Test du jeu Ufouria: The Saga 2

Ajouter :

Ufouria: The Saga 2 est un remake modernisé du jeu culte sorti sur NES en 1991. Développé par SUNSOFT, il nous replonge dans l’univers étrange et barré de Bop-Louie et ses amis, avec un style graphique revu en pâte à modeler 3D et des mécaniques modernisées. Voici mon avis complet.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelle plateforme peut-on jouer à Ufouria: The Saga 2 ?Le jeu est disponible sur Nintendo Switch, PlayStation 5, Xbox Series et PC, offrant une large accessibilité aux joueurs.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La durée de vie est estimée entre 8 et 12 heures pour une première completion, avec des possibilités de rejouabilité grâce aux différents personnages et secrets à débloquer.
  • Comment se déroule le gameplay d'Ufouria: The Saga 2 ?C'est un Metroidvania rétro avec exploration libre, 4 personnages aux capacités uniques, un level design interconnecté et un système de progression basé sur le déblocage de nouvelles compétences.
  • Quel est votre verdict final sur le jeu ?Un remake charmant et nostalgique, avec un style graphique unique en pâte à modeler, un humour décalé et un gameplay accessible. Recommandé aux amateurs de jeux rétro et de plateformes loufoques.

Un Metroidvania loufoque et mignon

Ufouria 2 conserve son ADN : une structure en labyrinthe, une alternance de plateaux à explorer librement, et des personnages aux capacités variées à débloquer. Chaque héros a un style bien à lui, de la nage de Gil à la capacité d’escalade de Shades. L’exploration est donc au cœur du gameplay, avec un level design bien pensé et des zones interconnectées à revisiter.

Ufouria: The Saga 2
test du jeu, Ufouria: The Saga 2
test du jeu, Ufouria: The Saga 2
test du jeu, Ufouria: The Saga 2

Trente ans d’attente pour une suite, un cas rarissime dans le jeu vidéo

Le délai séparant l’Ufouria original de 1991 de cette suite officielle constitue l’un des écarts les plus longs jamais observés entre deux épisodes d’une même licence encore portée par son studio fondateur, SUNSOFT ayant attendu près de trois décennies avant de revenir sur cet univers pourtant resté culte auprès d’une frange de connaisseurs du jeu NES. Ce genre de résurrection tardive reste rarissime dans l’industrie, où les licences oubliées finissent le plus souvent rachetées et redéveloppées par des studios tiers plutôt que ranimées par leurs créateurs originels après une aussi longue période de silence.

Cette continuité directe avec l’équipe d’origine explique en grande partie la fidélité remarquable de cette suite à l’esprit de l’original, loin des trahisons créatives que subissent parfois les licences ressuscitées par des mains extérieures n’ayant jamais partagé la vision initiale des créateurs. SUNSOFT signe ici un retour aux sources authentique plutôt qu’une simple exploitation nostalgique opportuniste d’un nom encore vaguement familier à une poignée de joueurs nostalgiques de la NES.

La pâte à modeler, un choix esthétique qui tranche avec les remakes pixel art habituels

Face à la tendance dominante des remakes de jeux NES qui optent presque systématiquement pour un pixel art plus détaillé ou une modélisation 3D lisse et propre, le choix d’une esthétique évoquant le stop-motion en pâte à modeler distingue radicalement Ufouria: The Saga 2 de ses contemporains. Cette texture organique et légèrement irrégulière, qui rappelle davantage les productions d’animation artisanale que les standards du jeu vidéo moderne, confère au titre une identité visuelle immédiatement reconnaissable dans un marché saturé de remakes rétro à l’apparence souvent interchangeable.

Ce parti pris esthétique s’accorde parfaitement avec le ton absurde et décalé de la série, la texture volontairement imparfaite de la pâte à modeler amplifiant l’aspect artisanal et fait-main qui caractérisait déjà l’humour loufoque de l’Ufouria original. Un choix qui prouve qu’un remake peut moderniser sans jamais uniformiser son identité visuelle sur les standards attendus du genre, une leçon que gagneraient à retenir bien d’autres studios engagés dans des projets similaires.

Une direction artistique en pâte à modeler

Le style graphique du jeu est particulièrement charmant : tout semble fait à la main, comme un stop-motion en pâte à modeler. Ce rendu donne une vraie identité au jeu, rendant chaque personnage encore plus expressif. L’animation est fluide, et les ennemis comme les décors ont une patte unique qui se démarque immédiatement dans le paysage indie.

Humour absurde et ambiance rétro

L’humour reste fidèle à l’original, avec des situations absurdes, des dialogues loufoques et des personnages aussi bizarres qu’attachants. On sent que le jeu n’a pas peur d’être décalé, et il l’assume totalement, jusqu’à ses bruitages volontairement exagérés et ses musiques rétro remixées avec brio.

Un gameplay modernisé, mais simple

Les contrôles sont réactifs, le game design est plus lisible qu’à l’époque, et les boss ont des patterns un peu plus variés. Cependant, le jeu reste facile dans l’ensemble, ce qui le rend accessible mais peut frustrer les joueurs en quête de challenge. On y vient pour la détente et la nostalgie plus que pour l’adrénaline.

Un accès en douceur pensé pour élargir le public originellement confidentiel de la série

La simplification de la difficulté par rapport à l’exigence parfois punitive des jeux NES de cette époque répond à une logique commerciale et créative cohérente : l’Ufouria original, resté relativement confidentiel en dehors du Japon à sa sortie, dispose d’une occasion unique de toucher un public occidental bien plus large grâce à cette suite, un objectif qui aurait été compromis par une difficulté trop exigeante décourageant les nouveaux venus dès les premières heures.

Ce choix d’accessibilité, qui pourra décevoir les puristes en quête d’un défi à la hauteur des standards NES d’origine, s’inscrit dans une stratégie plus large de démocratisation d’une licence culte mais méconnue, où l’enjeu principal consiste à faire découvrir cet univers atypique au plus grand nombre plutôt qu’à satisfaire exclusivement la petite communauté de vétérans déjà acquise à la cause.

Durée de vie et contenu

Le jeu se boucle en 5 à 7 heures selon ton envie d’exploration. Il y a quelques objets cachés, des secrets à trouver et un brin de rejouabilité, mais ce n’est pas un jeu massif. C’est une aventure concentrée, parfaite pour une session de week-end.

Cette durée volontairement resserrée s’aligne d’ailleurs sur celle de l’expérience originale, un choix cohérent avec la volonté du studio de proposer une redécouverte fidèle plutôt qu’une extension artificielle du contenu qui aurait dénaturé le format concis propre aux jeux de plateforme-exploration de l’époque NES.

Des personnages aux capacités complémentaires, cœur battant de la structure Metroidvania

La répartition des capacités entre les différents membres du groupe de Bop-Louie, plutôt que leur concentration sur un unique protagoniste polyvalent, ancre solidement Ufouria dans la tradition du Metroidvania où la progression passe autant par l’acquisition de nouveaux pouvoirs que par la mémorisation de la carte. Alterner entre la nage de Gil et l’escalade de Shades pour revisiter des zones précédemment inaccessibles procure cette satisfaction caractéristique du genre, où chaque nouvelle capacité débloquée ouvre rétroactivement une partie du monde déjà exploré sous un jour nouveau.

Cette dimension collective de la progression, où l’équipe entière plutôt qu’un seul héros porte le poids de l’aventure, distingue subtilement Ufouria des Metroidvania plus classiques centrés sur un unique protagoniste omnipotent. Un choix de design hérité directement de l’original de 1991, conservé avec soin et intelligence dans cette version modernisée qui sait où puiser sa véritable identité.

Points forts

  • Direction artistique en pâte à modeler unique
  • Exploration fluide et agréable
  • Personnages attachants et bien différenciés
  • Ambiance rétro fidèle à l’original
  • Gameplay simple et efficace

Points faibles

  • Manque de difficulté pour les joueurs expérimentés
  • Assez court, peu de rejouabilité
  • Quelques musiques peuvent devenir répétitives

Mon avis

Ufouria: The Saga 2 est un remake réussi, charmant et plein d’humour, parfait pour les nostalgiques comme pour les nouveaux venus. Il ne révolutionne pas le genre, mais il offre un vrai moment de plaisir rétro moderne. C’est une petite bulle de bizarrerie réconfortante qui mérite qu’on s’y attarde.

Ce qui rend cette résurrection particulièrement touchante, c’est la fidélité dont fait preuve SUNSOFT envers une licence restée dans l’ombre pendant trente ans sans jamais chercher à la dénaturer pour la rendre plus vendable. Une suite tardive mais sincère, qui mérite de trouver enfin le public plus large que l’original n’avait jamais pu toucher en son temps, trente ans après sa sortie confidentielle.

Reste à espérer que ce retour réussi ouvre la voie à d’autres résurrections aussi respectueuses, dans un paysage vidéoludique où les remakes trahissent trop souvent l’esprit qu’ils prétendent honorer.

Ufouria: The Saga 2

Ufouria: The Saga 2

Le remake/suite du jeu d'action SUNSOFT de 1991 Ufouria: The Saga est arrivé ! Dans ce jeu d'action en vue de côté basé sur l'exploration, le terrain des niveaux change à chaque fois que vous entrez dans la zone, avec encore plus de secrets à découvrir. L'univers unique et farfelu d'Ufouria a été fidèlement recréé avec amour, cette fois avec une touche de travail artisanal en feutrine. Rejoignez le désormais duveteux Hebe, O-Chan, Sukezaemon et Jennifer pour protéger la terre de l'invasion des Utsujin !

Sortie : 29 février 2024

Genres : Metroidvania, Japonais, Plateforme

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Nintendo Switch

Durée moyenne : 3 h

Note du jeu : Ufouria: The Saga 2

test du jeu, Ufouria: The Saga 2test du jeu, Ufouria: The Saga 2test du jeu, Ufouria: The Saga 2
8

Où acheter le jeu :

Instant Gaming

Suggestions Les mieux notés de la rédaction

Laisser un commentaire

Donnez votre avis sur ce jeu

Un compte est gratuit et vous ouvre :

  • Noter les jeux et publier votre avis — +10 XP à chaque fois
  • Importer votre bibliothèque Steam dans votre backlog
  • Monter en rang et débloquer de vraies clés de jeu

Continuer avec Google Créer un compte J’ai déjà un compte