Test du jeu God of War: Ragnarök

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God of War: Ragnarök signe le retour magistral de Kratos et Atreus dans une épopée nordique encore plus puissante, plus intense et plus poignante que jamais. Suite directe de l’opus de 2018, ce nouvel épisode nous entraîne dans les derniers soubresauts du mythe scandinave, où dieux, monstres et destins s’entrechoquent dans une fresque aux proportions titanesques. Que vaut vraiment ce Ragnarök tant attendu ? Plongée dans une odyssée divine. Sorti fin 2022 sur PS4 et PS5, puis porté sur PC en 2024, ce nouvel opus de Santa Monica Studio conclut l’arc nordique ouvert en 2018 avec le redémarrage de la série. Le pari était délicat : clôturer une histoire annoncée comme la fin d’un cycle, sans décevoir un public devenu immense après le succès critique et commercial du précédent volet. L’angle de ce test : voir si cette suite parvient à grandir sans se renier, alors qu’elle reprend presque à l’identique le moteur, la caméra à l’épaule en plan-séquence et la structure semi-ouverte de son aîné. Le studio a fait le choix de la continuité plutôt que de la rupture, et c’est précisément ce parti pris que ce test met à l’épreuve sur la longueur.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelle plateforme peut-on jouer à God of War: Ragnarök ?Le jeu est disponible exclusivement sur PlayStation 4 et PlayStation 5, développé par Santa Monica Studio.
  • Quelle est la durée de vie de God of War: Ragnarök ?La campagne principale dure environ 20-25 heures, mais avec les quêtes annexes et l'exploration complète, le jeu peut facilement atteindre 40-50 heures.
  • Comment se caractérise le gameplay de God of War: Ragnarök ?Le gameplay est basé sur des combats dynamiques et stratégiques, avec Kratos et Atreus disposant de capacités personnalisables. Les Lames du Chaos et la hache Léviathan sont les principales armes, avec des combats nerveux et une grande variété de bestiaires et de boss.
  • Quel est le verdict final sur God of War: Ragnarök ?C'est une suite magistrale qui dépasse son prédécesseur, offrant une narration profonde, des environnements riches, un gameplay intense et une dimension émotionnelle mûre. Un chef-d'œuvre qui conclut brillamment l'arc nordique de Kratos et Atreus.

Une suite qui respecte et dépasse

God of War: Ragnarök ne se contente pas de faire suite. Il approfondit chaque facette de son prédécesseur : plus de royaumes à explorer, des combats plus nerveux, une narration plus dense. L’histoire continue après la fin du Fimbulvetr, l’hiver interminable annonciateur de la fin des temps. Kratos, plus posé que jamais, continue de guider Atreus dans sa quête d’identité et de vérité. Le duo, plus fort mais aussi plus fracturé, affronte de nouveaux ennemis mythologiques, dont Thor, Odin et bien d’autres figures marquantes. Le choix de rendre Atreus jouable sur plusieurs chapitres est la vraie prise de risque narrative : il oblige le joueur à quitter la puissance rassurante de Kratos pour un personnage plus fragile, plus agile, et à découvrir des lieux et des visages que le père ne verra jamais. Thor, loin de la brute attendue, est écrit comme un géant rongé par ses actes ; Odin avance masqué sous les traits d’un vieil homme affable et manipulateur. Cette galerie d’antagonistes plus nuancés que la moyenne du jeu d’action tire vers le haut une trame qui, sur le papier, reste une histoire de prophétie et de vengeance. Le contenu additionnel gratuit Valhalla, ajouté quelques mois après la sortie, prolonge d’ailleurs l’aventure sous la forme d’un mode roguelite étonnamment introspectif, centré sur le passé de Kratos.

God of War: Ragnarök
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Un monde plus vaste, plus vivant

Cette suite nous ouvre les portes de tous les Neuf Royaumes. Chacun possède une identité propre : Svartalfheim regorge de machineries naines, Vanaheim brille par sa nature luxuriante et Asgard reste un mystère longtemps voilé. Les environnements sont vivants, denses, interactifs. Les quêtes secondaires sont de véritables récits à part entière, et certaines zones optionnelles cachent des secrets majeurs. C’est un monde qui récompense l’exploration, tant en narration qu’en gameplay. L’ouverture des Neuf Royaumes, contre trois seulement dans l’épisode précédent, donne au jeu une ampleur nouvelle, avec des zones comme Vanaheim ou Svartalfheim assez vastes pour justifier des heures de détours. Les Faveurs, les quêtes annexes, ne sont plus de simples contrats : plusieurs d’entre elles valent les meilleurs passages de la trame principale. Le revers, c’est un certain déséquilibre de rythme : le premier tiers enchaîne les zones fermées et les couloirs, et il faut patienter plusieurs heures avant que le jeu ne s’ouvre vraiment. Les détours cachent malgré tout certains des combats et des affrontements de boss les plus mémorables du titre, et le jeu sait vraiment gratifier le joueur qui prend le temps de fouiller chaque royaume plutôt que de foncer vers l’objectif.

Gameplay : la rage maîtrisée

Kratos dispose toujours de ses Lames du Chaos et de sa hache Léviathan, avec désormais des boucliers et capacités personnalisables. Atreus devient jouable à certains moments, apportant un rythme différent, plus fluide et agile. Le bestiaire est plus varié, les boss plus impressionnants et les mécaniques d’affrontements encore plus stratégiques. Chaque combat est une danse brutale, rythmée par les cris, les frappes et une bande-son épique. Le système de combat reprend les Lames du Chaos et la hache Léviathan, mais ajoute des armes de soutien, des boucliers aux comportements distincts, l’un qui pare, l’autre qui renvoie, l’autre qui étourdit, et un arsenal de compétences à débloquer bien plus fourni. Le bestiaire, pauvre et souvent pointé du doigt dans l’épisode de 2018, s’étoffe nettement, avec davantage de types d’ennemis et des combats de boss enfin nombreux et variés. Les options d’accessibilité, saluées à la sortie, offrent un éventail rare à ce niveau de production, des sous-titres aux aides de visée. Le jeu propose aussi un réglage fin de la difficulté, modifiable à tout moment, qui permet d’ajuster l’agressivité des ennemis sans repartir de zéro.

Émotion et maturité

Ce qui marque, au-delà de la violence et du spectaculaire, c’est l’émotion. Ragnarök est un jeu sur la paternité, la responsabilité, le deuil et la destinée. Les dialogues sont profonds, les moments calmes poignants, et certains arcs narratifs – notamment autour d’Atreus – touchent en plein cœur. L’écriture est solide, mature, et n’hésite pas à explorer la vulnérabilité de ses héros. Kratos, autrefois machine de guerre, devient un père véritable, tiraillé entre protection et confiance. Les dialogues qui se déroulent pendant les phases de navigation, en barque ou à pied, portent une grande partie de cette écriture : ce sont eux qui installent la fatigue de Kratos, les doutes d’Atreus, la loyauté bourrue de Mimir et de Brok. Le jeu sait aussi ménager ses silences, et certains de ses moments les plus forts ne comportent aucune ligne de dialogue. On pourra trouver que la conclusion, en refusant les grandes catastrophes que le mot Ragnarök laissait attendre, choisit la retenue plutôt que le spectacle ; c’est un parti pris cohérent avec le ton adopté depuis 2018.

Points forts

  • Une histoire captivante et émotive jusqu’au bout
  • Des personnages profonds et attachants
  • Un monde immense, varié et riche en contenu
  • Des combats nerveux, spectaculaires et exigeants
  • Une bande-son magistrale et un doublage de qualité

Points faibles

  • Quelques longueurs dans certaines quêtes secondaires
  • Des zones fermées qui rappellent le côté « couloir » de certains passages
  • La caméra peut encore gêner dans les combats serrés

Mon avis

God of War: Ragnarök est bien plus qu’une suite. C’est l’aboutissement d’un arc narratif, la conclusion d’une transformation – celle d’un dieu en homme, d’un père en guide. S’il ne révolutionne pas la formule, il l’amplifie à tous les niveaux. C’est un jeu puissant, généreux, humain. Une épopée mythologique inoubliable qui saura marquer les joueurs autant par ses coups d’éclats que par ses silences. Un incontournable de la génération.

God of War: Ragnarök est un aboutissement plus qu’une révolution. Il prend tout ce que posait l’épisode de 2018 et l’améliore méthodiquement : plus de royaumes, plus d’ennemis, plus de boss, une écriture de personnages encore plus fine. Ceux qui espéraient une refonte plus audacieuse de la formule peuvent lui reprocher cette prudence, et un démarrage qui tarde à libérer le joueur.

Mais l’ensemble est d’une tenue rare, porté par une réalisation technique sans faille et par une conclusion émouvante, qui privilégie l’intime au cataclysme. C’est un point final à la hauteur de l’ambition affichée, et l’un des sommets narratifs du jeu d’action grand public de cette génération. La version PC, complète et bien optimisée, en est aujourd’hui une porte d’entrée idéale pour qui aurait manqué l’épisode sur PlayStation. Elle ajoute quelques options graphiques et le support des écrans ultra-larges, sans rien retirer au contenu de la version console.

God of War Ragnarök

God of War Ragnarök

God of War: Ragnarök est le neuvième opus de la série God of War et la suite du God of War de 2018. Poursuivant le thème de la mythologie nordique, le jeu se déroule dans la Norvège antique et met en vedette les protagonistes de la série Kratos, l'ancien Dieu de la Guerre grec, et son jeune fils Atreus. Le jeu a lancé les événements de Ragnarök, où Kratos et Atreus doivent voyager dans chacun des Neuf Royaumes à la recherche de réponses alors qu'ils se préparent pour la bataille prophétisée qui mettra fin au monde.

Sortie : 9 novembre 2022

Genres : Combat, Open World, RPG

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 38 h

Note du jeu : God of War: Ragnarök

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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

Suggestions Les mieux notés de la rédaction

  1. God of War Ragnarök – PS5

    ✅ Points forts

    ➕ Une épopée plus dense et plus ambitieuse
    L’aventure prend de l’ampleur au fil des heures, avec un vrai sentiment de fin du monde.

    ➕ Un récit riche en émotions
    Le jeu mélange colère, peur, transmission, deuil, destin et pardon avec une grande maîtrise.

    ➕ La relation Kratos / Atreus toujours aussi forte
    Le duo reste le cœur de l’expérience, avec une évolution plus mature et plus complexe.

    ➕ Des personnages charismatiques
    Mimir, Freya, Brok, Sindri, Thor et Odin apportent énormément de personnalité au récit.

    ➕ Des séquences vraiment épiques
    Le jeu sait créer des moments spectaculaires, puissants et mémorables.

    ➕ Un gameplay toujours excellent
    Les combats sont lourds, précis, brutaux et enrichis par de nouveaux outils très efficaces.

    ➕ Un bon équilibre entre combat, exploration et puzzles
    L’aventure varie bien les situations et garde un rythme globalement solide.

    ➕ Une bande-son magnifique
    La musique accompagne parfaitement les grands moments comme les scènes plus intimes.

    ❌ Points faibles

    ➖ Quelques lenteurs dans le récit
    Certaines portions prennent un peu trop leur temps, même si elles servent souvent les personnages.

    ➖ Une caméra parfois gênante
    Dans les esquives près des murs ou les combats chargés, la lisibilité peut légèrement souffrir.

    ➖ Une formule qui évolue sans révolutionner
    Le gameplay s’enrichit, mais ne bouleverse pas profondément les bases du précédent épisode.

    ➖ Un aspect RPG parfois un peu chargé
    L’équipement, les statistiques et les améliorations peuvent sembler trop nombreux pour certains joueurs.

    Test

    God of War Ragnarök est une suite massive, généreuse et émotionnellement très forte. Santa Monica ne cherche pas à casser la formule du jeu de 2018, mais à l’élargir, l’intensifier et la conclure avec plus d’ampleur. Le résultat est une aventure impressionnante, parfois un peu trop dense, mais portée par une maîtrise rare de la narration, du rythme et des personnages.

    La grande force du jeu reste son écriture. Ragnarök ne se contente pas de raconter une guerre divine : il parle surtout de transmission, de peur, de colère, de responsabilité et du poids du destin. Kratos est toujours ce personnage brutal et imposant, mais il est aussi devenu un père qui cherche à changer. Atreus, lui, prend davantage de place, avec ses doutes, ses erreurs et son besoin de comprendre qui il est vraiment.

    Les personnages secondaires sont exceptionnels. Mimir reste indispensable grâce à son humour, ses récits et sa présence constante. Freya gagne en profondeur, Brok et Sindri apportent une humanité rare, tandis que Thor et Odin sont traités avec une approche plus nuancée que prévu. Ce ne sont pas seulement des figures mythologiques : ce sont des personnages écrits avec des failles, des contradictions et une vraie présence.

    Le gameplay reste l’un des meilleurs du genre. Les combats sont violents, lisibles et satisfaisants, avec une excellente sensation d’impact. La hache Léviathan, les Lames du Chaos et les nouvelles possibilités offensives donnent un très bon rythme aux affrontements. Le jeu ajoute suffisamment d’outils et de situations pour enrichir l’expérience, même si la base reste très proche de l’épisode précédent.

    L’aventure impressionne aussi par sa variété. Exploration, énigmes, combats, boss, dialogues en chemin et grandes séquences narratives s’enchaînent avec efficacité. Certains passages sont vraiment épiques et donnent au jeu cette dimension de fin du monde que le titre promet. La bande-son renforce énormément cette sensation, en alternant puissance mythologique et émotion plus intime.

    Tout n’est pas parfait. Le récit connaît quelques lenteurs, notamment dans certaines portions plus calmes ou plus guidées. Elles servent souvent les personnages, mais elles peuvent légèrement casser le rythme. La caméra peut aussi devenir moins coopérative dans certains combats proches des murs ou lorsque l’action devient trop chargée. Enfin, la partie RPG, avec ses armures, statistiques et améliorations, peut paraître un peu lourde par moments.

    Malgré ces défauts, God of War Ragnarök reste une immense réussite. Il reprend les bases du précédent épisode, les enrichit, les rend plus spectaculaires et conclut l’arc nordique avec une vraie puissance émotionnelle. Ce n’est pas une révolution, mais c’est une suite extrêmement maîtrisée, généreuse et marquante.

    Note : 9 / 10
    Une suite grandiose, émouvante et spectaculaire, portée par des personnages exceptionnels, un gameplay toujours aussi solide et une conclusion puissante. Quelques lenteurs et une formule moins surprenante l’empêchent d’être parfaite, mais l’aventure reste majeure.

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    Legend

    1 268 XP

    68 / 600

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