Test du jeu Adam's Venture: Origins

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Adam’s Venture: Origins est un jeu d’aventure à énigmes développé par Vertigo Games et publié par SOEDESCO, sorti le 1er avril 2016 sur PC à 9,75 €. Il reprend et refond la trilogie épisodique du même nom, parue au début des années 2010. On y suit Adam Venture, aventurier des années 1920, sur les traces de vestiges bibliques, entre ruines, mécanismes anciens et une organisation qui cherche la même chose. Le modèle revendiqué est évident — l’aventure à énigmes à l’ancienne, avec un héros au chapeau — mais le résultat est nettement plus sage que ses références. Cette refonte, qui rassemble et remet à niveau techniquement les trois épisodes d’origine, s’inscrit dans une pratique assez courante pour les petites productions du début des années 2010 : plutôt que de développer une suite, on retravaille le matériau existant pour lui offrir une seconde vie sur un moteur plus moderne.

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  • Qu'est-ce qu'Adam's Venture: Origins et quand est-il sorti ?Adam's Venture: Origins est un jeu d'aventure à énigmes développé par Vertigo Games et publié par SOEDESCO, sorti le 1er avril 2016 sur PC à 9,75 €. Il s'agit d'une refonte de la trilogie épisodique du même nom parue au début des années 2010. Le joueur incarne Adam Venture, un aventurier des années 1920 en quête de vestiges bibliques.
  • Pourquoi le jeu n'a-t-il pas de combats ?L'absence de combat est un parti pris structurant du jeu : il vise un public familial et assume cette direction créative. Le jeu propose uniquement de l'exploration, des énigmes mécaniques et quelques passages de discrétion où il faut éviter d'être vu. Ce choix crée une aventure paisible et sans danger.
  • Quel est le principal défaut du gameplay d'Adam's Venture: Origins ?Les énigmes, qui devraient porter tout le jeu, sont trop simples et se résolvent en deux ou trois minutes (aligner des symboles, actionner des leviers, pousser des caisses). Sans danger et sans énigmes exigeantes, le jeu devient une simple promenade guidée. Les phases de discrétion sont également faibles, avec des gardes aux trajets rigides et une détection binaire.
  • Combien de temps dure le jeu et comment sa structure affecte-t-elle la qualité ?Le jeu se boucle en environ quatre heures. Sa structure trahit son origine épisodique : trois épisodes cousus ensemble présentent des ruptures de rythme et de qualité. Certains chapitres sont plus soignés que d'autres, l'écriture varie entre correcte et naïve, et le récit avance par à-coups. La refonte a uniformisé le moteur mais pas le rythme global.

Une aventure délibérément sans danger

C’est le parti pris structurant, et il faut le comprendre avant de juger le jeu : il n’y a pas de combat. Aucun. Là où les aventures archéologiques du genre alternent explorations et fusillades, Adam’s Venture ne propose que de l’exploration, des énigmes mécaniques et quelques passages où il faut éviter d’être vu. Ce choix a une vraie cohérence — le jeu vise un public familial et l’assume — et il donne une aventure paisible, où l’on prend le temps de regarder les décors. C’est une position assez rare dans le genre de l’aventure archéologique, où la tentation du fusil ou du fouet finit presque toujours par s’imposer même dans les productions les plus modestes.

Adam lui-même n’est jamais présenté comme un aventurier téméraire au sens habituel du terme : c’est un chercheur prudent, plus proche de l’archiviste que du pilleur de tombes, et le scénario évite soigneusement toute scène où la violence deviendrait la solution logique. Ce choix d’écriture, cohérent de bout en bout, mérite d’être noté même si son exécution technique déçoit ensuite.

Le problème n’est donc pas l’absence de combat, c’est que rien ne vient prendre sa place. Les énigmes, qui devraient porter tout l’édifice, ne résistent jamais plus de deux ou trois minutes : aligner des symboles, actionner des leviers dans le bon ordre, pousser une caisse. On ne bloque pas, on exécute. Et une aventure sans danger dont les énigmes ne demandent pas d’effort devient une promenade guidée.

Le jeu indique presque systématiquement la solution avant même qu’on ait eu le temps de se poser la question — un objet qui scintille, une caméra qui s’attarde une seconde de trop sur le mécanisme à actionner. Ce guidage constant, sans doute pensé pour ne jamais frustrer un jeune public, retire toute la part de recherche qui fait normalement le sel du genre.

Personnage tenant une torche au bord d'un gouffre, entouré de cristaux lumineux colorés, dans une caverne sombre du jeu Adam's Venture: Origins
Décor extérieur d'Adam's Venture: Origins, cascade et falaises rocheuses éclairées, oiseaux dans le ciel
Village pittoresque du jeu avec bâtiments anciens, un moulin et une voiture d'époque garée dans une rue verdoyante

Quatre heures, et un héritage épisodique qui se voit

Le jeu se boucle en quatre heures environ, et sa structure trahit son origine : trois épisodes cousus ensemble, avec des ruptures de rythme et de qualité entre les segments. Certains chapitres sont visiblement plus soignés que d’autres, l’écriture passe de correcte à naïve sans prévenir, et le récit avance par à-coups. La refonte a uniformisé le moteur, pas le rythme. On sent, entre les segments, une équipe qui affine sa formule durant le développement plutôt qu’une aventure pensée d’un seul geste — les transitions entre chapitres marquent des coupures nettes, presque des génériques de fin intermédiaires, qui rappellent qu’il s’agissait à l’origine d’épisodes vendus séparément.

Les phases de discrétion sont la partie la plus faible : les gardes suivent des trajets rigides, la détection est binaire, et se faire repérer renvoie simplement quelques mètres en arrière. Ce sont des sas entre deux énigmes plutôt que des séquences de jeu, et le jeu aurait été meilleur sans elles.

Prise en main et accessibilité

Rien à apprendre : déplacement, interaction, et un inventaire minimal pour les objets ramassés en chemin. Le jeu ne demande ni réflexe ni compréhension de systèmes complexes, ce qui correspond exactement à son public visé. C’est un des rares titres qui pourrait se jouer entièrement au clavier par un enfant de huit ou neuf ans sans assistance, ce qui est en soi une réussite pour un jeu d’aventure en trois dimensions.

Le revers de cette simplicité est qu’elle ne laisse aucune place à un joueur adulte qui voudrait du défi : il n’y a pas de réglage de difficulté, pas de mode où les indices disparaîtraient. Le jeu propose une seule expérience, calibrée pour le public le plus jeune, sans option pour la corser.

Durée de vie et rejouabilité

Quatre heures pour l’ensemble des trois épisodes remontés, sans embranchement ni fin alternative. C’est court, mais cohérent avec le format d’origine : chaque épisode de la trilogie initiale ne visait déjà qu’une heure et demie de jeu.

Il n’y a aucune raison de le relancer une fois terminé — ni collectible caché à traquer, ni classement de temps, ni difficulté supérieure à débloquer. C’est un jeu qui se consomme une fois, dans l’ordre, et qui referme sa proposition en même temps que son générique de fin. Pour le prix, cela reste une aventure complète et non un fragment vendu à part, ce qui n’est pas rien face à certains titres du même segment qui monnayent leurs épisodes séparément et n’offrent jamais la totalité pour moins de dix euros.

Graphismes et ambiance sonore

Visuellement, le jeu a du bon et du moins bon, et les deux se voient dans la même scène. Les environnements — ruines, temples, paysages ouverts — profitent d’un vrai travail d’éclairage et sont parfois franchement jolis, avec des perspectives soignées. Les personnages, eux, accusent leur âge : animations faciales rigides, mouvements raides, doublage inégal. Dès qu’un dialogue commence, le charme retombe. Ce déséquilibre entre décors et personnages est courant dans les refontes techniques : le moteur a été mis à jour pour l’éclairage et les textures d’environnement, mais l’animation des personnages, plus coûteuse à refaire entièrement, semble avoir gardé une bonne partie de son squelette d’origine.

La musique, orchestrale et discrète, accompagne correctement l’exploration mais ne marque pas. Elle fait le travail attendu d’une bande-son d’aventure : signaler qu’on approche de quelque chose, et se taire le reste du temps. Les bruitages d’environnement — eau, vent, mécanismes — sont plus soignés que la musique elle-même et contribuent davantage à l’ambiance générale.

Points forts

  • Une aventure paisible, sans violence, réellement jouable en famille
  • Des environnements extérieurs par moments très jolis, bien éclairés
  • Un rythme calme qui laisse le temps de regarder
  • Dix euros pour une aventure complète, refonte de trois épisodes

Points faibles

  • Des énigmes qui ne résistent jamais : on exécute au lieu de chercher
  • Des phases de discrétion rudimentaires, qui n’apportent rien
  • Des ruptures de rythme héritées du découpage épisodique
  • Des personnages et un doublage nettement datés
  • Quatre heures, sans aucune raison d’y revenir
  • Windows uniquement

Mon avis

Adam’s Venture: Origins est un jeu gentil, au sens propre comme au sens agacé du terme. Il fait le pari intéressant d’une aventure archéologique sans une seule arme, et sur le papier c’est un bon pari — il y a de la place pour une aventure qu’on partage avec un enfant sans y réfléchir.

Mais retirer le danger obligeait à muscler les énigmes, et c’est exactement ce qui n’a pas été fait : elles s’ouvrent toutes seules, et le jeu se traverse plus qu’il ne se joue. On sent, dans les meilleurs environnements extérieurs, ce que le jeu aurait pu être avec un peu plus d’ambition sur le déroulé.

Les coutures du découpage épisodique n’aident pas non plus : les ruptures de rythme et de ton rappellent constamment qu’on joue à trois petits jeux recollés plutôt qu’à une œuvre pensée d’un bloc. C’est le genre de défaut qu’une vraie suite, plutôt qu’une refonte, aurait pu corriger.

Restent quelques beaux décors, quatre heures tranquilles et un tarif modéré. Si vous cherchez une aventure douce à faire à deux devant l’écran, il fait l’affaire. Si vous cherchez à vous creuser la tête, non.

Adam's Venture: Origins

Adam's Venture: Origins

Embarquez dans une aventure audacieuse dans Adam's Venture: Origins. Situé dans les années 1920, dans Adam's Venture: Origins vous explorerez des ruines anciennes et récupérerez des artefacts mystérieux. Aux côtés de votre fidèle complice Evelyn, vous devrez surpasser en ruse la malveillante compagnie Clairvaux.

Sortie : 1 avril 2016

Genres : Infiltration, Puzzle, Indé

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 4 h

Note du jeu : Adam's Venture: Origins

Capture d'écran 3 sur 3 du jeu Adam’s Venture: Origins — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 2 sur 3 du jeu Adam’s Venture: Origins — test et critique sur RogueH24Capture d'écran 1 sur 3 du jeu Adam’s Venture: Origins — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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