Test du jeu Ori and the Blind Forest: Definitive Edition
Ori and the Blind Forest est le plateforme metroidvania de Moon Studios, sorti en version Definitive Edition le 27 avril 2016 sur PC à 19,99 €. Le joueur y incarne Ori, un esprit gardien de la forêt de Nibel, chargé de restaurer les trois éléments vitaux dérobés à l’Arbre-Esprit après une tempête dévastatrice, dans une quête qui mêle plateforme exigeante et émotion à fleur de peau. Premier jeu du studio autrichien Moon Studios, financé en partie par Microsoft Studios, Blind Forest s’est immédiatement imposé comme une référence du genre à sa sortie, porté par une direction artistique et une bande-son qui ont marqué durablement les joueurs bien au-delà du cercle habituel des amateurs de plateforme.
- Qu'est-ce qu'Ori and the Blind Forest et quand est-il sorti ?Ori and the Blind Forest est un jeu de plateforme metroidvania développé par Moon Studios. La version Definitive Edition est sortie le 27 avril 2016 sur PC au prix de 19,99 €. C'est le premier jeu du studio autrichien, financé en partie par Microsoft Studios.
- Comment fonctionne la progression des capacités dans le jeu ?Chaque nouvelle capacité débloquée (double saut, dash aérien, etc.) ouvre rétroactivement des zones auparavant inaccessibles, suivant la formule classique du metroidvania. Cela transforme chaque retour en arrière en récompense plutôt qu'en simple backtracking, car les zones deviennent fluides et faciles à traverser une fois la bonne capacité acquise.
- Quel est le niveau de difficulté des séquences de plateforme ?Les séquences de plateforme pure demandent une précision de mouvement rarement exigée dans le genre, notamment lors des fuites scriptées sous une eau montante ou des flammes. Avec une marge d'erreur minimale et des contrôles fluides exemplaires, chaque réussite constitue un véritable accomplissement pour le joueur.
- Comment l'histoire est-elle racontée dans Ori and the Blind Forest ?Le récit est porté uniquement par l'animation et la musique, sans aucun dialogue parlé. Cette approche narrative aborde des thèmes de perte et de sacrifice avec une grande sincérité, marquant durablement les joueurs au-delà du simple public des amateurs de plateforme.
- Une progression qui récompense chaque nouvelle capacité
- Une précision de plateforme rarement atteinte
- Une histoire émouvante racontée sans un mot
- Un système de sauvegarde qui peut punir l’imprudence
- Un premier jeu qui a lancé la réputation du studio
- Une durée de vie courte, mais sans temps mort
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Ori and the Blind Forest: Definitive Edition
Une progression qui récompense chaque nouvelle capacité
Chaque nouvelle capacité débloquée, du double saut au dash aérien, ouvre rétroactivement des zones auparavant inaccessibles, selon la formule classique mais toujours efficace du metroidvania. Cette structure, portée par un level design remarquablement pensé, transforme chaque retour en arrière en une véritable récompense plutôt qu’en simple backtracking répétitif : une zone traversée péniblement au début de l’aventure devient, une fois la bonne capacité acquise, un terrain de jeu fluide où chaque obstacle ancien se franchit avec une aisance nouvelle. Cette sensation de maîtrise croissante, propre aux meilleurs représentants du genre, est ici particulièrement bien dosée, avec un rythme de déblocage des pouvoirs qui évite aussi bien la frustration d’un joueur bloqué trop longtemps que l’ennui d’une progression trop généreuse. Chaque capacité acquise modifie durablement la manière de lire l’environnement, ce qui renouvelle constamment le regard porté sur des zones déjà visitées.



Une précision de plateforme rarement atteinte
Les séquences de plateforme pure, notamment les fuites scriptées sous une eau montante ou des flammes ravageuses, demandent une précision de mouvement rarement exigée à ce niveau dans le genre. Cette exigence, rendue possible par des contrôles d’une fluidité exemplaire, transforme chaque réussite en un vrai moment d’accomplissement pour le joueur : la marge d’erreur y est minimale, chaque saut doit être anticipé plusieurs mouvements à l’avance, et la moindre hésitation se paie cash. Ces séquences, réparties intelligemment tout au long de l’aventure plutôt que concentrées en fin de jeu, servent également de test naturel de la maîtrise acquise par le joueur sur les mécaniques de déplacement, une manière élégante de valider la progression sans passer par un simple compteur de statistiques. Elles comptent aujourd’hui parmi les moments les plus souvent cités par les joueurs ayant terminé le jeu, pour le meilleur comme pour la frustration ponctuelle qu’elles ont pu générer.
Une histoire émouvante racontée sans un mot
Le récit, porté uniquement par l’animation et la musique sans un seul dialogue parlé, aborde des thèmes de perte et de sacrifice avec une sincérité qui a marqué durablement les joueurs à sa sortie. Cette approche purement visuelle et musicale de la narration reste l’une des grandes réussites du jeu, aux côtés de sa seule séquence d’introduction déjà devenue référence du genre, largement citée depuis comme un exemple de mise en scène silencieuse aussi efficace que n’importe quel dialogue écrit. L’absence totale de texte parlé oblige le joueur à lire l’émotion uniquement à travers le langage corporel des personnages et les variations de la partition musicale, un pari risqué qui aurait pu tomber à plat mais qui fonctionne remarquablement bien ici, porté par une animation d’une expressivité constante du début à la fin de l’aventure.
Un système de sauvegarde qui peut punir l’imprudence
Le système de sauvegarde manuel à base d’énergie limitée, bien que retravaillé depuis la version originale, continue de punir sévèrement l’imprudence dans les passages les plus exigeants. Cette contrainte, qui ajoute une vraie tension aux séquences les plus dangereuses puisqu’une mauvaise décision peut coûter de longues minutes de progression, peut aussi frustrer les joueurs moins à l’aise avec le genre plateforme exigeant. La Definitive Edition a ajouté des points de sauvegarde automatiques en complément du système manuel original, un ajustement bienvenu qui atténue sans totalement supprimer cette exigence, préservant l’intention initiale du studio tout en la rendant plus accessible à un public élargi. Le choix reste malgré tout clivant : certains joueurs regrettent la pureté du système d’origine, quand d’autres saluent cette concession comme une évolution nécessaire.
Un premier jeu qui a lancé la réputation du studio
Pour un studio qui n’avait alors jamais livré de jeu complet, la réussite de Blind Forest a de quoi impressionner : le titre a immédiatement installé Moon Studios parmi les références du plateforme narratif indépendant, aux côtés de productions comme Rayman Origins ou Guacamelee. Cette réussite précoce a naturellement fait naître des attentes considérables pour la suite du studio, des attentes qui se sont révélées justifiées avec Will of the Wisps quelques années plus tard. Mais pris isolément, Blind Forest reste une œuvre remarquablement aboutie pour un premier essai, sans les défauts de jeunesse qu’on pourrait attendre d’un studio à son coup d’essai : la cohérence entre level design, direction artistique et narration y est déjà d’un niveau que beaucoup de studios plus expérimentés peinent à atteindre.
Une durée de vie courte, mais sans temps mort
Comptez entre huit et dix heures pour venir à bout de l’aventure principale, un peu plus si vous cherchez à dénicher l’intégralité des cellules de vie et d’énergie disséminées dans les recoins de la forêt de Nibel. Cette durée, modeste au regard de nombreuses productions du genre, s’explique en grande partie par un refus quasi total du remplissage : chaque zone traversée a quelque chose à apporter, que ce soit une nouvelle capacité, un fragment d’histoire ou une séquence de plateforme mémorable, sans chercher à artificiellement gonfler le temps de jeu par de la collecte redondante ou du farming inutile. Ce parti pris, assumé jusqu’au bout, transforme ce qui pourrait sembler une faiblesse sur le papier en une véritable qualité : on termine Blind Forest sur sa lancée, sans avoir ressenti la moindre baisse de rythme, ce qui est loin d’être garanti pour la majorité des metroidvania du marché.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique, entre forêts luminescentes et créatures dessinées à la main, compte parmi les plus belles réussites visuelles du genre plateforme indépendant. Chaque zone traversée possède sa propre palette de couleurs et sa propre ambiance, du vert profond des sous-bois initiaux aux teintes plus froides des zones marquées par la corruption qui ronge la forêt. La bande-son orchestrale de Gareth Coker accompagne chaque scène avec une justesse émotionnelle qui a marqué durablement les joueurs, sachant se faire discrète dans les moments de pure plateforme pour mieux exploser lors des séquences les plus dramatiques du récit.
Points forts
- Une précision de plateforme rarement atteinte dans le genre
- Une histoire émouvante racontée sans un mot de dialogue
- Une direction artistique et une bande-son parmi les plus belles du genre
Points faibles
- Un système de sauvegarde qui peut punir sévèrement l’imprudence
- Une difficulté qui grimpe vite pour les novices du genre
- Une durée de vie assez courte pour son prix
Mon avis
Ori and the Blind Forest demeure un modèle du metroidvania, portée par une précision de plateforme exemplaire et une histoire bouleversante racontée sans un mot. Ce qui frappe encore aujourd’hui, plusieurs années après sa sortie, c’est la cohérence totale entre chaque composante du jeu : rien ne semble accessoire, du moindre effet de lumière à la moindre note de musique.
Son système de sauvegarde exigeant et sa difficulté qui grimpe vite peuvent rebuter les joueurs les moins patients avec le genre, et il serait malhonnête de prétendre que l’expérience est accessible à tous sans un minimum de persévérance face à ses passages les plus corsés.
Mais c’est précisément cette exigence qui rend chaque réussite aussi gratifiante, et qui distingue Blind Forest d’une simple aventure contemplative : le jeu ne se contente jamais d’être beau, il demande aussi une vraie maîtrise pour être pleinement apprécié dans ses séquences les plus intenses.
Un metroidvania d’une beauté rare, où chaque saut se mérite autant qu’il se savoure.

Ori and the Blind Forest: Definitive Edition
La forêt de Nibel est en train de mourir. Après qu'une puissante tempête déclenche une série d'événements dévastateurs, Ori doit partir en quête de courage et affronter un sombre ennemi pour sauver la forêt de Nibel. « Ori and the Blind Forest » raconte l'histoire d'un jeune orphelin destiné à accomplir des exploits, à travers un Action-Platformer visuellement époustouflant créé par Moon Studios. Avec des illustrations peintes à la main, des performances de personnages méticuleusement animées, une partition entièrement orchestrée et des dizaines de nouvelles fonctionnalités dans l'Édition Définitive, « Ori and the Blind Forest » explore une histoire profondément émouvante sur l'amour et le sacrifice, et l'espoir qui existe en nous tous.NOUVEAUTÉS DANS L'ÉDITION DÉFINITIVE • Remplie de contenu nouveau et supplémentaire : nouvelles zones, nouveaux secrets, nouvelles capacités, plus de séquences d'histoire, plusieurs modes de difficulté, support complet du backtracking et bien plus encore ! • Découvrez le passé de Naru dans deux environnements entièrement nouveaux. • Maîtrisez deux puissantes nouvelles capacités – Dash et Light Burst. • Trouvez de nouvelles zones secrètes et explorez Nibel plus rapidement en vous téléportant entre les Spirit Wells.
Sortie : 11 mars 2016
Genres : Metroidvania, Open World, Plateforme
Plateformes : PC (Microsoft Windows), Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 8-10 h
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