Test du jeu Ikenfell
Ikenfell est un RPG tactique développé par Happy Ray Games et publié par Humble Games, sorti en octobre 2020 sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Vous incarnez Pertisia, une jeune fille qui entre dans l’école de magie Ikenfell pour retrouver sa sœur disparue, et rencontre une bande d’étudiants sorciers en chemin. Un RPG tactique avec système de QTE, bande-son signée Aivi Tran et Stevie Syntax (Steven Universe).
- Qu'est-ce qu'Ikenfell et sur quelles plateformes est-il disponible ?Ikenfell est un RPG tactique développé par Happy Ray Games et publié par Humble Games, sorti en octobre 2020. Le jeu est disponible sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Vous incarnez Pertisia, une jeune fille qui entre à l'école de magie Ikenfell pour retrouver sa sœur disparue.
- Comment fonctionne le système de combat d'Ikenfell ?Ikenfell propose des combats au tour par tour enrichis d'un système de QTE (Quick Time Events) : vous devez appuyer au bon moment pour amplifier vos attaques ou réduire les dégâts ennemis. Les six personnages jouables ont leurs spécialités magiques propres, et la progression se fait par améliorations d'équipement et de sorts. L'aventure dure environ 15-20 heures avec plusieurs modes de difficulté, dont un mode accessibilité sans pression temporelle.
- Qui a composé la bande-son d'Ikenfell ?La bande-son d'Ikenfell a été composée par Aivi Tran et Stevie Syntax (Surasshu), les mêmes compositrices de la série Steven Universe. Cette bande-son est considérée comme remarquable et donne une identité musicale unique au jeu.
- Quelle est la représentation inclusive dans Ikenfell ?Ikenfell se distingue par une représentation LGBTQ+ forte et bien intégrée. La diversité des personnages est sincère et non forcée, avec des designs variés et une écriture des relations entre personnages émotionnante et authentique. L'univers de l'école de magie est bienveillant et inclusif.
Un gameplay RPG tactique au tour par tour avec QTE de sorts
Ikenfell propose des combats au tour par tour soigneusement enrichis d’un système de QTE bien intégré : appuyer au bon moment permet d’amplifier ses attaques pour infliger davantage de dégâts, ou au contraire de réduire les dégâts ennemis en cas de réaction défensive réussie. Ce mécanisme, simple à prendre en main mais satisfaisant à maîtriser, insuffle un dynamisme bienvenu à chaque échange et évite la monotonie que peuvent parfois engendrer les combats au tour par tour classiques. Ce système de minijeux réactifs, loin d’être un simple gadget, oblige le joueur à rester attentif d’un bout à l’autre du combat plutôt que de se contenter de valider des menus les uns après les autres.Les six personnages jouables se distinguent clairement les uns des autres grâce à leurs spécialités magiques propres, qu’il s’agisse d’attaques élémentaires, de soins, de sorts de soutien ou d’effets de statut variés. Cette diversité encourage à composer son équipe avec soin et à exploiter les synergies entre les différents membres du groupe. La progression, quant à elle, repose sur des améliorations d’équipement et de sorts bien calibrées, offrant une montée en puissance progressive et gratifiante sans jamais sembler artificielle ou déséquilibrée. Le positionnement des personnages sur la grille de combat ajoute également une dimension tactique bienvenue, certains sorts touchant une zone tandis que d’autres exigent une ligne de vue directe sur la cible.L’aventure principale s’étend sur une durée estimée entre 15 et 20 heures, ce qui constitue un format idéal pour maintenir l’intérêt sans s’étirer inutilement. La difficulté générale est elle aussi bien dosée, proposant plusieurs modes de jeu adaptés à différents profils de joueurs. Parmi eux, un mode accessibilité se distingue particulièrement en supprimant toute pression temporelle liée aux QTE, permettant ainsi aux joueurs moins à l’aise avec ce type de mécaniques, ou souhaitant simplement profiter de l’histoire à leur rythme, de vivre l’expérience sans frustration. Cette attention portée à l’accessibilité, encore trop rare dans le genre du RPG tactique, mérite d’être soulignée comme un exemple à suivre. Elle témoigne d’une volonté claire de rendre l’expérience accueillante pour le plus grand nombre, sans pour autant sacrifier la profondeur stratégique offerte aux joueurs qui souhaitent s’investir pleinement dans le système de combat.



Un univers de magic school bienveillant et inclusif
L’univers d’Ikenfell est celui d’une école de magie bienveillante, un cadre à la fois chaleureux et mystérieux, où les élèves doivent faire face à une menace croissante qui vient progressivement obscurcir leur quotidien. L’atmosphère rappelle les grandes œuvres du genre tout en possédant une identité visuelle et narrative qui lui est propre, mêlant légèreté et enjeux plus profonds au fil de l’aventure.La diversité des personnages constitue l’un des points forts du jeu : la représentation LGBTQ+ y est forte et assumée, portée par des designs variés et soigneusement travaillés, sans jamais donner l’impression d’être un simple artifice ou une case à cocher. Chaque personnage existe avant tout comme un individu à part entière, avec ses propres motivations, ses forces et ses fragilités. Cette inclusivité s’intègre naturellement au récit, comme une évidence plutôt qu’une démonstration, ce qui la rend d’autant plus précieuse et efficace.L’écriture des relations entre personnages est quant à elle sincère et véritablement émouvante. Qu’il s’agisse d’amitiés profondes, de rivalités teintées de respect mutuel ou de liens romantiques délicats, les interactions sonnent juste et témoignent d’un vrai soin apporté à la caractérisation. On s’attache rapidement aux protagonistes, et les moments de tension ou de tendresse entre eux résonnent avec une authenticité rare dans le genre. L’école elle-même, avec ses couloirs labyrinthiques et ses salles de classe excentriques, fonctionne presque comme un personnage à part entière, dont on prend plaisir à découvrir chaque recoin au fil de l’avancée dans le récit. Cette dimension exploratoire, discrète mais bien présente, récompense la curiosité par quelques échanges optionnels et petits détails d’écriture qui enrichissent la compréhension du monde sans jamais devenir indispensables à la progression.
Graphismes et son : pixel art coloré et bande-son Steven Universe
Le pixel art d’Ikenfell est coloré, détaillé et particulièrement expressif, parvenant à donner vie à des personnages attachants et à des environnements riches malgré les contraintes inhérentes au format. Chaque sprite est animé avec soin, et les décors fourmillent de petits détails qui invitent à l’exploration. Les effets de sorts, en particulier, se distinguent par leur lisibilité : chaque type de magie possède sa propre signature visuelle, ce qui aide grandement à anticiper les attaques ennemies en plein combat. La bande-son, quant à elle, est tout simplement remarquable : signée par les compositrices bien connues de Steven Universe, Aivi et Surasshu, elle confère au jeu une identité musicale véritablement unique. Leur style reconnaissable, mêlant mélodies douces et atmosphères tantôt mystérieuses tantôt émouvantes, s’adapte parfaitement aux différentes situations du jeu, qu’il s’agisse de l’exploration tranquille des couloirs de l’académie ou des affrontements tendus lors des combats. Cette collaboration de haut niveau élève considérablement l’expérience globale et fait de la bande-son d’Ikenfell l’une des plus mémorables du genre.
Points forts
- Bande-son signée Aivi & Surasshu (Steven Universe) magnifique
- Système QTE des combats engageant
- Représentation inclusive bien intégrée et sincère
Points faibles
- Début lent et narration parfois étirée
Mon avis
Ikenfell est un RPG tactique charmant qui réussit à se démarquer grâce à une bande-son tout simplement exceptionnelle, composée notamment par les talentueux ami and yumi de l’univers musical indépendant, et une représentation inclusive particulièrement bien exécutée qui ne tombe jamais dans l’artifice ou la condescendance. Son système de QTE, intégré directement dans les combats au tour par tour, donne un véritable punch aux affrontements en récompensant l’attention et la réactivité du joueur, transformant chaque échange en un moment engageant plutôt qu’une simple succession de menus. Les personnages, quant à eux, sont profondément attachants, dotés de personnalités distinctes et d’arcs narratifs sincères qui donnent envie de progresser dans l’histoire. L’univers de cette école de magie, avec ses couloirs secrets et ses mystères à dévoiler, contribue également à créer une atmosphère envoûtante et pleine de charme. C’est en définitive un beau jeu indie, clairement conçu avec amour et soin, qui saura séduire aussi bien les amateurs de JRPG tactiques accessibles que les joueurs en quête d’une expérience narrative touchante et bien écrite.
Le début un peu lent, souvent pointé comme le principal reproche à faire au jeu, se justifie a posteriori par le temps pris à installer correctement les personnages et leurs relations respectives, un investissement narratif qui finit par payer une fois les premières heures passées. Les joueurs prêts à laisser sa chance à cette mise en place progressive seront récompensés par une seconde moitié d’aventure nettement plus rythmée, où les enjeux scénaristiques et les affrontements gagnent en intensité au même rythme. Un RPG tactique qui mérite clairement sa place aux côtés des références du genre indépendant, porté par un supplément d’âme rarement égalé.

Ikenfell
Un RPG tactique au tour par tour mettant en scène un groupe d'étudiants en magie problématiques. Utilisez des mécaniques de timing pour amplifier vos sorts et bloquer les attaques, explorez les couloirs tortueux d'une vaste école de magie, combattez des monstres et des boss difficiles, et découvrez des secrets obscurs qui ne devaient jamais être trouvés.
Sortie : 8 octobre 2020
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Mac, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 15-20 h
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