Test du jeu Days Gone

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Days Gone est un jeu d’action-aventure en monde ouvert développé par Bend Studio, sorti le 26 avril 2019 sur PS4, puis porté sur PC le 18 mai 2021, à 39,99 €. Le studio, connu jusque-là pour les épisodes portables de Syphon Filter et pour Uncharted: Golden Abyss sur PS Vita, signait ici sa première incursion dans le monde ouvert à grande échelle. Vous incarnez Deacon St. John, un ancien motard devenu chasseur de primes deux ans après qu’une pandémie a transformé une partie de l’humanité en Freakers, des infectés qui réagissent en horde plutôt qu’individuellement. C’est ce dernier point qui distingue vraiment Days Gone d’un Resident Evil Village ou d’un Remnant II : affronter une horde de plusieurs centaines de Freakers à la fois est quelque chose que peu de jeux proposent, et c’est l’angle qui structure tout ce test.

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  • Qu'est-ce qui distingue vraiment Days Gone des autres jeux de zombies ?La principale distinction de Days Gone réside dans ses hordes de Freakers, capables de rassembler plusieurs centaines d'ennemis se déplaçant comme une seule masse organique. Contrairement à la plupart des jeux de zombies qui dispersent leurs ennemis en petits groupes gérables, Days Gone mise sur le nombre et la panique qu'il inspire, offrant une expérience spectaculaire et unique sur le marché.
  • Sur quelles plateformes Days Gone est-il disponible ?Days Gone est sorti initialement sur PlayStation 4 le 26 avril 2019, puis a été porté sur PC le 18 mai 2021 au prix de 39,99 €. Le jeu a été développé par Bend Studio, connu auparavant pour les épisodes portables de Syphon Filter et Uncharted: Golden Abyss sur PS Vita.
  • Quel est le contexte narratif de Days Gone ?Vous incarnez Deacon St. John, un ancien motard devenu chasseur de primes deux ans après qu'une pandémie a transformé une partie de l'humanité en Freakers, des infectés. Le jeu se déroule dans un monde post-apocalyptique où vous devez survivre et accomplir des missions pour différents campements.
  • Quels sont les principaux défauts mentionnés dans ce test ?Le principal reproche adressé à Days Gone est son démarrage lent, caractérisé par des quêtes de fetch peu inspirées (récupérer des fournitures, nettoyer des nids, escorter des survivants) et une moto capricieuse en panne de carburant régulièrement. Le système de campements et de réputation met également du temps à révéler son intérêt au joueur.

Les hordes de Freakers, l’idée qui justifie tout

Les hordes de Freakers, capables de rassembler plusieurs centaines d’ennemis se déplaçant et réagissant comme une seule masse organique, restent la meilleure idée de Days Gone. Une horde ne s’improvise jamais : chaque rencontre demande une vraie préparation en amont, qu’il s’agisse de repérer un terrain offrant des goulots d’étranglement, de poser des pièges explosifs à l’avance ou de stocker suffisamment de munitions incendiaires et de cocktails Molotov pour tenir la distance. Se faire repérer sans préparation revient presque toujours à se faire submerger en quelques secondes, la masse ennemie comblant instantanément le moindre espace ouvert. C’est spectaculaire à observer depuis un promontoire, tendu à affronter au sol, et ça ne ressemble à rien d’autre sur le marché : la plupart des jeux de zombies dispersent leurs ennemis en petits groupes gérables, quand Days Gone mise justement sur le nombre et la panique qu’il inspire. Les développeurs ont d’ailleurs construit toute la promotion du jeu autour de cette mécanique, et le pari est globalement payant une fois en jeu : la première rencontre avec une horde de plusieurs centaines d’individus reste un des moments forts de toute l’aventure, et les hordes plus tardives, bien plus grandes encore, obligent à revoir entièrement sa stratégie d’approche.

Dans Days Gone, un survivor armé d'une arme à feu affronte un zombie ensanglanté dans une cabane en bois éclairée par la lumière du jour.
Un personnage barbu vêtu d'une veste bleue explore des ruines rocheuses dans Days Gone.
Dans Days Gone, le protagoniste vise avec son arc un ennemi dans un bâtiment en ruines rempli de bois empilés.

Un démarrage lent, des quêtes de fetch peu inspirées

Le reste du jeu souffre d’un démarrage lent, et c’est le reproche le plus systématiquement adressé à Days Gone depuis sa sortie. Les premières heures accumulent des quêtes de fetch assez classiques — récupérer des fournitures, nettoyer un nid de Freakers, escorter un survivant — pendant qu’une moto capricieuse, en panne de carburant à intervalles réguliers, ralentit encore le rythme de progression. Le système de campements, qui deviendra pourtant l’un des piliers intéressants du jeu, met du temps à révéler son intérêt : chaque camp, Copeland’s Camp en premier lieu, puis Lost Lake et Wizard Island plus tard dans l’aventure, fonctionne sur sa propre réputation, débloquant à mesure des services rendus de nouvelles missions, de meilleurs prix chez les marchands et des améliorations pour la moto. Cette phase d’introduction, qui peut s’étendre sur plusieurs heures avant que le joueur ne sente vraiment le jeu se mettre en place, teste la patience avant de révéler ce que Days Gone a vraiment à offrir. Beaucoup de joueurs ayant abandonné le jeu dans son premier tiers, avant les grandes hordes et l’ouverture complète de la carte, sont passés à côté de ce qui fait sa vraie identité.

La moto de Deacon, un vrai compagnon à entretenir

Passé ce cap, Days Gone devient un survival plus généreux qu’il n’y paraît, avec une vraie progression pour l’équipement de Deacon et surtout pour sa moto, un compagnon véritable plutôt qu’un simple moyen de transport. Le carburant se consomme réellement, les dégâts subis en conduite tout-terrain s’accumulent, et il faut régulièrement s’arrêter à un atelier ou utiliser un kit de réparation trouvé en exploration pour la maintenir en état de marche. Les améliorations — réservoir plus grand, châssis renforcé, silencieux pour limiter le bruit du moteur qui attire les Freakers à distance — se débloquent à mesure de la progression dans les campements et donnent un vrai sentiment d’évolution matérielle, rare dans le genre du monde ouvert où le véhicule reste souvent un simple outil interchangeable. Rouler de nuit sans phares pour ne pas se faire repérer, ou au contraire foncer moteur hurlant pour semer une horde qui vient de se réveiller, fait partie des choix tactiques concrets que la moto impose en permanence, et cette gestion constante finit par créer un vrai attachement au véhicule.

Un scénario qui met du temps à décoller

Sur le plan narratif, ce n’est pas le jeu le plus ambitieux du genre post-apocalyptique : l’écriture met du temps à poser ses vrais enjeux, et certains personnages secondaires, notamment du côté des différents chefs de camp, restent en surface pendant une bonne partie de l’aventure. Le fil conducteur repose sur le deuil que porte Deacon pour Sarah, sa femme qu’il croit morte depuis le début de l’épidémie, raconté par petites touches à travers des flashbacks qui interrompent régulièrement l’action principale. La relation avec Boozer, son meilleur ami et compagnon de route depuis avant les événements, apporte une des rares dynamiques réussies dès les premières heures. Les stations de recherche NERO, disséminées sur la carte, ajoutent une couche de mystère scientifique sur l’origine de l’épidémie qui prend son temps à se développer. Une fois lancé, passé le premier tiers, le récit gagne en intérêt et en enjeux, mais il faut accepter cette lenteur initiale pour apprécier pleinement l’ensemble — un défaut de rythme que plusieurs mises à jour post-lancement n’ont jamais vraiment corrigé.

Graphismes et ambiance sonore

La direction artistique s’appuie sur l’Oregon rural, avec des forêts de pins denses, des chaînes de montagnes brumeuses et de petites villes abandonnées qui donnent au monde ouvert une identité géographique assez rare dans le genre post-apocalyptique, plus habitué aux ruines urbaines. La météo dynamique et le cycle jour/nuit changent radicalement l’atmosphère et le niveau de danger : la pluie couvre le bruit des pas mais réduit la visibilité, la neige en altitude ralentit les déplacements, et la nuit multiplie les risques tout en offrant une couverture précieuse pour l’infiltration. Les hordes en mouvement, avec leurs centaines de silhouettes animées individuellement, restent techniquement impressionnantes même sur PC six ans après la sortie originale sur PS4, un vrai tour de force technique qui n’a pas si mal vieilli. La bande-son, discrète et presque absente pendant l’exploration paisible, monte efficacement en tension dès qu’une horde entre en jeu ou qu’un combat s’engage, tout en laissant respirer un doublage plutôt solide dans l’ensemble du casting.

Points forts

  • Les hordes de Freakers, une idée spectaculaire unique en son genre
  • La moto de Deacon, un vrai compagnon de jeu à entretenir
  • Un monde ouvert généreux, une fois passé le démarrage lent
  • Météo dynamique et cycle jour/nuit qui changent vraiment l’expérience

Points faibles

  • Un démarrage lent, quêtes de fetch peu inspirées
  • Une gestion du carburant parfois pénible au début
  • Un scénario qui met du temps à décoller

Mon avis

Days Gone mérite d’être joué au-delà de ses heures d’introduction poussives : les hordes de Freakers sont une idée vraiment originale, spectaculaire à affronter et exigeante à préparer, et le lien entre Deacon et sa moto donne au monde ouvert une identité que peu de jeux du genre parviennent à construire. Peu de productions osent miser autant sur une seule mécanique centrale, et le pari fonctionne : la première fois qu’on aperçoit une horde de plusieurs centaines d’individus déferler sur une colline, on comprend immédiatement pourquoi Bend Studio a construit toute sa communication autour de cette idée.

Ce n’est pas le jeu le plus ambitieux narrativement : l’écriture met du temps à poser ses enjeux, certains personnages secondaires du côté des campements manquent de profondeur, et le scénario autour des origines de l’épidémie et des stations NERO reste plus classique qu’audacieux dans son traitement. Le deuil de Deacon pour Sarah fonctionne mieux que le reste, porté par des flashbacks bien dosés qui humanisent un protagoniste par ailleurs assez taiseux. Mais une fois lancé, passé le premier tiers de l’aventure, c’est un survival en monde ouvert généreux et souvent spectaculaire, porté par un système de progression matérielle qui donne toujours l’impression d’avancer vers quelque chose de concret.

Le studio, dont l’expérience venait surtout de productions portables comme Syphon Filter et Uncharted: Golden Abyss, a manifestement su transposer son savoir-faire en matière de gunplay et de furtivité à une échelle bien plus grande, malgré un budget de développement plus modeste que les productions PlayStation habituelles de ce calibre. La gestion des ressources — munitions, carburant pour la moto, kits de soin, matériaux de craft — impose de vrais choix tactiques avant chaque sortie en territoire hostile, tout en restant accessible pour un joueur qui prend le temps d’explorer.

À condition de passer le cap des premières heures, souvent citées comme le principal frein à l’appréciation du jeu par la critique comme par les joueurs à sa sortie, Days Gone se révèle être une proposition solide et généreuse dans un genre pourtant saturé de mondes ouverts post-apocalyptiques. Les amateurs de survie tactique et de gestion de ressources y trouveront largement leur compte, à condition d’accepter un rythme d’introduction qui teste réellement la patience avant de dévoiler ce que le jeu a de meilleur à offrir.

Days Gone

Days Gone

Days Gone est un jeu d'action-aventure en monde ouvert développé par Bend Studio et publié par Sony Interactive Entertainment. Sorti en avril 2019 sur PlayStation 4 et plus tard sur PC en mai 2021, le jeu se déroule dans un monde post-apocalyptique où les joueurs contrôlent Deacon St. John, un vagabond et chasseur de primes naviguant dans un paysage envahi par les « Freakers », des créatures ressemblant à des zombies créées par une pandémie mondiale.Le gameplay se concentre sur l'exploration, le combat et les éléments de survie, les joueurs pouvant utiliser diverses armes, fabriquer des fournitures et améliorer la moto de Deacon, essentielle pour traverser l'environnement vaste et hostile. Days Gone combine des missions narratives avec un monde ouvert rempli d'événements dynamiques, de camps ennemis et de défis environnementaux.

Sortie : 26 avril 2019

Genres : Survie, TPS, Horreur

Plateformes : PlayStation 4, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5

Durée moyenne : 30-35 h

Note du jeu : Days Gone

Dans Days Gone, un survivor armé d'une arme à feu affronte un zombie ensanglanté dans une cabane en bois éclairée par la lumière du jour.Un personnage barbu vêtu d'une veste bleue explore des ruines rocheuses dans Days Gone.Dans Days Gone, le protagoniste vise avec son arc un ennemi dans un bâtiment en ruines rempli de bois empilés.
8

Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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