Test du jeu Serial Cleaners

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Serial Cleaners est un jeu d’action furtif développé par Draw Distance et publié par 505 Games, sorti le 22 septembre 2022 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, et Nintendo Switch. Incarnez quatre nettoyeurs de scènes de crime dans le New York des années 90, effaçant les traces des méfaits de la mafia dans un univers inspiré des films de Tarantino. Le jeu est la suite directe de Serial Cleaner, sorti en 2017 et situé dans les années 70 : ce deuxième volet reprend la même prémisse mais la démultiplie, passant d’un protagoniste unique à quatre personnages jouables aux styles bien distincts, au tournant du nouveau millénaire plutôt que dans la décennie disco de l’original. L’accueil critique est resté partagé selon les plateformes, la version PS5 récoltant les avis les plus favorables tandis que PC et Xbox Series essuyaient des retours plus mitigés sur la précision des contrôles, un défaut qui traverse l’ensemble des versions à des degrés divers.

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  • Quelle est la plateforme et la date de sortie de Serial Cleaners ?Le jeu est sorti le 22 septembre 2022 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S et Nintendo Switch.
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne dure environ 10 à 12 heures, avec une rejouabilité basée sur les défis de furtivité et les objectifs secondaires.
  • Comment se déroule le gameplay de Serial Cleaners ?C'est un jeu d'action furtif en vue isométrique avec 4 personnages aux compétences uniques : Lati (grimpe/distrait), Psycho (intimide), Bob (aspire le sang), et Viper (pirate). L'objectif est de nettoyer des scènes de crime en évitant les gardes.
  • Quel est le verdict global sur le jeu ?Serial Cleaners est un jeu stylé mais imparfait, acclamé pour son ambiance rétro des années 90 et son hommage aux films de Tarantino, mais critiqué pour ses contrôles imprécis et son histoire parfois décousu.

Un nettoyage sanglant dans les années 90

Serial Cleaners vous plonge dans le New York de 1999, où quatre nettoyeurs—Lati, Psycho, Bob, et Viper—se réunissent pour se remémorer leurs missions les plus sanglantes de la décennie. Chaque personnage, avec son style et ses compétences uniques, nettoie les scènes de crime pour la mafia, effaçant sang, corps, et preuves dans un hommage vibrant aux films de Tarantino. La structure en flashbacks, où les quatre nettoyeurs racontent tour à tour leurs exploits autour d’une table, permet à chacun de porter deux ou trois missions taillées pour son style de jeu, une façon habile de renouveler le gameplay sans jamais changer de moteur narratif. La campagne, d’environ 10 à 12 heures, alterne entre les récits des quatre protagonistes, mêlant furtivité, puzzles environnementaux, et flashbacks narratifs, bien que l’histoire, parfois décousue, manque de cohérence. Des mises à jour ont corrigé des bugs, mais aucun DLC narratif n’a vu le jour. La rejouabilité repose sur les défis de furtivité et les objectifs secondaires. Apprécié pour son style rétro et son ambiance, le jeu est un peu limité par ses contrôles imprecis et ses performances inégales sur Switch. Parfait pour les fans de Pulp Fiction ou de jeux furtifs comme Serial Cleaner, Serial Cleaners est une ode stylée mais imparfaite au crime. Le générique de fin, qui referme la conversation entamée au début entre les quatre personnages réunis autour d’un café, ramène habilement l’histoire à hauteur d’homme après des heures de meurtres et de sang à essuyer.

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Un gameplay furtif tactique

Le gameplay de Serial Cleaners est centré sur l’action furtive en vue isométrique, où chaque nettoyeur utilise des compétences uniques : Lati grimpe et distrait, Psycho intimide, Bob aspire le sang, et Viper pirate les systèmes. Ce quatuor aux capacités complémentaires est la vraie idée de génie du jeu : une scène de crime peut se nettoyer de plusieurs façons radicalement différentes selon le personnage assigné, ce qui pousse à repenser son approche même sur un niveau déjà vu. Les missions, impliquant d’effacer des preuves tout en évitant flics et gardes, demandent planification et timing, mais les contrôles, parfois rigides, frustrent. Les puzzles environnementaux, comme cacher des corps ou pirater des caméras, sont variés mais répétitifs en fin de jeu. Le mode solo est idéal pour le streaming, où l’esthétique rétro et les séquences tendues captivent, mais l’absence de multijoueur limite l’interaction. Les performances sont fluides sur PS5, Xbox Series, et PC (60 FPS, 1080p), mais la Switch souffre de ralentissements et de textures floues, un écart de confort assez net entre les versions pour orienter clairement le choix de plateforme. Ce gameplay, tactique et stylé, brille par sa créativité mais pâtit de ses imprecisions, surtout sur Switch, où l’intelligence artificielle des gardes peine par ailleurs à réagir de façon crédible aux bruits environnants. Le fait de rejouer les mêmes lieux sous plusieurs angles au fil de la campagne, une fois avec un personnage furtif, une autre fois avec un personnage plus frontal, est une trouvaille de level design qui évite au jeu de sombrer dans la simple redite malgré la brièveté de chaque mission.

Exploration dans un New York rétro

Le New York de Serial Cleaners, inspiré des années 90, regorge de ruelles sombres, de clubs néon, et de planques mafieuses, évoquant l’ambiance de Reservoir Dogs. L’exploration, linéaire mais ponctuée de zones ouvertes, encourage la collecte de souvenirs et d’objets narratifs, ajoutant 3 à 5 heures pour les complétionnistes. Les niveaux, bien que variés, deviennent répétitifs, et la navigation peut être confuse sans carte claire. Les hubs narratifs, comme les flashbacks des nettoyeurs, enrichissent le lore, mais les objectifs secondaires manquent d’originalité. Les environnements, avec leur style rétro pixelisé, sont parfaits pour le streaming, où leur charme visuel séduit, en particulier les scènes de crime elles-mêmes, dont la mise en scène macabre et théâtrale rappelle davantage un plateau de tournage qu’un vrai lieu de meurtre. Les performances sont solides sur next-gen, mais la Switch montre des bugs et des ralentissements. Ce monde, vibrant et nostalgique, capture l’essence des années 90, mais manque de variété à long terme. Chaque lieu visité, d’un night-club interlope à un parking souterrain, sert aussi de prétexte à une nouvelle facette de la mafia locale, ce qui donne à l’ensemble un vernis d’enquête criminelle même si le joueur n’y résout jamais vraiment rien.

Une direction artistique et sonore rétro

Visuellement, Serial Cleaners adopte un style pixel art rétro avec des couleurs vives et des designs inspirés des années 90, évoquant Hotline Miami, bien que certaines textures manquent de détail sur Switch. Les animations, fluides mais simples, soutiennent l’action furtive. La bande-son, un mélange de jazz, hip-hop, et rock des années 90, est un vrai point fort, créant une ambiance immersive, bien que certains morceaux soient répétitifs. Les bruitages, comme le frottement des balais ou les sirènes de police, renforcent l’immersion. Sans doublage, le jeu repose sur des dialogues textuels bien écrits mais parfois verbeux, portés par des séquences dessinées façon bande dessinée qui ponctuent chaque récit et donnent au titre une identité graphique distincte du reste du genre furtif. Les performances sont excellentes sur PS5, Xbox Series, et PC, mais la Switch souffre de chutes de framerate. Cette direction artistique, stylée et nostalgique, ancre l’expérience dans un passé cinématographique, et les transitions entre les scènes vécues et les séquences dessinées donnent au récit un rythme presque proche d’une mini-série en bande dessinée qu’on regarderait épisode par épisode.

Points forts

  • Esthétique rétro inspirée des années 90
  • Gameplay furtif varié avec quatre personnages
  • Bande-son jazzy immersive
  • Ambiance fidèle aux films de Tarantino
  • Idéal pour le streaming visuel

Points faibles

  • Performances instables sur Switch
  • Contrôles parfois imprecis
  • Narration décousue
  • Niveaux répétitifs en fin de jeu
  • Manque de DLC narratif

Mon avis

Serial Cleaners est un jeu d’action furtif audacieux qui capture l’essence des films de gangsters des années 90, offrant une expérience stylée pour les fans de Pulp Fiction et de furtivité tactique. Son esthétique rétro, sa bande-son jazzy, et ses personnages variés brillent en streaming, où l’ambiance visuelle et les séquences tendues captivent. Le passage d’un protagoniste unique dans l’opus original à un quatuor complémentaire est la meilleure idée de la suite, et elle mérite d’être saluée même quand le reste peine à suivre. Cependant, ses contrôles imprecis, ses performances décevantes sur Switch, et sa narration inégale freinent son potentiel. Comparé à Serial Cleaner, il enrichit la formule avec plus de profondeur, mais manque de polish. Si vous aimez Hotline Miami ou cherchez une aventure criminelle rétro, Serial Cleaners est un nettoyage sanglant savoureux, surtout sur PS5 ou PC. Un hommage vibrant au crime, mais qui laisse quelques taches derrière lui, un peu comme les nettoyeurs eux-mêmes.

Serial Cleaners

Serial Cleaners

Serial Cleaner est un jeu de furtivité/action rapide et axé sur l'histoire, caractérisé par une thématique et une esthétique des années 1970.

Sortie : 22 septembre 2022

Genres : Infiltration, Simulation, Puzzle

Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 9 h

Note du jeu : Serial Cleaners

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7

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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