Test du jeu Levelhead

Ajouter :

Levelhead est le platformer coopératif de Butterscotch Shenanigans, sorti le 30 avril 2020 sur PC à 4,99 €. Le Bureau des Livraisons est la première entreprise de livraison de colis de toute la galaxie : depuis des centaines d’années, ses clients lui font confiance pour livrer leurs marchandises avec le plus grand soin. Vous rejoignez cette équipe en tant qu’employé, armé de power-ups intenses et d’une campagne complète, dans un platformer qui met aussi à disposition un éditeur de niveaux complet. Le studio, déjà connu pour Crashlands et Quadropus Rampage, applique ici sa recette habituelle d’humour et de générosité de contenu à un genre où la profondeur d’un éditeur communautaire fait souvent toute la différence sur la durée de vie réelle du produit.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Quel est le prix et la date de sortie de Levelhead ?Levelhead est sorti le 30 avril 2020 sur PC au prix de 4,99 €.
  • Quels sont les principaux power-ups présents dans la campagne ?La campagne propose plusieurs power-ups intenses comme le double saut, la projection, le ralentissement du temps et bien d'autres mécaniques qui se combinent entre elles pour transformer l'approche de chaque section.
  • L'éditeur de niveaux de Levelhead est-il limité comparé aux outils des développeurs ?Non, l'éditeur de niveaux est particulièrement complet et utilise exactement les mêmes outils que ceux employés par les développeurs pour la campagne officielle, incluant la logique conditionnelle, les déclencheurs et les éléments interactifs.
  • Qui a développé Levelhead et quels sont ses autres jeux connus ?Levelhead a été développé par Butterscotch Shenanigans, un studio déjà connu pour ses jeux Crashlands et Quadropus Rampage, reconnu pour son humour et sa générosité en matière de contenu.

Une campagne solide, portée par des power-ups intenses

La campagne principale enchaîne des niveaux conçus avec soin, structurés autour de power-ups qui transforment radicalement l’approche de chaque section : double saut, projection, ralentissement du temps, et bien d’autres mécaniques qui se combinent entre elles. Cette variété garde le rythme de jeu constamment renouvelé sur toute la durée de l’aventure. Chaque monde introduit son propre lot de power-ups inédits avant de les combiner intelligemment à ceux déjà acquis, une progression pédagogique qui évite l’écueil classique du platformer qui empile ses mécaniques sans réellement les faire dialoguer entre elles. Les niveaux de la campagne officielle, réalisés par l’équipe elle-même, servent également de vitrine implicite des possibilités de l’éditeur : chaque section semble démontrer une technique ou une combinaison qu’un créateur amateur pourra ensuite reprendre dans ses propres constructions.

Dans Levelhead, un robot coloré saute entre des plateformes de lave dans un niveau souterrain rempli de pièces à collecter et d'obstacles flamboyants.
Un personnage explore un niveau de plateforme dans Levelhead, évitant des pics rouges et collectant des diamants jaunes parmi la végétation verte.
Dans Levelhead, un robot pourpre à pics progresse sur une plateforme verte tandis qu'une créature spectrale flotte dans le ciel bleu parsemé de nuages.

Un éditeur de niveaux qui met le joueur dans le siège du designer

L’éditeur de niveaux, particulièrement complet, permet de concevoir ses propres créations avec les mêmes outils que ceux utilisés par les développeurs pour la campagne officielle. Cette profondeur créative transforme Levelhead en véritable plateforme de création, bien au-delà du simple platformer à campagne unique. L’absence de distinction entre outils professionnels et outils grand public change fondamentalement la nature du jeu : on ne se contente pas de bricoler quelques plateformes dans un coin, on dispose du même arsenal complet de logique conditionnelle, de déclencheurs et d’éléments interactifs que celui qui a servi à bâtir l’intégralité de la campagne. Cette exigence a un revers, largement assumé par le studio : l’apprentissage de l’éditeur demande un réel investissement en temps, bien plus qu’un simple éditeur de blocs à glisser-déposer, mais la contrepartie en termes de possibilités créatives justifie largement cet effort si l’on s’y investit sérieusement.

Un système de contenu généré par les joueurs particulièrement riche

Le système de partage de niveaux permet de publier ses propres créations et de parcourir celles de la communauté, offrant un contenu potentiellement infini bien au-delà de la campagne officielle. Cette dimension communautaire, rare avec autant de profondeur dans un platformer de cette échelle, prolonge considérablement la durée de vie du jeu. Les outils de recherche et de filtrage permettent de dénicher rapidement les créations les mieux notées ou les plus récentes, une organisation qui évite de se perdre dans une masse indifférenciée de niveaux inégaux. Certains créateurs particulièrement prolifiques ont bâti de véritables sagas de niveaux thématiques, poussant les mécaniques de base dans des directions que les développeurs eux-mêmes n’avaient pas explorées dans la campagne, une preuve concrète de la souplesse réelle de l’éditeur mis à disposition.

Un mode coopératif qui renforce l’esprit de fête

Le mode coopératif, pensé pour la fête, transforme chaque niveau en moment partagé où la coordination entre joueurs devient aussi importante que l’habileté individuelle. Cette dimension sociale distingue clairement Levelhead des platformers solo plus classiques du marché. Certains passages, conçus spécifiquement pour tirer parti de la présence de plusieurs joueurs, demandent une vraie synchronisation d’actions simultanées, transformant des sections qui seraient triviales en solo en défis collectifs pleins de fous rires. La possibilité de créer ses propres niveaux pensés pour la coopération ajoute encore une couche à cette dimension sociale, les créateurs communautaires les plus inventifs ayant rapidement conçu des défis coopératifs exigeants absents de la campagne officielle elle-même.

Une profusion de contenu qui peut dérouter au départ

La quantité d’options, de power-ups et de mécanismes disponibles dès l’éditeur de niveaux peut dérouter les nouveaux venus, qui doivent prendre le temps d’apprivoiser un outil aussi riche. La qualité des niveaux communautaires, aussi, reste inégale selon les créateurs, comme pour tout contenu généré par les joueurs. Un joueur venu uniquement pour la campagne solo risque de se sentir submergé s’il ouvre l’éditeur par curiosité sans intention réelle de créer, tant l’interface expose d’emblée l’intégralité de ses possibilités plutôt que de les dévoiler progressivement. Ce choix, cohérent avec l’ambition du studio de proposer un outil professionnel plutôt qu’un gadget simplifié, se paie néanmoins d’une accessibilité initiale moins immédiate en l’absence d’appétence pour la conception de niveaux.

Durée de vie et rejouabilité, un contenu quasiment sans fin

La campagne officielle seule représente déjà plusieurs heures de jeu solide, mais c’est bien la combinaison avec le contenu communautaire qui donne au titre sa vraie dimension de rejouabilité. Contrairement à un platformer classique dont la durée de vie se limite à sa campagne, Levelhead se renouvelle en permanence tant que la communauté continue de publier de nouveaux niveaux, une dynamique qui a maintenu le jeu actif bien après sa sortie initiale. Les défis quotidiens, générés automatiquement et partagés par l’ensemble des joueurs actifs, ajoutent une raison supplémentaire de revenir régulièrement sans avoir à parcourir soi-même l’ensemble du catalogue communautaire pour trouver du contenu frais. Cette structure, pensée pour durer, distingue clairement Levelhead des platformers à contenu fini qui s’épuisent une fois la campagne achevée.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique colorée et enjouée s’inscrit dans la lignée des productions précédentes de Butterscotch Shenanigans, lisible et accueillante pour tous les publics. La bande-son dynamique accompagne parfaitement l’esprit de fête revendiqué par le jeu, sans devenir envahissante. Les designs des power-ups, immédiatement reconnaissables à leurs silhouettes et à leurs couleurs vives, facilitent la lecture instantanée des mécaniques en jeu, un atout dans les niveaux communautaires les plus chargés en effets. L’humour visuel de la licence, entre l’univers bureaucratique absurde du Bureau des Livraisons et les animations expressives du personnage joué, apporte une touche de légèreté bienvenue qui accompagne aussi bien les sessions solo que les fous rires en coopération.

Points forts

  • Une campagne solide, portée par des power-ups intenses et variés
  • Un éditeur de niveaux complet qui met le joueur dans le siège du designer
  • Un système de contenu généré par les joueurs particulièrement riche

Points faibles

  • Une profusion de contenu qui peut dérouter les nouveaux venus
  • Une qualité inégale des niveaux communautaires selon les créateurs
  • Un éditeur qui demande du temps pour être pleinement maîtrisé

Mon avis

Levelhead réussit grâce à une campagne solide et un éditeur de niveaux d’une profondeur rare, qui transforme le jeu en véritable plateforme créative bien au-delà du simple platformer. Butterscotch Shenanigans confirme ici sa capacité à conjuguer humour, générosité de contenu et exigence technique dans un même produit.

Ce qui m’a le plus convaincu, c’est la cohérence entre la campagne officielle et l’éditeur mis à disposition : les développeurs n’ont pas créé un outil séparé bridé pour les joueurs, ils ont littéralement partagé leur propre boîte à outils. Cette transparence donne une vraie légitimité à l’ambition affichée de transformer chaque joueur en designer potentiel.

Le mode coopératif mérite également une mention particulière : au-delà du simple prétexte à jouer à plusieurs, il façonne réellement certains passages autour de la coordination, offrant des moments de complicité qu’un platformer purement solo ne pourrait jamais produire. J’ai pris un plaisir particulier à découvrir les niveaux communautaires pensés spécifiquement pour la coopération.

Un contenu communautaire riche qui prolonge considérablement la durée de vie, malgré une courbe d’apprentissage réelle pour l’éditeur. Ceux qui n’ont aucune intention de créer leurs propres niveaux trouveront malgré tout largement de quoi s’occuper dans la seule campagne et les meilleures créations de la communauté.

Un platformer créatif à la profondeur rare.

Levelhead

Levelhead

Levelhead est un jeu de plateforme de création de niveaux avec une campagne exigeante pour 1 à 4 joueurs. Courez, sautez et utilisez des power-ups à travers de nombreux niveaux dans la campagne entièrement créée à la main, puis construisez et publiez des niveaux pour que le monde entier les joue !

Sortie : 18 avril 2019

Genres : Puzzle, Indé

Plateformes : Android, PC (Microsoft Windows), iOS, Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 6-8 h

Note du jeu : Levelhead

Dans Levelhead, un robot coloré saute entre des plateformes de lave dans un niveau souterrain rempli de pièces à collecter et d'obstacles flamboyants.Un personnage explore un niveau de plateforme dans Levelhead, évitant des pics rouges et collectant des diamants jaunes parmi la végétation verte.Dans Levelhead, un robot pourpre à pics progresse sur une plateforme verte tandis qu'une créature spectrale flotte dans le ciel bleu parsemé de nuages.
8

Où acheter le jeu :

Steam

Suggestions Les mieux notés de la rédaction

Partager

Laisser un commentaire

Donnez votre avis sur ce jeu

Un compte est gratuit et vous ouvre :

  • Noter les jeux et publier votre avis — +10 XP à chaque fois
  • Importer votre bibliothèque Steam dans votre backlog
  • Monter en rang et débloquer de vraies clés de jeu

Continuer avec Google Créer un compte J’ai déjà un compte