Test du jeu Robothorium
Robothorium est le RPG tactique roguelite de Goblinz Studio, sorti le 31 janvier 2019 sur PC, Mac et Linux à 14,99 €. Le joueur y dirige une équipe de robots rebelles enfermés dans une prison souterraine tenue par une intelligence artificielle tyrannique, à travers des combats tactiques au tour par tour et une progression en boucles roguelite. Le studio français, déjà connu pour Dungeon Rushers, s’attaque ici à un mélange plus ambitieux entre tactique au tour par tour à la XCOM et structure roguelite à runs courts, avec une direction artistique en pixel art qui tranche avec le reste de son catalogue. L’objectif affiché est simple sur le papier : recruter, équiper et faire progresser une escouade de robots évadés pour tenter de renverser l’intelligence artificielle qui dirige la prison, tout en survivant à des vagues d’ennemis toujours plus coriaces.
- Qu'est-ce que Robothorium et sur quelles plateformes est-il disponible ?Robothorium est un RPG tactique roguelite développé par Goblinz Studio, sorti le 31 janvier 2019. Le jeu est disponible sur PC, Mac et Linux au prix de 14,99 €. Il mélange des combats tactiques au tour par tour inspirés de XCOM avec une structure roguelite à runs courtes, le tout en pixel art.
- Quel est le scénario principal du jeu ?Le joueur dirige une équipe de robots rebelles enfermés dans une prison souterraine contrôlée par une intelligence artificielle tyrannique. L'objectif est de recruter, équiper et faire progresser les robots évadés pour tenter de renverser l'IA et s'échapper de la prison en survivant à des vagues d'ennemis de plus en plus difficiles.
- Combien de classes de robots différentes existe-t-il et comment fonctionnent-elles ?Le jeu propose plusieurs classes distinctes de robots, incluant des tanks encaisseurs, des soigneurs de soutien, et plusieurs profils offensifs au corps-à-corps ou à distance. Chaque classe dispose d'un système de compétences actives et passives à débloquer progressivement, permettant différentes approches tactiques face aux ennemis.
- Comment fonctionne la progression roguelite de Robothorium ?Chaque échec dans la prison débloque des améliorations permanentes qui facilitent les tentatives suivantes. Contrairement aux roguelites purement cosmétiques, ces améliorations affectent réellement les capacités de combat disponibles, récompensant la persistance et encourageant les joueurs à recommencer malgré les défaites.
- Une équipe de robots aux classes bien distinctes
- Une structure roguelite qui récompense la persistance
- Une narration minimaliste qui laisse la mécanique parler
- Un équilibrage tactique qui manque parfois de finesse
- Une répétitivité qui s’installe sur les runs prolongés
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Robothorium
Une équipe de robots aux classes bien distinctes
Chaque robot recruté appartient à une classe spécifique, du tank encaisseur au soigneur de soutien en passant par plusieurs profils offensifs à distance ou au corps-à-corps, offrant une vraie variété de compositions d’équipe possibles durant les runs successifs. Cette diversité de classes, combinée à un système de compétences à débloquer progressivement pour chaque unité, encourage à expérimenter différentes stratégies d’une tentative à l’autre plutôt que de se reposer systématiquement sur la même composition gagnante. Les compétences actives et passives disponibles pour chaque classe couvrent un éventail suffisamment large pour permettre plusieurs approches tactiques face à un même type d’ennemi, entre contrôle de zone, dégâts purs ou soutien prolongé de l’équipe. Le recrutement de nouveaux robots durant l’exploration de la prison ajoute une dimension de gestion supplémentaire, puisqu’il faut composer avec les unités trouvées plutôt qu’avec une équipe entièrement choisie à l’avance, ce qui pousse à s’adapter régulièrement aux circonstances plutôt qu’à suivre un plan figé établi dès le début de la partie.



Une structure roguelite qui récompense la persistance
Chaque échec dans la prison souterraine débloque des améliorations permanentes qui facilitent les tentatives suivantes, selon la formule désormais classique du roguelite à progression persistante popularisée par plusieurs références du genre. Cette structure, familière aux amateurs du genre, motive à recommencer malgré les échecs répétés face aux gardiens de la prison, chaque run apportant son lot de ressources et de débloquages qui allègent progressivement la difficulté des tentatives ultérieures. Le jeu évite l’écueil d’une progression purement cosmétique en proposant des améliorations qui touchent réellement aux capacités de combat disponibles, plutôt que de simples bonus de statistiques peu perceptibles en jeu. Cette approche, qui privilégie l’accumulation sur le temps long à la maîtrise pure d’une seule tentative, rend le jeu particulièrement adapté à des sessions courtes et répétées, un format bien pensé pour ceux qui apprécient grignoter la difficulté d’un roguelite sur plusieurs jours plutôt qu’en une seule session marathon.
Une narration minimaliste qui laisse la mécanique parler
L’histoire, distillée principalement à travers des fragments de dialogue trouvés durant l’exploration et quelques échanges avec les robots recrutés, reste volontairement en retrait par rapport à la boucle de gameplay qui constitue le véritable cœur du jeu. Cette sobriété narrative, cohérente avec l’ambition modeste du studio pour ce projet, laisse la part belle aux systèmes tactiques et à la progression roguelite plutôt qu’à un scénario développé qui aurait pu détourner l’attention du gameplay pur. Le prétexte de la révolte des robots contre l’intelligence artificielle tyrannique reste suffisamment clair pour donner un sens aux objectifs de chaque run sans chercher à rivaliser avec des productions plus narratives du genre RPG tactique. Cette approche minimaliste conviendra parfaitement aux joueurs venus avant tout pour la mécanique de combat et la boucle de progression, mais pourra laisser sur leur faim ceux qui espéraient une histoire plus développée pour accompagner leurs nombreuses tentatives successives dans la prison souterraine.
Un équilibrage tactique qui manque parfois de finesse
Certains affrontements souffrent d’un équilibrage perfectible, certaines classes ou stratégies se révélant nettement plus efficaces que d’autres sans justification tactique claire, ce qui pousse naturellement à converger vers les mêmes compositions gagnantes d’une partie à l’autre plutôt qu’à explorer véritablement la diversité affichée des classes disponibles. Ce manque de finesse dans l’équilibrage, courant chez les studios indépendants à budget modeste qui ne disposent pas des mêmes ressources de test que les plus grosses productions du genre, limite la profondeur stratégique attendue par les amateurs confirmés du tactique au tour par tour. Certains ennemis, en particulier dans les niveaux de difficulté les plus élevés, présentent des statistiques qui semblent davantage compenser un manque de variété de comportement qu’apporter un vrai défi tactique intéressant à résoudre. Ce défaut, sans être rédhibitoire sur l’ensemble de l’expérience, se ressent surtout sur les runs les plus longs, où la répétition des mêmes solutions optimales finit par lasser les joueurs cherchant une vraie profondeur systémique.
Une répétitivité qui s’installe sur les runs prolongés
Malgré la variété des classes disponibles, les environnements traversés et les types d’affrontements rencontrés finissent par se répéter assez nettement après plusieurs tentatives successives dans la prison, un défaut assez commun dans le genre roguelite lorsque le contenu de base reste limité en quantité. Cette répétitivité, accentuée par un nombre restreint de biomes et de configurations de niveaux comparé à d’autres références du genre plus généreuses en contenu, révèle les limites du contenu disponible sur les sessions les plus longues, en particulier au-delà d’une dizaine d’heures de jeu cumulées. Le studio a publié plusieurs mises à jour de contenu après le lancement pour tenter d’atténuer ce problème, sans toutefois le résoudre entièrement au vu des retours de la communauté sur la durée. Ce défaut structurel, courant dans le genre roguelite à contenu limité, n’empêche pas d’apprécier les premières dizaines d’heures passées dans la prison souterraine, mais peut freiner l’envie de poursuivre au-delà chez les joueurs cherchant un renouvellement sur le très long terme.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique en pixel art, entre couloirs métalliques oppressants et robots colorés aux silhouettes bien lisibles, reste fonctionnelle sans chercher à éblouir visuellement les joueurs habitués aux productions plus ambitieuses graphiquement du genre. Cette approche, cohérente avec les moyens d’un studio de taille modeste, privilégie la clarté tactique du champ de bataille — essentielle dans un jeu au tour par tour où chaque position compte — à la seule démonstration esthétique. Les effets de compétences, discrets mais lisibles, permettent de suivre facilement le déroulement des combats même lorsque plusieurs unités agissent simultanément à l’écran. La bande-son discrète accompagne les combats tactiques sans se faire particulièrement remarquer, restant en retrait pour ne pas distraire de la réflexion nécessaire à chaque tour de jeu. Cette sobriété générale, assumée du début à la fin, correspond bien à l’ambition d’un titre qui mise avant tout sur ses systèmes plutôt que sur sa présentation.
Points forts
- Une équipe de robots aux classes bien distinctes
- Une structure roguelite qui récompense la persistance
- Un système de compétences qui encourage l’expérimentation
Points faibles
- Un équilibrage tactique qui manque parfois de finesse
- Une répétitivité qui s’installe sur les runs prolongés
- Une direction artistique qui ne cherche jamais à éblouir
Mon avis
Robothorium propose une équipe de robots aux classes bien distinctes, portée par une structure roguelite qui récompense honnêtement la persistance des joueurs prêts à enchaîner les tentatives dans la prison souterraine. Cette base solide, familière aux amateurs du genre, offre suffisamment de variété de composition pour donner envie de recommencer après chaque échec, en particulier lors des premières dizaines d’heures de jeu.
Son équilibrage tactique perfectible et sa répétitivité sur la durée empêchent le jeu d’atteindre pleinement l’ambition tactique qu’il affiche dès les premières heures, certaines compositions s’imposant trop nettement au détriment de la diversité stratégique promise par les nombreuses classes disponibles. Ce défaut, courant chez les studios indépendants à budget modeste, limite la profondeur réelle du système de combat sur les runs les plus longs et prolongés.
La narration minimaliste, qui laisse la part belle aux systèmes plutôt qu’à un récit développé, conviendra parfaitement aux joueurs venus avant tout pour la mécanique tactique et la boucle de progression roguelite. Ceux qui espéraient une histoire plus étoffée pour accompagner leurs nombreuses tentatives dans la prison pourraient en revanche rester sur leur faim, le prétexte narratif restant volontairement en retrait sur l’ensemble de l’expérience proposée.
La direction artistique en pixel art, sans chercher à éblouir, remplit efficacement son rôle en garantissant une lisibilité tactique appréciable sur le champ de bataille, un choix cohérent avec les moyens d’un studio de taille modeste qui a manifestement privilégié la clarté fonctionnelle à la démonstration visuelle pure.
Un RPG tactique roguelite honnête, dont l’ambition dépasse un peu l’exécution sur plusieurs plans, mais qui reste une proposition solide pour ceux qui cherchent du tactique par sessions courtes et répétées. Robothorium ne révolutionne pas le genre, mais offre une boucle de jeu suffisamment satisfaisante pour occuper agréablement une dizaine d’heures, à condition d’accepter ses limites d’équilibrage et de contenu sur la durée.

Robothorium
Robothorium est un RPG au tour par tour futuriste combinant des mécaniques de jeu rogue-like et des combats au tour par tour. Menez un soulèvement robotique en incarnant l'IA, choisissez vos alliés en prenant des décisions et gérez votre équipe de robots pour les libérer de la domination humaine.
Sortie : 7 juin 2018
Genres : Roguelike, Simulation, Stratégie
Plateformes : Linux, PC (Microsoft Windows), Mac, Nintendo Switch
Durée moyenne : 15-20 h
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