Test du jeu Demon Turf: Queens Edition
Demon Turf: Queens Edition est un platformer 3D développé par Fabraz et publié par Playtonic Friends, sorti le 4 novembre 2021 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Switch à 28,99 €. Le studio, auparavant connu pour le platformer 2D Slime-san, changeait ici radicalement de dimension en passant à la 3D pour la première fois. Vous incarnez Beebz, jeune démone ambitieuse déterminée à conquérir le territoire des démons zone par zone pour en devenir la reine. Le jeu mélange plateforme 3D à l’ancienne, avec une structure en mondes ouverts façon collectathon des années 2000, et une identité visuelle et un ton complètement à part, entre punk et dessin animé pour adolescents.
- Qu'est-ce que Demon Turf: Queens Edition et sur quelles plateformes est-il disponible ?Demon Turf: Queens Edition est un platformer 3D développé par Fabraz et publié par Playtonic Friends. Il est disponible sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Switch au prix de 28,99 €. Le jeu est sorti originalement le 4 novembre 2021, et cette édition regroupe tout le contenu post-lancement.
- Quel est le concept principal du jeu et quel personnage incarne-t-on ?Dans Demon Turf, vous incarnez Beebz, une jeune démone ambitieuse déterminée à conquérir le territoire des démons zone par zone pour en devenir la reine. Le jeu mélange plateforme 3D classique avec une structure en mondes ouverts façon collectathon des années 2000, avec une identité visuelle punk et un ton de dessin animé pour adolescents.
- Quels mouvements et capacités Beebz possède-t-elle ?Beebz dispose d'un arsenal généreux de mouvements incluant le dash aérien, la glissade, le double saut, et des capacités débloquées au fil de la progression comme la possibilité de flotter brièvement ou de foncer horizontalement. Ces mouvements offrent une grande fluidité et encouragent l'expérimentation sans temps de recharge punitif, dans la lignée des meilleurs platformers 3D indépendants récents.
- Qu'apporte la Queens Edition par rapport à la version originale de 2021 ?La Queens Edition intègre tout le contenu post-lancement : de nouveaux niveaux, un personnage jouable supplémentaire avec des capacités distinctes, et un rééquilibrage complet de la difficulté et du rythme de progression. Cette version corrige les problèmes de déséquilibre entre les premières et dernières zones critiqués au lancement, offrant une expérience plus complète et mieux dosée.
- Un arsenal de mouvements généreux
- Une Queens Edition qui intègre tout le contenu post-lancement
- Le pedigree collectathon derrière Playtonic Friends
- Une structure en zones qui n’évolue pas beaucoup
- Des combats de boss un cran en dessous des plateformes
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Demon Turf
Un arsenal de mouvements généreux
Le monde est découpé en zones distinctes, chacune contrôlée par un boss à vaincre pour progresser, dans une structure proche du platformer à collectibles classique popularisé par les productions Rare et Insomniac des années 2000. Beebz dispose d’un arsenal de mouvements généreux — dash aérien, glissade, double saut, capacités débloquées au fil de la progression comme la possibilité de flotter brièvement ou de foncer horizontalement pour traverser un gouffre — qui donne au déplacement une vraie fluidité, dans la lignée des meilleurs platformers 3D indépendants récents. Chaque nouvelle capacité rend accessibles des zones auparavant fermées, poussant naturellement à revenir sur ses pas une fois l’inventaire de mouvements étoffé, un principe de progression classique du genre mais exécuté avec soin. La marge de manœuvre laissée au joueur pour enchaîner les mouvements dans les airs, sans temps de recharge punitif, encourage l’expérimentation plutôt que la prudence. Cette générosité dans le déplacement fait clairement partie des points communs les plus nets avec le genre collectathon des années Nintendo 64 et Dreamcast, où le simple fait de parcourir le décor devait déjà procurer du plaisir avant même de songer aux objectifs à accomplir.



Une Queens Edition qui intègre tout le contenu post-lancement
Cette édition regroupe tout le contenu post-lancement ajouté après la sortie originale de 2021 : de nouveaux niveaux, un personnage jouable supplémentaire aux capacités distinctes de celles de Beebz, et un rééquilibrage général de la difficulté et du rythme de progression par rapport à la version de lancement, qui avait été critiquée pour un déséquilibre entre les premières et les dernières zones. Le résultat est une expérience nettement plus complète et mieux dosée, sans les problèmes de rythme reprochés au lancement initial. Pour qui découvre le jeu aujourd’hui, cette version constitue clairement la meilleure porte d’entrée, rassemblant en un seul package ce qui était auparavant dispersé entre le jeu de base et des mises à jour gratuites successives.
Le pedigree collectathon derrière Playtonic Friends
Playtonic Friends, le label d’édition qui a porté cette édition définitive, est une émanation de Playtonic Games, le studio fondé par d’anciens de Rare à l’origine de Yooka-Laylee, lui-même conçu comme un successeur spirituel direct de Banjo-Kazooie. Ce choix éditorial n’est pas anodin : Demon Turf partage avec ces références une même philosophie de progression par capacités débloquées et par exploration de mondes semi-ouverts truffés de collectibles, tout en y ajoutant un ton beaucoup plus mordant et une esthétique résolument moderne, loin des mascottes rondes et sympathiques du genre à l’époque de la Nintendo 64. Voir un éditeur aussi identifié au collectathon classique porter un projet aussi différent dans le ton témoigne d’une vraie confiance dans la solidité du système de jeu de Fabraz, au-delà de l’emballage provocateur qui a pu, à la sortie, faire hésiter une partie du public habituée à des productions plus consensuelles.
Une structure en zones qui n’évolue pas beaucoup
Le principal reproche que l’on peut faire au jeu, c’est que la formule zone-plus-boss se répète sans grande variation tout au long de l’aventure. Chaque zone reste individuellement bien construite, avec sa propre identité visuelle et ses propres défis de plateforme, mais la structure d’ensemble n’apporte pas de vraie surprise mécanique passées les premières heures : on explore, on collecte des objets qui débloquent l’accès au boss, on affronte le boss, on passe à la zone suivante. Un joueur habitué au genre collectathon reconnaîtra immédiatement ce schéma, pour le meilleur comme pour le pire — c’est confortable et familier, mais ça manque parfois d’une idée qui viendrait bousculer la formule en cours de route. Les zones les plus tardives tentent bien d’introduire des variantes, avec des gimmicks environnementaux propres à chacune, mais elles restent construites sur exactement la même ossature que les premières, ce qui finit par se ressentir sur la durée totale de l’aventure.
Des combats de boss un cran en dessous des plateformes
Les affrontements de boss, bien que corrects et visuellement travaillés, n’atteignent pas le niveau de qualité des séquences de plateforme pure : les patterns restent assez simples et manquent parfois de la créativité qui caractérise le reste du jeu, se résumant souvent à esquiver une attaque téléphonée puis à riposter dans une fenêtre bien identifiée. Un ton parfois trop appuyé sur la durée, avec un humour vulgaire et des dialogues qui insistent lourdement sur leur propre décalage, peut aussi lasser certains joueurs, même si l’humour reste globalement efficace et cohérent avec l’identité punk revendiquée du jeu depuis son annonce.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique colorée en cel-shading, avec des designs de personnages très marqués — piercings, crêtes, tatouages démoniaques — donne au jeu une identité visuelle immédiatement reconnaissable, entre esthétique punk et dessin animé pour adolescents dans la lignée de séries occidentales des années 2000. Les environnements, bien que construits sur un moteur relativement modeste, profitent de palettes de couleurs contrastées qui compensent largement le manque de détail technique pur. La bande-son électro-pop, composée pour accompagner le rythme soutenu des niveaux, convient bien à l’énergie générale du jeu, avec quelques morceaux qui restent en tête longtemps après la partie, en particulier ceux des zones les plus tardives.
Points forts
- Un arsenal de mouvements généreux, vraie fluidité
- Une direction artistique très identifiable, punk et dessin animé
- Une Queens Edition qui intègre tout le contenu post-lancement
- Une bande-son électro-pop efficace
Points faibles
- Une structure en zones qui n’évolue pas beaucoup
- Des combats de boss un cran en dessous des plateformes
- Un ton parfois trop appuyé sur la longueur
Mon avis
Demon Turf: Queens Edition est un excellent platformer 3D indépendant, porté par un arsenal de mouvements généreux et une direction artistique qui ne ressemble à rien d’autre dans le genre. Fabraz, qui n’avait jusque-là fait ses preuves qu’en 2D avec Slime-san, réussit ici une transition vers la 3D bien plus convaincante que ce que le passage d’un studio indépendant à cette dimension laisse habituellement espérer.
La Queens Edition, en intégrant tout le contenu post-lancement et en corrigeant les problèmes de rythme de la version de 2021, en fait clairement la meilleure version pour découvrir le jeu aujourd’hui. Le personnage jouable supplémentaire ajoute une vraie variété de style de jeu pour qui souhaite prolonger l’expérience après une première traversée avec Beebz.
La structure en zones répétitive et des combats de boss un peu tièdes empêchent le jeu d’atteindre l’excellence absolue, mais l’arsenal de mouvements de Beebz, généreux et bien pensé, suffit à porter l’ensemble sur la durée. C’est le genre de titre où le simple plaisir de se déplacer justifie à lui seul l’achat, indépendamment de la qualité inégale des affrontements.
Le soutien de Playtonic Friends, éditeur au pedigree collectathon incontestable, confirme d’ailleurs que Fabraz a su convaincre au-delà de son cercle habituel de fans venus de Slime-san. C’est suffisamment rare pour un studio qui change à la fois de genre et de dimension pour être souligné, et ça place Demon Turf: Queens Edition parmi les tentatives réussies de faire revivre l’esprit du collectathon 3D pour un public qui n’a pas forcément connu les productions Rare des années 2000.
Un bon choix pour les fans de plateforme 3D à l’ancienne, curieux de voir comment un petit studio 2D s’en sort une fois passé à la troisième dimension.

Demon Turf
The 3D platformer with attitude! Join Beebz in her ambitious goal of taking over the Demon Turfs and becoming the Demon Queen herself! Jump, spin and punch your way across the turfs with unique mechanics like momentum-driven combat and self-placed checkpoints. Face the Demon King head on!
Sortie : 4 novembre 2021
Genres : Plateforme, Indé
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 10-12 h
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