Test du jeu Astria Ascending

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Astria Ascending est un JRPG développé par Artisan Studios et publié par Dear Villagers, sorti en septembre 2021 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch. Vous dirigez huit Héros condamnés, choisis pour protéger le monde au prix de leur vie, dans une aventure JRPG à la direction artistique spectaculaire signée Akihiko Yoshida (Final Fantasy XIV, Tactics Ogre). Les ambitions dépassent malheureusement le résultat.Le pedigree affiché sur la jaquette avait de quoi faire tourner les têtes. Akihiko Yoshida aux illustrations, Hitoshi Sakimoto à la musique : deux noms qui, à eux seuls, ont défini l’identité visuelle et sonore de toute une génération de JRPG japonais. Les voir associés sur une production occidentale relevait presque de l’événement, et les attentes se sont naturellement calées sur ce que ces deux-là avaient fait ailleurs. C’est un piège classique, et Astria Ascending y tombe en partie : ce que l’on retient du jeu, ce sont ses invités, pas ses hôtes.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Qui a développé et publié Astria Ascending ?Astria Ascending a été développé par Artisan Studios et publié par Dear Villagers. Le jeu est sorti en septembre 2021 sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch.
  • Quel est le système de combat d'Astria Ascending ?Le jeu propose des combats au tour par tour classiques avec un système de Focus permettant de charger des attaques puissantes. Des mini-jeux de rythme et de shoot sont interspersés pour gagner des bonus. Vous dirigez huit Héros avec des arbres de compétences distincts.
  • Qui sont les créateurs artistiques derrière Astria Ascending ?La direction artistique 2D somptueuse est signée Akihiko Yoshida (connu pour Final Fantasy XIV et Tactics Ogre), tandis que la bande-son orchestrale magnifique a été composée par Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy XII, Vagrant Story).
  • Quels sont les principaux défauts d'Astria Ascending selon l'avis ?Les principaux défauts sont : un rythme narratif étiré et inégal, des mini-jeux peu satisfaisants, et un déséquilibre de difficulté notable. Malgré ses ambitions, l'exécution globale reste en deçà de ses talents invités.

Un gameplay JRPG classique avec mini-jeux intercalés

Astria Ascending propose des combats au tour par tour classiques, bien rodés et agréables à prendre en main, enrichis par un système de Focus particulièrement intéressant qui permet d’accumuler de l’énergie au fil des tours afin de déclencher des attaques puissantes et dévastatrices au moment le plus stratégique. À cela s’ajoutent des mini-jeux de rythme et de shoot intégrés directement dans les affrontements, offrant la possibilité de remporter des bonus appréciables pour peu que l’on s’y investisse suffisamment. La gestion d’un groupe de huit personnages jouables constitue l’une des forces indéniables du titre : chacun dispose de son propre arbre de compétences, avec des capacités et des spécialisations bien distinctes, ce qui offre une profondeur tactique réelle et encourage l’expérimentation dans la composition de l’équipe. Les amateurs de RPG en quête de richesse mécanique trouveront de quoi s’occuper pendant de longues heures.Cependant, plusieurs éléments viennent tempérer cet enthousiasme initial. L’équilibrage de la difficulté s’avère perfectible, avec des pics de résistance parfois frustrants qui contrastent avec des passages beaucoup trop aisés, rendant la progression inégale. Les mini-jeux, bien que séduisants dans leur concept, souffrent d’une réalisation irrégulière : certains se montrent divertissants et bien intégrés à l’action, tandis que d’autres paraissent superflus ou mal calibrés. Enfin, le rythme narratif, qui aurait pu être l’un des points forts du jeu compte tenu de son univers visuellement soigné, se retrouve souvent alourdi par des développements étirés en longueur qui diluent l’impact dramatique de l’histoire et testent la patience du joueur. Des défauts qui ne ruinent pas l’expérience, mais qui empêchent Astria Ascending d’atteindre pleinement son potentiel.Le problème de fond tient sans doute à un excès de générosité mal réparti. Huit personnages jouables, c’est beaucoup — assez pour que chacun dispose d’un arbre de compétences fourni, pas assez pour que le joueur ait le temps de s’attacher à tous ni de comprendre la place de chacun dans l’économie du groupe. Les premières heures se passent donc à jongler avec un tableau de bord trop large, sans repère clair sur ce qui mérite l’investissement. À cela s’ajoutent les mini-jeux, qui relèvent de la même logique : plutôt que d’approfondir le système de Focus, qui est l’idée la plus intéressante du lot, le titre préfère multiplier les propositions annexes. Un JRPG qui aurait resserré son propos sur quatre personnages et une seule mécanique signature aurait probablement laissé un souvenir plus net.

Les huit Héros jouables d'Astria Ascending réunis dans une cité fantastique aux architectures grandioses, illustration 2D signée Akihiko Yoshida
Capture d'écran de combat au tour par tour d'Astria Ascending : des héros affrontent des ennemis dans un décor verdoyant, avec l'interface de sélection d'actions visible en bas
Capture d'écran d'un combat au tour par tour dans Astria Ascending : des héros affrontent des créatures dans un décor désertique, avec l'interface de combat visible en bas

Un univers JRPG riche et une direction artistique somptueuse

Le lore d’Astria Ascending est ambitieux et richement développé, proposant un univers foisonnant de mythes, de factions et d’enjeux cosmiques qui donnent l’impression d’explorer un monde véritablement construit avec soin et profondeur. La direction artistique signée Akihiko Yoshida est sans conteste la vraie star du jeu : ses illustrations 2D atteignent une qualité irréprochable, avec un niveau de détail et une finesse d’exécution qui rappellent ses travaux emblématiques sur des titres comme Final Fantasy Tactics ou Bravely Default. Les designs de personnages sont mémorables et immédiatement reconnaissables, chacun dégageant une personnalité visuelle forte qui s’inscrit durablement dans la mémoire du joueur. Les environnements, quant à eux, sont remarquablement variés : des cités lumineuses aux donjons obscurs, en passant par des paysages naturels d’une grande poésie visuelle, chaque zone traversée constitue un véritable tableau animé. Astria Ascending s’impose ainsi comme un JRPG visuellement parmi les plus beaux de sa génération, une œuvre qui, même lorsque d’autres aspects du jeu peuvent laisser à désirer, continue de séduire et d’émerveiller par la seule force de son identité graphique.Le lore souffre pourtant du même travers que le reste : il est plus dense qu’il n’est clair. Les factions, les mythes fondateurs et les enjeux cosmiques sont là, exposés avec une générosité qui témoigne d’un vrai travail d’écriture en amont, mais ils arrivent souvent par blocs, à des moments où le joueur cherchait surtout à avancer. Le point de départ — huit héros qui savent d’emblée que leur mission les condamne — portait pourtant une charge tragique évidente, de celles qui n’ont besoin d’aucune encyclopédie pour fonctionner. On aurait aimé que le jeu s’appuie davantage sur cette fatalité annoncée et moins sur la mécanique de son monde ; l’émotion y aurait gagné ce que l’exhaustivité lui a coûté.

Graphismes et son : illustration Yoshida + musique orchestrale Hitoshi Sakimoto

La direction artistique 2D d’Akihiko Yoshida est tout simplement somptueuse, avec des illustrations d’une richesse et d’une finesse remarquables qui donnent vie à chaque personnage et à chaque environnement avec un soin méticuleux. Ses designs distinctifs, mêlant influences médiévales et touches fantastiques, confèrent au jeu une identité visuelle forte et immédiatement reconnaissable. La bande-son orchestrale de Hitoshi Sakimoto, compositeur de renom déjà à l’œuvre derrière des titres aussi prestigieux que Final Fantasy XII et Vagrant Story, est quant à elle absolument magnifique. Ses compositions amples et épiques accompagnent parfaitement l’aventure, tantôt grandioses lors des batailles intenses, tantôt mélancoliques et intimistes dans les moments de calme. Ces deux immenses talents, chacun au sommet de leur art, s’associent avec une harmonie remarquable et élèvent considérablement le titre au-dessus de la moyenne, lui conférant une dimension artistique et émotionnelle qui marque durablement les esprits.Reste une réserve, et elle tient à la façon dont ces illustrations sont mises en mouvement. Les portraits de Yoshida sont des tableaux, pensés pour être contemplés fixes — une qualité magnifique dans les écrans de dialogue, plus délicate dès qu’il faut animer les personnages en combat ou les déplacer dans un décor. L’écart entre la finesse des illustrations et la relative raideur des animations se remarque, et rappelle que l’équipe n’avait pas les moyens d’un grand éditeur japonais pour tenir ce niveau d’exigence sur toute la chaîne. La musique de Sakimoto, elle, ne souffre d’aucune limitation de ce genre et reste sans doute la réussite la plus complète du projet : on l’écoute encore une fois la manette reposée.

Points forts

  • Direction artistique Akihiko Yoshida somptueuse
  • Bande-son Hitoshi Sakimoto magnifique
  • Huit personnages jouables bien différenciés

Points faibles

  • Rythme narratif étiré et inégal
  • Mini-jeux peu satisfaisants
  • Déséquilibre de difficulté notable

Mon avis

Astria Ascending est un JRPG ambitieux dont la direction artistique et la bande-son sont véritablement exceptionnelles, portées par des talents invités de premier plan, mais dont l’exécution globale reste malheureusement en deçà des promesses que ces contributions laissaient entrevoir. Les illustrations somptueuses et les compositions musicales remarquables contrastent parfois avec une structure de jeu inégale, des mécaniques qui manquent de profondeur et une narration qui peine à tenir toutes ses ambitions. Pour les fans de JRPG visuels qui privilégient l’esthétique avant tout et qui savent apprécier un jeu pour sa beauté plutôt que pour sa seule jouabilité, il s’agit néanmoins d’un passage intéressant et mémorable, capable d’offrir de vrais moments de contemplation et d’émerveillement.Faut-il pour autant le déconseiller ? Pas exactement, mais il faut savoir ce que l’on achète. Astria Ascending n’est pas un mauvais jeu : c’est un JRPG correct habillé par des artistes exceptionnels, et l’écart entre les deux crée une déception qu’un titre plus modeste n’aurait jamais provoquée. Le joueur qui vient pour les images et la musique en aura pour son temps, à condition d’accepter un rythme inégal et des heures qui s’étirent. Celui qui cherche le JRPG de l’année, en revanche, trouvera ailleurs des systèmes mieux tenus et des récits mieux conduits. La note reflète cette moyenne inconfortable : deux sommets, un ensemble qui ne suit pas, et le regret tenace de ce que ce projet aurait pu être avec un peu plus de discipline.

Astria Ascending

Astria Ascending

En tant que l'un des Huit Destinés, explorez le monde d'Orcanon où douze créatures anciennes habitent, et combattez votre destinée pour sauver le monde dans ce JRPG au tour par tour dessiné à la main.

Sortie : 30 septembre 2021

Genres : JRPG, Japonais, RPG

Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 30-40 h

Note du jeu : Astria Ascending

Capture d'écran 3 sur 3 du jeu Astria Ascending — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 2 sur 3 du jeu Astria Ascending — test et critique sur RogueH24Groupe de personnages de jeu vidéo en style anime réunis dans une cité fantastique aux dômes de cristal et arcades blanches
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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