Test du jeu Kunai

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KUNAI est le jeu d’action metroidvania de TurtleBlaze, sorti le 6 février 2020 sur PC à 16,99 €, édité par The Arcade Crew. Un événement traumatique a bouleversé l’équilibre du monde : la vie humaine a presque été rayée de la carte par l’IA malveillante Lemonkus, et des robots errent désormais librement sur Terre. Vous incarnez Tabby, un robot tueur habité par l’âme d’un ancien guerrier, chargé de reprendre le contrôle de ce monde ravagé. Entre grappin, sabre et armes à feu, le studio propose ici une relecture physique et acrobatique du metroidvania, où la mobilité compte au moins autant que le combat lui-même.

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  • Qu'est-ce que KUNAI et quand est-il sorti ?KUNAI est un jeu d'action metroidvania développé par TurtleBlaze, sorti le 6 février 2020 sur PC au prix de 16,99 €. Il est édité par The Arcade Crew. Le jeu propose une relecture physique et acrobatique du genre metroidvania où la mobilité est aussi importante que le combat.
  • Qui est Tabby et quelle est sa mécanique de déplacement principale ?Tabby est le héros du jeu : une tablette électronique munie de bras et de jambes, habité par l'âme d'un ancien guerrier. Il se déplace en se balançant de plateforme en plateforme grâce à des kunai attachés à des câbles, une mécanique inspirée du grappin de Bionic Commando qui demande maîtrise du timing et de la trajectoire.
  • Quel est le contexte narratif de KUNAI ?Le monde a été ravagé par l'IA malveillante Lemonkus, qui a presque éradiqué l'humanité. Des robots errent désormais librement sur Terre. Le joueur incarne Tabby, un robot tueur, chargé de reprendre le contrôle de ce monde post-apocalyptique.
  • Comment fonctionne le système de combat dans KUNAI ?Le combat alterne entre un sabre au corps-à-corps et des armes à feu à distance, combinés aux mouvements acrobatiques du grappin. Cette synergie crée une chorégraphie rapide où mobilité et combat se fusionnent : il faut jongler entre les deux approches tout en utilisant le grappin pour esquiver et se repositionner, particulièrement dans les combats de boss.

Un héros-tablette qui se balance de plateforme en plateforme

Tabby, littéralement une tablette électronique munie de bras et de jambes, se déplace en se balançant d’un point d’ancrage à l’autre grâce à une paire de kunai attachés à des câbles. Cette mécanique de déplacement, directement inspirée du grappin à la Bionic Commando, donne au jeu une identité physique très reconnaissable dès les premières minutes. Le personnage n’a rien d’un guerrier musclé classique : sa silhouette fine et son écran-visage expressif tranchent avec l’imagerie habituelle du genre post-apocalyptique, et ce décalage volontaire participe pleinement au charme du titre. Se balancer d’un point d’ancrage à un autre demande un vrai apprentissage du timing et de la trajectoire, et une fois cette maîtrise acquise, traverser les niveaux devient un plaisir presque chorégraphique. Les développeurs ont manifestement pensé chaque section de plateforme autour de cette mécanique centrale, multipliant les enchaînements de balancements qui obligent à anticiper plusieurs mouvements à l’avance plutôt que de réagir au coup par coup, ce qui distingue clairement KUNAI de la plupart des metroidvania où le déplacement reste secondaire face au combat.

Dans le jeu Kunai, un personnage bleu aux kunai affronte des ennemis rouges dans une forêt souterraine aux arbres géants.
Dans Kunai, un personnage muni d'un grappin rouge traverse des plateformes et affonte des ennemis dans un environnement industriel pixelisé.
Dans le jeu Kunai, un personnage ninja explore une ville industrielle pixelisée en combat contre des robots ennemis.

Un combat qui mélange épée, armes à feu et acrobaties

Le combat alterne entre un sabre au corps-à-corps et des armes à feu à distance, le tout combiné aux déplacements acrobatiques permis par les kunai. Cette synergie entre mobilité et combat transforme chaque affrontement en une chorégraphie rapide, où rester immobile revient souvent à se condamner soi-même face à des ennemis qui n’hésitent jamais à punir la moindre hésitation. Le sabre permet de trancher au corps-à-corps avec une réactivité satisfaisante, tandis que les armes à feu, plus limitées en munitions, obligent à gérer ses ressources avec un minimum de discipline plutôt que de foncer tête baissée dans chaque salle. Les meilleurs affrontements du jeu demandent de jongler constamment entre ces deux approches tout en utilisant le grappin pour esquiver, contourner ou reprendre de la hauteur, ce qui donne au système de combat une profondeur rarement atteinte dans les productions de cette échelle. Les combats de boss, en particulier, exploitent à fond cette triple identité de mobilité, de mêlée et de tir à distance, obligeant à repenser sa stratégie à chaque nouvelle rencontre.

Un monde post-apocalyptique coloré, loin des clichés du genre

Plutôt qu’un post-apocalyptique gris et désaturé, KUNAI opte pour une palette colorée et un pixel art expressif qui évitent les clichés visuels habituels du genre. Cette identité graphique, associée à un ton parfois humoristique dans les dialogues, allège une prémisse pourtant sombre à la base : une humanité presque éteinte, une intelligence artificielle malveillante, des robots livrés à eux-mêmes dans les ruines d’un monde qui n’est plus le leur. Cette dissonance assumée entre le fond et la forme fonctionne étonnamment bien, et rend l’exploration des différentes zones du jeu nettement plus agréable qu’elle ne l’aurait été avec une direction artistique plus sombre et austère. Chaque biome traversé possède sa propre identité colorimétrique, ce qui aide à s’orienter dans une structure metroidvania qui peut vite devenir labyrinthique sans repères visuels forts. Le contraste entre cette esthétique presque joyeuse et le propos de fond, franchement inquiétant, donne au jeu une saveur particulière qui le distingue nettement de ses concurrents les plus directs.

Une progression metroidvania classique mais efficace

La structure metroidvania suit les codes attendus du genre : nouvelles capacités débloquées progressivement, zones auparavant inaccessibles qui s’ouvrent en retour, combats de boss qui testent la maîtrise du grappin autant que celle du combat. Le jeu ne cherche pas à réinventer la formule, mais l’exécute avec une solidité honnête qui satisfera les amateurs du genre sans nécessairement les surprendre. Chaque nouvelle capacité obtenue ouvre des raccourcis vers des zones déjà visitées, encourageant naturellement le retour en arrière pour récupérer des objets auparavant hors de portée. Cette boucle de progression, bien huilée, s’appuie sur un level design cohérent qui évite l’écueil classique du metroidvania trop confus : les cartes, lisibles, aident à se repérer sans donner l’impression de tourner en rond pendant des heures. La courbe de difficulté, progressive, accompagne bien l’apprentissage des nouvelles mécaniques sans imposer de pic de difficulté brutal qui viendrait casser le rythme de l’aventure.

Une visibilité limitée, une durée de vie modérée

Malgré des qualités réelles, KUNAI reste un jeu relativement confidentiel, avec une visibilité limitée face aux metroidvania les plus connus du marché. La durée de vie, modérée, satisfait l’aventure principale sans pour autant offrir un contenu massif à explorer post-campagne, un choix qui peut décevoir les joueurs habitués aux productions du genre les plus généreuses en contenu annexe. Ce format resserré n’est pas nécessairement un défaut en soi : il évite le délayage artificiel que subissent parfois les metroidvania les plus ambitieux, et permet de terminer l’aventure sans ressentir de lassitude. Mais pour un tarif qui reste dans la moyenne haute du genre indépendant, l’absence de contenu additionnel substantiel une fois les crédits passés peut laisser un sentiment d’inachevé chez les joueurs les plus exigeants. La visibilité limitée du titre, elle, tient sans doute davantage à un marché du metroidvania particulièrement saturé qu’à un manque de qualité réel du jeu lui-même.

Graphismes et ambiance sonore

Le pixel art coloré et expressif tranche agréablement avec la grisaille habituelle du post-apocalyptique, tout en restant cohérent avec le ton parfois léger du jeu. Les animations de Tabby, particulièrement soignées lors des enchaînements de balancements et de combat, donnent une vraie fluidité à chaque déplacement, un détail technique essentiel dans un jeu où la mobilité constitue le cœur du gameplay. Les décors, variés d’une zone à l’autre, multiplient les détails d’arrière-plan qui racontent en silence l’histoire de ce monde dévasté par Lemonkus. La bande-son accompagne efficacement l’action rapide sans chercher à la dominer, alternant entre thèmes plus calmes lors de l’exploration et pistes plus rythmées durant les affrontements les plus intenses. Cette cohérence entre le rythme sonore et le rythme de jeu renforce l’immersion sans devenir envahissante, un équilibre qui n’est pas toujours facile à trouver dans un jeu d’action aussi rapide.

Points forts

  • Un héros-tablette qui se balance de plateforme en plateforme, une idée originale
  • Un combat qui mélange épée, armes à feu et acrobaties avec fluidité
  • Un monde post-apocalyptique coloré, loin des clichés du genre

Points faibles

  • Une visibilité limitée face aux metroidvania les plus connus
  • Une durée de vie modérée, sans contenu massif post-campagne
  • Une progression metroidvania qui ne cherche jamais à réinventer la formule

Mon avis

KUNAI réussit grâce à son héros-tablette et à sa mécanique de déplacement au grappin, qui donnent à chaque combat une chorégraphie rapide et originale dans le genre metroidvania. Cette identité physique, rare dans le genre, suffit à elle seule à justifier le détour si vous appréciez les jeux de plateforme exigeants.

Le mélange entre corps-à-corps, tir à distance et acrobaties fonctionne particulièrement bien une fois la courbe d’apprentissage passée. Les premières heures peuvent sembler exigeantes le temps de maîtriser le timing des balancements, mais cet investissement initial se transforme rapidement en une vraie satisfaction de contrôle qui porte tout le reste de l’aventure.

La structure metroidvania, classique dans ses grandes lignes, ne cherche jamais à surprendre par son architecture, mais elle reste suffisamment bien exécutée pour ne jamais lasser sur la durée de la campagne. C’est dans l’exécution du déplacement et du combat, bien plus que dans l’originalité de sa progression, que KUNAI trouve sa vraie identité.

Un peu confidentiel malgré ses qualités, le jeu souffre surtout d’une visibilité insuffisante face à des concurrents plus installés du genre. Une durée de vie modérée, sans contenu massif post-campagne, limite aussi la proposition pour les joueurs en quête d’une aventure au long cours.

Un metroidvania acrobatique et coloré, un peu confidentiel, mais un jeu solide si vous aimez les jeux de plateforme physiques et exigeants.

Kunai

Kunai

Dans Kunai, vous prenez le contrôle de Tabby la tablette. Un robot d'élite maniant des kunai fusionné avec les âmes de guerriers anciens.

Sortie : 6 février 2020

Genres : Open World, Plateforme, Indé

Plateformes : PC (Microsoft Windows), Nintendo Switch

Durée moyenne : 5-7 h

Note du jeu : Kunai

Dans le jeu Kunai, un personnage bleu aux kunai affronte des ennemis rouges dans une forêt souterraine aux arbres géants.Dans Kunai, un personnage muni d'un grappin rouge traverse des plateformes et affonte des ennemis dans un environnement industriel pixelisé.Dans le jeu Kunai, un personnage ninja explore une ville industrielle pixelisée en combat contre des robots ennemis.
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Où acheter le jeu :

Steam

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