Test du jeu Total Chaos

Ajouter :

Total Chaos est un survival horror FPS psychologique, sorti le 20 novembre 2025 sur PC (Steam), PS5, et Xbox Series X/S (disponible dès le lancement sur Game Pass), développé par Trigger Happy Interactive, porté par le solo dev Sam Prebble, déjà connu pour Turbo Overkill, et publié par Apogee Entertainment. Né d’un mod ambitieux de Doom II, ce titre vous plonge dans les ruines cauchemardesques de Fort Oasis, une ancienne colonie minière dévorée par la décadence, où un garde-côte échoué lutte contre des manifestations de troubles mentaux et des horreurs mutilantes. Mélangeant exploration non linéaire, gestion de ressources impitoyable et combats viscéraux, Total Chaos évoque un croisement entre Silent Hill, Resident Evil et l’ADN brut des mods old-school. Après 8 heures à arpenter ses couloirs oppressants, à terminer l’histoire principale et à gratter quelques secrets en New Game+, je livre mon verdict sur cette expérience indie audacieuse, qui brille par son atmosphère mais trébuche sur des aspérités frustrantes, tout en restant impressionnante pour un projet solo.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Sur quelles plateformes peut-on jouer à Total Chaos ?Total Chaos est disponible sur PC (Steam), PlayStation 5 et Xbox Series X/S. Les joueurs Xbox peuvent profiter du jeu dès le lancement via le Game Pass
  • Quelle est la durée de vie du jeu ?La campagne principale prend environ 8 heures. Avec le mode New Game+ et la recherche des secrets, vous pouvez facilement atteindre 10-12 heures de jeu
  • Comment se caractérise l'ambiance de Total Chaos ?Une atmosphère oppressante digne des meilleurs survival horror, mêlant l'horreur psychologique de Silent Hill et l'intensité de Resident Evil. Des environnements glauques, des créatures cauchemardesques et une tension permanente
  • Quel est ton verdict final de passionné ?Total Chaos est une pépite indie audacieuse. Malgré quelques aspérités techniques, le jeu offre une expérience survival horror brute et intense, impressionnante pour un projet développé par un seul créateur

Un gameplay tendu qui oscille entre adrénaline et agacement

Total Chaos repose sur un gameplay de survival horror classique, teinté d’une énergie FPS héritée de ses racines Doom. Vous incarnez un garde-côte anonyme, échoué sur Fort Oasis après une tempête brutale, guidé par une voix cryptique à la radio. Le cœur du jeu s’articule autour de trois piliers : exploration non linéaire, gestion de ressources et combats désespérés.

Vous fouillez des environnements glauques – appartements délabrés, mines effondrées, laboratoires abandonnés – pour dénicher des bandages, des munitions ou des bouts de ferraille à crafter en armes improvisées, comme une hache rouillée ou un tuyau hérissé de clous. L’inventaire, limité par le poids, force des choix cruels : garder une conserve pour calmer la faim ou un kit médical pour stopper un saignement ? La santé, la faim et le statut « saignement » s’entrelacent dans un système punitif, où une mauvaise décision peut vous laisser à la merci d’un monstre.

Les combats sont brutaux et dynamiques, avec une visée précise et un dash généreux qui rappellent les boomer shooters, mais l’ambiance reste ancrée dans l’horreur. Vous affrontez des créatures cauchemardesques – araignées géantes aux pattes chitineuses, spectres hurlants qui explosent en vous chargeant, ou abominations humanoïdes aux membres tordus. Les armes, rares et fragiles, vont du pistolet à six coups à un fusil à harpon, en passant par des cocktails Molotov ou des bombes à clous.

La mêlée, avec parades et coups chargés, est essentielle quand les munitions manquent, mais elle demande un timing précis sous peine de se faire déchiqueter. Les boss, comme une entité tentaculaire tapie dans les mines, sont des moments de tension pure, où chaque mouvement compte. L’IA des ennemis, imprévisible, peut surprendre, mais elle est parfois incohérente, avec des créatures qui restent bloquées ou vous ignorent bizarrement.

Pourtant, ce système, aussi intense soit-il, a des ratés. En début de partie, la pénurie de ressources est écrasante : trois balles pour un pistolet contre une horde d’araignées, c’est presque injuste. Sans tutoriel, vous apprenez à la dure, et les premières heures sont un calvaire, surtout si vous n’êtes pas habitué aux survival horror hardcore. Les puzzles environnementaux, comme aligner des valves ou trouver des clés cachées, sont ingénieux mais parfois mal signalés, ce qui vous force à tourner en rond.

La non-linéarité, avec du backtracking pour débloquer des zones, est une force, mais les niveaux labyrinthiques peuvent désorienter sans carte claire. Une fois le rythme pris, vers le milieu du jeu, l’équilibre s’améliore, et le craft devient gratifiant, mais cette courbe d’apprentissage abrupte risque de rebuter. Pour un solo dev, le polish est remarquable, mais des ajustements auraient rendu l’expérience plus accueillante.

test total chaos exploration
test total chaos gameplay
test total chaos combat
test total chaos graphismes

Un univers oppressant où la réalité se fracture

Fort Oasis est le véritable protagoniste de Total Chaos. Cette île, autrefois une colonie minière florissante, est aujourd’hui un tombeau de béton et de rouille, où chaque couloir semble murmurer des secrets. L’histoire, dévoilée par des notes éparses, des enregistrements audio et des visions hallucinatoires, explore des thèmes lourds : troubles mentaux, auto-mutilation, isolement.

Vous suivez une voix à la radio, amicale mais énigmatique, qui vous guide vers les profondeurs des mines. Plus vous avancez, plus la réalité se distord – murs qui saignent, portes qui mènent nulle part, ombres qui bougent sans source. Le scénario, court mais dense (6 à 10 heures), ne révolutionne pas le genre, mais il est traité avec une sincérité qui touche, surtout pour un projet solo. Les trois fins multiples, influencées par vos choix et votre exploration, ajoutent une rejouabilité bienvenue, même si certaines conclusions manquent de clarté.

L’immersion est renforcée par un lore fragmenté, dans la veine de Silent Hill. Les notes, écrites par des mineurs ou des scientifiques disparus, brossent un tableau de désespoir et de folie collective. Les quêtes secondaires, comme retrouver le journal d’un survivant ou activer un générateur oublié, enrichissent le contexte, mais elles sont parfois trop vagues, vous laissant errer sans but.

Les thèmes psychologiques sont osés et respectueux, mais leur traitement cryptique peut frustrer ceux qui cherchent une narration plus directe. Comparé à Resident Evil, Total Chaos est plus introspectif, moins porté sur l’action spectaculaire, mais il partage cette capacité à vous faire douter de ce que vous voyez. Pour un solo dev, créer un monde aussi cohérent et oppressant est une prouesse, même si quelques arcs narratifs s’essoufflent avant la fin.

Direction artistique et sonore : un cauchemar indie de haut vol

Visuellement, Total Chaos est une claque pour un projet solo sous Unreal Engine 5. Fort Oasis est un labyrinthe de couloirs moisis, de machines rouillées et de déserts balayés par le vent, avec des détails qui capturent l’abandon : vitres brisées, câbles pendants, flaques de sang séché. Les éclairages dynamiques, avec des ombres qui dansent sous votre lampe torche, et le ray-tracing optionnel (fluide sur PS5 et PC haut de gamme) donnent une profondeur inquiétante.

Les ennemis, inspirés par le body horror, sont terrifiants – une araignée avec un visage humain, un spectre aux os fracturés. Les animations, bien que parfois raides, renforcent leur aspect surnaturel. Quelques textures secondaires, comme des murs ou des débris, manquent de finesse, et des bugs mineurs (clipping, objets flottants) rappellent les limites d’un solo dev, mais l’ensemble est d’un niveau indie AAA impressionnant.

Le son est le joyau du jeu, digne des plus grands. La bande originale, avec un thème original d’Akira Yamaoka (Silent Hill) et des compositions de Jason Dagenet, William Braddell et l’équipe d’Apogee, oscille entre silences oppressants et crescendos industriels. Les effets sonores – cris étouffés, gouttes d’eau, grincements métalliques – créent une tension constante, amplifiée par l’audio spatial qui vous fait sursauter à chaque bruit derrière vous.

Le doublage, minimal mais efficace, donne vie à la voix radio et aux murmures des créatures. Sur PS5 et Xbox Series, le jeu tourne en 60 FPS sans chute notable, même avec ray-tracing, et le portage Game Pass est d’une stabilité exemplaire. Seule l’interface, avec un inventaire un peu brouillon, trahit une ergonomie perfectible.

Points forts

  • Atmosphère psychologique suffocante, digne de Silent Hill
  • Direction artistique et sonore d’un niveau indie exceptionnel
  • Exploration non linéaire et puzzles ingénieux
  • Combats viscéraux, tendus et variés
  • Performance fluide, Game Pass et prix abordable (24,99 €)

Points faibles

  • Early game impitoyable, sans tutoriel
  • Narration cryptique, parfois frustrante
  • Quelques bugs et textures inégales
  • Durée courte (6-10h) et absence de multi/co-op
  • Interface d’inventaire maladroite

Mon avis

Total Chaos m’a tenu en haleine pendant 8 heures, le cœur battant, les mains crispées sur la manette. Pour un projet solo signé Sam Prebble, c’est une prouesse : Fort Oasis est un labyrinthe qui vous étouffe, avec une atmosphère si pesante qu’elle vous suit hors du jeu. Les combats, brutaux et stratégiques, m’ont fait vibrer, surtout contre les boss qui m’ont forcé à tout donner. L’exploration, avec ses secrets cachés et ses puzzles malins, récompense la curiosité, et la direction artistique, portée par un Unreal Engine 5 maîtrisé, est d’une beauté morbide. Le son, avec la touche d’Akira Yamaoka, est tout simplement hypnotique. Mais tout n’est pas parfait. Les premières heures, avec leurs ressources faméliques et leur absence de guidage, m’ont fait grincer des dents – mourir en boucle face à une araignée géante avec deux balles, c’est rageant. La narration, bien que poignante, est trop floue par moments, et quelques bugs mineurs rappellent les limites d’un one-man show. Comparé à Resident Evil, il est plus brut, plus psychologique, mais moins accessible ; face à Silent Hill, il partage cette vibe onirique mais manque de finesse dans l’écriture. À 24,99 € ou via Game Pass, c’est une expérience qui vaut le détour pour les fans de survival horror hardcore, prêts à pardonner ses défauts pour plonger dans un cauchemar indie unique. Prebble a osé, et rien que pour ça, chapeau.

Total Chaos

Total Chaos

Total Chaos est une expérience de survival horror impitoyable de Trigger Happy Interactive (créateur de Turbo Overkill) et Apogee Entertainment. Échoué sur Fort Oasis, une ancienne colonie minière abandonnée depuis longtemps et engloutie par la décadence, les joueurs doivent fouiller pour trouver des provisions, fabriquer des armes de fortune et naviguer dans un monde où les hallucinations déforment la réalité et des horreurs indicibles se cachent dans les ombres.Avec des ennemis pilotés par une IA dynamique, un système de Folie qui déforme la perception et une lutte brutale pour la survie, Total Chaos repousse les limites de l'horreur psychologique. Chaque balle compte, chaque blessure a de l'importance, et votre propre esprit peut être votre pire ennemi.Préparez-vous à descendre dans la folie. Total Chaos sort en 2025 sur PC via Steam, avec un mode VR optionnel pour ceux assez courageux pour entrer dans le cauchemar.

Sortie : 20 novembre 2025

Genres : FPS, Survie, Horreur

Plateformes : Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 10-12 h

Note du jeu : Total Chaos

test total chaos graphismestest total chaos combattest total chaos gameplay
6

Où acheter le jeu :

Steam

Suggestions Les mieux notés de la rédaction

Laisser un commentaire

Donnez votre avis sur ce jeu

Un compte est gratuit et vous ouvre :

  • Noter les jeux et publier votre avis — +10 XP à chaque fois
  • Importer votre bibliothèque Steam dans votre backlog
  • Monter en rang et débloquer de vraies clés de jeu

Continuer avec Google Créer un compte J’ai déjà un compte