Test du jeu Ni no Kuni II: Revenant Kingdom
Ni no Kuni II: Revenant Kingdom est le RPG de LEVEL-5, sorti le 23 mars 2018 sur PC à 59,99 €. Dépossédé de son trône lors d’un coup d’état, le jeune Evan embarque pour un voyage extraordinaire dans le but de fonder un nouveau royaume et de protéger les habitants des forces du mal qui les menacent. Deuxième volet d’une série née de la collaboration originelle entre LEVEL-5 et le Studio Ghibli, ce nouvel épisode s’émancipe de son aîné en confiant la réalisation visuelle à l’artiste Yoshiyuki Momose sans le studio japonais lui-même, tout en conservant l’ambition d’un RPG grand public capable de séduire aussi bien les amateurs de tour par tour que les joueurs venus pour l’histoire et l’émerveillement visuel.
- Quelle est la date de sortie de Ni no Kuni II: Revenant Kingdom sur PC et quel est son prix ?Ni no Kuni II: Revenant Kingdom est sorti le 23 mars 2018 sur PC au prix de 59,99 €.
- Qui a réalisé la direction visuelle de Ni no Kuni II et comment se différencie-t-elle du premier opus ?La réalisation visuelle a été confiée à l'artiste Yoshiyuki Momose. Contrairement au premier épisode développé en collaboration avec le Studio Ghibli, ce nouvel opus s'émancipe du studio japonais tout en conservant l'identité visuelle distinctive héritée de cette collaboration originelle.
- Quelle est la grande nouveauté de gameplay introduite dans Ni no Kuni II ?La grande nouveauté est la possibilité de fonder et de gérer son propre royaume. Les joueurs peuvent recruter des habitants, construire des bâtiments et faire prospérer leur nation. Chaque nouveau quartier construit débloque des services concrets comme une forge ou un laboratoire de recherche.
- Quel système de combat est utilisé dans Ni no Kuni II et quels sont les alliés du joueur ?Le jeu utilise un système de combat en temps réel (contrairement au tour par tour du premier épisode). Le joueur est accompagné de Chaporals, de petites créatures invocables qui complètent son arsenal. Chaque Chaporal dispose de son propre élément et de compétences passives à faire évoluer.
- Une animation digne d’un véritable dessin animé
- Fonder et gérer son propre royaume, la grande nouveauté
- Un combat en temps réel porté par les Chaporals
- Une bande originale signée Joe Hisaishi
- Un rythme inégal entre gestion et combat
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Ni no Kuni II: Revenant Kingdom
Une animation digne d’un véritable dessin animé
Développé par LEVEL-5 avec des personnages conçus par l’artiste Yoshiyuki Momose, le jeu offre une aventure inoubliable mêlant animations dignes de véritables dessins animés et jeu vidéo. Cette identité visuelle distinctive, héritée de la collaboration originelle avec le Studio Ghibli sur le premier épisode, reste palpable à chaque instant. Les cinématiques, entièrement animées avec un soin digne d’un long-métrage, ponctuent l’aventure à intervalles réguliers et donnent à chaque grand tournant scénaristique une force émotionnelle rarement atteinte dans le RPG japonais moderne. Même en dehors de ces séquences, les expressions faciales des personnages en jeu et la fluidité de leurs animations témoignent d’un souci du détail qui traverse l’intégralité de la production, du plus petit village jusqu’au château royal d’Evan.



Fonder et gérer son propre royaume, la grande nouveauté
Au-delà de l’aventure classique, la gestion du royaume d’Evan permet de recruter des habitants, de construire des bâtiments et de faire prospérer sa nation tout au long de la progression. Cette couche de gestion, insérée naturellement dans la boucle de jeu principale, donne un vrai sens de continuité à l’ambition politique du scénario. Chaque nouveau quartier construit débloque des services concrets pour l’aventure, qu’il s’agisse d’une forge pour améliorer son équipement ou d’un laboratoire de recherche accélérant le développement de nouvelles technologies. Recruter des habitants, souvent croisés au hasard de l’exploration ou récompensés à l’issue d’une quête annexe, demande de leur proposer un poste correspondant à leurs compétences, une mécanique simple mais suffisamment fournie pour occuper de nombreuses heures en marge de la trame principale.
Un combat en temps réel porté par les Chaporals
Les combats en temps réel se déroulent sur le champ de bataille en compagnie de Chaporals, de petites créatures invocables qui complètent l’arsenal du joueur. Cette approche plus dynamique que le tour par tour du premier épisode séduit par son rythme, même si elle perd un peu de la profondeur tactique de son prédécesseur. Chaque Chaporal dispose de son propre élément et de compétences passives à faire évoluer, ce qui encourage à en collectionner plusieurs pour adapter son équipe aux faiblesses de chaque adversaire rencontré. Le système de combat autorise également de changer d’arme à la volée entre épée, masse et arme à distance, une liberté qui permet d’enchaîner les combos en variant constamment les approches offensives, y compris face aux affrontements de plus grande échelle qui opposent des armées entières.
Une bande originale signée Joe Hisaishi
La bande originale, composée par le célèbre Joe Hisaishi, accompagne l’aventure d’une émotion rarement atteinte dans le genre du RPG japonais. Cette signature musicale, associée à des séquences narratives soignées, renforce considérablement l’immersion dans le monde merveilleux de Ni no Kuni. Les thèmes principaux, repris et réorchestrés selon les régions traversées, créent une continuité musicale qui accompagne le joueur du premier au dernier chapitre en maintenant toujours l’intérêt. Certaines pistes, réservées aux moments les plus dramatiques du scénario, atteignent une intensité orchestrale qui n’a rien à envier aux plus grandes productions cinématographiques d’animation, un niveau d’exigence rarement consenti pour un jeu vidéo de ce calibre.
Un rythme inégal entre gestion et combat
L’alternance entre les phases de gestion du royaume et l’exploration du monde peut créer des ruptures de rythme pour les joueurs pressés d’avancer dans la trame principale. Cette structure, riche en contenu, demande un vrai investissement pour apprécier pleinement chacune de ses facettes. Certains passages consacrés exclusivement à l’administration du royaume, bien qu’optionnels dans l’absolu, deviennent presque incontournables pour espérer tenir face aux ennemis les plus coriaces plus tard dans l’aventure, ce qui peut donner l’impression désagréable de devoir mettre l’histoire entre parenthèses pour gérer des feuilles de calcul. Cette tension entre les deux boucles de jeu, jamais totalement résolue, reste le principal point de friction d’une aventure par ailleurs très généreuse en contenu.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique colorée et détaillée transporte le joueur dans un monde féerique digne des plus belles productions d’animation. Chaque région visitée, des plaines verdoyantes aux cités portuaires animées, possède une identité visuelle propre qui évite toute impression de recyclage malgré l’ampleur de la carte du monde à parcourir. Les effets de lumière et les jeux d’ombres, particulièrement soignés lors des combats de nuit ou dans les donjons souterrains, renforcent encore l’aspect cinématographique de l’ensemble. La bande-son de Joe Hisaishi, entre légèreté et grandeur épique, reste l’un des éléments les plus marquants de l’expérience, portée par des chœurs et des cordes qui accompagnent avec une justesse rare chaque étape de l’aventure d’Evan.
Points forts
- Une animation digne d’un véritable dessin animé
- Fonder et gérer son propre royaume, une vraie nouveauté
- Une bande originale signée Joe Hisaishi
Points faibles
- Un combat en temps réel moins profond que le tour par tour du premier épisode
- Un rythme inégal entre gestion et combat
- Une structure riche qui demande un vrai investissement
Mon avis
Ni no Kuni II: Revenant Kingdom séduit par une animation digne d’un véritable dessin animé et l’ajout réussi de la gestion de royaume, porté par la bande originale de Joe Hisaishi. Ce qui frappe le plus, c’est la générosité de contenu proposée : entre la trame principale, la gestion du royaume, les quêtes annexes et les batailles de plus grande échelle, l’aventure ne manque jamais de nouvelles idées à proposer au joueur.
Un combat en temps réel moins tactique que le premier épisode et un rythme parfois inégal n’entament pas la magie générale de l’aventure. J’ai personnellement regretté la perte de profondeur du tour par tour originel, mais le nouveau système compense par un dynamisme et une lisibilité à l’écran qui conviennent mieux au ton plus léger de ce second épisode.
La gestion du royaume, si elle demande un investissement conséquent, s’intègre remarquablement bien dans la boucle de jeu générale plutôt que de rester un simple mini-jeu annexe. J’ai passé de longues heures à optimiser mes quartiers et à recruter de nouveaux habitants en y trouvant toujours du sens, tant chaque amélioration se ressent concrètement sur le terrain lors des combats suivants.
La direction artistique et la musique de Joe Hisaishi achèvent de faire de ce voyage un moment marquant, porté par un scénario qui aborde avec une sincérité touchante des thèmes politiques rarement traités avec autant de délicatesse dans le genre. Ni no Kuni II confirme, plusieurs années après sa sortie, sa place parmi les grands RPG japonais de sa génération.
Reste la question du prix, plus élevé que la moyenne du genre au lancement, qui se justifie toutefois par le volume de contenu proposé et la qualité constante de la réalisation sur toute la durée de l’aventure, aujourd’hui largement amortie par les baisses de prix successives sur PC. Si vous recherchez un RPG accessible qui préserve l’ambition visuelle et la richesse systémique, Ni no Kuni II constitue l’une des introductions les plus chaleureuses au genre.
Un RPG féerique qui fonde son propre royaume avec brio.

Ni no Kuni II: Revenant Kingdom
La suite de Ni no Kuni en développement pour Windows et PlayStation 4.Les joueurs contrôlent Evan Pettiwhisker Tildrum, un jeune roi détrôné de son château qui se lance dans une quête pour reprendre son royaume. Bien que les joueurs puissent naviguer librement avec Evan dans le monde ouvert du jeu, d'autres personnages peuvent être contrôlés lors des combats contre les ennemis. Pendant ces combats, les joueurs utilisent des capacités magiques et des créatures élémentaires appelées « Higgledies », qui sont utilisées pour lancer des sorts.
Sortie : 23 mars 2018
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 35-40 h
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