Test du jeu Dead Cells
Dead Cells est un roguelite-metroidvania développé par Motion Twin et publié par Motion Twin, sorti le 7 août 2018 sur PC, PS4, Xbox One, et Nintendo Switch. Incarnez le Prisonnier, un être immortel explorant un château en perpétuelle mutation, combinant exploration non linéaire, combats fluides, et progression roguelite dans un monde gothique. Depuis le lancement, le studio Evil Empire — fondé par d’anciens membres de Motion Twin et des recrues venues renforcer l’équipe — a repris la suite du développement, notamment le DLC Return to Castlevania sorti en 2023 : deux nouveaux biomes, quatorze armes inédites, une vingtaine de tenues et près de soixante pistes musicales tirées de la licence Castlevania, unanimement salués par la presse comme le meilleur DLC de la série à ce jour. Peu de jeux indépendants ont bénéficié d’un suivi aussi long et aussi soigné : sept ans après son lancement, Dead Cells reste régulièrement cité en exemple pour la façon dont un titre de petite équipe peut se transformer en franchise durable sans jamais brader son identité d’origine.
- Qu'est-ce que Dead Cells ?Dead Cells est un jeu roguelite-metroidvania développé par Motion Twin, sorti en août 2018. Vous incarnez le Prisonnier, un être immortel explorant un château en mutation constante, avec des combats fluides et une progression roguelite dans un univers gothique.
- Quelle est la durée de vie du jeu ?Une run dure environ 10-15 heures, mais la rejouabilité est élevée grâce aux niveaux générés aléatoirement, aux différents builds possibles et aux DLC comme Return to Castlevania. La progression se fait par runs successives, avec des améliorations persistantes.
- Comment se déroule le gameplay ?Le gameplay combine exploration non linéaire et combats dynamiques. Le joueur dispose de diverses armes et compétences, pouvant créer des builds tactiques. Les combats demandent des réflexes et une stratégie, avec des niveaux générés procéduralement qui encouragent l'expérimentation.
- Quel est le verdict sur Dead Cells ?Dead Cells est un chef-d'œuvre roguelite exigeant mais gratifiant. Acclamé pour ses combats fluides et son système de progression, il peut frustrer par sa difficulté élevée. Recommandé aux fans de Hollow Knight et Rogue Legacy qui apprécient les jeux demandant de la précision et de la persévérance.
Une danse mortelle dans un château maudit
Dead Cells vous plonge dans un château labyrinthique, où le Prisonnier, un cadavre ranimé par une entité mystérieuse, tente de percer les secrets de son immortalité. L’histoire, racontée à travers des fragments environnementaux et des dialogues cryptiques, évoque des thèmes de rédemption et de persévérance, bien que sa narration minimaliste divise les joueurs. La campagne, d’environ 10 à 15 heures par run, est prolongée par des DLC majeurs comme Return to Castlevania et The Queen and the Sea, ajoutant boss, biomes, et armes. L’update Break the Bank de 2024 a introduit de nouveaux ennemis et skins. La rejouabilité, pilier du jeu, repose sur des runs variées, des builds personnalisables, et des difficultés croissantes, symbolisées par les Boss Cells récupérées après chaque victoire contre un boss majeur, qui débloquent des niveaux de défi supplémentaires bien au-delà de ce que propose la plupart des roguelites du marché. Salué pour son combat fluide, Dead Cells est un peu limité par sa courbe de difficulté abrupte. Parfait pour les fans de Hollow Knight ou Rogue Legacy, c’est un chef-d’œuvre roguelite exigeant mais gratifiant. Le mode Custom Mode, qui laisse quiconque bricoler ses propres règles (armes de départ imposées, dégâts multipliés, biomes verrouillés), a aussi donné naissance à toute une scène de challenges communautaires et de speedruns qui prolonge la durée de vie du jeu bien au-delà de ce que suggère sa seule campagne.




Un gameplay fluide et impitoyable
Le gameplay de Dead Cells est un mélange de metroidvania et de roguelite, avec des combats rapides et une exploration non linéaire. Le Prisonnier utilise des armes variées (épées, arcs, pièges) et des compétences (roulade, grenades), permettant des builds tactiques, salués pour leur fluidité. Les combats, dynamiques et précis, demandent réflexes et stratégie, mais la courbe de difficulté, surtout après les premiers biomes, peut frustrer. Les niveaux générés procéduralement, combinés à des zones déblocables via des runes, encouragent l’expérimentation, bien que la navigation puisse dérouter sans carte claire. Le système de mutations, qui permet de combiner trois emplacements de passifs pour façonner un build entier autour du sang, des dégâts tactiques ou de la survie, ajoute une couche de personnalisation rarement égalée dans le genre : deux runs avec les mêmes armes peuvent se jouer de façon radicalement différente selon les mutations choisies. Le mode solo est idéal pour le streaming, où les combos et les animations captivent, mais l’absence de multijoueur renforce l’isolement. Les performances sont excellentes sur PS5, Xbox Series, et PC (60 FPS, 1080p), et solides sur Switch, avec des patchs ayant corrigé les bugs initiaux. Ce gameplay, précis et addictif, est l’âme de Dead Cells, mais demande persévérance. La rune de Personnalisation, débloquée assez tôt en tuant un zombie d’élite dans les Remparts, ouvre d’ailleurs le fameux Custom Mode : plus de vingt réglages permettent de limiter la pioche d’objets, forcer une graine de génération précise ou modifier le décompte du chronomètre, de quoi transformer chaque run en défi personnel une fois la formule de base maîtrisée.
Exploration dans un château en mutation
Le château de Dead Cells, un dédale gothique de cryptes, de tours, et de cachots, change à chaque run, offrant des biomes variés comme les Promenades Toxiques ou le DLC Castlevania-inspired. L’exploration, riche en secrets (coffres, runes, lore), ajoute 10 à 15 heures pour les complétionnistes, mais la répétition des biomes peut lasser. Les hubs, comme la zone de départ, permettent de personnaliser les builds via des marchands, mais les interactions avec les PNJ sont limitées. Les environnements, somptueux et détaillés, brillent en streaming, où leur esthétique 2D pixelisée séduit. Les runes elles-mêmes racontent une histoire parallèle, celle d’un royaume tombé bien avant l’arrivée du Prisonnier, et les recouper avec le lore diffus des biomes est devenu un petit jeu à part entière pour la communauté la plus assidue. Les performances sont fluides sur toutes les plateformes, avec des améliorations notables via les mises à jour. Ce monde, vivant et oppressant, incarne l’esprit metroidvania, mais sa difficulté peut rebuter les novices. Le biome inspiré de Castlevania, ajouté par le DLC, tranche nettement avec le reste par sa palette plus chaude et ses vitraux, une façon habile de signaler visuellement le changement de licence sans jamais rompre la cohérence graphique de l’ensemble.
Une direction artistique et sonore envoûtante
Visuellement, Dead Cells excelle avec son style pixel art 2D, mêlant détails gothiques et animations fluides, évoquant Castlevania. Les biomes, des égouts toxiques aux châteaux enneigés, sont vibrants, bien que certains manquent de variété. Les animations de combat, précises et réactives, renforcent l’immersion. La bande-son, composée par Yoann Laulan, alterne entre thèmes épiques et mélancoliques, soutenant l’atmosphère, bien que certains morceaux soient répétitifs en runs prolongés — le DLC Return to Castlevania a d’ailleurs réarrangé une soixantaine de pistes emblématiques de la série Konami, un travail salué comme l’un des sommets sonores du jeu depuis sa sortie. Les bruitages, des cliquetis d’épées aux grognements des ennemis, sont percutants. Sans doublage, le jeu repose sur des dialogues textuels minimalistes mais évocateurs. Les performances sont impeccables sur PS5, Xbox Series, PC, et Switch, avec des textures nettes même sur portable. Cette direction artistique, soignée et immersive, est un pilier du charme de Dead Cells, et elle a suffisamment vieilli avec grâce pour continuer d’impressionner des joueurs qui découvrent le titre sept ans après sa sortie initiale.
Points forts
- Combats fluides et tactiques
- Esthétique pixel art gothique
- Rejouabilité exceptionnelle
- DLCs riches (Return to Castlevania)
- Idéal pour le streaming d’action
Points faibles
- Courbe de difficulté abrupte
- Répétition des biomes
- Navigation parfois confuse
- Narration minimaliste
- Absence de multijoueur
Mon avis
Dead Cells est un chef-d’œuvre roguelite-metroidvania qui marie exploration non linéaire et combats d’une fluidité rare, offrant une expérience addictive pour les fans de Hollow Knight ou Spelunky. Son esthétique pixel art, ses DLCs comme Return to Castlevania, et sa rejouabilité infinie en font un titre parfait pour le streaming, où chaque run est un spectacle. Cependant, sa difficulté brutale et sa narration cryptique peuvent rebuter les novices. Comparé à Rogue Legacy, il excelle par sa précision mais demande un investissement important. Le passage de témoin de Motion Twin à Evil Empire s’est fait sans accroc visible : sept ans après sa sortie, le jeu continue de recevoir un soutien digne d’une production bien plus récente, et c’est suffisamment rare pour être souligné. Si vous aimez les défis exigeants et les mondes gothiques, Dead Cells est un voyage inoubliable sur PS5, PC, ou Switch. Une danse mortelle, aussi frustrante que gratifiante, et qui n’a manifestement pas fini de s’enrichir.

Dead Cells
Dead Cells est un jeu d'action-plateforme en vue de côté 2D combinant des mécaniques de roguelike et de Metroidvania. Les joueurs contrôlent le Prisonnier, une créature immortelle qui possède des cadavres et combat à travers des niveaux générés procéduralement remplis d'ennemis mutants. Le combat se concentre sur les armes de mêlée, les arcs, les pièges et l'esquive, avec des motifs d'ennemis qui récompensent l'observation attentive. La mort est permanente pour chaque tentative, dépouillant le joueur de la plupart des objets collectés, bien qu'une monnaie du jeu appelée Cellules permette d'acheter des améliorations qui persistent entre les tentatives. Les niveaux sont assemblés à partir de sections pré-conçues dans des configurations aléatoires, et la progression dans le jeu déverrouille de nouvelles capacités de traversée via des Runes collectibles.
Sortie : 6 août 2018
Genres : Metroidvania, Roguelike, Plateforme
Plateformes : PlayStation 4, Linux, Android, PC (Microsoft Windows), iOS, PlayStation 5, Mac, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 22 h
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