God of War: Ragnarök signe le retour magistral de Kratos et Atreus dans une épopée nordique encore plus puissante, plus intense et plus poignante que jamais. Suite directe de l’opus de 2018, ce nouvel épisode nous entraîne dans les derniers soubresauts du mythe scandinave, où dieux, monstres et destins s’entrechoquent dans une fresque aux proportions titanesques. Que vaut vraiment ce Ragnarök tant attendu ? Plongée dans une odyssée divine.
- Sur quelle plateforme peut-on jouer à God of War: Ragnarök ?Le jeu est disponible exclusivement sur PlayStation 4 et PlayStation 5, développé par Santa Monica Studio.
- Quelle est la durée de vie de God of War: Ragnarök ?La campagne principale dure environ 20-25 heures, mais avec les quêtes annexes et l'exploration complète, le jeu peut facilement atteindre 40-50 heures.
- Comment se caractérise le gameplay de God of War: Ragnarök ?Le gameplay est basé sur des combats dynamiques et stratégiques, avec Kratos et Atreus disposant de capacités personnalisables. Les Lames du Chaos et la hache Léviathan sont les principales armes, avec des combats nerveux et une grande variété de bestiaires et de boss.
- Quel est le verdict final sur God of War: Ragnarök ?C'est une suite magistrale qui dépasse son prédécesseur, offrant une narration profonde, des environnements riches, un gameplay intense et une dimension émotionnelle mûre. Un chef-d'œuvre qui conclut brillamment l'arc nordique de Kratos et Atreus.
Une suite qui respecte et dépasse
God of War: Ragnarök ne se contente pas de faire suite. Il approfondit chaque facette de son prédécesseur : plus de royaumes à explorer, des combats plus nerveux, une narration plus dense. L’histoire continue après la fin du Fimbulvetr, l’hiver interminable annonciateur de la fin des temps. Kratos, plus posé que jamais, continue de guider Atreus dans sa quête d’identité et de vérité. Le duo, plus fort mais aussi plus fracturé, affronte de nouveaux ennemis mythologiques, dont Thor, Odin et bien d’autres figures marquantes.



Un monde plus vaste, plus vivant
Cette suite nous ouvre les portes de tous les Neuf Royaumes. Chacun possède une identité propre : Svartalfheim regorge de machineries naines, Vanaheim brille par sa nature luxuriante et Asgard reste un mystère longtemps voilé. Les environnements sont vivants, denses, interactifs. Les quêtes secondaires sont de véritables récits à part entière, et certaines zones optionnelles cachent des secrets majeurs. C’est un monde qui récompense l’exploration, tant en narration qu’en gameplay.
Gameplay : la rage maîtrisée
Kratos dispose toujours de ses Lames du Chaos et de sa hache Léviathan, avec désormais des boucliers et capacités personnalisables. Atreus devient jouable à certains moments, apportant un rythme différent, plus fluide et agile. Le bestiaire est plus varié, les boss plus impressionnants et les mécaniques d’affrontements encore plus stratégiques. Chaque combat est une danse brutale, rythmée par les cris, les frappes et une bande-son épique.
Émotion et maturité
Ce qui marque, au-delà de la violence et du spectaculaire, c’est l’émotion. Ragnarök est un jeu sur la paternité, la responsabilité, le deuil et la destinée. Les dialogues sont profonds, les moments calmes poignants, et certains arcs narratifs – notamment autour d’Atreus – touchent en plein cœur. L’écriture est solide, mature, et n’hésite pas à explorer la vulnérabilité de ses héros. Kratos, autrefois machine de guerre, devient un père véritable, tiraillé entre protection et confiance.
Points forts
- Une histoire captivante et émotive jusqu’au bout
- Des personnages profonds et attachants
- Un monde immense, varié et riche en contenu
- Des combats nerveux, spectaculaires et exigeants
- Une bande-son magistrale et un doublage de qualité
Points faibles
- Quelques longueurs dans certaines quêtes secondaires
- Des zones fermées qui rappellent le côté « couloir » de certains passages
- La caméra peut encore gêner dans les combats serrés
Mon avis
God of War: Ragnarök est bien plus qu’une suite. C’est l’aboutissement d’un arc narratif, la conclusion d’une transformation – celle d’un dieu en homme, d’un père en guide. S’il ne révolutionne pas la formule, il l’amplifie à tous les niveaux. C’est un jeu puissant, généreux, humain. Une épopée mythologique inoubliable qui saura marquer les joueurs autant par ses coups d’éclats que par ses silences. Un incontournable de la génération.

God of War Ragnarök
God of War: Ragnarök is the ninth installment in the God of War series and the sequel to 2018's God of War. Continuing with the Norse mythology theme, the game is set in ancient Norway and features series protagonists Kratos, the former Greek God of War, and his young son Atreus. The game kicked off the events of Ragnarök, where Kratos and Atreus must journey to each of the Nine Realms in search of answers as they prepare for the prophesied battle that will end the world.
Sortie : 9 novembre 2022
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 38 h







✅ Points forts
➕ Une épopée plus dense et plus ambitieuse
L’aventure prend de l’ampleur au fil des heures, avec un vrai sentiment de fin du monde.
➕ Un récit riche en émotions
Le jeu mélange colère, peur, transmission, deuil, destin et pardon avec une grande maîtrise.
➕ La relation Kratos / Atreus toujours aussi forte
Le duo reste le cœur de l’expérience, avec une évolution plus mature et plus complexe.
➕ Des personnages charismatiques
Mimir, Freya, Brok, Sindri, Thor et Odin apportent énormément de personnalité au récit.
➕ Des séquences vraiment épiques
Le jeu sait créer des moments spectaculaires, puissants et mémorables.
➕ Un gameplay toujours excellent
Les combats sont lourds, précis, brutaux et enrichis par de nouveaux outils très efficaces.
➕ Un bon équilibre entre combat, exploration et puzzles
L’aventure varie bien les situations et garde un rythme globalement solide.
➕ Une bande-son magnifique
La musique accompagne parfaitement les grands moments comme les scènes plus intimes.
❌ Points faibles
➖ Quelques lenteurs dans le récit
Certaines portions prennent un peu trop leur temps, même si elles servent souvent les personnages.
➖ Une caméra parfois gênante
Dans les esquives près des murs ou les combats chargés, la lisibilité peut légèrement souffrir.
➖ Une formule qui évolue sans révolutionner
Le gameplay s’enrichit, mais ne bouleverse pas profondément les bases du précédent épisode.
➖ Un aspect RPG parfois un peu chargé
L’équipement, les statistiques et les améliorations peuvent sembler trop nombreux pour certains joueurs.
Test
God of War Ragnarök est une suite massive, généreuse et émotionnellement très forte. Santa Monica ne cherche pas à casser la formule du jeu de 2018, mais à l’élargir, l’intensifier et la conclure avec plus d’ampleur. Le résultat est une aventure impressionnante, parfois un peu trop dense, mais portée par une maîtrise rare de la narration, du rythme et des personnages.
La grande force du jeu reste son écriture. Ragnarök ne se contente pas de raconter une guerre divine : il parle surtout de transmission, de peur, de colère, de responsabilité et du poids du destin. Kratos est toujours ce personnage brutal et imposant, mais il est aussi devenu un père qui cherche à changer. Atreus, lui, prend davantage de place, avec ses doutes, ses erreurs et son besoin de comprendre qui il est vraiment.
Les personnages secondaires sont exceptionnels. Mimir reste indispensable grâce à son humour, ses récits et sa présence constante. Freya gagne en profondeur, Brok et Sindri apportent une humanité rare, tandis que Thor et Odin sont traités avec une approche plus nuancée que prévu. Ce ne sont pas seulement des figures mythologiques : ce sont des personnages écrits avec des failles, des contradictions et une vraie présence.
Le gameplay reste l’un des meilleurs du genre. Les combats sont violents, lisibles et satisfaisants, avec une excellente sensation d’impact. La hache Léviathan, les Lames du Chaos et les nouvelles possibilités offensives donnent un très bon rythme aux affrontements. Le jeu ajoute suffisamment d’outils et de situations pour enrichir l’expérience, même si la base reste très proche de l’épisode précédent.
L’aventure impressionne aussi par sa variété. Exploration, énigmes, combats, boss, dialogues en chemin et grandes séquences narratives s’enchaînent avec efficacité. Certains passages sont vraiment épiques et donnent au jeu cette dimension de fin du monde que le titre promet. La bande-son renforce énormément cette sensation, en alternant puissance mythologique et émotion plus intime.
Tout n’est pas parfait. Le récit connaît quelques lenteurs, notamment dans certaines portions plus calmes ou plus guidées. Elles servent souvent les personnages, mais elles peuvent légèrement casser le rythme. La caméra peut aussi devenir moins coopérative dans certains combats proches des murs ou lorsque l’action devient trop chargée. Enfin, la partie RPG, avec ses armures, statistiques et améliorations, peut paraître un peu lourde par moments.
Malgré ces défauts, God of War Ragnarök reste une immense réussite. Il reprend les bases du précédent épisode, les enrichit, les rend plus spectaculaires et conclut l’arc nordique avec une vraie puissance émotionnelle. Ce n’est pas une révolution, mais c’est une suite extrêmement maîtrisée, généreuse et marquante.
Note : 9 / 10
Une suite grandiose, émouvante et spectaculaire, portée par des personnages exceptionnels, un gameplay toujours aussi solide et une conclusion puissante. Quelques lenteurs et une formule moins surprenante l’empêchent d’être parfaite, mais l’aventure reste majeure.
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