Test du jeu Milanoir

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Milanoir est le jeu d’action-aventure d’Italo Games, sorti le 31 mai 2018 sur PC à 12,99 €. L’action se déroule dans la très violente ville de Milan, hommage direct aux films de gangsters italiens des années 1970 révérés par Quentin Tarantino. Vous incarnez Piero, un repris de justice récemment libéré, qui veut à tout prix identifier l’homme qui l’a fait tomber et se venger. Publié par Good Shepherd Entertainment, le titre s’inscrit dans une lignée de productions indépendantes qui puisent leur inspiration dans le cinéma de genre plutôt que dans les codes habituels du jeu vidéo, un pari esthétique aussi ambitieux que risqué pour un studio de cette taille.

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  • Qu'est-ce que Milanoir et quand est-il sorti ?Milanoir est un jeu d'action-aventure développé par Italo Games, sorti le 31 mai 2018 sur PC au prix de 12,99 €. Le jeu a été publié par Good Shepherd Entertainment et se déroule dans la ville de Milan, inspiré par les films de gangsters italiens des années 1970.
  • Quel est le scénario principal et qui incarne le joueur ?Le joueur incarne Piero, un repris de justice récemment libéré qui cherche à identifier l'homme responsable de sa condamnation pour se venger. L'intrigue se déploie dans une Milan violente peuplée de truands, policiers corrompus, femmes fatales et parrains vieillissants, fidèle aux codes du polar transalpin.
  • Quelles sont les influences cinématographiques du jeu ?Milanoir revendique ouvertement son inspiration dans les grands films italiens du genre comme Milan Calibre 9 et La Rançon de la peur. Le jeu s'inscrit dans une lignée de productions indépendantes puisant leur inspiration dans le cinéma de genre plutôt que dans les codes habituels du jeu vidéo, avec des dialogues cyniques et des retournements de situation caractéristiques du polar italien.
  • Quel est le style artistique du jeu et quel contenu doit-on connaître avant d'acheter ?Milanoir utilise un pixel-art novateur accompagné d'une bande-son groovy des années 1970 qui crée une identité visuelle forte. Le jeu contient du contenu mature assumé : violence crue, contenu sexuel et nudité explicite. Il ne cherche pas à édulcorer la brutalité de son univers et est clairement réservé à un public averti.

Un hommage assumé au polar italien des années 1970

Le jeu revendique ouvertement son inspiration dans les grands films italiens du genre, comme Milan Calibre 9 et La Rançon de la peur. Trahison, argent sale et sordides règlements de comptes composent une intrigue qui assume pleinement ses références sans jamais chercher à les édulcorer pour un public plus large. Piero évolue dans une galerie de personnages typiques du genre : truands de bas étage, policiers corrompus, femmes fatales et parrains vieillissants qui tirent les ficelles depuis l’ombre. Cette fidélité aux codes du polar transalpin, jusque dans les dialogues cyniques et les retournements de situation en cascade, témoigne d’une vraie connaissance du matériau source plutôt que d’un simple pastiche de surface, même si l’exécution ne parvient pas toujours à égaler l’ambition de la référence revendiquée.

Dans Milanoir, un personnage jaune armé se tient dans un port urbain de nuit, avec des conteneurs et des bâtiments en arrière-plan.
Dans Milanoir, un joueur vise une boule blanche sur un billard tandis que trois personnages observent la partie dans un bar rétro en pixel art.
Dans Milanoir, un personnage explore un appartement coloré rempli de meubles et d'objets mystérieux dans ce jeu d'aventure en pixel art.

Un pixel-art très reconnaissable, porté par l’ambiance seventies

Les rues de Milan sont recréées dans un style pixélisé novateur, accompagné d’une bande-son groovy typique des années 1970 qui installe immédiatement l’ambiance recherchée. Cette direction artistique tranchée donne au jeu une identité visuelle forte, rarement vue avec autant de cohérence dans le genre de l’action-aventure indépendante. Les décors, entre clubs enfumés, arrière-boutiques louches et appartements décorés dans le style de l’époque, participent activement à cette reconstitution d’un Milan interlope que la plupart des productions vidéoludiques n’osent jamais aborder frontalement. Le choix du pixel-art, plutôt qu’un rendu réaliste plus coûteux à produire, se révèle finalement judicieux : il évite l’écueil de la reconstitution photoréaliste ratée pour privilégier une stylisation assumée qui vieillit mieux.

Contenu mature assumé, à connaître avant de se lancer

Conformément à son inspiration cinématographique, le jeu intègre violence crue, contenu sexuel et nudité explicite dans certaines séquences, un choix cohérent avec le genre du polar italien mais clairement réservé à un public averti. Cette maturité assumée ne surprendra pas les amateurs du genre, mais mérite d’être connue avant l’achat. Le jeu ne cherche jamais à édulcorer la brutalité de son univers pour élargir son audience potentielle, une décision qui mérite d’être saluée sur le plan de la cohérence artistique même si elle en restreint mécaniquement le public visé. Cette absence de compromis, assez rare dans le paysage indépendant actuel plus prudent sur ces questions, s’inscrit directement dans la continuité des œuvres cinématographiques que le jeu cite comme inspiration.

Un mode Arène et une coopération locale en complément

Au-delà de la campagne principale, un mode Arène propose d’affronter des vagues d’ennemis en gagnant du temps à chaque adversaire abattu, une formule simple mais efficace pour prolonger la partie. Un mode coopératif à deux joueurs en local permet en outre d’affronter un ennemi commun, une option conviviale rarement proposée dans ce genre de production indépendante. Ce mode Arène, bien que limité dans ses objectifs, offre un vrai défoulement une fois la campagne achevée, et sa formule de score à battre encourage naturellement à retenter sa chance pour améliorer son classement personnel. La coopération locale, quant à elle, transforme l’ambiance résolument sombre du jeu en un moment plus léger à partager, un contraste bienvenu qui prouve une certaine polyvalence dans l’offre de contenu du titre.

Une exécution technique en retrait de son ambition artistique

Si la direction artistique convainc, les combats et l’écriture souffrent d’une exécution moins maîtrisée, avec des dialogues parfois maladroits et un gameplay qui ne renouvelle jamais vraiment sa formule sur la durée. L’accueil critique et joueur, mitigé depuis la sortie, reflète cet écart entre une identité forte et une exécution perfectible. Les affrontements, répétitifs sur la longueur de la campagne, manquent de la variété tactique qu’on pourrait attendre d’un jeu d’action, et certaines traductions de dialogues souffrent visiblement d’un manque de relecture qui casse ponctuellement l’immersion pourtant bien installée par ailleurs. Cet écart entre les ambitions narratives et artistiques du titre, clairement maîtrisées, et son exécution ludique, plus inégale, reste le principal point de friction relevé par la critique à sa sortie.

Durée de vie et rythme, une campagne resserrée

La campagne principale se termine en quelques heures, un format resserré cohérent avec l’ambition d’un récit de vengeance plutôt qu’avec celle d’une épopée tentaculaire. Ce choix de durée mesurée évite l’écueil du remplissage artificiel qui aurait pu diluer davantage encore un gameplay déjà répétitif sur la longueur. Le rythme narratif, en revanche, connaît quelques ralentissements lors des phases d’enquête les plus dialoguées, où le jeu ralentit son tempo pour installer les rebondissements de son intrigue. Ces passages, cohérents avec l’esprit du polar qui prend le temps de tisser sa toile de trahisons avant la confrontation finale, demandent une patience que tous les joueurs venus avant tout pour l’action pure n’accorderont pas nécessairement à un titre qui se veut aussi être une histoire.

Graphismes et ambiance sonore

Le pixel-art coloré et détaillé recrée efficacement l’ambiance urbaine de Milan sous ses aspects les plus sombres. La bande-son groovy, fidèle à l’esprit seventies revendiqué par le jeu, reste l’un des éléments les plus réussis de l’expérience. Les néons colorés qui baignent certaines scènes nocturnes, associés à des synthétiseurs vintage clairement inspirés de la musique de genre de l’époque, composent une ambiance sonore particulièrement cohérente avec le reste de la direction artistique. Cette cohérence globale entre le son et l’image reste probablement le plus grand accomplissement technique du titre, là où le gameplay proprement dit peine à atteindre le même niveau d’exigence.

Points forts

  • Un hommage assumé au polar italien des années 1970
  • Un pixel-art très reconnaissable, porté par l’ambiance seventies
  • Un mode Arène et une coopération locale en complément

Points faibles

  • Une exécution technique en retrait de son ambition artistique
  • Des dialogues parfois maladroits
  • Un contenu mature qui réserve le jeu à un public averti

Mon avis

Milanoir assume pleinement son hommage au polar italien des années 1970, porté par un pixel-art très reconnaissable et une ambiance seventies réussie. Cette identité visuelle et sonore, rarement tentée avec autant de conviction dans le jeu vidéo indépendant, mérite d’être reconnue même quand le reste du package peine à suivre.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est le refus total de compromis sur la maturité du propos : le jeu ne cherche jamais à rassurer un public plus large en édulcorant la violence ou la crudité de son univers. Cette intégrité artistique, cohérente avec les films qui l’ont inspiré, force le respect même quand elle limite mécaniquement l’audience potentielle du titre.

Le décalage entre la qualité de la direction artistique et celle du gameplay reste néanmoins le principal regret de cette expérience. On sent une équipe qui savait exactement quelle ambiance elle voulait recréer, mais qui n’a pas eu les moyens ou le temps de peaufiner autant les affrontements que l’univers qui les entoure.

Une exécution technique en retrait de son ambition artistique et un contenu mature réservé à un public averti limitent son ambition, mais l’identité reste forte.

Un hommage assumé au polar italien, à l’exécution perfectible.

Milanoir

Milanoir

Inspiré par les films de crime italiens des années 70 révérés par Quentin Tarantino, Milanoir est un jeu d'action riche en pixels se déroulant dans la ville violente de Milan. Venez rencontrer Piero, un détenu soudainement libéré de prison à la recherche de vengeance contre l'homme qui l'a piégé. Cherchez la vérité et échappez à ceux qui vous poursuivent à travers une ville impitoyable. Quelqu'un veut votre mort : vous devez utiliser toute votre ténacité pour survivre. Tirez, étranglez, faufilez-vous parmi les ennemis et engagez-vous dans des poursuites automobiles époustouflantes.

Sortie : 31 mai 2018

Genres : Arcade, Shooter, Coopératif

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 4-6 h

Note du jeu : Milanoir

Dans Milanoir, un personnage jaune armé se tient dans un port urbain de nuit, avec des conteneurs et des bâtiments en arrière-plan.Dans Milanoir, un joueur vise une boule blanche sur un billard tandis que trois personnages observent la partie dans un bar rétro en pixel art.Dans Milanoir, un personnage explore un appartement coloré rempli de meubles et d'objets mystérieux dans ce jeu d'aventure en pixel art.
6

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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