japonais
Plateformes : Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 12 h
Suggestions Les mieux notés de la rédaction















Le retour de cette licence culte de l’horreur japonaise était attendu, mais le réveil est douloureux. Si l’ambiance promettait des sommets d’angoisse, le titre accuse malheureusement le poids des années, au point de transformer l’expérience en véritable calvaire pour les nerfs… et pas pour les bonnes raisons.
Un gameplay resté bloqué dans le passé
Le plus gros point noir réside dans la lourdeur globale du titre. On a l’impression de diriger un semi-remorque plutôt qu’un personnage humain, ce qui rend l’exploration et les combats pénibles. De plus, le jeu est extrêmement avare en explications : entre les types de pellicules à utiliser et les mécaniques spécifiques (comme le mode rafale), on se retrouve trop souvent à devoir consulter Internet pour comprendre comment jouer. Cette opacité casse totalement l’immersion.
Une technique qui ne fait pas le poids
Même en QHD, le jeu ne brille pas. Si l’effort de remaniement graphique est là, on reste très loin des standards actuels comme les remakes de Résident Evil. La direction artistique semble datée et ne parvient pas à masquer un moteur qui manque de finesse.
Points Forts :
– Ambiance pesante : On ne se sent jamais en sécurité grâce à des screamers bien placés.
– Cinématiques réussies : Un impact mental et horrifique plus fort que la concurrence.
– Scénario lisible : Une histoire plus compréhensible que d’autres titres du genre (ex: Silent Hill F).
Points Faibles :
– Maniabilité archaïque : La lourdeur des déplacements est constante.
– Manque de clarté : Rien n’est expliqué, obligeant à chercher des guides en ligne.
– Lisibilité des combats : Difficulté à distinguer les boss des ennemis basiques.
Conclusion
Après seulement trois chapitres, la patience s’épuise. Malgré une atmosphère soignée et une histoire intrigante, le manque d’ergonomie et la technique datée ont eu raison de mon envie de continuer. C’est un rendez-vous manqué pour ce qui aurait dû être une grande découverte.
Note : 3,5 / 10
(Une note qui salue l’effort de faire revivre la licence, mais qui sanctionne un manque de modernisation flagrant.)
628 XP
128 / 300
Salut Le G !
Merci pour ton test, il est super intéressant !
Tu as débloqué le badge et l’avatar « Gamer »
Continue comme ça, tu vas bientôt pouvoir réclamer des clés de jeu !
11 360 XP
MAX