Test du jeu Hollow Knight
Hollow Knight est le metroidvania de Team Cherry, sorti le 24 février 2017 sur PC, Mac, Linux, Switch, PS4 et Xbox One à 14,79 €. Vous incarnez un chevalier insecte muet explorant Hallownest, royaume souterrain en ruine rongé par une mystérieuse infection. Produit par une équipe de trois personnes financée via Kickstarter, le jeu est devenu une référence absolue du genre par la seule qualité de son exécution. Sorti dans une période où le metroidvania connaissait un vrai regain d’intérêt indépendant, il s’est imposé presque immédiatement comme l’un des étalons du genre, aux côtés de références comme Ori and the Blind Forest, mais avec une ambition de contenu et de difficulté nettement supérieure.
- Qu'est-ce que Hollow Knight et sur quelles plateformes est-il disponible ?Hollow Knight est un metroidvania développé par Team Cherry, sorti le 24 février 2017. Le jeu est disponible sur PC, Mac, Linux, Nintendo Switch, PS4 et Xbox One au prix de 14,79 €. Il a été financé via Kickstarter par une équipe de seulement trois personnes.
- Pourquoi Hollow Knight est-il considéré comme une référence du genre metroidvania ?Hollow Knight s'est imposé comme une référence absolue du metroidvania grâce à la qualité exceptionnelle de son exécution. Sorti à une période de regain d'intérêt pour le genre, il rivalise avec des jeux comme Ori and the Blind Forest, mais avec une ambition de contenu et de difficulté nettement supérieure. Son level design, son exploration et son système de combat en font un étalon du genre.
- Comment fonctionne le système d'exploration et de cartographie dans Hollow Knight ?Hallownest s'étend sur des dizaines de zones interconnectées sans marqueurs de direction. La carte ne se remplit que si l'on trouve le cartographe Cornifer, et rien n'est indiqué tant qu'on ne l'a pas explorée manuellement. Ce système crée un sentiment d'égarement volontaire qui devient un plaisir majeur de l'exploration, tandis que les raccourcis débloqués referment progressivement la carte sur elle-même.
- Quel est le système de combat de Hollow Knight et comment se personnalise-t-il ?Le combat repose sur le Clou, l'arme unique du chevalier, maniable dans toutes les directions et améliorable au fil du jeu. Un arbre de charmes permet de personnaliser l'approche sans imposer une configuration unique : certains renforcent l'attaque, d'autres la défense, d'autres modifient le déplacement ou la récupération de soin. Les sorts débloqués progressivement ajoutent une profondeur supplémentaire, révélée pleinement face à des boss d'une difficulté comparable aux meilleurs Souls.
- Un monde d’une densité et d’une cohérence rares
- Un système de combat simple en apparence, profond dans le détail
- Des boss mémorables, à la difficulté comparable aux meilleurs Souls
- Une narration distillée par l’environnement, jamais imposée
- Une exigence réelle qui peut décourager les novices
- Une durée de vie très longue, un contenu massif
- Graphismes et ambiance sonore
- Points forts
- Points faibles
- Mon avis
- Hollow Knight
Un monde d’une densité et d’une cohérence rares
Hallownest s’étend sur des dizaines de zones interconnectées, chacune avec sa propre identité visuelle et ses propres règles, et aucune flèche n’indique le chemin. Cette confiance totale accordée au joueur, combinée à un level design vertical d’une précision rare, transforme chaque nouvelle zone découverte en une vraie récompense plutôt qu’un simple point de passage. La carte elle-même fait partie du jeu : elle ne se remplit que si l’on trouve le cartographe Cornifer, et rien n’est indiqué tant qu’on ne l’a pas explorée à la main, crayon virtuel compris. Ce refus des conventions modernes du genre, où un marqueur guide en permanence le joueur vers son prochain objectif, installe un sentiment d’égarement volontaire qui devient vite l’un des grands plaisirs de l’exploration. Les raccourcis entre zones, une fois débloqués, referment peu à peu la carte sur elle-même et donnent à Hallownest une cohérence géographique que peu de mondes ouverts modernes parviennent à égaler, malgré des moyens de production sans commune mesure.



Un système de combat simple en apparence, profond dans le détail
Le clou, arme unique du chevalier, se manie dans toutes les directions et peut être amélioré tout au long de l’aventure pour gagner en portée et en puissance. Autour de lui se greffe un arbre de charmes qui permet de personnaliser son approche en proposant toujours plusieurs configurations viables : certains renforcent l’attaque, d’autres la défense, d’autres encore modifient radicalement la façon de se déplacer ou de récupérer du soin. Cette liberté de personnalisation, rare pour le genre à l’époque de sa sortie, encourage à revenir sur ses choix selon le boss ou la zone à affronter plutôt que de figer un unique style de jeu pour toute la partie. Les sorts, débloqués progressivement, ajoutent une couche offensive et défensive supplémentaire, transformant un système qui pourrait sembler minimaliste au premier abord en l’un des plus complets du genre metroidvania.
Des boss mémorables, à la difficulté comparable aux meilleurs Souls
Le système de combat, simple en apparence, cache une profondeur qui se révèle pleinement face aux nombreux boss du jeu, dont la difficulté rivalise avec les affrontements Souls les plus exigeants. Le Chevalier Blanc, Hornet, les Seigneurs Mantes ou encore le Traître forment un casting de rencontres marquantes, chacune avec un pattern distinct qui demande d’observer avant de réagir. Aucun boss ne se résume à un simple mur de vie : chacun impose une lecture précise de ses attaques, et la récompense d’une victoire tient autant à la satisfaction mécanique qu’à la mise en scène qui l’entoure. L’arbre de charmes, qui permet de personnaliser son style de jeu en proposant plusieurs approches valables, ajoute une couche stratégique rare pour le genre, et beaucoup de ces affrontements se prêtent à plusieurs approches radicalement différentes selon la configuration choisie avant le combat.
Une narration distillée par l’environnement, jamais imposée
Hollow Knight ne raconte quasiment rien frontalement : l’histoire de la chute d’Hallownest, du Roi Pâle, de l’infection et du destin du protagoniste se reconstitue par bribes, à travers les dialogues optionnels de personnages secondaires comme Quirrel ou la Dame Blanche, des inscriptions gravées et des indices environnementaux disséminés dans chaque zone. Ce choix radical de narration environnementale, hérité en partie de Dark Souls, transforme la simple exploration en une véritable enquête sur les origines du royaume et sur la nature exacte du protagoniste lui-même. Rien n’est expliqué de force, et il est parfaitement possible de terminer le jeu sans avoir compris la totalité du lore : c’est un choix assumé qui a nourri pendant des années une communauté de joueurs décortiquant chaque indice pour reconstituer l’histoire complète.
Une exigence réelle qui peut décourager les novices
La difficulté générale, réelle et assumée, peut décourager les joueurs peu habitués au genre, en particulier sur certains passages de plateforme exigeants ou face à des boss qui demandent plusieurs tentatives. La carte, elle aussi, ne se maîtrise pleinement qu’après un investissement réel, et ne facilite jamais artificiellement l’orientation du joueur, ce qui peut frustrer ceux qui cherchent un parcours plus guidé. Certaines zones optionnelles, en particulier vers la fin de l’aventure, atteignent un niveau d’exigence proche de la punition pure, pensé avant tout pour les joueurs cherchant à repousser leurs limites plutôt que pour le grand public.
Une durée de vie très longue, un contenu massif
Avec quarante à cinquante heures pour la trame principale et bien davantage si l’on vise le 100 %, la durée de vie peut lasser sans motivation suffisante pour explorer chaque recoin d’Hallownest. Cette ampleur, remarquable pour une équipe de trois personnes, témoigne néanmoins de la générosité du contenu proposé : zones optionnelles entières, boss cachés, fins alternatives et défis additionnels s’accumulent bien au-delà de ce que la campagne principale laisse deviner. Peu de productions indépendantes de cette taille ont réussi à maintenir une telle densité de contenu sur une durée aussi longue en évitant totalement le remplissage artificiel.
Graphismes et ambiance sonore
La direction artistique dessinée à la main reste l’une des plus abouties du genre, portée par une bande-son de Christopher Larkin parmi les meilleures du jeu vidéo indépendant. Chaque zone d’Hallownest possède sa propre identité sonore, renforçant la cohérence de l’ensemble : les cloches lointaines et les nappes mélancoliques du Jardin de la Reine tranchent avec les percussions industrielles de l’Usine à Soie, et cette variété participe pleinement au sentiment de traverser un royaume vaste et vivant malgré sa déchéance. L’aquarelle sombre qui habille chaque décor, entre mélancolie gothique et beauté funèbre, donne à Hallownest une identité visuelle instantanément reconnaissable, aujourd’hui copiée par de nombreux metroidvania sortis depuis.
Points forts
- Un monde d’une densité et d’une cohérence rares, sans guidage artificiel
- Des boss mémorables, à la difficulté comparable aux meilleurs Souls
- Une direction artistique dessinée à la main, reconnaissable entre mille
- Une bande-son parmi les meilleures du jeu vidéo indépendant
Points faibles
- Une exigence réelle qui peut décourager les novices du genre
- Une carte qui demande un investissement pour être pleinement maîtrisée
- Une durée de vie très longue qui peut lasser sans motivation pour le 100%
Mon avis
Hollow Knight demeure une référence absolue du metroidvania grâce à un monde d’une densité rare, des boss mémorables et une direction artistique dessinée à la main d’une cohérence totale. Ce qui frappe le plus, presque une décennie après sa sortie, c’est à quel point le jeu n’a pas pris une ride : le level design vertical, la lisibilité du combat et la narration distillée par l’environnement continuent d’influencer une bonne partie des metroidvania sortis depuis, sans qu’aucun n’ait vraiment réussi à réunir tous ces éléments avec la même cohérence.
Un jeu exigeant qui récompense chaque heure investie, produit par une équipe de trois personnes qui a dépassé toutes les attentes. On sent, à chaque zone traversée, le soin apporté à un détail qui pourrait sembler anodin — une inscription, une variation de musique, un passage secret bien caché — et c’est précisément cette accumulation de petites attentions qui donne à Hallownest son épaisseur, là où tant d’autres mondes se contentent d’enchaîner les biomes sans réelle unité.
La difficulté, réelle, ne doit toutefois pas être sous-estimée avant de se lancer : ce n’est pas un jeu qui pardonne l’imprécision, et certains passages demanderont une vraie patience. Mais c’est précisément cette exigence qui rend chaque victoire aussi satisfaisante, et qui a construit la réputation du jeu comme un jalon du genre plutôt qu’une simple curiosité indépendante parmi d’autres.
La référence absolue du metroidvania.

Hollow Knight
Un metroidvania 2D mettant l'accent sur le combat rapproché et l'exploration dans lequel le joueur entre dans le royaume d'insectes autrefois prospère mais désormais désolé de Hallownest, traverse ses différents districts, rencontre des habitants amicaux, combat des ennemis hostiles et découvre l'histoire du royaume tout en améliorant ses capacités de combat et son arsenal de mouvements en combattant des boss et en accédant à des zones difficiles d'accès.
Sortie : 24 février 2017
Genres : Metroidvania, Plateforme, Indé
Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 4, Linux, Nintendo Switch 2, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Mac, Wii U, Xbox One, Nintendo Switch
Durée moyenne : 40-50 h
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