Test du jeu Divinity: Original Sin II

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Divinity: Original Sin II est le RPG tactique de Larian Studios, sorti dans son édition Definitive le 4 septembre 2018 sur PC, Mac, PS4, Xbox One et Switch à 44,99 €. Vous incarnez un Traqueur de Source, persécuté pour ses pouvoirs magiques interdits, dans un monde de Rivellon où la Source elle-même est devenue une menace. Le jeu pousse la liberté narrative et tactique de son prédécesseur à un niveau rarement atteint dans le genre. Larian Studios, alors encore modeste comparé aux grands noms du RPG occidental, s’est imposé avec ce titre comme l’un des studios les plus ambitieux de sa génération, avant de confirmer cette réputation avec Baldur’s Gate 3 quelques années plus tard.

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  • Qu'est-ce que Divinity: Original Sin II et quand est-il sorti ?Divinity: Original Sin II est un RPG tactique développé par Larian Studios, sorti en édition Definitive le 4 septembre 2018 sur PC, Mac, PS4, Xbox One et Switch au prix de 44,99 €. Le jeu a établi Larian Studios comme l'un des studios les plus ambitieux de sa génération.
  • Comment fonctionne le système élémentaire du jeu ?Le système élémentaire transforme chaque combat en puzzle tactique : l'huile s'enflamme au contact du feu, l'eau conduit l'électricité, le sang gelé devient glissant. La météo intervient aussi (pluie éteint les feux, tempête de sable modifie la portée). Combiné à la verticalité des niveaux, cela crée une profondeur tactique rarement atteinte dans les RPG au tour par tour.
  • Quelle liberté narrative offre le jeu ?Chaque personnage dispose de compétences de dialogue uniques (Pyrokinétique, Nécromancien, Charisme) ouvrant des solutions différentes aux mêmes obstacles. En multijoueur à quatre, chaque joueur poursuit ses propres objectifs, parfois contradictoires. Cela crée des branches de quête invisibles pour certains joueurs, encourageant plusieurs playthroughs avec des personnages différents.
  • Quels défis les nouveaux joueurs doivent-ils relever ?Le jeu impose une courbe d'apprentissage exigeante : les débutants doivent assimiler simultanément le système élémentaire, la gestion des points d'action et de mouvement, ainsi que les interactions entre compétences de dialogue. Les premières heures peuvent sembler denses avant que le gameplay ne devienne intuitif.

Un système élémentaire qui transforme chaque combat en puzzle

Le système élémentaire transforme chaque combat en casse-tête physique : une flaque d’huile s’enflamme au contact d’un sort de feu, l’eau conduit l’électricité, le sang gelé devient une surface glissante. Cette interaction constante entre les éléments, combinée à la verticalité des niveaux, donne à chaque affrontement une dimension tactique que peu de RPG au tour par tour atteignent. Le jeu pousse cette logique jusqu’à inclure la météo elle-même dans l’équation : la pluie éteint les feux et rend le sol glissant, une tempête de sable peut modifier la portée des sorts, et un simple changement de terrain avant le combat devient une décision tactique majeure plutôt qu’un détail cosmétique. Le placement en hauteur ajoute encore une couche supplémentaire : tirer depuis un promontoire augmente la précision et les dégâts, ce qui transforme la préparation d’un combat — repérer les points hauts, préparer les surfaces au sol avant même d’engager l’ennemi — en une phase stratégique qui précède l’affrontement proprement dit.

Des aventuriers explorent une plage rocheuse face à l'océan dans Divinity: Original Sin II.
Dans Divinity: Original Sin II, des aventuriers explorent une zone côtière en bois avec des structures en ruines et des créatures étranges.
Dans Divinity: Original Sin II, quatre personnages explorent un jardin verdoyant envahi de végétation sauvage et de fleurs violettes.

Une liberté narrative rarement égalée

Chaque personnage porte des compétences de dialogue uniques — Pyrokinétique, Nécromancien, Charisme — qui ouvrent des solutions entièrement différentes au même obstacle. Le multijoueur à quatre joueurs pousse cette idée encore plus loin, en laissant chaque joueur poursuivre ses propres objectifs, parfois en contradiction avec le reste du groupe. Un joueur incarnant un Nécromancien pourra ainsi négocier avec un mort-vivant que ses coéquipiers cherchaient à combattre, ouvrant une branche entière de quête invisible pour quiconque ne possède pas cette compétence — ce qui encourage naturellement à rejouer l’aventure avec un personnage différent pour découvrir des pans entiers de contenu restés hors de portée la première fois.

Une courbe d’apprentissage exigeante

Cette richesse a un vrai coût d’entrée : les nouveaux venus au genre doivent assimiler simultanément le système élémentaire, la gestion de l’action et des points de mouvement, et les interactions entre compétences de dialogue. Les premières heures peuvent paraître denses, avant que l’ensemble ne devienne intuitif. Le jeu ne facilite pas toujours cette prise en main : les tutoriels restent minimalistes, et une bonne partie de la compréhension des synergies élémentaires passe par l’expérimentation directe, parfois au prix d’un combat perdu pour avoir mal anticipé une interaction entre deux effets de statut. La création de personnage elle-même, avec ses dizaines de compétences réparties en plusieurs écoles de magie et de combat, peut décourager qui préférerait un système de classes plus balisé — même si cette liberté totale finit par devenir l’un des grands attraits du titre une fois les bases comprises.

Une durée de vie conséquente, pas toujours égale

Sur les soixante à cent heures que peut durer l’aventure complète, le rythme n’est pas toujours constant : certains passages de la fin de jeu étirent des combats déjà maîtrisés sans apporter de nouveauté mécanique majeure. L’interface, dense en combat de groupe avec plusieurs personnages et effets élémentaires simultanés, peut aussi devenir difficile à lire dans le feu de l’action. Le dernier acte en particulier, plus resserré géographiquement que les précédents, tend à multiplier les affrontements contre des ennemis déjà rencontrés sous des variantes à peine modifiées, ce qui contraste avec la richesse d’exploration des premiers chapitres. Ce déséquilibre de rythme n’annule pas la qualité globale de l’aventure, mais il se ressent nettement si l’on a pris le temps d’explorer chaque recoin des zones précédentes avant d’y arriver.

Un mode Créateur d’histoires qui prolonge l’expérience

Au-delà de la campagne principale, Larian a intégré un éditeur de scénarios complet permettant de bâtir ses propres aventures avec les mêmes outils que ceux utilisés pour construire le jeu de base. Cette ouverture, rare pour un RPG de cette ampleur, a nourri une communauté durable de créateurs de contenu, et certains scénarios amateurs rivalisent en qualité d’écriture avec des campagnes commerciales. C’est un investissement en temps d’apprentissage supplémentaire, mais qui prolonge sensiblement la durée de vie du jeu pour ceux que cela intéresse, bien au-delà de la seule campagne originale.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique colorée et détaillée sert parfaitement la lisibilité tactique des combats, chaque effet élémentaire restant identifiable au premier coup d’œil même dans les affrontements les plus chargés. La bande-son orchestrale de Borislav Slavov accompagne un monde dense, appuyée par un doublage intégral d’une qualité rarement vue dans le genre, chaque personnage secondaire bénéficiant d’une véritable direction d’acteur plutôt que de lignes génériques recyclées. Cette qualité de doublage s’étend jusqu’aux dialogues les plus anecdotiques, un choix de production coûteux qui explique en partie l’ampleur du budget consacré au jeu et qui distingue nettement Larian des studios concurrents sur ce point précis.

Points forts

  • Un système élémentaire qui transforme chaque combat en puzzle tactique
  • Une liberté narrative et des solutions inédites à chaque obstacle
  • Un mode multijoueur qui approfondit encore la réactivité du monde
  • Un doublage intégral d’une qualité rare pour le genre

Points faibles

  • Une courbe d’apprentissage exigeante pour les nouveaux venus au genre
  • Une durée de vie très conséquente, pas toujours égale sur la fin
  • Une interface parfois chargée en combat de groupe

Mon avis

Divinity: Original Sin II demeure la référence absolue du RPG tactique grâce à un système élémentaire d’une profondeur rare et une liberté narrative que peu de jeux osent offrir. J’ai perdu le compte du nombre de fois où j’ai résolu un combat en profitant d’une interaction élémentaire que je n’avais pas prévue au départ.

La liberté offerte par les compétences de dialogue m’a particulièrement marqué : jouer un Nécromancien après une première partie en Pyrokinétique m’a fait redécouvrir des scènes entières que je n’avais jamais soupçonnées la première fois. C’est rare qu’un jeu me donne une vraie raison de recommencer sa campagne principale plutôt que de simplement varier les statistiques d’un même personnage.

La courbe d’apprentissage est réelle, et je ne le cache pas : mes premières heures ont été laborieuses, entre synergies élémentaires mal comprises et combats perdus pour des raisons que je ne saisissais pas encore. Mais une fois le déclic passé, tout devient limpide.

Le dernier acte m’a semblé moins inspiré que le reste de l’aventure, avec des combats qui ont fini par se ressembler davantage que je ne l’aurais souhaité sur une aventure de cette longueur.

Un jeu exigeant, mais où chaque heure investie est récompensée, que ce soit par une nouvelle synergie de combat ou par une branche de dialogue totalement inattendue.

Une référence absolue du RPG tactique, et l’une des rares productions du genre où je me suis surpris à vouloir tout recommencer avec une classe totalement différente dès le générique de fin passé. Peu de jeux tiennent une promesse de rejouabilité aussi sincèrement et durablement.

Divinity: Original Sin II

Divinity: Original Sin II

Divinity: Original Sin II est un jeu de rôle en vue de dessus au tour par tour, solo et multijoueur, basé sur un groupe de personnages, offrant des niveaux de liberté similaires aux jeux de rôle sur table. Il propose un combat au tour par tour, une forte concentration sur le gameplay systémique et une narration bien ancrée.

Sortie : 14 septembre 2017

Genres : Stratégie, Coopératif, Multijoueur

Plateformes : PC (Microsoft Windows), iOS, Mac

Durée moyenne : 60-100 h

Note du jeu : Divinity: Original Sin II

Des aventuriers explorent une plage rocheuse face à l'océan dans Divinity: Original Sin II.Dans Divinity: Original Sin II, des aventuriers explorent une zone côtière en bois avec des structures en ruines et des créatures étranges.Dans Divinity: Original Sin II, quatre personnages explorent un jardin verdoyant envahi de végétation sauvage et de fleurs violettes.
9

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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