Test du jeu Outriders

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Outriders est le RPG-shooter coopératif de People Can Fly, sorti le 1er avril 2021 sur PC à 19,99 €. Le joueur y incarne un Outrider, colon plongé en hibernation cryogénique à bord du vaisseau Flores, réveillé des décennies plus tard sur la planète hostile Enoch. Une tempête mystique appelée l’Anomalie balaie la région au moment du débarquement et transforme quiconque y survit, conférant des pouvoirs surnaturels à une poignée de rescapés — dont le héros. Le studio polonais, connu pour Bulletstorm et Gears of War: Judgment, y marie les mécaniques d’un jeu de tir à couverture classique avec la structure en butin et en classes d’un véritable looter-shooter, jouable en solo comme en coopération jusqu’à trois joueurs, avec une campagne complète prenant plusieurs dizaines d’heures à boucler.

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  • Qu'est-ce qu'Outriders et quand est-il sorti ?Outriders est un RPG-shooter coopératif développé par People Can Fly, sorti le 1er avril 2021 sur PC au prix de 19,99 €. Le jeu combine les mécaniques d'un shooter à couverture avec la structure de butin et de classes d'un looter-shooter, jouable en solo ou en coopération jusqu'à trois joueurs.
  • Quelles sont les quatre classes disponibles et leurs spécialités ?Les quatre classes sont : le Pyromancien (contrôle des foules par le feu), le Dévastateur (tankage rapproché avec pouvoirs de terre), le Trickster (manipulation du temps pour combat au corps-à-corps) et le Technomancien (soutien à distance avec tourelles automatiques). Chaque classe dispose d'un arbre de compétences dense permettant plusieurs approches différentes.
  • Comment fonctionne le système de régénération de vie dans Outriders ?Contrairement aux jeux de tir à couverture traditionnels, Outriders n'offre pas de régénération passive de vie. La santé s'obtient uniquement en achevant des ennemis au contact des pouvoirs de classe ou en enchaînant les exécutions rapprochées, ce qui récompense l'agressivité plutôt que la prudence.
  • Quel type de contenu endgame propose Outriders ?L'endgame est structuré autour d'un système de paliers de difficulté ajustables en temps réel, permettant aux joueurs d'affiner leur équipement et leurs compétences pour repousser continuellement le niveau de défi. Cette mécanique distingue Outriders de nombreux concurrents où la difficulté reste figée après la campagne.

Quatre classes aux pouvoirs radicalement différents

Les quatre classes proposées au lancement — Pyromancien, Dévastateur, Trickster et Technomancien — offrent des styles de jeu radicalement distincts, entre contrôle des foules par le feu, tankage rapproché soutenu par des pouvoirs de terre, manipulation du temps pour frapper au corps-à-corps, ou soutien à distance appuyé par des tourelles automatiques. Chaque classe dispose de son propre arbre de compétences, suffisamment dense pour permettre plusieurs approches à l’intérieur d’un même archétype : un Pyromancien peut ainsi privilégier les dégâts de zone continus ou les explosions ponctuelles selon les branches choisies. Cette variété, combinée à un système de butin dense proche des looter-shooters les plus reconnus du marché, encourage fortement la rejouabilité sur plusieurs personnages différents, chacun demandant une approche tactique distincte face aux mêmes ennemis. Le endgame, structuré autour d’un système de paliers de difficulté ajustables en temps réel, pousse à affiner son équipement et ses compétences pour repousser toujours plus loin le niveau de défi affronté, une mécanique qui distingue Outriders de nombreux concurrents où la difficulté reste figée une fois la campagne terminée.

Trois soldats équipés de combinaisons futuristes et armés se tiennent face à un paysage désolé dans le jeu Outriders.
Un soldat en armure futuriste déclenche un pouvoir de feu dévastateur dans Outriders, face à une explosion massive de flammes orangées.
Dans Outriders, l'arbre de compétences du Dévastateur affiche une compétence déverrouillée appelée Maître de l'assaut avec ses bonus de dégâts.

Un système de couverture qui récompense l’agressivité

Contrairement à la plupart des jeux de tir à couverture, où rester planqué constitue la stratégie par défaut, Outriders pénalise en réalité les joueurs trop prudents : aucune régénération passive de vie n’existe, elle s’obtient uniquement en achevant des ennemis au contact des pouvoirs de classe ou en enchaînant les exécutions rapprochées. Cette inversion des codes du genre, assumée du début à la fin de la campagne, force à sortir constamment de sa couverture pour foncer vers l’adversaire plutôt qu’à échanger des tirs prudents à distance, dans un rythme beaucoup plus proche du bullet-hell que du cover-shooter traditionnel à la Gears of War. Le résultat donne au jeu un rythme offensif très reconnaissable, où chaque affrontement se transforme rapidement en ballet chaotique de pouvoirs et de tirs, porté par des ennemis nombreux qui obligent à gérer les priorités en permanence. Cette philosophie de conception, clairement affichée par les développeurs avant même la sortie du jeu, tranche avec la tendance dominante du genre et constitue l’un des apports les plus personnels de People Can Fly à la formule du RPG-shooter.

Un lancement technique catastrophique, largement corrigé depuis

La sortie du jeu a été marquée par des problèmes de serveurs massifs, y compris pour la campagne solo qui exigeait pourtant une connexion permanente, des sauvegardes perdues pour de nombreux joueurs, et une quantité de bugs qui ont largement entamé la réputation du titre dès sa première semaine d’exploitation. Ces soucis techniques, aggravés par une communication parfois maladroite dans les premiers jours suivant le lancement, ont durablement associé le nom d’Outriders à un jeu sorti trop tôt aux yeux d’une partie de la presse et du public. Square Enix et People Can Fly ont depuis publié de très nombreux correctifs post-lancement, stabilisant progressivement les serveurs et corrigeant l’essentiel des bugs les plus pénalisants, au point que l’expérience actuelle n’a plus grand-chose à voir avec celle du premier mois. Cette réputation reste néanmoins une tache durable sur l’image du jeu, difficile à effacer complètement même des années après, à l’image de nombreux titres en ligne dont le lancement chaotique continue de peser sur la perception publique bien après que les problèmes techniques ont été résolus.

Worldslayer, une extension qui approfondit sans révolutionner

L’extension Worldslayer, sortie en 2022, ajoute une nouvelle campagne, un arbre de compétences secondaire par classe et un système de fin de jeu entièrement repensé autour de zones de chasse et d’un mode Apocalypse plus punitif. Elle répond directement à l’une des critiques les plus fréquentes adressées au jeu de base : l’absence de contenu de fin de partie suffisamment consistant pour retenir les joueurs sur la durée. Loin de révolutionner la formule, cette extension approfondit intelligemment les systèmes existants et donne une vraie raison de revenir sur Enoch à ceux qui avaient abandonné le jeu après la campagne principale. Elle demeure cependant un ajout payant séparé, qui ne change rien au jeu de base pour les joueurs qui n’investissent pas dans son achat, et le contenu gratuit post-Worldslayer s’est fait plus rare depuis sa sortie. Pour les fans du système de classes et de butin d’Outriders, elle constitue malgré tout le complément le plus abouti proposé à ce jour, et la meilleure manière d’expérimenter le endgame du jeu dans de bonnes conditions.

Un endgame qui peine à retenir sur la durée

Avant l’arrivée de Worldslayer, le contenu de fin de jeu reposait presque exclusivement sur des expéditions chronométrées à rejouer en boucle, une formule qui peine à offrir la profondeur attendue d’un vrai looter-shooter au long cours comparée à des références installées du genre. Cette répétitivité, accentuée par un nombre de biomes limité et des objectifs de mission peu variés d’une expédition à l’autre, réduit sensiblement la durée de vie réelle du titre une fois l’histoire principale bouclée, un défaut relevé par une large partie de la communauté dès les premières semaines suivant la sortie. Le jeu peine également à renouveler son bestiaire d’ennemis sur la durée, ce qui accentue encore le sentiment de tourner en rond pour les joueurs cherchant à repousser les paliers de difficulté les plus élevés. Cette limite structurelle, en partie compensée par l’arrivée de Worldslayer mais jamais totalement résolue, reste l’un des points faibles les plus régulièrement cités du jeu, y compris par les joueurs qui en apprécient par ailleurs la boucle de gameplay moment à moment.

Graphismes et ambiance sonore

La planète Enoch, entre jungles hostiles, ruines anciennes et étendues rocheuses balayées par les tempêtes, offre des environnements variés et techniquement solides qui ne visent pas l’éblouissement visuel propre à certaines productions plus ambitieuses graphiquement. Le moteur du jeu tient particulièrement bien la charge à l’écran lors des affrontements les plus intenses, où des dizaines d’ennemis et d’effets de pouvoirs se superposent sans ralentissement notable, un point technique appréciable compte tenu du rythme très soutenu des combats. La direction artistique, plus sobre que spectaculaire, privilégie la cohérence d’ensemble à l’effet démonstratif, ce qui dessert parfois la mémorabilité visuelle du titre face à des concurrents plus marquants stylistiquement. La bande-son accompagne efficacement l’action sans marquer particulièrement les esprits, avec des thèmes qui soutiennent la tension des affrontements sans chercher à s’imposer par ailleurs. Les doublages, en revanche, portent une vraie personnalité grâce à des dialogues souvent plus mordants et ironiques qu’attendu pour le genre, qui donnent au récit un ton plus personnel que la simple trame de fond habituelle des looter-shooters.

Points forts

  • Quatre classes aux pouvoirs radicalement différents
  • Un système de couverture qui récompense l’agressivité
  • Une coopération jusqu’à trois joueurs bien pensée

Points faibles

  • Un lancement technique catastrophique, même corrigé depuis
  • Un endgame qui peine à retenir sur la durée
  • Une histoire assez oubliable pour porter la campagne

Mon avis

Outriders propose un RPG-shooter généreux en butin, porté par quatre classes vraiment distinctes et un système de couverture qui récompense intelligemment l’agressivité plutôt que la prudence. Cette identité de gameplay, clairement assumée dès la conception, distingue le titre de People Can Fly d’une bonne partie de ses concurrents directs, où le jeu de couverture prudent reste souvent la norme dominante, et donne au titre une personnalité qu’on ne retrouve pas ailleurs dans le genre.

Son lancement technique désastreux, entre serveurs instables et sauvegardes perdues, a durablement entamé la réputation du jeu et continue de peser sur sa perception plusieurs années après sa sortie. Ce point mérite pourtant d’être relativisé aujourd’hui : l’immense majorité des problèmes rencontrés au lancement a été corrigée par les nombreux correctifs publiés depuis, et l’expérience actuelle n’a plus grand-chose à voir avec celle du premier mois d’exploitation, au point qu’un nouveau joueur découvrant le titre aujourd’hui n’en verra sans doute jamais la trace.

Le endgame, longtemps limité à des expéditions répétitives, s’est enrichi avec l’arrivée de l’extension Worldslayer, sans pour autant totalement résoudre le manque de variété structurel du contenu de fin de partie. Les joueurs cherchant une progression au très long cours, à la manière des références installées du genre looter-shooter, pourraient encore trouver le contenu disponible un peu léger malgré ces ajouts, en particulier depuis que les mises à jour majeures de contenu gratuit se sont raréfiées.

L’histoire, portée par des dialogues souvent plus mordants qu’attendu et une vraie alchimie entre les personnages secondaires, reste malgré tout assez oubliable dans ses grandes lignes une fois la campagne terminée, un défaut classique du genre qui n’épargne pas Outriders. La coopération jusqu’à trois joueurs, en revanche, fonctionne remarquablement bien et constitue sans doute la meilleure manière d’aborder le jeu, l’agressivité encouragée par le système de couverture prenant tout son sens lorsque plusieurs classes complémentaires se coordonnent sur le terrain.

Un RPG-shooter coopératif généreux en butin, freiné par un lancement technique difficile mais porté par une identité de gameplay suffisamment marquée pour se distinguer de ses nombreux concurrents. Plusieurs années après sa sortie, Outriders demeure une option solide pour ceux qui cherchent un looter-shooter à jouer entre amis, à condition d’accepter un endgame qui n’égale pas encore tout à fait les meilleures références installées du genre.

Outriders

Outriders

Outriders est un jeu de tir RPG coopératif pour 1 à 3 joueurs situé dans un univers de science-fiction original, sombre et désespéré. Alors que l'humanité saigne dans les tranchées d'Enoch, vous créerez votre propre Outrider et vous embarquerez dans un voyage à travers la planète hostile. Avec un riche récit s'étendant sur un monde diversifié, vous laisserez derrière vous les bidonvilles et les cabanes de la Première Cité et traverserez des forêts, des montagnes et des déserts à la poursuite d'un signal mystérieux. Combinant des combats intenses avec des pouvoirs violents et un arsenal d'armes et d'ensembles d'équipements de plus en plus tortueux, Outriders offre d'innombrables heures de jeu.

Sortie : 1 avril 2021

Genres : TPS, Shooter, Coopératif

Plateformes : Google Stadia, Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One

Durée moyenne : 20-25 h

Note du jeu : Outriders

Trois soldats équipés de combinaisons futuristes et armés se tiennent face à un paysage désolé dans le jeu Outriders.Un soldat en armure futuriste déclenche un pouvoir de feu dévastateur dans Outriders, face à une explosion massive de flammes orangées.Dans Outriders, l'arbre de compétences du Dévastateur affiche une compétence déverrouillée appelée Maître de l'assaut avec ses bonus de dégâts.
8

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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