Test du jeu NieR: Automata
NieR: Automata est le RPG d’action de PlatinumGames et Square Enix, sorti le 17 mars 2017 sur PC à 39,99 €. Le jeu raconte l’histoire des androïdes 2B, 9S et A2 et leur combat féroce contre une dystopie régie par de puissantes machines, après que l’humanité se soit trouvée exilée de la Terre par des formes de vie mécaniques venues d’un autre monde. Sous la direction du réalisateur Yoko Taro, cette collaboration avec PlatinumGames construit une œuvre qui mélange action pure et interrogation existentielle sur ce qui distingue une machine d’un être vivant. Ce postulat pose d’emblée les enjeux d’un récit qui ne cessera de se complexifier à mesure que les campagnes s’enchâînent, refusant d’offrir le moindre repos complet au joueur en quête de certitudes.
- Combien de fois faut-il terminer NieR: Automata pour comprendre toute l'histoire ?Il faut terminer le jeu au minimum trois fois. Chaque campagne successive est jouée sous une perspective différente et révèle des événements et des vérités entièrement nouvelles, transformant la rejouabilité en élément central du récit plutôt qu'un simple bonus.
- Quel est le prix de NieR: Automata sur PC et sa date de sortie ?NieR: Automata est sorti le 17 mars 2017 sur PC au prix de 39,99 €. C'est une collaboration entre PlatinumGames et Square Enix, réalisée par Yoko Taro.
- Comment PlatinumGames a-t-il influencé le système de combat de NieR: Automata ?PlatinumGames a apporté son expertise en matière d'action pure avec des contrôles réactifs et accessibles. Le jeu alterne fluidement entre attaques au corps-à-corps et à distance, armes lourdes et légères pour 2B, complétées par les capacités de piratage de 9S, offrant une profondeur impressionnante sans complexifier la prise en main.
- Quels sont les avantages techniques du monde ouvert de NieR: Automata ?Le monde ouvert combine des paysages merveilleux sans aucun temps de chargement de zone, rendus à 60 images par seconde. Cette fluidité technique crée un monde continu qui invite à l'exploration, avec de nombreux événements secondaires discrets récompensant la curiosité du joueur.
- Un combat d’action fluide signé PlatinumGames
- Trois campagnes nécessaires pour saisir toute l’histoire
- Un monde ouvert dévasté sans le moindre temps de chargement
- Une bande originale portée par Keiichi Okabe
- Une exigence narrative qui récompense la patience
- Une réflexion mélancolique sur l’humanité et les machines
- Une rejouabilité qui redéfinit la notion de fin de jeu
- Une diversité d’ennemis qui évite la répétition
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- NieR: Automata
Un combat d’action fluide signé PlatinumGames
Alterner attaques au corps-à-corps et à distance lors de batailles contre des hordes d’ennemis et des boss exigeants bénéficie directement de l’expertise de PlatinumGames en matière d’action pure. Les contrôles réactifs restent accessibles aux nouveaux venus tout en offrant une profondeur impressionnante aux joueurs plus expérimentés. Cette alternance permanente entre les armes lourdes et légères de 2B, complétée par les capacités de piratage propres à 9S, évite toute monotonie sur la durée complète de l’aventure. Chaque montée en puissance de 2B se ressent immédiatement dans la fluidité des combos, ce qui entretient une sensation de progression constante, sans complexifier artificiellement la prise en main. Le sentiment de maîtrise progresse ainsi de façon organique, évitant l’impression d’un simple ajout de statistiques.



Trois campagnes nécessaires pour saisir toute l’histoire
Terminer le jeu une première fois ne dévoile qu’une partie de l’histoire : les campagnes suivantes, jouées sous d’autres perspectives, révèlent des événements et des vérités entièrement nouvelles. Cette structure narrative audacieuse, signature du réalisateur Yoko Taro, transforme la rejouabilité en un élément central du récit plutôt qu’un simple bonus. Chaque passage supplémentaire redistribue la compréhension des événements déjà vécus, si bien qu’un même combat prend un sens complètement différent une fois observé depuis un autre point de vue.
Un monde ouvert dévasté sans le moindre temps de chargement
Le jeu combine sans transition de merveilleux paysages et endroits sans temps de chargement de zone, rendus à 60 images par seconde. Cette fluidité technique, associée à de nombreux événements secondaires dispersés dans le monde, invite constamment à l’exploration au-delà de la quête principale. Traverser une plaine désertique pour rejoindre une cité en ruines sans la moindre coupure renforce l’impression d’un monde continu, où chaque recoin peut cacher une rencontre ou un fragment d’histoire supplémentaire. Les événements secondaires, souvent discrets, récompensent la curiosité plutôt que la simple accumulation d’objectifs annexes, un choix qui renforce la cohérence de l’ensemble. Cette continuité visuelle, rare pour l’époque de sa sortie, contribue directement à l’immersion dans un monde qui semble exister indépendamment du joueur.
Une bande originale portée par Keiichi Okabe
Composée par Keiichi Okabe, la bande originale accompagne chaque zone d’une identité musicale distincte, entre chants éthérés et orchestrations mélancoliques. Cette signature sonore, unanimement saluée depuis la sortie, reste l’une des plus marquantes de toute la décennie du RPG japonais. Les thèmes évoluent en temps réel selon l’intensité des combats ou la tonalité d’une scène, un procédé qui accentue l’osmose entre la musique et l’action affichée à l’écran.
Une exigence narrative qui récompense la patience
La nécessité de traverser plusieurs campagnes pour saisir l’intégralité du récit peut décourager les joueurs pressés de passer à autre chose après une première fin. Cette exigence, assumée par le studio, s’adresse clairement à ceux prêts à s’investir pleinement dans l’expérience complète. Le jeu ne facilite jamais cette décision : chaque fin porte une lettre et une conclusion propre, obligeant à choisir consciemment de poursuivre l’aventure plutôt que de la refermer sur une première impression.
Une réflexion mélancolique sur l’humanité et les machines
À mesure que les rencontres avec des machines dotées d’un semblant de conscience se multiplient, le récit interroge continuellement la frontière entre l’artificiel et le vivant, refusant de livrer une réponse définitive. Cette tension, présente dès les premières heures autour du combat entre androïdes et dystopie mécanique, s’approfondit à mesure que 2B, 9S et A2 croisent des adversaires qui ressemblent de moins en moins à de simples ennemis. Le jeu ne cherche pas à trancher entre horreur et empathie : il laisse cette ambiguïté irriguer chaque affrontement, si bien que la violence des combats prend, avec le recul, une saveur amère rarement atteinte dans le genre de l’action. Cette ambivalence trouve un écho particulier dans le design même des machines, dont certaines adoptent des comportements qui rappellent étrangement les sociétés humaines qu’elles ont remplacées.
Une rejouabilité qui redéfinit la notion de fin de jeu
La structure en trois campagnes ne se contente pas d’allonger la durée de vie : elle redistribue entièrement la manière dont le joueur perçoit sa propre progression. Ce qui ressemblait à une conclusion lors du premier passage se révèle n’être qu’un chapitre parmi d’autres, et le sentiment d’avoir terminé le jeu s’efface à mesure que de nouvelles perspectives s’ouvrent sur les mêmes événements. Cette approche, exigeante pour ceux qui préfèrent une histoire linéaire, transforme la rejouabilité en un outil narratif complet plutôt qu’en un simple prétexte à prolonger le jeu.
Une diversité d’ennemis qui évite la répétition
Des hordes de robots simples aux boss aux motifs d’attaque élaborés, la variété des adversaires rencontrés tout au long de l’aventure évite l’écueil de la répétition qui guette souvent les jeux d’action de longue haleine. Chaque affrontement demande d’ajuster sa lecture du combat, entre esquive millimétrée et enchâînements rapides, ce qui prolonge l’intérêt du système de combat bien au-delà des premières heures. Cette variété profite directement de l’expertise de PlatinumGames en matière de mise en scène de boss, chacun introduit par une séquence qui installe sa propre tension avant l’affrontement proprement dit.
Graphismes et ambiance sonore
Les environnements dévastés, entre parcs d’attractions abandonnés et villes en ruines, construisent une atmosphère mélancolique d’une beauté rare. La bande-son de Keiichi Okabe transforme chaque zone traversée en un moment musical majeur, rarement égalé dans le jeu vidéo. Les jeux de lumière sur les architectures effondrées et la végétation qui reprend ses droits sur le béton renforcent cette sensation d’un monde qui continue d’exister sans l’humanité qui l’a construit, une direction artistique cohérente du début à la fin de l’aventure. Ce soin apporté à la mise en scène environnementale participe pleinement à la dimension contemplative que le jeu instille entre deux affrontements.
Points forts
- Un combat d’action fluide signé PlatinumGames
- Trois campagnes nécessaires pour saisir toute l’histoire
- Une bande originale portée par Keiichi Okabe
- Un monde ouvert sans le moindre temps de chargement
Points faibles
- Une exigence narrative qui demande plusieurs campagnes complètes
- Un rythme qui peut dérouter les joueurs pressés de conclure
- Des éléments de RPG relativement classiques face à l’ambition narrative
Mon avis
NieR: Automata combine un combat d’action fluide signé PlatinumGames et une structure narrative audacieuse qui nécessite trois campagnes pour révéler toute son histoire, portée par la bande originale inégalée de Keiichi Okabe.
Ce qui frappe le plus à la première campagne, c’est la façon dont le jeu maquille son ambition derrière une action immédiatement lisible : les premières heures se jouent presque comme un jeu d’action classique, avant que la deuxième perspective ne vienne bouleverser cette lecture initiale.
La troisième campagne, centrée sur A2, referme le récit avec une gravité que peu de jeux osent assumer jusqu’au bout. Les combats de boss, déjà spectaculaires lors des premiers passages, prennent alors un tout autre relief une fois leur contexte pleinement révélé.
La diversité des ennemis rencontrés, des hordes de robots aux boss les plus retors, empêche le système de combat de s’essouffler sur la longueur, même après plusieurs dizaines d’heures de jeu.
Une exigence narrative réelle demande un investissement certain, mais la récompense pour ceux qui s’y prêtent reste l’une des plus fortes du jeu vidéo japonais.
L’absence de temps de chargement entre les zones et la constance de la bande-son de Keiichi Okabe font de chaque session une parenthèse immersive rarement interrompue, ce qui rend d’autant plus frustrant de devoir s’arrêter avant d’avoir vu la totalité du récit.
Le sentiment de mélancolie qui traverse chaque zone explorée, renforcé par la direction artistique et la bande-son, reste ce qui marque le plus durablement une fois la manette reposée.
C’est un jeu qui se mérite : accepter de recommencer avec un regard neuf, sans céder à la lassitude, est la condition pour saisir pleinement ce que Yoko Taro et PlatinumGames ont voulu raconter.
Une aventure narrative inégalée qui récompense la patience.

NieR: Automata
NieR: Automata raconte l'histoire des androïdes 2B, 9S et A2 et leur bataille pour reprendre la dystopie dominée par les machines envahie par de puissantes machines.
Sortie : 23 février 2017
Genres : JRPG, Combat, Open World
Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), Xbox One
Durée moyenne : 25-30 h
Suggestions Les mieux notés de la rédaction














