Test du jeu MAGLAM LORD

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MAGLAM LORD est le JRPG d’action de FELISTELLA Inc., sorti le 30 mai 2022 sur PC à 33,99 €. Ce JRPG d’action éclatant surgit tout droit des profondeurs de l’enfer, mélangeant exploration, combat en temps réel, artisanat d’armes et construction de relations. MAGLAM LORD est une combinaison inattendue qui n’a véritablement aucun équivalent dans le paysage du JRPG actuel, et c’est précisément ce mélange assumé de genres qui en fait un objet à part, difficile à ranger dans une case unique dès les premières heures de jeu.

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  • Qu'est-ce que MAGLAM LORD et quand est-il sorti ?MAGLAM LORD est un JRPG d'action développé par FELISTELLA Inc., sorti le 30 mai 2022 sur PC au prix de 33,99 €. Il mélange exploration, combat en temps réel, artisanat d'armes et construction de relations dans une expérience unique et excentrique.
  • Quel est le ton général de MAGLAM LORD ?MAGLAM LORD assume pleinement son excentricité avec un postulat infernal mêlant démons et humour absurde. Le jeu adopte une légèreté permanente où aucune situation n'est trop grave pour être tournée en dérision, ce qui le distingue des JRPG plus sérieux du marché et lui confère une identité propre et rafraîchissante.
  • Comment fonctionne le système d'artisanat d'armes ?Le système d'artisanat d'armes est particulièrement développé et permet de forger et d'améliorer un arsenal personnalisé. Les joueurs récupèrent des matériaux lors de l'exploration pour les transformer en nouvelles lames ou améliorer leur équipement, créant une boucle de jeu satisfaisante entre le terrain et le forgeron.
  • Quel rôle jouent les relations entre personnages dans le jeu ?La construction de relations avec les personnages secondaires enrichit le casting et donne du poids émotionnel aux échanges. Des scènes dédiées permettent de voir évoluer les liens entre l'héroïne et ses compagnons, offrant des moments intimes qui contrebalancent l'agitation des combats et renforcent l'attachement aux personnages.

Un JRPG qui assume pleinement son excentricité

Le postulat infernal du jeu, mélange de démons, d’humour absurde et de combats colorés, distingue clairement MAGLAM LORD des JRPG plus sérieux du marché. Cette excentricité assumée, du ton aux mécaniques, donne au jeu une identité propre qui ne cherche pas à imiter les références habituelles du genre. Dès les premiers échanges entre les personnages, le ton est donné : ici, aucune situation n’est trop grave pour être tournée en dérision, et cette légèreté permanente irrigue autant les dialogues que la mise en scène des affrontements. Ce parti pris, rare dans un genre qui multiplie volontiers les intrigues graves et les enjeux cosmiques, se révèle rafraîchissant si on accepte de le suivre jusqu’au bout sans en attendre une gravité qu’il ne promet pas.

Une jeune femme aux cheveux rouges flamboyants propose à trois personnages de mieux la connaître dans MAGLAM LORD.
Dans MAGLAM LORD, une guerrière blonde aux cheveux longs affonte un boss géant doré lors d'un combat intense sur fond vert luminescent.
Dans MAGLAM LORD, une jeune fille aux cheveux blonds et rouges lance une attaque magique flamboyante lors d'un combat contre des ennemis.

Un artisanat d’armes qui structure toute la progression

Le système d’artisanat d’armes, particulièrement développé, permet de forger et d’améliorer un arsenal personnalisé tout au long de l’aventure. Cette dimension créative s’imbrique naturellement avec le combat en temps réel, encourageant l’expérimentation plutôt que la simple accumulation de statistiques. Récupérer des matériaux durant l’exploration pour ensuite les transformer en nouvelles lames ou en améliorations d’équipement donne du sens à chaque sortie sur le terrain, plutôt que de réduire l’exploration à une simple formalité entre deux affrontements. Ce va-et-vient constant entre le forgeron et le champ de bataille installe une boucle de jeu satisfaisante, qui pousse à revenir sur ses pas pour dénicher le matériau manquant à la prochaine amélioration.

Une construction de relations qui donne du relief au casting

Les mécanismes de construction de relations avec les personnages secondaires enrichissent un casting déjà haut en couleur, typique du genre JRPG d’action japonais. Cette dimension sociale, bien intégrée à la boucle de jeu principale, donne du poids émotionnel aux échanges entre les combats. Voir évoluer les liens entre l’héroïne et ses compagnons à travers les chapitres, à travers des scènes dédiées qui interrompent volontiers l’action pour installer un moment plus intime, renforce l’attachement porté à un groupe de personnages qui aurait pu rester purement fonctionnel. C’est aussi l’un des rares endroits où le jeu ralentit franchement son rythme, offrant un contrepoint bienvenu à l’agitation permanente des affrontements.

Un combat en temps réel dynamique et lisible

Le combat en temps réel, nerveux et coloré, reste lisible malgré l’agitation constante à l’écran, un équilibre pas toujours évident à trouver pour ce genre de production. L’exploration, couplée à ce combat, structure une boucle de jeu efficace sur toute la durée de l’aventure. Les affrontements enchaînent les effets visuels chargés tout en préservant la lecture des attaques ennemies à esquiver, un soin d’autant plus appréciable que l’écran peut rapidement se remplir d’effets de lumière lors des combats les plus intenses contre plusieurs adversaires simultanés. Cette lisibilité, loin d’être acquise dans ce genre de production indépendante, mérite d’être saluée pour ce qu’elle est : un travail d’équilibrage réussi entre spectacle visuel et clarté du gameplay.

Un scénario qui assume son décalage jusqu’au bout

L’intrigue, qui mêle démons facétieux et enjeux infernaux traités avec une légèreté constante, ne cherche jamais à se prendre au sérieux plus que nécessaire. Cette cohérence de ton, maintenue du premier au dernier chapitre, évite l’écueil classique du récit qui bascule brutalement dans le pathos après avoir installé un humour omniprésent. Les scènes les plus marquantes du scénario jouent volontiers sur ce contraste entre l’absurdité du postulat et des enjeux qui, sous la surface comique, restent bien réels pour les personnages qui les vivent. Cette écriture, qui refuse la facilité du drame gratuit tout en gardant un vrai fil narratif, participe grandement à l’identité si particulière du titre.

Un accueil critique partagé, un ton qui ne conviendra pas à tous

Le ton excentrique et l’humour très marqué du jeu ont divisé la presse spécialisée et les joueurs à sa sortie, certains saluant l’originalité de la proposition quand d’autres regrettaient un manque de profondeur systémique derrière l’exubérance visuelle. Ce n’est clairement pas un JRPG si on cherche sérieux et gravité constante. Cette réception partagée n’a rien d’étonnant tant le jeu assume un pari risqué : privilégier l’identité et le ton plutôt que la sophistication mécanique, quitte à laisser sur le carreau les joueurs venus chercher un système de combat aussi profond que son humour est présent. C’est un choix de studio, assumé jusqu’au bout, qui mérite d’être jugé pour ce qu’il propose plutôt que pour ce qu’il aurait pu être.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique colorée et exubérante sert parfaitement le ton décalé du jeu, avec des designs de personnages très marqués typiques de l’animation japonaise. La bande-son dynamique accompagne efficacement les combats en restant fidèle au ton général. Les décors, bien que moins mis en avant que les personnages, adoptent une palette chaude qui évoque efficacement l’imagerie infernale du scénario tout en restant cohérents avec l’ambiance globale du jeu. L’ensemble forme un package visuel cohérent, où chaque élément, des effets de combat aux portraits de dialogue, sert la même vision décalée et assumée.

Points forts

  • Un JRPG qui assume pleinement son excentricité, sans équivalent réel
  • Un artisanat d’armes qui structure toute la progression
  • Une construction de relations qui donne du relief au casting
  • Un combat en temps réel lisible malgré l’agitation à l’écran

Points faibles

  • Un accueil critique partagé, le ton ne conviendra pas à tous
  • Un manque de profondeur systémique derrière l’exubérance visuelle
  • Un humour très marqué qui peut lasser sur la durée
  • Une identité visuelle qui privilégie les personnages au détriment des décors

Mon avis

MAGLAM LORD assume pleinement son excentricité infernale, porté par un artisanat d’armes bien pensé et une construction de relations qui donne du relief à son casting haut en couleur. Ce qui m’a le plus frappé en le parcourant, c’est à quel point le jeu refuse tout compromis sur son identité : il aurait été si simple de lisser l’humour pour toucher un public plus large, et FELISTELLA Inc. a préféré assumer son pari jusqu’au bout.

La boucle exploration-artisanat-combat fonctionne remarquablement bien sur la durée, chaque nouvelle zone traversée apportant son lot de matériaux à récupérer pour la prochaine amélioration d’arme. J’ai particulièrement apprécié la manière dont ce système récompense la curiosité plutôt que la simple progression linéaire vers l’objectif suivant, ce qui donne envie de fouiller chaque recoin des niveaux traversés.

Un accueil critique partagé et un manque de profondeur derrière l’exubérance limitent son ambition, mais l’identité reste unique. Le combat, s’il n’invente rien de révolutionnaire, reste suffisamment nerveux et lisible pour ne jamais lasser sur la durée de l’aventure, et les moments de construction de relations viennent régulièrement casser le rythme pour laisser respirer le joueur entre deux affrontements.

Je comprends parfaitement les joueurs qui resteront hermétiques à ce ton constamment décalé : ce n’est clairement pas un titre si on cherche un JRPG grave et posé. Mais si on accepte de suivre le jeu sur son propre terrain, la proposition est suffisamment singulière pour mériter le détour, ne serait-ce que par curiosité pour un mélange de genres qu’on ne croise que rarement ailleurs.

Au final, ce qui reste le plus longtemps après avoir refermé le jeu, ce n’est ni la difficulté d’un boss précis ni le détail d’une mécanique de combat, mais bien cette sensation d’avoir traversé quelque chose d’authentiquement différent. Dans un marché du JRPG où beaucoup de productions se ressemblent, cette prise de risque assumée mérite d’être encouragée, même quand l’exécution n’est pas parfaite sur tous les tableaux.

Un JRPG excentrique sans vrai équivalent.

Maglam Lord

Maglam Lord

Maglam Lord vous entraîne dans une aventure impliquant la création de « Épées Magiques ». Le protagoniste est un seigneur démon qui autrefois semait la terreur mais a depuis perdu ses pouvoirs. Les joueurs auront la possibilité de choisir entre un protagoniste masculin ou féminin au début du jeu.

Sortie : 18 mars 2021

Genres : Combat, RPG

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Nintendo Switch

Durée moyenne : 20-25 h

Note du jeu : MAGLAM LORD

Une jeune femme aux cheveux rouges flamboyants propose à trois personnages de mieux la connaître dans MAGLAM LORD.Dans MAGLAM LORD, une guerrière blonde aux cheveux longs affonte un boss géant doré lors d'un combat intense sur fond vert luminescent.Dans MAGLAM LORD, une jeune fille aux cheveux blonds et rouges lance une attaque magique flamboyante lors d'un combat contre des ennemis.
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Où acheter le jeu :

Steam

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