Test du jeu Hellpoint

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Hellpoint est un action-RPG souls-like science-fiction développé par Cradle Games et publié par tinyBuild, sorti en juillet 2020 sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Vous vous réveillez sur Irid Novo, une station spatiale corrompue par un phénomène cosmique mystérieux appelé le Rift, peuplée de créatures lovecraftiennes. Un souls-like spatial ambitieux mais inégal dans son exécution.

masquerFAQ : Rogueh vous répond
  • Qu'est-ce que Hellpoint et sur quelles plateformes est-il disponible ?Hellpoint est un action-RPG souls-like de science-fiction développé par Cradle Games et publié par tinyBuild. Sorti en juillet 2020, il est disponible sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Le jeu se déroule sur Irid Novo, une station spatiale corrompue par un phénomène cosmique appelé le Rift.
  • Quel est le principal point fort d'Hellpoint ?Le principal point fort d'Hellpoint est son univers de science-fiction lovecraftien original et dense. La station spatiale corrompue, le futur transhumaniste dystopique et les créatures hybrides chair-métal créent une atmosphère fascinante et immersive, bien que l'exécution globale ne soit pas à la hauteur de cette vision ambitieuse.
  • Quels sont les défauts majeurs du gameplay de Hellpoint ?Hellpoint souffre d'un équilibrage très inégal : certains ennemis sont absurdement difficiles tandis que d'autres sont trop faciles. Les combats de boss manquent d'inventivité et déçoivent. Le jeu a également connu des problèmes de performance au lancement, bien que des patches aient amélioré la situation depuis.
  • Pour qui Hellpoint est-il recommandé ?Hellpoint est recommandé uniquement pour les fans très indulgents du genre souls-like qui tolèrent les défauts d'exécution. Son univers lovecraftien et son monde interconnecté offrent une expérience intéressante à explorer. Pour les autres joueurs, il est conseillé d'attendre une promotion avant d'acheter.

Un gameplay souls-like sci-fi correct mais inégal

Hellpoint propose un combat souls-like classique dans un espace 3D : attaques, esquives, parades. Le système reprend les fondamentaux du genre avec une certaine fidélité, offrant une courbe d’apprentissage exigeante qui récompense la patience et la maîtrise progressive des mécaniques. L’arsenal d’armes SF est varié et original, allant de lames énergétiques à des armes à feu futuristes, en passant par des instruments de combat franchement étranges et inventifs qui collent parfaitement à l’atmosphère de science-fiction sombre du jeu. Le monde interconnecté de la station spatiale est bien construit avec de nombreux secrets, et l’exploration de ses couloirs labyrinthiques réserve de belles surprises : raccourcis cachés, zones optionnelles, et une direction artistique oppressante qui contribue à l’immersion générale. Le système de progression, typique du genre, permet de faire évoluer les statistiques du personnage au fil de l’aventure, ouvrant la voie à plusieurs approches de combat selon les préférences de chacun — un profil plus orienté esquive et frappes rapides, ou au contraire une approche plus robuste misant sur l’encaissement des coups. Cette flexibilité de build, sans révolutionner la formule, offre une couche de personnalisation appréciable pour qui souhaite adapter son style de jeu à la difficulté rencontrée.Mais l’équilibrage est inégal — certains ennemis absurdement durs, d’autres trop faciles — et cette disparité peut briser le rythme de progression et se révéler frustrante, notamment lorsqu’un ennemi lambda s’avère plus redoutable qu’un véritable boss. Ce problème touche aussi la progression générale : certaines zones semblent avoir été calibrées avec plus de soin que d’autres, ce qui crée des pics de difficulté disparates d’une région à l’autre de la station, un défaut fréquent chez les souls-like développés par de plus petites équipes qui n’ont pas toujours les moyens de tester exhaustivement chaque configuration de combat possible. Car justement, les combats de boss déçoivent par leur manque d’inventivité : trop peu mémorables, souvent trop prévisibles dans leurs patterns d’attaque, ils ne parviennent pas à atteindre le niveau de tension et de spectacle que le genre a habitué les joueurs à attendre. Le coop local pour deux joueurs est néanmoins un ajout apprécié, qui permet de partager l’expérience avec un ami sur le même écran et de surmonter ensemble les passages les plus ardus, redonnant ainsi un second souffle à l’aventure. Des patches ont amélioré les performances depuis le lancement, corrigeant plusieurs problèmes techniques qui ternissaient l’expérience initiale.

Mode coopératif local de Hellpoint : deux joueurs affrontent simultanément un boss monstrueux dans un couloir métallique de la station spatiale Irid Novo
Capture d'écran d'Hellpoint : le personnage face à un boss entouré d'une explosion d'énergie dorée sur la station spatiale Irid Novo
Capture d'écran d'Hellpoint : le personnage armé face à des créatures hybrides sur la station spatiale Irid Novo, avec le Rift cosmique en arrière-plan

Un univers SF lovecraftien sombre et original

L’univers d’Hellpoint constitue sans conteste sa plus grande réussite : une station spatiale colossale corrompue par une entité cosmique insaisissable, un futur transhumaniste qui a tragiquement mal tourné, des créatures hybrides chair-métal à la fois inquiétantes et visuellement marquantes. Le lore est ambitieux, dense, et remarquablement bien distillé à travers l’environnement lui-même — les architectures délabrées, les inscriptions cryptiques sur les murs, les cadavres éparpillés racontent chacun à leur manière l’histoire d’une civilisation qui s’est autodétruite en cherchant à transcender ses propres limites. On pense inévitablement à des œuvres comme Event Horizon ou à l’esthétique sombre et organique d’un Dead Space, tant l’atmosphère parvient à instiller un sentiment de malaise profond et persistant. Le sentiment de solitude cosmique qui traverse Irid Novo participe grandement à cette réussite : loin de tout secours, le joueur explore une station à l’agonie où l’humanité semble avoir déjà perdu la bataille contre les forces qu’elle a elle-même réveillées. Cette ambiance de fin du monde, distillée avec constance plutôt qu’à travers de grands moments scénarisés isolés, installe un malaise diffus qui accompagne chaque exploration. Les développeurs d’Cradle Games ont clairement soigné cette dimension artistique et narrative avec une vraie conviction. Dommage, alors, que l’exécution globale ne soit pas à la hauteur de cet univers si fascinant — des mécaniques de combat perfectibles, une progression parfois confuse et une direction technique inégale viennent régulièrement briser l’immersion que ce monde si singulier avait pourtant su construire avec soin.

Graphismes et son : direction artistique SF sombre correcte

La direction artistique SF sombre d’Hellpoint est correcte sans être mémorable. Elle remplit efficacement son rôle en instaurant une atmosphère oppressante et claustrophobique, mais peine à se démarquer véritablement des autres œuvres du genre. Les environnements de la station sont variés, offrant une bonne diversité visuelle au fil de la progression, que ce soit dans les couloirs métalliques labyrinthiques, les salles de recherche abandonnées ou les zones plus organiques et corrompues. Cette variété contribue à maintenir l’intérêt visuel tout au long de l’aventure. Les designs de créatures, en particulier, méritent d’être salués : leurs silhouettes hybrides, à mi-chemin entre l’organique et le mécanique, participent activement à installer ce malaise cosmique recherché par les développeurs. Les jeux de lumière, contrastant les zones plongées dans l’obscurité et les rares sources lumineuses artificielles de la station, renforcent efficacement ce sentiment d’isolement permanent. La bande-son atmosphérique est bien adaptée au ton lovecraftien, avec des nappes sonores inquiétantes et des compositions qui renforcent habilement le sentiment d’isolement et d’horreur cosmique omniprésent dans l’univers du jeu. Les effets sonores participent eux aussi à cette immersion, même si l’ensemble manque parfois de cette touche d’originalité qui aurait pu le rendre vraiment inoubliable.

Points forts

  • Univers SF lovecraftien original et dense
  • Monde interconnecté bien construit

Points faibles

  • Équilibrage en dents de scie, boss décevants
  • Performances problématiques au lancement (depuis patchés)

Mon avis

Hellpoint est un souls-like SF ambitieux qui peine malheureusement à concrétiser tout son potentiel, gâché par une exécution bien trop inégale. Son univers lovecraftien fascinant, empreint d’une atmosphère oppressante et de mystères cosmiques soigneusement distillés, mérite clairement mieux que ce que le jeu parvient à lui offrir. De même, son monde interconnecté, conçu à la manière d’un metroidvania sombre et labyrinthique, témoigne d’une vraie ambition de level design qui aurait pu rivaliser avec les meilleurs représentants du genre. Malheureusement, des problèmes techniques récurrents, un gameplay parfois approximatif et un manque de polish général viennent régulièrement briser l’immersion et la fluidité de l’expérience. Pour les fans du genre très indulgents envers les rough edges, ceux qui savent apprécier un diamant brut derrière ses aspérités et ses défauts de fabrication, il y a indéniablement de quoi explorer pendant de nombreuses heures. La richesse de la lore et la densité des environnements récompensent la patience et la curiosité. Pour les autres, ceux qui préfèrent une expérience plus aboutie et immédiatement gratifiante, mieux vaut attendre une promo généreuse avant de se lancer dans l’aventure.

Le titre s’adresse avant tout à un public familier des souls-like et prêt à composer avec certaines imperfections pour profiter d’un univers qui sort des sentiers battus du genre, encore trop souvent cantonné à l’héroic fantasy médiévale. Hellpoint prouve, malgré ses défauts, qu’il existe une place pour des propositions plus audacieuses sur le plan de la direction artistique, même quand l’exécution ne suit pas totalement l’ambition initiale. Reste que la comparaison avec les références les plus abouties du genre rappelle vite les limites de la formule : le titre gagnerait à être abordé pour ce qu’il propose de meilleur, son cadre et son ambiance, plutôt que pour la pure mécanique de combat qui reste, elle, un cran en dessous de ses modèles.

Hellpoint

Hellpoint

Hellpoint est un action-RPG de science-fiction sombre se déroulant après un cataclysme quantique massif. Chaque être vivant a rapidement perdu la raison alors que ses souvenirs et son corps fusionnaient avec des versions alternatives de lui-même provenant d'univers parallèles. L'accident a également attiré des entités d'une puissance immense qui auraient dû rester isolées dans les profondeurs d'autres dimensions.

Sortie : 30 juillet 2020

Genres : Horreur, Coopératif, Multijoueur

Plateformes : Google Stadia, Xbox Series X|S, PlayStation 4, Linux, PC (Microsoft Windows), PlayStation 5, Mac, Xbox One, Nintendo Switch

Durée moyenne : 15-25 h

Note du jeu : Hellpoint

Capture d'écran 3 sur 3 du jeu Hellpoint — test et critique sur RogueH24Capture d'écran de jeu vidéo montrant un personnage armé face à une explosion de lumière dorée lors d'un combat de bossCapture d'écran 1 sur 3 du jeu Hellpoint — test et critique sur RogueH24
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Où acheter le jeu :

Kinguin.net

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