Test du jeu Postal 2

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Postal 2 est l’action satirique en monde ouvert de Running With Scissors, disponible sur Steam depuis le 2 novembre 2012 sur PC et Linux à 9,75 €. Le joueur y incarne le Postal Dude, un anti-héros chargé d’exécuter une liste de courses absurde dans une petite ville américaine, avec une liberté totale sur la manière de résoudre chaque tâche, souvent de la façon la plus violente possible. Sorti à l’origine en 2003, le jeu s’est forgé avec les années une réputation unique dans le paysage vidéoludique, entre satire sociale assumée et provocations qui ont valu au studio plusieurs interdictions à travers le monde, dont celle en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

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  • Qu'est-ce que Postal 2 et sur quelles plateformes peut-on le jouer ?Postal 2 est un jeu d'action satirique en monde ouvert développé par Running With Scissors. Disponible sur Steam depuis le 2 novembre 2012, il est accessible sur PC et Linux au prix de 9,75 €. Le jeu a été initialement lancé en 2003.
  • Comment fonctionne la mécanique de liste de courses dans Postal 2 ?Chaque journée de jeu est structurée autour d'une liste de tâches banales (récupérer un colis, faire la queue à la banque, etc.). Le joueur dispose d'une liberté totale pour accomplir ces objectifs, soit pacifiquement en trente secondes, soit en déclenchant un chaos total. Cette flexibilité d'approche encourage à rejouer les mêmes missions de façons radicalement différentes.
  • Pourquoi Postal 2 a-t-il été interdit dans certains pays ?Postal 2 s'attaque sans retenue à toutes les cibles de la société américaine (religion, politique, célébrités, institutions) avec un humour volontairement grossier et provocateur. Cette provocation assumée a valu au jeu d'être interdit en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que de subir plusieurs interdictions à travers le monde.
  • Pourquoi Postal 2 a-t-il conservé une communauté active plus de 20 ans après sa sortie ?La combinaison de la liberté totale d'approche des objectifs, de la structure en monde ouvert dense en interactions, et d'une satire sociale assumée a créé une identité clairement reconnaissable. Cette formule redoutablement efficace a permis au jeu de conserver une communauté active bien au-delà de sa réputation sulfureuse initiale.

Une liste de courses qui peut se résoudre de mille façons

Chaque journée de jeu se structure autour d’une liste de tâches banales, récupérer un colis, faire la queue à la banque, qui peuvent être accomplies pacifiquement ou dans un chaos total selon l’humeur du joueur. Cette liberté totale d’approche, rare pour l’époque de sa sortie originale, fait toute l’identité satirique du jeu sur la banalité du quotidien américain. Un même objectif peut ainsi se régler en trente secondes en évitant tout affrontement, ou dégénérer en fusillade générale si le joueur choisit de provoquer les passants ou les forces de l’ordre. Cette structure en objectifs ouverts, distribuée sur une carte relativement compacte mais dense en interactions, encourage à rejouer les mêmes missions de façons radicalement différentes. C’est un principe simple mais redoutablement efficace, qui explique en grande partie pourquoi le jeu a conservé une communauté active plus de vingt ans après sa sortie initiale, bien au-delà de ce que sa réputation sulfureuse laisserait supposer au premier abord.

Dans Postal 2, un panneau publicitaire rouge et blanc affiche un message provocateur adressé aux enfants dans un décor urbain dégradé.
Dans Postal 2, des personnages en orange protestent sur une route avec des pancartes contre la censure et les jeux vidéo.
Dans Postal 2, le joueur armé d'un fusil explore une rue déserte avec des bâtiments envahis par la végétation sous un ciel rougeâtre.

Une satire qui ne se prive d’aucune provocation

Le jeu s’attaque sans retenue à peu près toutes les cibles possibles de la société américaine, dans un humour volontairement grossier et provocateur qui a fait sa réputation sulfureuse dès sa sortie. Cette provocation assumée, jamais dissimulée derrière un quelconque discours moral, reste le cœur revendiqué de l’expérience Postal depuis ses débuts. Religion, politique, célébrités, institutions : rien n’est épargné par l’écriture volontairement outrancière du studio, qui préfère la caricature frontale à la nuance. Cette approche a valu au jeu d’être régulièrement cité comme référence du mauvais goût assumé, au même titre que d’autres productions transgressives de la même époque. Mais elle a aussi construit une identité clairement reconnaissable, où l’excès n’est jamais gratuit dans son intention même s’il l’est dans son exécution : Postal 2 se moque autant du joueur qui cherche la violence gratuite que de la société qu’il caricature, dans un jeu constant sur les attentes du genre.

Un monde ouvert dense pour son époque

La petite ville explorable, dense en interactions et en événements secondaires, propose une liberté de mouvement qui était rare dans le genre à sa sortie originale en 2003. Cette structure en monde ouvert, encore aujourd’hui accessible et rythmée, tient remarquablement bien face à des productions bien plus récentes du genre. Les PNJ réagissent aux actions du joueur, les commerces peuvent être visités, et de nombreux détails environnementaux récompensent l’exploration curieuse plutôt que la simple traversée en ligne droite vers l’objectif suivant. L’arsenal disponible, du simple coup de pelle au lance-roquettes en passant par des armes plus originales comme le chat utilisé comme silencieux improvisé, renforce cette impression de bac à sable où presque tout devient possible. Le succès durable de cette formule a d’ailleurs permis au studio de développer une communauté de modding particulièrement active, qui continue de produire du contenu additionnel des années après la sortie du jeu de base.

Une violence graphique qui ne conviendra clairement pas à tous

La violence explicite et le ton volontairement outrancier du jeu, assumés depuis toujours par le studio, rebuteront naturellement une partie du public même parmi les amateurs de jeux d’action. Cette exigence de tolérance envers un humour très noir et une violence graphique constante fait clairement partie du contrat passé avec le joueur dès les premières minutes. Les exécutions, particulièrement détaillées et parfois délibérément gratuites, refusent de s’excuser de leur propre outrance : c’est un choix artistique pleinement assumé, cohérent avec l’ensemble de la proposition satirique du jeu. Ce niveau de violence graphique explique en grande partie les interdictions dont le jeu a fait l’objet dans plusieurs pays lors des rééditions, et continue de structurer sa réputation, pour le meilleur et pour le pire, plus de deux décennies après sa création initiale.

Une longévité rare pour un jeu de cette génération

Peu de jeux de l’époque de la sortie originale de Postal 2 ont conservé une communauté aussi active vingt ans plus tard. Le support continu de Running With Scissors, à travers des mises à jour régulières et l’intégration d’extensions comme Paradise Lost, a permis au jeu de rester pertinent bien au-delà de son cycle de vie initial. Cette longévité tient aussi à l’accessibilité du moteur du jeu pour les créateurs de mods, qui ont produit avec les années une quantité impressionnante de contenu additionnel, des simples reskins d’armes à des campagnes narratives complètes. Cette vitalité communautaire distingue Postal 2 de nombreux jeux contemporains tombés dans l’oubli, et explique en partie pourquoi le titre continue d’être régulièrement redécouvert par de nouvelles générations de joueurs curieux de sa réputation sulfureuse.

Graphismes et ambiance sonore

La technique, datée mais fonctionnelle, sert avant tout le propos satirique plutôt que la performance visuelle pure. Les dialogues du Postal Dude, volontairement grinçants et provocateurs, portent l’essentiel de l’humeur noire recherchée par le studio depuis la première heure. Le doublage, assuré notamment par Rick Hunter dans le rôle principal, contribue largement à installer le ton irrévérencieux du jeu dès les premières minutes, entre commentaires sarcastiques sur l’actualité de l’époque et provocations directes envers le joueur lui-même. Les environnements, simples dans leur modélisation mais denses en détails interactifs, compensent leur âge technique par une direction artistique qui a bien vieilli dans son ensemble. La bande-son, discrète mais efficace, accompagne l’ambiance chaotique que le jeu cherche constamment à installer, sans la surcharger.

Points forts

  • Une liberté totale sur la manière de résoudre chaque tâche
  • Une satire qui ne se prive d’aucune provocation
  • Un monde ouvert dense qui tient bien face au temps qui passe

Points faibles

  • Une violence graphique qui ne conviendra clairement pas à tous
  • Un humour très noir qui peut franchement rebuter
  • Une technique qui accuse clairement son âge

Mon avis

Postal 2 assume totalement sa satire ultraviolente et grossière, portée par une liberté d’approche rare et un monde ouvert encore étonnamment dense. Ce qui frappe le plus en y rejouant aujourd’hui, c’est à quel point cette liberté structurelle a peu vieilli : la possibilité de résoudre chaque tâche de mille façons différentes reste un principe de game design solide, largement en avance sur son temps pour un jeu sorti au début des années 2000.

Sa violence graphique et son humour très noir ne conviendront clairement pas à tous les publics, ce qui fait aussi toute l’identité revendiquée du jeu. Il ne s’agit pas d’une violence qui cherche à se faire pardonner ou à se justifier moralement : elle est au contraire au cœur du projet satirique, un miroir grossissant tendu à une société que le studio caricature sans la moindre retenue.

La technique accuse forcément son âge, malgré les mises à jour régulières apportées par Running With Scissors avec les années. Mais ce vieillissement graphique compte finalement assez peu face à ce que le jeu propose vraiment : un bac à sable satirique où l’humour noir et la liberté d’action comptent bien plus que la performance visuelle. La communauté de modding, toujours active vingt ans après la sortie, en est la meilleure preuve.

Un jeu qui ne conviendra clairement pas à tout le monde, mais qui mérite sa place culte si l’on accepte son contrat dès le départ : de l’humour noir sans concession, une liberté d’action rare, et une satire qui vise juste plus souvent qu’elle ne rate sa cible.

Une satire ultraviolente et volontairement grossière, culte pour de bonnes et de mauvaises raisons.

Postal 2

Postal 2

Essayez de vivre une semaine en tant que The Postal Dude en accomplissant des tâches quotidiennes de votre liste de choses à faire, comme acheter du lait à l'épicerie. Dans un monde où les chats peuvent être utilisés comme silencieux de fusil d'assaut, il n'est pas surprenant qu'un carton de lait coûte 5 dollars. Voler ledit carton pourrait être relativement facile dans votre petit magasin de quartier, mais quand le magasin est tenu par un groupe de djihadistes gâchette facile, vous pourriez vouloir réfléchir à deux fois avant d'essayer de partir sans payer vos épiceries surpayées. De petites erreurs comme celle-ci pourraient bien déclencher l'interrupteur et vous faire devenir postal.

Sortie : 14 avril 2003

Genres : FPS, Open World, Shooter

Plateformes : Linux, PC (Microsoft Windows), Mac

Durée moyenne : 8-10 h

Note du jeu : Postal 2

Dans Postal 2, un panneau publicitaire rouge et blanc affiche un message provocateur adressé aux enfants dans un décor urbain dégradé.Dans Postal 2, des personnages en orange protestent sur une route avec des pancartes contre la censure et les jeux vidéo.Dans Postal 2, le joueur armé d'un fusil explore une rue déserte avec des bâtiments envahis par la végétation sous un ciel rougeâtre.
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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