Test du jeu Marvel's Spider-Man: Miles Morales
Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est un jeu d’action-aventure en monde ouvert développé par Insomniac Games et publié par Sony Interactive Entertainment, sorti le 12 novembre 2020 sur PC, PS4, et PS5. Incarnez Miles Morales, un jeune Spider-Man, dans un New York enneigé, et maîtrisez ses pouvoirs uniques pour protéger la ville d’une menace technologique portée par la Roxxon Corporation et sa dangereuse énergie Nuform. Ce standalone, développé en parallèle du remaster PS5 de Marvel’s Spider-Man, réutilise le moteur et une partie des systèmes du premier jeu pour proposer une aventure plus resserrée, centrée sur un personnage jusque-là secondaire de l’univers Insomniac.
- Quelle est la plateforme et la date de sortie de Marvel's Spider-Man: Miles Morales ?Le jeu est sorti le 12 novembre 2020 sur PC, PS4 et PS5, développé par Insomniac Games et publié par Sony Interactive Entertainment.
- Quelle est la durée de jeu de Marvel's Spider-Man: Miles Morales ?La campagne principale dure entre 8 à 12 heures, avec des quêtes secondaires et des modes de rejouabilité comme les défis, les collectibles et le New Game+.
- Comment se déroule le gameplay de Miles Morales ?Le gameplay combine action, exploration et furtivité en monde ouvert. Miles utilise ses toiles, son agilité et ses pouvoirs bioélectriques (Venom Blast) pour combattre dans un New York enneigé, avec des mécaniques fluides et dynamiques.
- Quel est le verdict critique du jeu ?Le jeu a reçu des scores solides (Metacritic 85, OpenCritic 84), salué pour son histoire émouvante et ses visuels. Cependant, il a été critiqué pour sa courte durée et son monde moins vaste que le jeu original.
Une nouvelle toile dans la Grosse Pomme
Marvel’s Spider-Man: Miles Morales suit Miles Morales, un adolescent découvrant ses nouveaux pouvoirs de Spider-Man tout en jonglant avec sa vie personnelle et une guerre entre la Roxxon Corporation, dirigée par le CEO Simon Krieger, et un groupe criminel high-tech baptisé the Underground. L’intrigue prend racine dans la mort de Rick Mason, l’ingénieur à l’origine du Nuform, l’énergie miracle de Roxxon qui s’avère en réalité toxique : découvrant la supercherie et voyant Krieger refuser d’agir, Rick et sa sœur Phin tentent de détruire les preuves, ce qui coûte la vie à Rick et pousse Phin, rongée par le deuil et la colère, à devenir la Tinkerer et à prendre la tête de the Underground pour faire tomber Roxxon. Ce standalone, plus court que son prédécesseur, offre une campagne de 8 à 12 heures, avec des quêtes secondaires enrichissant l’histoire. L’Ultimate Edition inclut une version remastérisée du Spider-Man original. Des mises à jour ont ajouté des améliorations visuelles et corrigé des bugs, sans DLC narratif majeur. La rejouabilité repose sur les défis, les collectibles (costumes, gadgets) et les modes New Game+. Salué sur X pour son histoire émouvante et ses visuels, avec des scores solides (Metacritic 85, OpenCritic 84), le jeu a été critiqué pour sa courte durée et son monde moins vaste. Parfait pour les fans de Marvel’s Spider-Man ou de jeux comme Batman: Arkham, ce spin-off assume pleinement sa vocation de récit plus court et plus intime, loin de l’ampleur d’un second épisode numéroté.



Un gameplay fluide et électrisant
Le gameplay de Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est un mélange d’action, d’exploration et de furtivité en monde ouvert. Miles utilise ses toiles, son agilité et ses pouvoirs bioélectriques uniques (comme le Venom Blast paralysant, hérité de son statut de Spider-Man version Ultimate) pour affronter ennemis et boss. Les mécaniques, fluides et accessibles, permettent des combats dynamiques et des déplacements en balancement à travers New York, salués sur X pour leur sensation grisante et la fluidité des transitions entre exploration et affrontement. Le mode solo est parfait pour le streaming, où les acrobaties et les combats spectaculaires captivent, bien que l’absence de multijoueur limite l’interactivité, un choix de conception assumé par Insomniac Games pour se concentrer sur une narration solitaire. Les performances sont exceptionnelles sur PS5 et PC (4K/60 FPS avec ray-tracing), mais la PS4 montre des ralentissements sur les scènes les plus chargées en effets visuels. Des patchs ont optimisé la stabilité. Ce gameplay, vibrant et intuitif, brille par son dynamisme mais peut sembler familier aux joueurs du premier opus, la formule de base n’ayant que peu évolué depuis Marvel’s Spider-Man. Le jeu propose malgré tout un nouvel arbre de compétences propre à Miles, distinct de celui de Peter Parker, avec ses propres gadgets et son style de combat davantage porté sur l’électricité que sur l’ingéniosité mécanique.
Exploration dans un New York enneigé
Le monde de Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est un Manhattan hivernal, avec des gratte-ciels illuminés pour les fêtes de fin d’année, des quartiers animés et des parcs enneigés. L’exploration en monde ouvert permet de collecter des ressources, de résoudre des crimes aléatoires et de découvrir des quêtes secondaires, ajoutant 5 à 7 heures pour les complétionnistes. Les hubs, comme Harlem, le quartier où Miles a grandi et qu’il connaît par cœur et où sa mère Rio se présente aux élections municipales en promettant de tenir Roxxon responsable de ses agissements, servent à interagir avec les PNJ et à progresser dans l’histoire, mais le monde est moins vaste que dans le premier jeu puisqu’il réutilise la même carte de Manhattan sans l’étendre. En streaming, les décors vibrants et l’ambiance festive captivent, évoquant l’esthétique de Spider-Man: Into the Spider-Verse dont le jeu reprend d’ailleurs certains codes visuels dans ses tenues alternatives. Cependant, la répétitivité des activités secondaires déçoit certains, celles-ci étant en grande partie héritées du premier jeu sans réelle évolution. Les performances sont irréprochables sur PS5 et PC, mais la PS4 souffre de temps de chargement plus longs entre les zones. Ce monde, vivant et immersif, est un terrain de jeu idéal pour une aventure plus intime que celle de Peter Parker, où Miles patrouille avant tout le quartier qui l’a vu grandir plutôt que la ville entière.
Une direction artistique et sonore spectaculaire
Visuellement, Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est un bijou, avec des graphismes next-gen sur PS5 et PC, intégrant ray-tracing et détails saisissants, comme la neige tombante qui s’accumule progressivement sur les surfaces de la ville. Les animations de Miles, fluides et expressives, renforcent l’immersion, en particulier lors des scènes intimistes avec sa mère Rio ou son ami Ganke. La bande-son, composée par John Paesano, mêle hip-hop, jazz et thèmes orchestraux, capturant l’essence de Miles et de son quartier, comme salué sur X. Les bruitages, comme les impacts des toiles ou des explosions du Venom Blast, sont percutants. Le doublage, en anglais avec sous-titres français, est excellent, avec une performance émouvante de Nadji Jeter dans le rôle-titre et un casting solide autour de lui, notamment sur les scènes les plus intimes avec sa mère. Les performances sont fluides sur PS5 et PC (4K/60 FPS), mais la PS4 montre des textures moins nettes et une résolution revue à la baisse. Cette direction artistique, vibrante et soignée, est un point fort qui confirme le savoir-faire d’Insomniac Games sur la licence, dont la suite directe, Marvel’s Spider-Man 2, reprendra les événements de ce standalone quelques années plus tard.
Points forts
- Gameplay fluide et dynamique
- Histoire émouvante et personnelle
- Visuels next-gen spectaculaires
- Bande-son immersive
- Idéal pour le streaming
Points faibles
- Campagne relativement courte
- Monde moins vaste que le premier
- Activités secondaires répétitives
- Performances limitées sur PS4
- Manque de multijoueur
Mon avis
Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est une aventure électrisante qui capture l’essence d’un jeune héros en devenir, avec un gameplay fluide et des visuels époustouflants. Son histoire personnelle, centrée sur le deuil et la vengeance de Phin plutôt que sur un super-vilain traditionnel, et son ambiance hivernale en font un titre parfait pour le streaming, où les acrobaties et l’émotion séduisent, comme salué sur X pour son accessibilité et son style. Cependant, sa courte durée, ses activités répétitives et ses performances inégales sur PS4, comme critiqué par certains, limitent son ambition en tant que suite véritable plutôt que simple extension. Comparé à Marvel’s Spider-Man ou Batman: Arkham City, il brille par son intimité mais manque d’envergure par rapport au jeu dont il est issu techniquement. C’est un choix idéal pour les fans d’action en monde ouvert sur PS5 ou PC, surtout à prix réduit, comme noté sur X, et une excellente introduction pour découvrir la licence avant de se lancer dans le jeu original. Une toile vibrante à tisser, à la hauteur de son illustre grand frère malgré un format plus modeste, et qui a su installer durablement Miles Morales comme un héros autonome aux côtés de Peter Parker dans l’univers vidéoludique d’Insomniac Games.

Marvel's Spider-Man: Miles Morales
Marvel's Spider-Man: Miles Morales est un jeu d'action-aventure à la troisième personne et une continuation autonome de Marvel's Spider-Man (2018). Se déroulant dans une version en monde ouvert de New York City pendant l'hiver, le jeu suit Miles Morales alors qu'il endosse le rôle de Spider-Man pendant que Peter Parker est à l'étranger. Le gameplay se concentre sur la traversée, le combat et l'accomplissement de missions à travers la ville. Miles possède des capacités uniques distinctes de celles de Peter, notamment des attaques bio-électriques « Venom » et une invisibilité temporaire. Le jeu propose des costumes déverrouillables, des gadgets et un système de progression d'arbre de compétences.
Sortie : 12 novembre 2020
Genres : Infiltration, Combat, Open World
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5
Durée moyenne : 7 h
Suggestions Les mieux notés de la rédaction















✅ Points forts
➕ Une introduction très réussie
Le jeu démarre fort et rappelle immédiatement le savoir-faire d’Insomniac dans le blockbuster narratif.
➕ Miles apporte une vraie fraîcheur
Moins drôle que Peter Parker, mais plus vulnérable, plus jeune et porté par une identité propre.
➕ Manhattan sous la neige est superbe
La ville gagne une atmosphère hivernale, festive et chaleureuse qui donne une vraie personnalité à cet épisode.
➕ Les nouveaux pouvoirs de Miles
Les attaques bioélectriques, l’invisibilité et les nouvelles animations changent suffisamment le rythme des combats.
➕ Un gameplay plus explosif
Les affrontements sont nerveux, fluides et plus dynamiques grâce aux capacités propres de Miles.
➕ Une difficulté mieux équilibrée
Sans être spécialement exigeant, le jeu évite davantage l’impression de facilité excessive du premier épisode.
➕ Un final incroyable
La dernière partie est intense, spectaculaire et émotionnellement très réussie, avec une vraie maîtrise de la mise en scène.
❌ Points faibles
➖ Un fort sentiment de déjà-vu
La structure reste très proche du jeu de 2018, avec une ville et des activités souvent familières.
➖ Une histoire assez générique
Le récit fonctionne par moments, mais le conflit principal manque d’originalité et de puissance.
➖ Un manque de boss charismatiques
En dehors de Rhino, aucun affrontement ne possède vraiment l’aura d’un grand super-vilain marquant.
➖ Un bestiaire trop limité
L’absence de méchants iconiques se ressent fortement après le premier épisode.
➖ Une durée de vie trop courte
Même en visant le 100 %, l’expérience reste limitée pour un jeu vendu comme un titre autonome.
➖ Un contenu qui ressemble parfois à une extension premium
Le jeu est très soigné, mais son format compact laisse une impression de proposition un peu réduite.
Test
Marvel’s Spider-Man: Miles Morales ne cherche pas à réinventer la formule de 2018. Insomniac choisit plutôt de la condenser autour d’un nouveau héros, d’une nouvelle énergie et d’une ambiance plus intime. Le résultat est un stand-alone très efficace, parfois trop familier, mais porté par une mise en scène spectaculaire et un final réellement mémorable.
Dès son introduction, le jeu rappelle le savoir-faire d’Insomniac et de PlayStation Studios dans le domaine du blockbuster narratif. Le rythme est immédiat, la présentation est soignée, et Miles Morales trouve rapidement sa place dans un univers déjà bien installé. Il est moins drôle et peut-être moins naturellement attachant que Peter Parker, mais il apporte autre chose : de la fraîcheur, de la vulnérabilité et une identité propre, notamment grâce à son lien avec Harlem, sa famille et sa communauté.
Visuellement, Manhattan sous la neige est magnifique. La ville gagne une ambiance hivernale très réussie, presque festive, avec une direction artistique plus chaleureuse et plus urbaine que dans le premier épisode. Sur PS5, les temps de chargement quasi inexistants, la fluidité et la propreté du rendu rendent les déplacements encore plus agréables.
Le gameplay reste l’un des grands plaisirs du jeu. Les bases du premier Spider-Man sont toujours présentes, mais les nouveaux pouvoirs de Miles changent suffisamment le rythme des combats. Les attaques bioélectriques, l’invisibilité et les nouvelles animations donnent au personnage une vraie personnalité. Les affrontements paraissent plus nerveux, plus explosifs, et les phases d’infiltration deviennent légèrement plus intéressantes grâce à ses capacités uniques.
La difficulté est également mieux équilibrée que dans le premier jeu. Sans devenir particulièrement exigeant, Miles Morales évite davantage cette impression de facilité excessive. Le jeu reste accessible, mais les combats demandent un peu plus d’attention et profitent mieux des outils propres à Miles.
Le problème, c’est que la structure globale donne souvent un fort sentiment de déjà-vu. On retrouve la même ville, des activités secondaires proches, des bases ennemies à nettoyer et une construction très similaire à celle de l’épisode de 2018. Le jeu est efficace, mais rarement surprenant. Son histoire, sincère et réussie dans certains passages, reste aussi assez générique dans son conflit principal, avec des antagonistes qui manquent d’impact.
C’est probablement là que le jeu déçoit le plus : il manque de vrais boss charismatiques. En dehors de Rhino, figure déjà connue de la série, aucun affrontement ne possède réellement l’aura ou la présence d’un grand super-vilain mémorable. Le bestiaire paraît limité, et l’absence de méchants iconiques se ressent fortement, surtout après un premier épisode qui avait au moins le mérite de réunir plusieurs figures majeures de l’univers Spider-Man.
La durée de vie est également un vrai point faible. L’aventure principale se termine rapidement, et même en visant le 100 %, l’expérience reste courte pour un jeu vendu comme un titre autonome. Ce format compact donne un bon rythme au récit, mais laisse aussi l’impression d’un contenu limité, presque comme une extension premium particulièrement soignée.
Heureusement, le final relève clairement le niveau. La dernière partie est intense, spectaculaire et émotionnellement très réussie. On ressent pleinement le savoir-faire des studios PlayStation dans la mise en scène, le montage, la musique et la montée dramatique. C’est un final qui donne au jeu une vraie identité et laisse une impression plus forte que certaines missions du milieu d’aventure.
Au final, Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est un très bon stand-alone PS5, mais pas une suite majeure. Il reprend une formule déjà excellente, l’enrichit avec les pouvoirs de Miles et l’habille d’une superbe ambiance hivernale. Son manque de boss mémorables, son histoire assez classique et sa durée de vie trop courte l’empêchent cependant d’atteindre le même impact que le premier épisode.
Note : 6 / 10
Une aventure courte mais spectaculaire, portée par un excellent gameplay, une superbe ambiance hivernale et un final incroyable. Dommage que le jeu souffre d’un fort sentiment de déjà-vu, d’un manque de boss marquants et d’une durée de vie trop limitée.
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