Test du jeu The Last Oricru

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The Last Oricru est un action RPG développé par GoldKnights et publié par Prime Matter, sorti en octobre 2022 sur PS5, Xbox Series X/S et PC. Incarnez Silver, un guerrier immortel échoué sur Wardenia, une planète mêlant science-fiction et fantasy médiévale, où vos choix façonnent une guerre entre factions dans un récit non linéaire, mais entaché de nombreux défauts. Développé par le petit studio tchèque GoldKnights et édité par Prime Matter, le label « premium » de Koch Media, The Last Oricru est sorti le 13 octobre 2022 sur PC, PS5 et Xbox Series. Son ambition affichée – croiser un RPG à embranchements narratifs façon Dragon Age avec le squelette d’un Souls-like et une coopération à deux – aurait pu séduire ; l’exécution a valu au jeu de figurer parmi les pires sorties de l’année selon les agrégateurs de notes. Ce qui suit détaille pourquoi une bonne idée sur le papier peut s’effondrer manette en main.

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  • Sur quelles plateformes The Last Oricru est-il disponible ?Le jeu est sorti en octobre 2022 sur PS5, Xbox Series X/S et PC.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?Bien que non précisée explicitement, la durée de vie varie selon les choix et les différentes fins possibles, mais les critiques suggèrent une expérience moyenne d'environ 15-20 heures.
  • Comment se déroulent les combats dans The Last Oricru ?Le gameplay s'inspire des Souls-like avec des combats en temps réel : attaques légères/lourdes, esquives, parades et compétences magiques. Cependant, les mécaniques sont jugées rigides, avec des hitboxes imprécises et des animations saccadées.
  • Quel est le verdict général sur le jeu ?The Last Oricru reçoit des critiques majoritairement négatives. Malgré un concept original mêlant science-fiction et fantasy médiévale, le jeu souffre d'un scénario mal écrit, d'un protagoniste peu sympathique et d'un gameplay peu satisfaisant.

Un récit ambitieux mais mal exécuté

The Last Oricru place Silver, un humain immortel, au cœur d’un conflit sur Wardenia, entre les Naboru, une race oppressive, et les Ratkin, des hommes-rats esclaves. L’histoire, non linéaire, repose sur des choix qui influencent les alliances et les événements, offrant plusieurs fins. Les décisions, même mineures, comme donner un objet ou choisir un dialogue, peuvent modifier le cours du jeu, un point fort salué par TechRaptor et WayTooManyGames. Cependant, le scénario est plombé par un protagoniste insupportable, Silver, décrit comme un “man-child” immature par GamingTrend, avec des dialogues remplis de blagues douteuses et un ton incohérent qui oscille entre sérieux et parodique. Les critiques sur X, comme celle de JimSterling, qualifient le scénario de “bancal” et mal écrit, tandis que les retours pointent une narration confuse et des doublages médiocres, en anglais ou en accents forcés, qui nuisent à l’immersion. Le monde, mêlant sci-fi et médiéval, est intrigant, mais l’histoire manque de finition, comme noté, qui classe le jeu parmi les pires de 2022. Le seul aspect qui échappe à la volée de bois vert, c’est justement ce système de choix : accepter ou refuser une alliance, livrer ou cacher un objet, trancher un dialogue, tout cela redirige réellement la suite et débouche sur plusieurs fins. Le problème est que ce squelette narratif intéressant est habillé d’une écriture qui sabote son propre sérieux, avec un héros qu’une bonne partie de la presse a qualifié d’insupportable et des dialogues qui alternent premier degré et vannes ratées sans jamais choisir. On suit l’histoire pour voir où mènent ses branches, pas pour ses personnages.

The Last Oricru
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Combats rigides et peu satisfaisants

Le gameplay s’inspire des Souls-like, avec des combats en temps réel basés sur des attaques légères et lourdes, des esquives, des parades et des compétences magiques via l’équipement. Cependant, le système est jugé “rigide” et “peu impactant”, avec des hitboxes imprécises et des animations saccadées. Les ennemis ne réagissent pas bien aux coups, rendant les affrontements frustrants, comme noté dans les critiques. Vous pouvez personnaliser Silver via des stats (force, dextérité, intelligence) et des armes, mais la progression est limitée par un système où augmenter une stat réduit une autre, ce qui restreint la variété des builds. Le mode coop, local ou en ligne, permet à un second joueur d’incarner un hologramme, mais il est déséquilibré, avec des ennemis focalisés sur l’hôte, et souffre de lags, comme rapporté par MKAU Gaming. Les boss, bien que visuellement imposants, sont gâchés par des mécaniques maladroites et des bugs, comme des ennemis coincés dans le décor. Le mode “Story” réduit la difficulté, mais ne compense pas un combat globalement décevant, loin des standards des Souls-like comme Elden Ring. Cette rigidité est d’autant plus pénalisante que le jeu emprunte tout au vocabulaire du genre – endurance, esquive, terminaux qui font office de feux de camp et régénèrent les ennemis – sans en retrouver la lisibilité ni le sens du placement. Les boss, imposants à l’écran, se révèlent surtout des sacs à points de vie ponctués de bugs, ennemis coincés dans le décor compris. La coopération, où un second joueur incarne un hologramme, ajoute des ralentissements et un déséquilibre, les ennemis ciblant en priorité l’hôte.

Exploration confuse dans un monde prometteur

Wardenia propose des environnements variés – monastères, mines, cités futuristes – mais l’exploration est entravée par un manque de guidage, comme critiqué par GameGrin et Checkpoint. Aucun codex ou carte ne facilite la navigation, et les quêtes manquent d’indications claires, obligeant à errer pour trouver des PNJ comme Ilvar ou Cyris, mentionnés sans contexte. Les hubs, comme les camps Naboru, permettent de gérer l’équipement et d’accepter des missions secondaires, mais celles-ci sont répétitives, souvent réduites à des combats ou des collectes. La campagne, d’environ 15 à 20 heures, encourage la rejouabilité grâce aux choix narratifs, mais les allers-retours excessifs, notamment dans les mines, lassent, selon GamesFreezer. Les terminaux, équivalents des feux de camp Souls-like, régénèrent les ennemis, mais des bugs, comme des quêtes non validées ou des PNJ invisibles, perturbent l’expérience, forçant parfois un redémarrage complet, un problème majeur sans sauvegardes manuelles. Malgré un concept de monde intrigant, l’exploration reste frustrante. Le pire est peut-être là : le concept de Wardenia – monastères, mines, cité futuriste posée sur une fantasy médiévale – donne envie d’explorer, mais rien n’y invite. Pas de carte digne de ce nom, pas de codex, des PNJ nommés dans les quêtes sans qu’on sache où les trouver, et des allers-retours imposés qui virent à la corvée dans les niveaux souterrains. Quand un bug bloque une quête – ce qui arrive – l’absence de sauvegarde manuelle peut forcer à recommencer une section entière.

Une direction artistique inégale

Visuellement, The Last Oricru offre des environnements détaillés, mêlant architecture médiévale et technologie sci-fi, salués par les retours pour leur “look unique”. Cependant, les textures sont parfois floues, et les animations, notamment des personnages, sont “clunky”, selon un post. Le remaster Final Cut améliore la fluidité à 60 fps sur consoles, mais des chutes de framerate et des bugs visuels persistent sur PC, comme signalé par MKAU Gaming. La bande-son, avec des thèmes épiques et électroniques, est correcte mais répétitive, et les doublages, particulièrement celui de Silver, sont critiqués pour leur ton caricatural et leur mauvaise synchronisation. Les bruitages, comme les coups ou explosions, manquent de punch, renforçant l’impression d’un jeu inachevé. Bien que l’esthétique sci-fi/fantasy soit prometteuse, les problèmes techniques et le manque de polissage, dénoncés par JimSterling sur X, ternissent l’expérience. Le style visuel, qui mêle architecture gothique et technologie, a du caractère sur les captures d’écran ; en mouvement, il se heurte à des textures floues, des animations raides et une synchronisation labiale approximative. La version Final Cut, publiée plus tard, verrouille le framerate à 60 images sur consoles et corrige une partie des bugs les plus visibles, sans rehausser l’ensemble au-dessus de la moyenne. Les doublages, celui du héros en tête, restent le symptôme le plus audible d’un jeu qui n’a pas eu le temps – ou les moyens – d’être fini.

Points forts

  • Narratif à choix multiples impactant l’histoire
  • Univers sci-fi/médiéval original
  • Mode coop local et en ligne
  • Environnements visuellement intrigants
  • Rejouabilité grâce aux différentes fins

Points faibles

  • Combats rigides avec hitboxes imprécises
  • Bugs techniques et problèmes de performance
  • Protagoniste et doublages insupportables
  • Manque de guidage pour l’exploration
  • Quêtes secondaires répétitives

Mon avis

The Last Oricru avait l’ambition de mêler un RPG narratif à choix multiples avec des mécaniques Souls-like, mais il échoue à concrétiser ses promesses. Malgré un concept de monde sci-fi/médiéval et une narration à embranchements salués par certains, comme TechRaptor, le jeu est plombé par des combats maladroits, un protagoniste exaspérant et des bugs fréquents, comme dénoncé. Les problèmes techniques, comme des PNJ invisibles ou des quêtes bloquées, et l’absence de guidage rendent l’expérience frustrante, même dans la version Final Cut. Peu adapté au streaming en raison de ses défauts, il ne séduira que les amateurs de récits interactifs prêts à tolérer ses lacunes. Pour ces raisons, je lui attribue une note de 3/10, reflétant une ambition gâchée par un manque de finition. Reste une leçon plus intéressante que le jeu lui-même : un bon système de choix ne suffit pas à porter un RPG si tout le reste – combat, exploration, écriture, technique – tire dans l’autre sens. The Last Oricru n’a de valeur que pour les curieux des récits à embranchements prêts à traverser un terrain miné, et encore, la version Final Cut à la main. Pour tous les autres, c’est un titre à laisser passer.

The Last Oricru

The Last Oricru

The Last Oricru est un action RPG mettant fortement l'accent sur la narration et les choix du joueur. Le joueur se réveille dans un monde médiéval de science-fiction en temps de guerre et commence à influencer le destin d'une nation entière. Le jeu est conçu à la fois comme une expérience solo et coopérative.

Sortie : 13 octobre 2022

Genres : Coopératif, Multijoueur, RPG

Plateformes : Xbox Series X|S, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 14 h

Note du jeu : The Last Oricru

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3

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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