Test du jeu Death's Gambit: Afterlife
Death’s Gambit: Afterlife est la version définitive du souls-like en 2D de White Rabbit, publiée par Serenity Forge, initialement sortie le 13 août 2018 sous l’éditeur Adult Swim Games puis substantiellement enrichie en septembre 2021 sur PC, Switch, PS4 et Xbox One à 19,99 €. Vous incarnez Sorun, un chevalier ayant conclu un pacte avec la Mort elle-même pour explorer l’île mystérieuse de Siradon, à la recherche d’un remède à sa propre mortalité. Le jeu assume ouvertement son héritage Dark Souls, transposé en 2D avec une vraie identité propre, dans une veine que d’autres titres comme Salt and Sanctuary avaient déjà explorée avant lui, mais avec un système de classes qui le distingue nettement de ses pairs. Ce changement d’éditeur entre les deux versions n’est pas anodin : Serenity Forge, en reprenant le projet initialement publié par Adult Swim Games, a eu les coudées franches pour reconstruire une bonne partie du jeu original sans se contenter d’un simple lifting cosmétique. Trois ans séparent les deux sorties, un délai suffisamment long pour que le studio White Rabbit ait pu digérer les retours de la communauté et repenser certains choix de design en profondeur plutôt que de se limiter à un simple patch d’équilibrage.
- Quelle est la différence entre la version originale de Death's Gambit et Death's Gambit: Afterlife ?Death's Gambit: Afterlife est une refonte substantielle publiée en septembre 2021 par Serenity Forge (contre Adult Swim Games pour la version originale de 2018). Au-delà d'un simple lifting cosmétique, elle ajoute de nouvelles zones, de nouveaux boss, rééquilibre le jeu et retravaille les sections jugées trop punitives. Les trois ans séparant les deux sorties ont permis au studio White Rabbit de digérer les retours communautaires et de repenser en profondeur certains choix de design.
- Quels sont les différentes classes disponibles dans Death's Gambit: Afterlife et comment influencent-elles le gameplay ?Le jeu propose quatre classes distinctes : Chevalier, Mage, Assassin et Paladin. Chaque classe change radicalement l'approche du combat avec son propre style (corps-à-corps lourd pour le Chevalier, gestion de ressources à distance pour le Mage, mobilité agressive pour l'Assassin). Elles disposent d'arbres de compétences et d'arsenaux caractéristiques, ce qui permet de rejouer les mêmes zones et boss sous des angles complètement différents.
- Quel est le prix et sur quelles plateformes Death's Gambit: Afterlife est-il disponible ?Death's Gambit: Afterlife est disponible au prix de 19,99 € sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4 et Xbox One depuis septembre 2021.
- Quel est le contexte narratif de Death's Gambit: Afterlife ?Vous incarnez Sorun, un chevalier ayant conclu un pacte avec la Mort elle-même pour explorer l'île mystérieuse de Siradon, à la recherche d'un remède à sa propre mortalité. Le jeu transpose l'héritage Dark Souls en 2D avec sa propre identité distincte.
- Des classes qui changent radicalement l’approche
- Une refonte Afterlife qui corrige intelligemment l’original
- Une île qui se dévoile par la verticalité
- Des combats de boss exigeants et bien chorégraphiés
- Un scénario qui demande de l’investissement
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Death's Gambit: Afterlife
Des classes qui changent radicalement l’approche
Le jeu emprunte le vocabulaire souls-like — endurance, parade, esquive, perte de ressources à la mort — mais l’organise autour de classes de personnage distinctes (Chevalier, Mage, Assassin, Paladin) qui changent radicalement l’approche du combat. Cette variété, rare pour le genre, donne au jeu une vraie rejouabilité : la même zone se joue très différemment selon la classe choisie, entre le corps-à-corps lourd et posé du Chevalier, la gestion de ressources à distance du Mage, ou la mobilité agressive de l’Assassin. Chaque classe dispose de ses propres arbres de compétences et de son arsenal caractéristique, ce qui pousse à repenser entièrement sa stratégie de combat plutôt que d’appliquer la même recette d’un run à l’autre — une approche qui doit beaucoup aux RPG d’action plus qu’au souls-like pur dans sa conception. Ce système permet aussi de rejouer les mêmes zones et les mêmes boss sous un angle radicalement différent, ce qui prolonge sensiblement la durée de vie du jeu si l’on a envie d’explorer les quatre approches proposées plutôt que de s’en tenir à une seule.



Une refonte Afterlife qui corrige intelligemment l’original
La mise à jour Afterlife ne se contente pas de retoucher l’équilibrage : elle ajoute de nouvelles zones, de nouveaux boss, et retravaille complètement certaines sections jugées trop punitives au lancement original. Le résultat est un jeu nettement mieux équilibré qu’à sa sortie, sans perdre l’exigence qui a fait sa réputation — les combats de boss restent particulièrement coriaces, avec des patterns qui demandent une vraie lecture. Cette refonte concerne aussi le rythme général de la progression, avec des points de sauvegarde repositionnés et un curseur de difficulté globalement plus juste, qui évite les pics de frustration signalés par une partie de la communauté sur la version 2018. Certains ennemis autrefois disproportionnés par rapport à la progression normale du joueur ont ainsi été retravaillés, sans pour autant transformer le jeu en promenade — l’exigence globale reste bien celle d’un souls-like assumé.
Une île qui se dévoile par la verticalité
La structure du monde, semi-ouverte plutôt que strictement linéaire, encourage l’exploration hors des sentiers battus : certains chemins secondaires cachent de l’équipement rare, tandis que d’autres révèlent des fragments de lore optionnels sur l’histoire de Siradon. Cette architecture, qui doit une part de son inspiration aux metroidvania autant qu’aux souls-like, récompense la curiosité sans forcer la main du joueur — on peut très bien suivre le chemin principal sans se sentir lésé, mais ceux qui s’aventurent hors piste trouvent régulièrement de quoi justifier le détour. Certains raccourcis découverts tardivement reconnectent intelligemment des zones déjà visitées, un procédé qui rappelle directement les meilleurs metroidvania et qui évite au jeu de se transformer en simple succession de couloirs déguisés en monde ouvert.
Des combats de boss exigeants et bien chorégraphiés
Ces affrontements restent le sommet de l’expérience : chaque boss demande d’apprendre un pattern précis, et la récompense d’une victoire arrachée après plusieurs tentatives est à la hauteur de l’investissement. Certains passages demeurent exigeants même après la refonte, ce qui garantit que le jeu n’a pas perdu son mordant en gagnant en accessibilité. La mise en scène de ces combats bénéficie particulièrement du travail artistique du jeu, chaque boss ayant un design suffisamment distinct pour rester mémorable une fois le combat surmonté, loin du recyclage visuel qu’on reproche parfois aux productions plus modestes du genre.
Un scénario qui demande de l’investissement
La narration, distillée à travers des dialogues optionnels et des objets à interpréter, ne se livre pas facilement : il faut chercher activement les informations pour saisir les enjeux de Siradon et le pacte de Sorun. Ce choix récompense les joueurs curieux, mais peut laisser sur le carreau ceux qui préfèrent un récit plus direct. Les personnages secondaires croisés en chemin, souvent eux-mêmes liés par un pacte similaire à celui de Sorun, offrent des perspectives différentes sur ce que signifie négocier avec la Mort, sans imposer une lecture unique de ce dilemme central. Certains de ces personnages secondaires reviennent d’ailleurs à plusieurs reprises durant l’aventure, leur propre arc évoluant en parallèle de celui de Sorun, ce qui donne à Siradon une population plus vivante que le simple décor peuplé de marchands qu’on croise habituellement dans le genre.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique en pixel art détaillé, mélangeant dark fantasy et influences asiatiques, offre une variété environnementale rare pour le genre : temples envahis par la végétation, villes en ruines, terres gelées, chacune avec sa propre palette de couleurs et ses propres menaces. La bande-son orchestrale accompagne bien les combats de boss sans se démarquer particulièrement pendant l’exploration, dans un registre épique classique pour le genre. Les nouvelles zones ajoutées par l’Afterlife bénéficient du même soin visuel que le contenu original, sans rupture de cohérence perceptible entre l’ancien et le nouveau contenu.
Points forts
- Des classes de personnage qui changent radicalement l’approche
- Une refonte Afterlife substantielle, bien plus équilibrée
- Une variété d’environnements rare pour le genre
- Des combats de boss exigeants et bien chorégraphiés
- Une structure semi-ouverte qui récompense l’exploration
Points faibles
- Une bande-son qui marque surtout en combat de boss
- Certains passages restent exigeants même après la refonte
- Un scénario qui demande de l’investissement
Mon avis
Death’s Gambit: Afterlife est l’un des souls-like en 2D les plus complets du genre, grâce à des classes de personnage qui offrent une vraie variété d’approche et une refonte Afterlife qui corrige intelligemment les défauts de l’original. Le passage sous l’éditeur Serenity Forge a manifestement donné au studio les moyens de finir le jeu qu’il avait toujours voulu livrer, et cela se ressent à chaque instant passé sur Siradon.
Les combats de boss restent exigeants et mémorables, portés par une direction artistique variée qui évite l’écueil de la répétition visuelle si fréquent dans le genre souls-like en 2D. La structure semi-ouverte du monde ajoute une couche d’exploration bienvenue à une formule qui aurait pu se contenter d’un simple enchînement de niveaux linéaires.
Le système de classes mérite d’être souligné : il transforme un jeu qui aurait pu être une simple déclinaison de Dark Souls en 2D en un titre à la personnalité propre, où le choix initial de personnage influence durablement la façon dont on aborde chaque zone et chaque boss.
Reste un scénario qui demande un vrai effort d’investigation pour être pleinement apprécié, ce qui ne conviendra pas à tout le monde — mais qui récompense largement la patience de ceux qui prennent le temps de fouiller chaque recoin de Siradon. La comparaison avec Salt and Sanctuary, souvent citée en référence pour le genre souls-like en 2D, tourne d’ailleurs à l’avantage de Death’s Gambit sur ce terrain précis du scénario, plus travaillé et plus personnel dans ce qu’il raconte du pacte entre Sorun et la Mort.
Un excellent choix pour les fans de souls-like qui n’ont pas encore essayé le genre en 2D.

Death's Gambit: Afterlife
Death's Gambit: Afterlife est une extension pour Death's Gambit, le Souls-like en vue de côté 2D du développeur White Rabbit. En plus de six nouveaux boss, Afterlife propose dix nouveaux niveaux, un monde et un hub étendus, 100 talents, de nombreuses nouvelles armes et même de l'artisanat. Plusieurs fins ont également été ajoutées ainsi que du nouveau contenu narratif et de la mythologie.
Sortie : 13 août 2018
Genres : Plateforme, RPG
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 15-20 h
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